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La Guinée et le Zimbabwe poussent les miniers à raffiner, mais l'électricité freine

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Restrictions à l'export, droits miniers conditionnés, avantages fiscaux : plusieurs États africains veulent des raffineries et fonderies locales. À l'African Mining Week, responsables publics et financeurs ont désigné l'accès à une électricité abordable et fiable comme principal frein.

Plusieurs gouvernements africains cherchent à conserver davantage de valeur sur leur territoire en poussant les exploitants miniers à bâtir des raffineries et des fonderies locales. Ils recourent à des restrictions à l'exportation, à des avantages fiscaux ou à l'octroi de droits miniers conditionné à des engagements industriels. Lors de l'African Mining Week, organisée au Cap du 14 au 16 octobre 2026, responsables publics et financeurs ont désigné l'énergie comme le principal frein. La disponibilité d'une électricité abordable et fiable conditionne en effet la viabilité de ces projets.

L'Indonésie comme précédent, le Zimbabwe comme variante

Le précédent le plus cité est celui de l'Indonésie. Son interdiction d'exporter le minerai de nickel de faible teneur a servi de levier pour attirer des fonderies nationales. Le Zimbabwe suit une trajectoire plus heurtée pour le lithium.

Le pays a d'abord suspendu brutalement toutes les exportations de minerais bruts et de concentrés. Il a ensuite autorisé une reprise sous quotas, assortie d'engagements écrits de construire des usines de sulfate de lithium. Il a enfin réaffirmé l'interdiction des concentrés, malgré les demandes de report de l'industrie.

La Guinée régule ses volumes de bauxite

La Guinée est le premier producteur mondial de bauxite, le minerai d'aluminium, devant l'Australie. Elle occupe cette place depuis plusieurs années. Ses exportations, principalement destinées à la Chine, ont fortement augmenté, et cette offre abondante a fait reculer sensiblement le prix de la matière première.

Le gouvernement a annoncé une régulation des volumes exportés, un relèvement du droit de sortie et un adossement des volumes autorisés aux engagements de construire des raffineries. Il affirme qu'il ne s'agit pas d'une interdiction d'exporter, ce qui distingue la voie guinéenne du modèle indonésien. Le calendrier de ces mesures a toutefois glissé, et leur statut juridique reste à confirmer.

La stratégie aval repose sur les raffineries d'alumine, produit intermédiaire issu de la bauxite et matière première de l'aluminium. Des chantiers sont lancés, portés par SPIC, par le Winning Consortium Alumina Guinea et par Chalco, chacun représentant un investissement très lourd. Les fonderies d'aluminium, usines électrolytiques très consommatrices d'électricité, placent la question de l'approvisionnement énergétique au centre de l'équation.

Les restrictions à l'exportation et les engagements de transformation locale progressent donc en Guinée comme au Zimbabwe, à des rythmes et avec des statuts juridiques variables. L'électricité abordable et fiable reste, selon les participants de l'African Mining Week, la condition de viabilité de ces projets.

Source: energynews

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