



L’action de désobéissance civile décrétée par l’opposition guinéenne à travers la journée "ville morte" qu’elle a demandé à ses militants d’observer ce lundi ne serait que partiellement suivie à Conakry, a-t-on constaté sur place.
L’administration publique et privée, notamment les banques et assurances fonctionnent. Certaines écoles par contre sont restées fermées dans la ville.
Le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le parti présidentiel, a organisé dimanche 13 mai un meeting pour répliquer à la grande manifestation de l'opposition jeudi. Des dizaines de milliers de personnes étaient descendues dans les rues de Conakry pour exiger un dialogue franc et sincère avec le pouvoir pour des élections législatives transparentes. L’occasion pour le secrétaire général du RPG, Saloum Cissé, de hausser le ton, menaçant l'opposition qu'il accuse de vouloir renverser le président Alpha Condé.
Le chef de l’Etat guinéen Alpha Condé invite la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à stopper les opérations de révision des listes électorales lancées au début du mois de mai, selon une déclaration lue sur les antennes de la radio nationale par Naby Youssouf Kiridi Bangoura, directeur de cabinet et porte-parole de la présidence guinéenne ce dimanche.
« Comme les oiseaux vont mourir au Pérou » ?
Le même rituel sanglant depuis 1958 : manifestation-répression, perpétuels larmes et sang, violence gratuite épidémique, impunité récidivante. Et à chaque fois, il faut, stoïque, faire avec, ou qu’on …« se victimise ».
La violence a de nouveau sévi dans cette Guinée meurtrie, lors de la manifestation de l’opposition, ce 10 mai 2012, brutalisant une énième fois les pauvres citoyens éprouvés, sans aucunement que les coupables ne soient inquiétés.
Face à la résurgence de manifestations publiques de l’opposition pour la tenue de législatives crédibles, le pouvoir guinéen compte désormais employer la force dans les rues. Un bras de fer qui fait planer le spectre de nouvelles violences politiques. Jeudi 10 mai, Kaloum (centre administratif de Conakry). Bâtiments administratifs vides, commerces fermés, rues désertes. Autre quartier, autre ambiance à Bambéto. Dans ce quartier où partent la plupart des contestations sociopolitiques, des manifestants brûlent des pneus sur la voie publique, et se dirigent vers le stade où Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré (principaux leaders de l’opposition) animent un meeting.
Je ne sais pas si le «numéro nul guinéen» aime le vin mais ce dont je suis certain c’est qu’il a un penchant prononcé pour le rouge. AC (Ancien Communiste?) vient de verser encore le sang de nos compatriotes en réprimant violemment leur marche du 10 mai 2012.Le crime des manifestants? Une soif de démocratie!
AC («Actuel Camarade») est tout sauf un démocrate. Cette affirmation est tellement simple qu’on a tendance à l’oublier. La dictature n’est pas sur le point de s’installer en Guinée, elle y est déjà installée. L’unique question est de savoir comment y mettre fin! La réponse? Par la violence.
Comme annoncé, l’opposition guinéenne a effectué ce jeudi 10 mai 2012 sa marche pacifique à Conakry. Une marche pacifique largement suivie par des milliers et des milliers des militants et sympathisants du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et de l’alliance pour la démocratie et le progrès (ADP).
Les membres influents de la société civile guinéenne désapprouvent toute manifestation à caractère violent et agressif et appellent au calme et au dialogue entre l'opposition radicale et la mouvance présidentielle. Contacté mercredi au téléphone par Xinhua, le président du Conseil national des Organisations de la Société civile guinéenne (CNOSCG), Dr Ibrahima Cissoko a affirmé que sa structure n' pas été associée ou consultée dans le cadre de l'organisation jeudi, où se produira une "marche pacifique" du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP).
Je suis rentré il y a juste quelques heures et malgré ma fatigue, je me vois obligé d’écrire ces quelques lignes pour remercier et faire un bref compte rendu sur la projection du film sur le Hafia 77. Nous avions animé (Diagolo et moi), une conférence de presse à la maison de la presse et il eu plus de journalistes que je ne l’imaginais et enfin le 14 avril comme prévu, il eu la projection du film sur le Hafia 77 ; une autre surprise, moins de monde que je ne l’imaginais mais l’émotion est indescriptible.
Le parti au pouvoir en Guinée a appelé, le mercredi 9 mai, l'opposition à bannir la violence pour préserver les acquis démocratiques. Un appel, lancé à la veille de manifestations, pour exiger du président Alpha Condé un « dialogue franc » sur les élections législatives. Ce mercredi, le secrétaire général du RPG (Rassemblement du peuple de Guinée, au pouvoir), Saloum Cissé, a animé une conférence de presse pour faire passer son message.
Bientôt un an et demi après l’élection d’Alpha Condé à la tête de la Guinée, les élections législatives ont une nouvelle fois été repoussées. L’opposition a annoncé qu’elle descendrait dans la rue.
Marches, ville morte, caravanes de sensibilisation, retrait de ses représentants dans les institutions du pays… L’opposition guinéenne menée par le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2010, Cellou Dalein Diallo, promet d’en faire voir de toutes les couleurs au régime d’Alpha Condé.
L’Alliance pour la Démocratie et le Développement (ADP) et le Collectif des Partis politiques pour la Finalisation de la Transition ont appris sans surprise que la date du 8 juillet 2012 proposée par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ne pouvait pas être tenue pour l’organisation des prochaines élections législatives en Guinée. Malgré cette nouvelle preuve de l’irresponsabilité de la CENI, l’ADP et le Collectif regrettent l’obstination du Président de la République à vouloir imposer coûte que coûte une CENI illégale, dépensière et incompétente.
Dans l’hexagone, contrairement à la Guinée et sa fameuse présidentielle de novembre 2010 (un candidat avec 18 % des suffrages, qui l’emporte haut la main au 2ème tour , après 5 mois de tergiversation, par …52.52% contre plus de 44% pour son rival au 1er tour ! ) le miracle n’a pas eu lieu, et le denouement n’a surtout pas tardé : François Hollande, candidat socialiste, donné gagnant par tous les sondages et arrivé en tête au premier tour , a été élu, sans surprise, président de la république française pour 5 ans. Ce qui met ainsi fin à 17 ans de règne de la droite.
D’entrée de jeu, les leaders des partis qui se sont exprimés, à savoir successivement Aboubacar Sylla, Président de l’UFC, Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG, Sidya Touré, Président de l’UFR, Fodé Mouhamed Soumah, Président de la GECI, Djalikatou Diallo, Secrétaire Générale du PEDN de Lansana Kouyaté, ont dépeint la gravité de la situation sociopolitique de la Guinée et l’absence de dialogue sur le processus électoral devant mener aux élections législatives.
François Hollande est devenu dimanche le deuxième socialiste à accéder à l'Elysée sous la Ve République en battant Nicolas Sarkozy, mais, souligne lundi la presse, "le plus dur commence" pour le nouvel élu qui promet d'être "le président de la justice" et non celui de l'austérité.Evènement:
Trente et un ans après la victoire de François Mitterrand, le candidat socialiste, grand favori du scrutin depuis des mois, obtient 51,67%, selon des résultats quasi définitifs (seules manquent les voix du million de Français de l'étranger). M. Sarkozy, avec 48,33%, échoue à décrocher un second mandat.
Le Fonds Monétaire International a invité le gouvernement guinéen à faire preuve d’une gestion prudente des ressources exceptionnelles de 700 millions de dollars versées par Rio Tinto l’année dernière. Dans une interview accordée à La République (ndlr : quotidien guinéen) Harris Snoeck, Directeur-adjoint du Département Afrique du FMI et Chef de la Mission guinéenne de l’institution a demandé aux autorités d’être prudentes dans l’utilisation de ce fonds.
Les femmes de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès( ADP) et du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la Transition, deux blocs de l'opposition guinéenne, ont demandé le départ du président de la Commission électorale indépendante (CENI) Lousény Camara, au cours d'une manifestation organisée jeudi devant le palais du peuple de Conakry, a-t-on appris de sources concordantes.
La nouvelle vient de tomber : AC a décidé de reporter à une date ultérieure les élections législatives sans cesse reportées. L’entrevue la veille au palais de sékhoutoureya avec le principal opposant politique, CDD, dont la montée de plus en plus fulgurante tant au plan national qu’international éclipse le gouvernement, ne saurait être neutre à cette surprise de dernière minute du chef.
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