Les deux ministres concernés sont Mory Condé, jusque-là ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, et Mourana Soumah, qui dirigeait le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Pour assurer la continuité du service public, les secrétaires généraux des deux départements ont été chargés d’assurer l’intérim jusqu’à la nomination de nouveaux ministres.
Un troisième décret concerne Mahamadou Abdoulaye Diallo, conseiller à la présidence chargé de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. Le texte met également fin à ses fonctions.
Mamadi Doumbouya réaffirme sa lutte contre la corruption
Les textes présidentiels ne donnent aucune explication sur les raisons de ces départs. Cependant, dans un message publié sur ses réseaux sociaux samedi 22 août, le chef de l’État a notamment lié ses décisions à son engagement contre la corruption. Il a assuré que ni une fonction ni une proximité avec le pouvoir ne devaient mettre un responsable à l’abri de la « rigueur républicaine ».
Mamadi Doumbouya a également réaffirmé sa volonté de renforcer la discipline et d’exiger davantage d’exemplarité au sein de l’administration.
Ces décisions interviennent dans un contexte marqué par des rumeurs faisant état de l’interpellation de Mory Condé et Mourana Soumah. Deux jours avant leur limogeage, le ministre secrétaire général et porte-parole de la présidence, le général Amara Camara, avait démenti ces informations.
Selon le dernier Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International, la Guinée a obtenu 26 points sur 100 et se classe 142ᵉ sur 182 pays.
Ingrid Haffiny
Source: Agence Ecofin