Recueil de mes Chroniques

Index 130

Abidine Macky Bayo

 

♣♣♣    LA PAROLE S'ENVOLE, MAIS L'ECRIT RESTE  POUR LA POSTERITE  ♣♣♣

 

Publié le 25 octobre 2016 Cellou Dalein Diallo V Sidya Touré: Adversaires politiques, mais pas ennemis    

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A ce regain subit d'intérêt, pour la défense de la cause nationale par tous les belligérants (Pouvoir et Opposition), il y’a lieu de voir que moins qu’une prise de conscience collective sur la nécessité de préservation de la quiétude et de l’harmonie sociale, c’est aussi et surtout les enjeux liés à la succession  du Prof-Prési, qui suscitent toute cette effervescence actuelle, sur la scène politique guinéenne.
Sans être dans les confidences du palais Sékhoutouréya, on imagine bien que le Président Alpha Condé, de guerre lasse et sans dauphin politique désigné et/ou pressenti au sein de la mouvance présidentielle, a jugé nécessaire d’assurer ses arrières, en tendant une main fraternelle à ses opposants, pour mener à bien, le reste de son second et dernier quinquennat. Et, pour convaincre ses adversaires politiques, même ceux jusqu’alors, jugés irréductibles, à calmer le jeu, il a certainement dû les assurer de ne point être candidat à sa propre succession en 2020 (question primordiale), aiguisant davantage, leur boulimie du pouvoir. Dès lors, chacun de ces leaders, croit fermement en ses chances de l’emporter sur ses adversaires, dans une compétition électorale libre et transparente (le jeu reste ouvert).

On les croyait alors résolument engagés à déposer les armes, à la faveur du dialogue politique inter-guinéen qui vient de s’achever, mais voilà que l’UFDG (2ème) et l’UFR (3ème) forces politiques du pays, en tous cas selon les résultats des dernières élections (seul baromètre á ce jour, pour juger du poids électoral des partis), deviennent de facto, les principaux protagonistes, à même de se la disputer au plus haut niveau, avec le Rpg-Arc-en-ciel.

A cet effet, les dirigeants de ces deux grandes formations politiques (anciens alliés devenus adversaires), lancés dans un combat sans merci pour la conquête du pouvoir suprême, se donnent ces derniers temps, en spectacle désolant au public, sous fond de suspicions et d’invectives. La cause de ce remue-ménage, serait liée aux conditions de conclusion du dialogue politique. Des divergences de forme, plus que de fond, quand on sait qu’ils ont été tous les deux, parties prenantes des pourparlers, avec des représentants dans les deux blocs constitués (Pouvoir et alliés - Opposition et dépendances). Faut-il rappeler que la NRG d’Abe Sylla et la Géci d’ElHadji Fodé Mohamed Soumah, pour ne citer que ces deux partis (aussi anciens membres de l’opposition Républicaine), avaient bien avant l’UFR, rejoint le camp de la mouvance, sans que ces ralliements ne fassent trop de grabuge, à cause sûrement de la faiblesse de leurs poids électoral.

De l’organisation des élections communales et communautaires, les accords prévoient que le conseil de quartier/district soit composé au prorata des résultats obtenus dans les quartiers/districts par les listes de candidatures à l’élection communale. Une solution « consensuelle », qui laisse présager le fait que les « grands partis », se taillent la part belle dans  ce que les « petits partis » qualifient à tort ou à raison, de deal entre Pouvoir et Opposition Républicaine, pour le partage du pouvoir.

Du partage du pouvoir justement, il faut reconnaitre que le fond du problème réside à ce niveau et dans le cas spécifique de la Guinée, où le leadership est souvent associé à un individu assimilé à son ethnie, l’exercice solitaire des responsabilités étatiques par un parti au pouvoir, est vite stigmatisé comme manœuvre d’exclusion (Le RPG et l’UFDG en savent quelque chose).

C’est pourquoi, indépendamment du positionnement et de l’obédience (de par le jeu des alliances électorales et de l’alternance démocratique, un parti politique peut se retrouver dans l’opposition, comme du côté du pouvoir, ou deux anciens adversaires devenir partenaires; tout dépend des enjeux et des intérêts du moment), il s’avère impératif pour le maintien du climat de confiance entre les différents acteurs, d’associer dans la gestion du pouvoir, toute entité politique concourant aux joutes électorales sur sa propre bannière et dont le poids électoral lui assure valablement la légitimité d’une représentativité nationale, dans les instances dirigeantes du pays.

Pour l’intérêt national, « le Haut Représentant et le Haut Partenaire du Chef de l’Etat » se doivent de mettre en sourdine, leur querelle d’égo en cette période d’accalmie avec le pouvoir et s’impliquer davantage dans la résolution des questions en suspens (Révision du code électoral et éventuellement de la constitution, Réforme de la CENI, Révision du fichier électoral, Finalisation du processus de réconciliation nationale…). Il y va de leur crédibilité en tant que prétendants du fauteuil présidentiel et c'est la Guinée qui gagne avec.


 Publié le 08 septembre 2016

L’une des raisons principales de la situation de décrépitude que connaît la Guinée depuis son accession à la souveraineté nationale, réside sans nul doute, dans les changements brusques des régimes politiques et les bouleversements sociaux et économiques majeurs, qui remettent en cause, le principe sacro-saint de la continuité de l’Etat (perpétuel recommencement).

Pour donner une chance à la réconciliation nationale et remettre le pays sur la voix de l’émergence économique, il serait donc à mon humble avis, salutaire de proposer cette fois-ci, dans le cadre des pourparlers en vue, l’observation d’un moratoire politique, pour le reste de la mandature en cours. L’idée étant de sursoir à toute revendication politique, autre que celles contenues dans les conclusions du dialogue, afin de maintenir le climat de confiance retrouvé entre les acteurs politiques et favoriser ainsi, un déroulement paisible du processus de transmission constitutionnelle du pouvoir en 2020, avec des garanties de fiabilité et de neutralité du système de gestion des élections.

C’est l’occasion pour le Prof-Prési d’entrer dans l’histoire par la grande porte ou par la petite fenêtre, en incarnant ou pas, la caution morale nécessaire à cette œuvre de salut public, étant entendu que la suite des évènements dépendra assurément, de la réponse à la question de l’éventualité d’un 3ème mandat, qui taraude les esprits critiques.

Mais en attendant, il paraît que c’est au peuple souverain , de se déterminer là-dessus. Wait & see.....


Décrispation de l'atmosphère politique ?  - Publié le 07 septembre 2016

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Au regard des nombreuses réactions positives suscitées au sein de l’opinion publique nationale, il y’a lieu de reconnaître que la récente rencontre entre le Prof-Prési et le chef de file de l'opposition républicaine, a quelque peu, eu le mérite de décrisper l'atmosphère explosive, créée et entretenue ces derniers temps, dans le paysage politique guinéen, essentiellement, en raison non-respect des accords, avec pour conséquence fâcheuse, la rupture du dialogue entre les différents acteurs.

En effet, les 2 dirigeants, unanimement convaincus que la stabilité politique et sociale dans le pays demeure  le principal gage de réussite des projets de développement économique ambitionné par tous, ont  en dépit de leurs profondes divergences, mis cette occasion à profit, pour trouver quelques compromis heureux, à même d’arrondir les angles de friction.
Ainsi, entre autres engagements de principe, le Président de la République a, une fois n'est pas coutume, tenu à rassurer son interlocuteur et à travers lui, tous les guinéens épris de paix et de justice, par sa disponibilité á s'impliquer personnellement, pour le respect des termes des accords politiques passés et futurs.  En réaction de bonne foi, le chef de file de l’opposition républicaine semble pour sa part, accorder du crédit à ces promesses du chef de l'État et se dit aussi enclin à calmer le jeu, avec la volonté de s’inscrire désormais, dans une nouvelle dynamique de construction d’une démocratie apaisée et pourquoi pas un partenariat avec le pouvoir en place. Le temps des bisbilles serait-il pour autant révolu, avec cette nouvelle donne politique ? Bien malin celui qui saura prédire la suite des évènements.

En tous les cas, l’agenda politique lui, reste plus que chargé, avec l'organisation des futures élections communales et communautaires, pour lesquelles il faudra nécessairement créer les conditions optimales de transparence et d’équité, à même de garantir la paix et la quiétude sociale. Ce serait certainement de bon augure pour la guerre de succession du Prof-Prési en 2020.

Toujours est-il qu’à propos, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, Sidya Touré de l’UFR et Lansana Kouyaté du PEDEN, le trio d’opposants qui autrefois, formaient le fameux syndicat des anciens premiers ministres, du côté de l’opposition, sont sans aucun doute, pressentis comme de sérieux candidats à cette succession, tandis qu’on peine à voir émerger le candidat potentiel du RPG-Arc-En-Ciel, étant donné que le Prof, qui est encore et toujours le Président de son parti à ce jour, faute de congrès de renouvellement des instances dirigeantes, continue malheureusement d’entretenir le flou artistique, autour de la préoccupante question de son maintien ou pas au pouvoir, à cette échéance fatidique qui approche à grands pas.
Espérons tout de même que ce ne soit la tempête après le calme, car les politiciens guinéens sont pour le moins, indécis et imprévisibles....


 

Il n'y a pas d'alternative au dialogue ? - Publié le 02 août 2016

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Après des années de soubresauts politiques et de convulsions sociales, les deux principaux animateurs de la scène politique guinéenne, ont en toute vraisemblance, décidé de fumer le calumet de la paix, au nom disent-ils de l’intérêt national.

En effet, dans le cadre dit des consultations périodiques sur les questions d'intérêt national, le Prof-Prési a reçu en audience le jeudi 1er septembre 2016, le chef de file de l'opposition Cellou Dalein Diallo.

Une nième chance de reprise d’un dialogue franc et sincère entre mouvance présidentielle et opposition républicaine,  pour décrisper un tant soit peu l’atmosphère politique, fortement  marquée ces derniers temps, par un climat délétère de tension et de haine.

Cette rencontre opportune aurait d’ailleurs été mise à profit par le Président de la République, pour rassurer le principal opposant à son régime, en prenant solennellement  l’engagement d'impliquer dorénavant  toutes les institutions de la République, pour l'application stricte et exclusive des décisions issues des dialogues politiques passés et futurs entre les acteurs politiques guinéens.

Reste plus qu’à aplanir les divergences liées aux futures échéances électorales, avec comme principale pomme de discorde, l’éventualité d’une restructuration de la CENI, censée garantir la crédibilité des élections, par la transparence de ses activités (organe de gestion qui se doit plus technique que politique, pour éviter les bisbilles en rapport avec la représentativité des différentes parties prenantes au processus), pour sortir de l'impasse.

Il est donc à espérer que l’organisation prochaine des élections communales et communautaires, puisse en principe contribuer à la stabilité politique et sociale, d’autant plus que le ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation le général Bouréma Condé a dernièrement assuré, que toutes les contraintes d'ordre administratives et juridiques qui pesaient sur la tenue de ces dernières ont été levées.


 

Le Front Uni pour la Démocratie et l’Alternance en Guinée (FUDAG): l'alliance des déçus ? - Publié le 14 juillet 2016

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Le Front Uni pour la Démocratie et l’Alternance en Guinée (FUDAG), c’est le nom de la dernière des alliances à voir le jour dans le paysage politique guinéen. Composée du PEDN de Lansana Kouyaté, du GRUP de Papa Koly Kourouma et le FND d’Alhousseiny Makanera Kaké et quelques partris, mouvements de soutien et associations, dont la majorité est constituée d’anciens alliés politiques du pouvoir, qui ont depuis, pris leur distance avec la mouvance présidentielle, pour cause de divergences, cette nouvelle alliance entend déosormais,  jouer pleinement son rôle dans l'arrène politique. 

Des déçus de la gouvernance du Pr Alpha Condé, qui pour la plupart, se retrouvant écartés de la gestion des affaires, reprochent au Président de la République, le non-respect des accords d’alliance électorale signés dans le cadre de la mouvance Arc-en-ciel, pour l'accession au pouvoir.

Autant dire que durant ce nouveau quinquennat, ce pouvoir devra désormais faire face à une opposition plurielle, dont les actions seront principalement guidées par la nature des relations entre le FUDAG et l’opposition dite Républicaine, menée de main de fer par le chef de file Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, car bien que partageant le même et unique combat pour l’alternance, il existe néanmoins entre ces deux groupements de partis, quelques divergences de point de vue, par rapport à la stratégie de lutte à adopter face au pouvoir. Quid des manifestations pacifiques.

Quand un ami devient ton ennemi, il faut s’en méfier comme de l’eau qui dort…..


 

Gouvernement ALPHA II - Publié le 05/01/2016

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Finis le suspens et surtout l'attentisme ambiant dans le pays, avec les noms des membres du gouvernement du second et probablement le dernier quinquennat du Prof-Prési, qui viennent enfin d'être rendus publics, au grand soulagement des guinéens.
Au total 31 ministres (24 hommes et 7 femmes), dont les profils, au regard de leurs parcours académiques et professionnels, répondent plus ou moins, aux critères de probité morale et intellectuelle, que le chef de l'Etat promet désormais de mettre en avant, dans le choix de ses collaborateurs. Fait remarquable à propos d'ailleurs, aucun commentateur ne s'est cette fois-ci, hasardé à faire un comptage ethnique dans ces nominations. Le Prof-Prési a-t-il miraculeusement réussi le bon dosage ou cela dénote simplement de l'évolution des mentalités ? Toujours est-il que les guinéens, hormis bien sûr les irréductibles opposants au régime, s'y reconnaissent tant bien que mal.
Par ailleurs, la prime particulière accordée à la jeunesse et à la gente féminine et la symbolique de l'ouverture politique, semblent être autant de signes d'apaisement et de décrispation de la situation politique, de nature à favoriser l'adhésion populaire la plus large possible, au programme de gouvernement et au projet de société en construction, pour les cinq années à venir.
Avec la volonté affichée d'atteinte des objectifs de croissance économique, de formation et de création d'emplois pour les couches les plus vulnérables de la société ( jeunes et femmes), il y'a vraiment des raisons d'espérer, que le rêve de construction d'une Guinée unie et en progrès, est à portée de main, au-delà des divergences politiques et des clivages ethniques.
Reste plus qu'à voir nos chers ministres à l'œuvre, pour juger de leur mérite à être investis de la confiance du Chef de l'Etat et du peuple de Guinée.
Nos vœux de réussite et de succès à tous, au service exclusif de la nation.


 

Sidya Touré nommé Haut Représentant du Chef de l'Etat - Publié le 3 janvier 2016

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On dirait pourquoi pas ministre d'Etat sans portefeuille. Tous comptes faits, l’appellation importe peu finalement, étant donné que ça a tout l’air de délégation d’une parcelle de pouvoir à Sidya Touré, en tant que représentant légal du Président, dans des domaines de compétences diverses et variées

Reste bien entendu à définir précisément et clairement, le champ d’application des prérogatives de ce supra-ministre, pour parer aux éventuels conflits de compétences avec le Premier des ministres.  

Un ex-farouche opposant, rallié de dernière minute au régime, qui malgré tout, fait aujourd’hui l’objet d’une attention toute particulière de la part du Président de la République, avant même la formation du futur gouvernement, il y'a forcément des raisons de croire que la proximité que génère cette fonction spéciale avec le Prof-Prési, place l'homme au centre des décisions et actions gouvernementales pour les cinq prochaines années. Sans doute, une sorte de verres de substitution pour le Prof, tentant vainement d'y voir un peu plus clair, dans le tourbillon politico-social et économique de la Guinée post-élection présidentielle et d'Ebola. Les défis sont majeurs, mais les perspectives encourageantes.
Ce repositionnement politique stratégique de l'UFR, Sidya Touré l'a laissé entendre en ces termes après sa fameuse rencontre avec le chef de l’Etat au lendemain de l’élection présidentielle : « Nous avons décidé de recentrer notre parti. J’ai dit que je vais travailler à contribuer pendant ces 5 ans à venir à l’amélioration des conditions de vie des populations. Les Guinéens que je vois aujourd’hui dans la situation que nous savons misérable. Ce que je peux à l’intérieur ou en dehors du gouvernement, s’il y a des choses qu’on doit rectifier je le dirai. J’irai voir les membres du gouvernement, le président de la république pour lui dire que ça ne marche pas comme ça. C’est ce que j’ai décidé de faire pendant ces 5 ans à venir».

Quoi qu’on puisse avoir à redire par rapport à ce rapprochement, nombreux sont quand même les observateurs de la situation guinéenne, à y voir un signe d’apaisement, favorable à la relance économique et au progrès social dans le pays, dans la perspective de construction d’une Guinée, pays émergent à l’horizon 2020.

Un fait remarquable à retenir néanmoins, c’est que malgré ce mariage de raison, l’UFR semble préserver son indépendance qui se traduit par une alliance avec la mouvance présidentielle et non une fusion. Ce qui veut dire que le parti demeure dans les startings-blokcs pour les prochaines échéances électorales (élections communales et communautaires 2016 et surtout élection présidentielle de 2020).

Alors, pour la guerre de succession du Prof-Prési, the game is just starting. Et, entre une opposition en perte de vitesse (guéguerre de leadership) et une mouvance présidentielle bigarrée (leadership improbable, le nouveau PM à même d'incarner ce rôle se disant pas trop versé dans la politique),  Sidya Touré (leadership crédible) qui se veut désormais centriste, se place plus que jamais, en pole position dans la prochaine course à la magistrature suprême, qui s'annonce pour le moins, palpitante.


Publié le 29 octobre 2010

L’échéance 2020, c’est maintenant que ça se prépare !

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En 2020, le Prof-Prési au terme de son second quinquennat, sera hors compétition, sauf bien sûr cataclysme politique (modification de l’art. 27 de la constitution portant limitation du nombre de mandats présidentiels).

Le chef de file de l’opposition CDD, après deux échecs consécutifs à l’élection présidentielle, bien que fort du soutien indéfectible de nombre de militants de son parti, lui donnant ainsi des espoirs de survie, se retrouve néanmoins confronté à des querelles internes de leadership au sein de l’appareil dirigeant, tendant à remettre en cause sa légitimité à conduire les destinées de l’UFDG pour les prochaines échéances.

Sydia Touré quant à lui, semble ces derniers temps, jouer son va-tout, en tentant en désespoir de cause, un rapprochement avec le pouvoir, pour sauver les meubles d’un parti en perte apparente de vitesse dans la mobilisation de l’électorat.

Lansana Kouyaté, au vu du score ridicule réalisé dans cette élection présidentielle, n’est plus que l’ombre de lui-même et Jean-Marie Doré, a lui jeté l’éponge depuis son désistement à se présenter comme candidat à l’élection présidentielle.
Autant dire que la vieille garde de la politique guinéenne, est en phase de déclin, surtout que l’électorat, à majorité jeune, est aujourd’hui plus que jamais, favorable au renouvellement de la classe politique.

Qui alors pour incarner les néo-leaderships dans la guerre de succession du Prof-Prési ? C’est la question qui taraude les esprits.

A propos, si dans les partis politiques de l’opposition actuelle, le jeu reste grandement ouvert, il paraît néanmoins évident que le prochain locataire de la primature, dont le choix reste à la discrétion du Président de la République, sera apparemment, la personnalité politique qui s’imposera de fait, comme candidat investi de la mouvance présidentielle, pour briguer la magistrature suprême en 2020.

Le profil de ce prochain PM collera-t-il pour autant à l’attente des guinéens ? La réponse dans les jours à venir….


 

Publié le 16 octobre 2015

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La victoire du Prof-Prési dès le premier tour de l’élection présidentielle se dessine très nettement au regard des résultats partiels proclamés par la CENI. De guerre lasse, les deux ténors de l’opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, respectivement pressentis 2ème et 3ème selon ces mêmes résultats, ont décidé de se retirer du processus au motif que l’élection est entachée d’irrégularités et de fraudes massives qui entament sa crédibilité et exigent de ce fait, son annulation pure et simple, tout en menaçant de faire recours à la rue pour trouver réponse à leurs désidératas.

 A quoi pourrait-on s’attendre encore de leur part ? Boycott de l’Assemblée nationale, appels à la désobéissance civile ou à l’insurrection populaire …. ? Il est à parier que pour nombre de guinéens, cette logique de la confrontation n’est ni souhaitable, ni soutenable, quand on en connait les précédentes conséquences fâcheuses.

La mouvance présidentielle elle, se satisfait tout naturellement du déroulement régulier de la bataille, qui confirme le succès de son champion dans la logique du fameux slogan de campagne "un coup chaos".

Les observateurs de la communauté internationale (CEDEAO, Union Africaine, l’Union Européenne, la Francophonie et les Nations Unies), se félicitent quant à eux, du climat apaisé et serein qui a marqué le scrutin et estiment que les irrégularités constatées lors de son déroulement, à cause notamment des dysfonctionnements liés à l’organisation matérielle, ne sont pas de nature à mettre en cause la crédibilité du processus dans son ensemble. Soucieux surtout de la préservation de la stabilité politique et sociale dans le pays, ils en appellent à juste titre d’ailleurs, à la responsabilité des différents acteurs politiques, pour privilégier le règlement du contentieux électoral au niveau des juridictions compétentes, en l’occurrence la cour constitutionnelle.

Dans cette situation politique et sociale pour le moins ambiguë, l’enthousiasme et les espoirs de la population guinéenne, qui a accordé un intérêt certain à ce scrutin, en témoigne le taux de participation estimé à environ 75%, laissent place à l’angoisse et à la peur du lendemain, face aux risques de violences post-électorales.

Il parait néanmoins évident que la cour constitutionnelle sensée apprécier les résultats de cette élection, finisse par les valider sans coup férir, quoi qu’elle puisse éventuellement tenir compte des recours des candidats par rapport au contentieux électoral.

Aujourd’hui, si on peut bien comprendre le combat des opposants, dont les revendications légitimes visent idéalement à assoir les bases d’un Etat de droit respectueux des libertés individuelles et collectives, il est aussi à admettre, que le pouvoir en place a des raisons valables de se maintenir, pour consolider les acquis démocratiques aussi maigres soient-ils et donner par la même occasion, l’opportunité au Prof-Prési, de parachever son œuvre de construction, dans la limite temporelle définit par la constitution guinéenne.

Il y’a lieu de reconnaître que l’opposition guinéenne qui voulait incarner l’alternative, en allant à cette élection en rangs dispersés, ne s’est en toute vraisemblance pas donner les moyens de ses ambitions, car elle a laissé des brèches ouvertes à l’adversaire, victime de la guerre des égos de ses principaux leaders et les déchirures internes qui en ont découlé, ont fini par l’empêcher de mutualiser ses forces, face à un pouvoir parti très tôt en campagne avant l’heure et surtout fort du soutien des organes étatiques (moyens humains, matériels et financiers). A propos, il ne faut d’ailleurs pas se leurrer, car même s’il avait été question d’une hypothétique candidature unique au sein de l’opposition, l’issue de cette élection, tel qu’a été piloté le processus de bout en bout, ne pouvait être autre que la victoire du Prof-Prési, qui en fin politicien, a su en être à la fois partie et maître des règles d’un jeu de dupes, où les dés sont pipés.

En définitive chers politiques, quoi qui advienne, ayez simplement à l’idée qu’entre revendications, manifestations, répression, dialogue politique, pseudo consensus au détriment de l’application stricte des textes réglementaires et dont le non-respect des termes de l’entente crée de nouveaux désaccords, nous condamnant ainsi à un perpétuel recommencement, les guinéens sont fatigués de vivre en permanence dans ce climat de tension, de haine et de division que vous entretenez à dessein, pour la conquête et/ou l’exercice du pouvoir.

Il est grand temps d’en finir avec ce cercle vicieux de défiance et de violence, afin que notre beau pays puisse enfin se mettre sur les rails du progrès économique et social, par le renforcement des capacités institutionnelles et le perfectionnement de l’administration publique, pour garantir à tous la sécurité et la justice, synonyme de paix durable et de cohésion sociale.

La Guinée Conakry, n’est pas la Guinée Equatoriale, pays qui peut se donner le luxe de se passer de l’aide des institutions financières internationales, à cause notamment de la manne financière qu’elle tire de l’exploitation du pétrole.

Le moins qu’on puisse dire est que notre cher pays dont est si fier, malgré ses potentialités diverses et variées, est malheureusement englué et empêtré, dans un état de pauvreté spirituelle et matérielle extrême, à la limite du scandale et l’Etat-Providence, manque cruellement de ressources financières. Il suffit de voir en détails, la quote part du budget national de développement dans le financement des projets de construction d’infrastructures et la faiblesse du taux de croissance économique réalisé ces dernières années (l’un des plus faibles de la sous-région) pour s’en convaincre. Si l’épidémie d’Ebola peut en être une des causes principales, il faut aussi reconnaître que les troubles sociaux et les violences, n’ont pas permis de créer un environnement attractif favorable aux investissements étrangers. En tous les cas, la forte dépendance de notre pays des subsides de la communauté internationale (aides publiques au développement) nous contraint à nous conformer aux exigences de paix et de stabilité politique, principal gage du progrès économique.

Chers politiques, entendez-vous donc au nom de l’intérêt national, en admettant que la démocratie est en construction dans notre pays, avec les insuffisances inhérentes à tout processus en gestation. Il faut donc être réalistes et ne pas s’attendre à des miracles.

Dans l’éventualité de la normalisation de la situation socio-politique, pour la majorité des guinéens, il ne pourrait y en être autrement, espérons que le Prof-Prési mette à profit son prochain quinquennat qui se profile à l’horizon, pour calmer au mieux les esprits pour le moins surchauffés, en opérant ne serait-ce que de façon symbolique, une ouverture politique à l’endroit de l’opposition qui au-delà de ses leaders, regorge sans nul doute, de cadres valeureux, capables d’apporter leurs pierres à la construction de l’édifice national et favoriser ainsi, l’adhésion populaire la plus large possible, à son projet de société. Révision de la constitution et son adoption par voie référendaire et finalisation du processus de Vérité-Justice-Réconciliation, demeurent à mes yeux, des projets prioritaires allant dans ce sens, pour préparer sereinement la guerre de succession en perspective, si bien évidemment, notre " Mansaké " ne tombe pas à son tour, dans les travers de la vision despotique du pouvoir, en tentant de modifier la limitation du nombre de mandats présidentiels, tel qu’il en est de coutume sous nos tropiques.


Publié le 23 septembre 2015

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Le fameux système des 3/8 (8h de boulot, 8h de repos et 8h de loisirs) que l'humanité croyait être un acquis majeur pour les ouvriers dans le monde du travail, ne s'accomode plus aux réalités du monde contemporain, en ce sens que le lot de travailleurs dits pauvres, proportion en constante évolution, est contraint pour sa survie, de sacrifier les 3/4 du temps à bosser dur, au détriment parfois de leur équilibre physique et mental.
Le progrès technique et technologique, en favorisant les gains de productivité dans les entreprises, a aussi eu pour effet, la création d'une société de consommation, où l'argent est devenu roi.


 

Publiés le 20 septembre 2015

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Les résultats préliminaires du 3ème Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH3) évaluaient la population guinéenne à 10.628972 d'âmes – source : http://www.stat-guinee.org/

Si je ne m’abuse, il reste encore à rendre effectives, la consolidation et la validation des résultats définitifs.

Paradoxalement, les données statistiques relatives à la Guinée dans la quasi-totalité des organismes internationaux, indiquent une population d’un peu plus de 11 millions d’habitants - http://www.statistiques-mondiales.com/guinee.htm

Quand on sait bêtement que le taux de natalité en Guinée est supérieur au taux de mortalité et que cela génère nécessairement un accroissement naturel de la population, en dépit des flux migratoires, on a forcément du mal à comprendre ces résultats du RGPH3, qui avaient d’ailleurs fait polémique à leur publication, au point de constituer à l’époque, un des points de contestation de l’opposition. Mais depuis, les priorités au sein de la classe politique ont apparemment changé.

Et pourtant, la fiabilité des données statistiques demeure un problème fondamental dans notre pays et il va falloir mettre de la rigueur dans la collecte et la gestion de ces informations, sur lesquelles sont indexés tous les plans de développement économique et social, qui tiennent notamment compte de l'évolution des besoins des populations en infrastructures (écoles, hôpitaux, logements, routes…) et en ressources (nourriture, eau, électricité…).


 

Mongif3

 


 

Publié le 6 septembre 2015

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La Guinée est un pays matériellement et spirituellement pauvre, dont l'Etat peine à satisfaire les besoins fondamentaux de la population. Les domaines de la santé et de l'éducation connaissent particulièrement un déficit de gestion, caractérisé par le manque de qualification professionnelle des formateurs et des jeunes apprenants. La faiblesse des moyens financiers alloués à ces deux secteurs stratégiques de la vie nationale, laisse malheureusement perdurer le désastre humain que cette scandaleuse situation constitue pour les populations à la base.
Les ressources étatiques sont certes limitées, mais c'est plus la clé de répartition du budget national, qui fait de ces deux secteurs, les parents pauvres des politiques publiques de développement économique et social.
Dans la répartition des richesses de la nation, une mesure de solidarité nationale pour la promotion de "l'ÉDUCATION POUR TOUS" s'impose plus que jamais, pour favoriser l'épanouissement de la jeunesse guinéenne, en lui garantissant une saine éducation de base. Investir dans la jeunesse, c'est investir dans l'avenir et c'est la noble mission que s'assignent toutes les nations progressistes.
À propos, il serait salutaire que les pouvoirs publics prennent des mesures, pour assurer la gratuité des transports publics à tous les élèves et étudiants de Guinée. À défaut d'offrir des abonnements annuels à la SOTRAGUI, une entreprise qui n'a d'ailleurs pas les moyens d'assurer une telle mission ou de créer une compagnie nationale de transport scolaire, l'Etat dans le cadre de sa politique de partenariat public-privé, pourrait pourquoi pas, s'associer avec les transporteurs du secteur privé, afin d'assurer ce service d'utilité publique. Pour cela, l'Etat pourrait ainsi offrir à tous les élèves et étudiants, des sortes de chèques-transport, valables pour tout trajet dans la limite des circonscriptions scolaires et aux heures de cours et dont l'attribution sera mensuellement assujettie aux contrôles d'assiduité des jeunes à l'école. L'idée étant de lutter contre la déperdition et l'échec scolaires.
Pour la récompense des mérites, un effort de plus peut aussi être fait, en octroyant une prime de rentrée scolaire à tous les jeunes élèves du primaire au lycée, qui passent en classe supérieure et pour les étudiants, en revalorisant tout simplement, le montant de la pécule qui leur est accordée.


Publié le 31 août 2015

Une des leçons à retenir du Prof-Prési, dans sa gestion du pouvoir, est qu'en politique, le conflit avec ses adversaires, est permanent. Et, étant donné qu'on ne peut éviter la confrontation, il faut savoir s'adapter à la situation, en fonction des enjeux du moment.
- Souffler le chaud pour occuper les esprits à éteindre le feu, pendant qu'on déroule sereinement son agenda politique
- et souffler le froid quand les esprits rebelles commencent à s'échauffer, sous forme de compromis, qui mettent en fin de compte, ses adversaires devant le fait accompli.
La morale de l'histoire, est que tout problème politique, trouve sa solution dans l'USURE DU TEMPS.
" Les nains politiques l'apprendront à leurs dépens."


Publié le 7 août 2015

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Parlant de destin, j’imagine le cours de la vie comme un point de départ (naissance) et un point d’arrivée (décès).
Ce parcours aurait dû être rectiligne, mais la nature humaine est si imparfaite, que le cœur et la raison nous poussent souvent, à bifurquer soit à droite (bien) ou à gauche (mal), en fonction des circonstances.
Néanmoins, que l’on se retrouve sous le feu des projecteurs ou dans la grisaille des jours sombres, le plus important dans la vie, est de veiller constamment, à ne pas franchir le cap des extrêmes.
Qu’Allah, le guide suprême, nous permette de nous rapprocher le mieux que possible, du droit chemin.


Publié le 8 Juillet 2015

"Scandale géologique, château d'eau de l'Afrique" - Des expressions à sensation, qui donnent l'illusion aux guinéens d'être des nantis, partisans du moindre effort. Dame nature nous a certes fait des faveurs immenses, en terme de ressources naturelles, mais faute d'expertise technique et de capitaux pour leur mise en valeur, les populations guinéennes n'en tirent aucun profit en l'état. Il est donc grand temps, de prendre conscience que le bonheur tant rêvé, ne sera point un cadeau du ciel, mais plutôt, un fruit du labeur collectif et il faille à cet effet, user de nos neurones et de nos muscles, pour transformer ces potentialités en richesses profitables à tous, avec l'appui conséquent, de nos partenaires au développement.


Publié le 4 Juillet 2015 

" Il ne suffit pas d'avoir une bonne vision, il faut aussi avoir les moyens (humains, techniques et financiers), pour sa mise en œuvre".
La nation guinéenne est à un stade de son processus d'évolution, où pour se reconstruire solidement, a non seulement besoin de l'apport de tous ses enfants, mais aussi et surtout, de l'expertise technique et de l'assistance de la communauté internationale, dans tous les domaines d'activité. N'en déplaise aux souverainistes.


Ensemble, changeons la Guinée - Publié le 29/06/2015

Sans titre 57

Mouvance présidentielle et Opposition dite Républicaine, se disputent à couteaux tirés, le pouvoir suprême, avec comme principe de base à respecter, un " impératif catégorique" - SN Bokoum, qui est celui de la tenue d'élections libres et transparentes, pour assurer la sécurité, la justice et la paix dans le pays.

Cependant, les modalités d'organisation de ces joutes électorales, posent problème, en ce sens que les acteurs politiques, peinent à trouver de manière consensuelle, des compromis sur les variables ajustables du processus, à même de garantir la régularité et partant, la crédibilité du scrutin, ce qui d'ailleurs, donne présentement lieu à débat de sourds, dans le cadre du dialogue politique. À ce stade des tractations, l’on n’ira pas jusqu'à se substituer aux acteurs politiques, ou leur intimer une quelconque démarche citoyenne patriotique, pour trouver une issue heureuse à la crise, puisqu'ils sont, estime-t-on logiquement, assez matures et surtout enclins à défendre leurs intérêts particuliers, qui ne sont d'ailleurs pas forcément ceux du peuple de Guinée, dont la principale exigence, demeure à ce jour et à jamais, le maintien d'un climat de paix et de sécurité, favorable à l'amélioration des conditions de vie des populations à la base. Mais, force est de reconnaître qu'il est d'une nécessité impérieuse pour la survie de la nation guinéenne, qu'on en finisse une fois pour toute, avec ce cercle vicieux de violence politique, en prenant conscience du fait qu'avec le jeu de jonglage auquel se livrent les acteurs politiques, au grès des intérêts partisans, entre principe de respect des lois et consensus, les raccommodages de solutions conjoncturelles qui se trouvent hâtivement aux dissensions politiques et les convulsions sociales qu'elles engendrent, ne peuvent en aucun cas, garantir la stabilité politique et sociale et la consolidation des acquis démocratiques, nous contraignant ainsi, à un perpétuel recommencement. Ne dit-on pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets. C'est pourquoi, nous avons besoin aujourd'hui en Guinée, d'une vraie rupture. Rupture de fond en comble, pour repartir sur de nouvelles bases et cela suppose naturellement, une remise en question totale de la donne politique actuelle et les méthodes désuètes de gestion étatique qui la caractérisent, afin de susciter un sursaut national, susceptible de favoriser l'adhésion populaire, sur la base d'un nouveau contrat social, pour la reconstruction des fondements structurels et institutionnels, d'un État de Droit, respectueux des libertés individuelles et collectives et permettre ainsi, l'essor économique de la nation tout entière.

Mais, à y regarder de près, on devine aisément que le problème de fond dans cet imbroglio politico-social, est la question cruciale de la gestion du pouvoir, dont l'exercice actuel, jugé à tort ou à raison despotique et sectaire, crée et entretient de façon insidieuse, un sentiment d'exclusion, chez une frange non négligeable de la population. Une situation déplorable, qui donne politiquement matière à instrumentaliser, aux ethno-stratèges, dans leur macabre dessein du " diviser pour régner ".
 

Finalement, entre autres ébauches de solutions, pour sortir de ce bourbier merdique, l'on est en droit de supposer, que le partage du pouvoir entre belligérants, pourrait sans nul doute, atténuer les tensions politiques et les clivages ethniques. L'idée à propos, étant de procéder dans un premier temps, à une répartition horizontale et verticale des postes à responsabilité.
 

À cet effet, les deux finalistes de la prochaine élection présidentielle, doivent, et ce quel que soit le futur vainqueur, s'engager solennellement et officiellement, à observer une sorte de moratoire, en acceptant de partager le pouvoir, pour les cinq années à venir, avec des critères, qui, au-delà des questions de compétence et de probité morale, tiennent compte d'une représentativité harmonieuse (l'équilibre ethnique étant utopique), des différentes tendances politiques et de la question du genre.
 
À) Répartition horizontale, par l'élargissement de la gouvernance aux différentes composantes socio-politiques :
 
- 50% Mouvance présidentielle
- 30% Opposition
- 20% Société civile
 
B) Répartition verticale, par l'élargissement de la gouvernance aux différentes catégories sociales:
 
- 50% de " Adultes et Vieux " (plus de 35 ans)
- 30% de Femmes
- 20% de Jeunes (35 ans maxi)
 
La constitution d'un tel gouvernement d'union nationale, donnerait plus de légitimité, à agir au nom du peuple, en s'attaquant prioritairement à certains dossiers brûlants, notamment:
 
- Liquidation du dossier du 28 septembre

- Révision de la constitution (revoir à l'occasion par exemple, la question de la candidature indépendante aux élections, la procédure de nomination aux postes stratégiques de haute responsabilité et dans les grandes régies financières de l'Etat, actuellement un pouvoir exorbitant et exclusif aux mains du seul Prési, en soumettant ces nominations à l'approbation des représentants du peuple, à l'assemblée nationale),.
 

- Relance du dossier des audits
 

- Mise en branle du processus de Vérité-Justice-Réconciliation (contrairement à l'idée d'une foire d'empoigne, il suffirait pour cela, de constituer une commission pluridisciplinaire, qui aura à charge de produire une sorte de "livre blanc", restituant fidèlement et intégralement, la vérité historique, qui sera ensuite rendue publique, au cours des journées dites de Réconciliation nationale), pour le sacrifice du grand pardon.

- Les ressources financières issues du recouvrement des créances de l'Etat au niveau des délinquants économiques, pourront ainsi servir à indemniser symboliquement, toutes les victimes de la violence d'Etat, de l'indépendance à nos jours.
 
À méditer.....


 

Publié le 02/06/2015

Index 212

Le cas Sidya est vraiment atypique. Au RPG Arc-en-ciel, les militants et sympathisants le préfère à CDD, mais ne souhaite en aucun cas, le voir opposé au Prof-Prési à un éventuel second tour de l'élection présidentielle.
À l'UFDG, il est vu comme un allié naturel à qui on accorde volontiers son soutien face au RPG Arc-en-ciel (l'ennemi commun), mais que l'on estime imbattable dans un face à face avec CDD.
En outre, au regard des résultats des dernières élections, l'UFR se place aujourd'hui sur l'échiquier politique guinéen, comme la 3ème force, capable dans une certaine mesure, de rivaliser avec les 2 grands partis qui dominent le terrain, sous fond de clivages ethniques. Une position d'outsider, qui consacre Sidya Touré, comme le faiseur de roi, qui, dans une saine compétition électorale, est à défaut de passer au second tour, à même de faire balancer la victoire, d'un côté, comme de l'autre.
Fait remarquable au sujet de l'homme, est que nombre de guinéens lui accordent un sérieux crédit, quant à son expertise et son expérience, en matière de gestion étatique. C'est donc un vrai gâchis, de voir que pour des raisons de divergences politiques, une personnalité d'une telle envergure, soit aujourd'hui mise à l'écart de la gestion de la chose publique, alors que le pays se trouve confronté à des défis énormes.
Il n'y aucun mal à ce que Mr Sidya Touré, en sa qualité de Président de l'UFR, brigue la magistrature suprême du pays, comme tout autre candidat légalement et légitimement investi de la confiance des militants de son parti politique, mais en cas de non qualification au second tour de l'élection présidentielle à venir, une option parmi tant d'autres, serait qu'il se préserve de donner des consignes de vote à ses militants, en leur laissant la latitude de se déterminer en toute indépendance d'esprit et de corps, pour le choix d'un des 2 protagonistes et laisser ainsi les portes de son parti grandement ouvertes, à une éventuelle collaboration franche et sincère, avec le pouvoir élu, au nom de l'intérêt national. "Ensemble changeons la Guinée" avez-vous dit ?

En tous les cas, l’'UFR, dans sa posture actuelle, est face à 4 options :
1 - Convaincre ses alliés de l'opposition sur la présentation d'une candidature unique incarnée par ST et s'assurer de la fiabilité et de la transparence du processus électoral ( avec d'un côté, des risques de défaite en cas de candidature unique dès le 1er tour et de l'autre, une quasi-certitude à l'emporter dans le scénario d'un 2ème tour face à AC
2 - S'allier à l'UFDG avec comme conséquence, le renforcement de l'opposition et le durcissement du combat politique pour une éventuelle alternance en 2015. Et, quand on sait que le camp d'en face s'emploie à opérer le " un coup chaos dès le 1er tour ", on peut logiquement nourrir des inquiétudes pour la suite des événements.

3 - Basculer dans la mouvance présidentielle. Dans ce cas de figure, autant dire qu'il n'y aura pas match, car la réélection du Prof-Prési ne sera alors qu'une simple formalité sans conteste.
4 - Ne pas donner de consignes de vote à ses militants et sympathisants et assurer le futur vainqueur de la présidentielle de sa disponibilité à collaborer dans l'exercice du pouvoir, au nom de l'intérêt national, avec cependant comme bémol, de se retrouver en situation de faiblesse dans les tractations politiques.
Le constat final est donc que l'UFR demeure à la fois le problème et la solution de la donne politique actuelle.


Publié le 24/04/2015

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« Ma confiance dans le peuple gouvernant est infinitésimale ; ma confiance dans le peuple gouverné est infinie. » de Charles Dickens

Entre les manifs de l'opposition ( photo du bas) et les mouvements de soutien des partisans du pouvoir ( photo du haut), le contraste est saisissant. N'est-ce pas là une raison de comprendre que le principe en démocratie, est qu'un homme au service du public, à fortiori un Chef d'Etat, quelle qu'en soit par ailleurs sa quote de popularité, ne peut en aucun cas, rallier l'ensemble du peuple, à sa cause politique. Alors abstenons-nous des excès, en sachant tout simplement, qu'Opposants et Partisans du pouvoir, sont comme les 2 poumons d'un même cœur (peuple de Guinée), qui palpite, sinon c'est l'infarctus garanti.


Publié le 13/04/2015

La "Niakhassicratie" guinéenne est en marche et le moins que l'on puisse dire, est que le "Koutoukoutou" du "kibanyi" promet du "bgouroun-bgaran", avec son lot de "sondia" et "nimissa".
Que nos politiques aient quand même en tête, ce proverbe qui nous enseigne, qu'en empruntant la route de "je m'en fous", on arrive forcément au village de "si je savais"


Publié le 28/03/2015

Je ne suis point apolitique, mais j'ai pourtant tout le mal du monde, à m'accommoder des pratiques politiciennes de nos dirigeants et de leurs soutiens inconditionnels, qui prônent le slogan du " tout sauf l'adversaire ". 

Par ailleurs, le "ninisme", qui suppose le renouvellement de la classe politique actuelle, par la mise à l'écart de tous les vieux dinosaures, demeure une vision utopique, en ce sens que la nouvelle génération, censée incarner l'alternative, même si elle peut à juste titre, se targuer d'avoir des idées novatrices, ne dispose malheureusement pas de moyens matériels et financiers à suffisance ( nerf de la guerre ), pour les vulgariser et en favoriser, l'adhésion populaire.

La réalité aujourd'hui, est que nos principaux leaders politiques jouent leur va-tout, dans la perspective de l'élection présidentielle de 2015, conscients du fait implacable, qu'au-delà de cette échéance, ils risquent tous d'être frappés par la limite d'âge, synonyme de mort politique certaine. L'enjeu pour eux, est donc de pouvoir exister, en s'assurant qu'à défaut d'occuper le fauteuil présidentiel, ils puissent néanmoins être associés à la gestion du pouvoir. 

À propos justement, et si le partage du gâteau, à travers la formation d'un gouvernement d'union nationale était la solution idéale de sortie de crise ? 

En tous cas, les ténors de l'opposition, dans leur fameuse déclaration de Paris, y ont fait allusion, par leur engagement à élaborer un programme commun de gouvernement. Le Prof-Prési serait à son tour, bien inspiré de leur emboîter le pas, en envisageant une ouverture politique, la plus large possible, pour fédérer les guinéens de tous bords, autour de son projet de développement économique et social, étant donné qu'au regard des résultats des élections passées, aucun des 2 camps protagonistes, ne peut réellement se prévaloir du soutien d'une majorité substantielle de la population. Le dosage ethnique dans les nominations que réclame certains, est un leurre, car on ne pourra jamais trouver un équilibre à ce niveau, qui satisfasse tout le monde. L'essentiel est donc, d'associer à la gestion de la chose publique, les compétences et les bonnes volontés, en faisant fi des appartenances politiques et/ou régionalistes.

En définitive, les partis politiques, toutes obédiences confondues, doivent œuvrer de concert, pour créer et maintenir un environnement de paix et de sécurité dans le processus d'organisation des futures élections, afin de garantir la cohésion sociale et favoriser ainsi, le développement économique et social du pays, au bénéfice de chacun et de tous.

 


Hymne à la réconciliation: J'ai mal à ma guinéenneté - Publié le 10/02/2015
 

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Atchoum !
L’atmosphère politique et sociale est poivrée
Et pour cette cause-là
Mes frères et soeurs
Une fois n’est pas coutume
Je m’improvise Mc
Pour dénoncer avec fracas
Tous les tracas, tares et travers,
Qui minent la cité

Coup de gueule et ras-le-bol
De tout ce brouhaha
Les blabla et racontars
Des guéguerres politiciennes
Qui nourrissent la haine
Et sèment la discorde
Entre des bouts de bois de Dieu
Liés par le sang et la terre de leurs ancêtres

 

Toutes choses faisant que le temps semble figé
A voir les jours qui passent et se ressemblent
Dans cette mère patrie
Que je n’ai de cesse de plaindre
Dans la solitude de mon exil lointain
Dans mes nuits blanches baignées de sueur et de larmes
Et à force de sanglots
J’en ai la gorge nouée
A rendre aphone

 

Et pendant ce temps-là
Le pays des rivières du sud
Comme un bateau ivre
Continue de tanguer
Dans les eaux houleuses et boueuses
D’un océan de contradictions
Avec ce paradoxe saisissant
De terre bénite et maudite d’Allah
Immensément riche de ses potentialités diverses et variées
Mais cruellement pauvre de ses élites civiles et militaires débiles
Qui en impétueux et inconscients bandits à col blanc
Affichent de façon insolente
Leurs richesses siphonnées sur les deniers publics
Pendant que le bas-peuple
A qui chaque jour suffit sa peine
Broie douloureusement du noir à se ronger les pouces
Et le pays continue à traîner nonchalamment les pas
A la queue de peloton des nations civilisées

 

Aaah, j’ai mal à ma guinéenneté
A voir l’irresponsabilité de nos aînés
De vouloir foutre le passé
Dans le tiroir des oubliettes
Et hypothéquer impunément
Le devenir de la nation

 

Trop de non-dits, trop de sous-entendus
Trop de stigmatisations, trop de suspicions
Trop d’amalgames, trop de défiance

 

La jeunesse innocente, a droit de savoir
Pour éviter les erreurs d’antan
Et baliser les chemins tortueux
De la paix et de la réconciliation nationale

 

Et pourtant, quand s’était levé dans le ciel
Comme une lueur d’espoir
Le soleil des indépendances en 1958
Les attentes étaient nombreuses
Et l’espérance folle
On a alors dansé et chanté à tue-tête
A la gloire du peuple vaillant
Décidé de s’émanciper et de s’épanouir
En prenant en mains
La direction de sa propre destinée
Sur la voie de la liberté
Du travail
De la justice
Et de solidarité

 

Mais après un demi-siècle d’écoulé
Le constat est plus qu'amer
Car c’est le même refrain
Qui nous revient en boucle
À savoir que le peuple martyr
Usé et abusé à souhait
Trime et déprime
Sous le poids de la pauvreté et de la misère

 

Et la faute alors de tout ce gâchis me dira-t-on
A la classe dirigeante
Elle incombe sans nul doute
Plus soucieuse de se sucrer
Et de se lécher les babines
Que de se préoccuper à remplir
Le ventre creux de la populace

 

Eh oui, j’ai mal à ma guinéenneté
A voir l’irresponsabilité de nos aînés
De vouloir foutre le passé
Dans le tiroir des oubliettes
Et hypothéquer impunément
Le devenir de la nation

 

Trop de non-dits, trop de sous-entendus
Trop de stigmatisations, trop de suspicions
Trop d’amalgames, trop de défiance
La jeunesse innocente, a droit de savoir
Pour éviter les erreurs d’antan
Et baliser les chemins tortueux
De la paix et de la réconciliation nationale

 

Alors une rétrospective du processus d'évolution socio-politique s'impose
Pour que soit fidèlement restituée la vérité historique

 

Fama Sékou Touré
26 longues années durant
Régna sans partage au pouvoir
En faisant croire à tous
Que l’Etat c’est le peuple
Et le peule c’est l’Etat
Mais faute de ressources matérielles, financières et humaines
Pour l’atteinte des objectifs
Aux ambitions démesurées
Il fit sa politique avec les moyens du bord
Avec pour diktat
La révolution comme cheval de bataille
La propagande politique pour appâter, épater et ameuter les masses laborieuses
L’endoctrinement des esprits pour la vulgarisation de la pensée unique
La répression pour contrer les velléités oppositionnelles des dissidents politiques
Et le soutien populaire en guise de caution morale
Le tout
Au nom du peuple
Par le peuple
Et pour le peuple
Pour finir par s’en aller
De sa belle mort
Héros pour les uns
Et tyran pour les autres
En laissant orphelin
Le pays sens dessus dessous
Et les querelles fratricides de succession

 

Je dis et je le répète, j’ai mal à ma guinéenneté
A voir l’irresponsabilité de nos aînés
De vouloir foutre le passé
Dans le tiroir des oubliettes
Et hypothéquer impunément
Le devenir de la nation

 

Trop de non-dits, trop de sous-entendus
Trop de stigmatisations, trop de suspicions
Trop d’amalgames, trop de défiance
La jeunesse innocente, a droit de savoir
Pour éviter les erreurs d’antan
Et baliser les chemins tortueux
De la paix et de la réconciliation nationale

 

Vint après la soldatesque
A la mort du despote en 1984
Pour sortir le peuple de sa torpeur
En s’emparant du pouvoir
Au nez et à la barbe de tous

 

Fory Coco,
S’installa alors confortablement
Dans son fauteuil de patriarche zélé,
En proclamant partout La LIBERTE
Mais les populations à la base
Victimes des années de privation et d’obscurantisme
Comprirent de travers LIBERTINAGE
Et ce fut le laisser-aller
Et le laisser-faire
Liquidant au passage tous les dignitaires du régime défunt
Et bradant et pillant à la con
Les maigres acquis de la révolution

 

Après c’est l’intermède de la transition en 2008
Le Général Président-Paysan
A cassé sa pipe
Laissant en héritage
Un pays en déconfiture
Corruption
Insécurité
Impunité
Et j’en passe des meilleurs

 

A sa suite rebelote
C’est encore les hommes en treillis
A la sulfureuse réputation
De gâchette facile
Qui pointent le bout de leurs nez
Le bout de leurs fusils j’allais dire
Pour s’emparer à nouveau du pouvoir
Heureusement cette fois-ci
Sans effusion de sang
Et le Capi-Prési
En chef de file déglingué
Promet de balayer la demeure insalubre
Avant que le pouvoir
Ne finisse par lui monter à la tête
En se laissant déborder
Par les courtisans et les charlatans
Arrivé en messie
Il s’en ira en paria
Un plomb dans la tête
Victime de tentative d’assassinat
Le traquenard du 28 septembre est passée par là

 

El Tigré devint son successeur en 2009
Le soldat qui disait ne pas vouloir du pouvoir
Mais contraint par les circonstances
D’assurer la continuité de l’Etat
Devoir dont il s’acquitta
Tant bien que mal
Avant de refiler la patate chaude
Aux civils assoiffés de pouvoir
En organisant, non sans accrocs
Les premières élections présidentielles
Jugées démocratiques
Libres et transparentes

 

Le Prof-Prési
Premier Président Démocratiquement Elu en 2010
Promet à son arrivée monts et merveilles
Mais voilà que son quinquennat tire à sa fin
Avec comme triste réalité dans le pays
Crise politique
Crise sociale
Et Crise Economique
A en perdre la tête
Comme pour dire
Que le pays est loin d’en finir
Avec ses vieux démons

 

Eh ben, je ne peux qu’en avoir mal à ma guinéenneté
A voir l’irresponsabilité de nos aînés
De vouloir foutre le passé
Dans le tiroir des oubliettes
Et hypothéquer impunément
Le devenir de la nation

 

Trop de non-dits, trop de sous-entendus
Trop de stigmatisations, trop de suspicions
Trop d’amalgames, trop de défiance
La jeunesse innocente, a droit de savoir
Pour éviter les erreurs d’antan
Et baliser les chemins tortueux
De la paix et de la réconciliation nationale

 

Alors Enfants de Guinée
Diaspos et bledards
Prenons conscience
Que le temps de la révolte citoyenne a sonné
Et pour le repos de l’âme des innocentes victimes
Sacrifiées impunément
Sur l’autel de la République
Crions haro
Sur tous ces hommes politiques
Prêts à mettre le pays à feu et à sang
Pour étancher leur soif de pouvoir
Et levons-nous à l’unisson
Comme un seul homme
Pour défendre la cause commune
Au-delà des divergences politiques
Et des clivages ethniques

 

Stop aux manigances
Stop à la stigmatisation
Stop à l’exclusion
Stop à la haine
Stop à la division

 

Et donnons-nous la main
Pour tordre le cou à Lucifer
Pour que devienne enfin réalité
Le doux rêve de construction
D’une Nation Démocratique
Unie et Prospère
En ayant clairement à l’esprit
Que les Hommes passent
Mais notre chère Guinée elle
Demeure éternelle

 


Le Syli laminé par les Black Stars 3-0 - Publié le 01/02/2015

Index 147

Le moins que l'on puisse dire, est que le Syli a brouté l'herbe, avec cette cinglante raclée que vient de lui infliger les Black Stars du Ghana, sur le score sans appel de 3-0. Une défaite synonyme de fin de parcours dans cette phase finale de la CAN 2015. Du rêve au cauchemar, le bouc émissaire est tout trouvé, en la personne de l'entraîneur Michel Dussuyer, qui malgré cette déconvenue, a pourtant atteint son objectif de départ, qui était bel et bien celui d'accèder au moins, au stade des quarts de finale. Pouvait-il en être autrement par rapport à ce métier ingrat d'entraîneur, qui est encensé en cas de triomphe et vilipendé dans les moments de déroute, comme quoi, la victoire a mille pères, mais la défaite est orpheline. En fin de compte, la réalité reprend ses droits et il y'a lieu d'en tirer toutes les conséquences. A tous les supporteurs déçus, de se faire une raison évidente, en reconnaissant en toute humilité, que la gestion amateuristique du sport en Guinée et plus particulièrement le foot, ne peut en aucune manière, permettre à nos équipes, de rivaliser avec les grandes nations, sur l'échiquier footballistique africain et tant que nos instances dirigeantes, n'auront pas œuvré, à renouer avec les fondamentaux de cette discipline, en réunissant les conditions optimales d'éclosion de jeunes talents, par la création d'infrastructures sportives et de structures de gestion et d'encadrement, à la hauteur des enjeux de compétitivité, pour favoriser le développement du sport à la base, car il ne suffit pas d'avoir de la volonté et/ou de la motivation, pour avoir de bons résultats, dans le foot comme dans bien de domaines, mais il faut aussi, se donner les moyens de ses ambitions, à ne surtout pas confondre avec prétentions.

Finalement, la vérité est que la Guinée a une bonne équipe en construction, mais pas une grande équipe, la preuve, on l'a eu ce soir à nos dépends.


 

CAN 2015: Guinée-Mali (1-1) - Publié le 28/01/2015

 Mali guinee can2015 seydou keita

Le syli plie, mais ne rompt pas, serai-je tenté de dire, au terme des 90mn de jeu. Après une première mi-temps bien menée (1-0), l'on s'attendait pourtant, à une maîtrise du jeu de la part de cette équipe, connue pour ses qualités techniques. Mais, force est de reconnaître que les maliens nous ont donné du fil à retordre, car malgré leur penalty raté par le Capitaine Seydou Keita, ils ont pu revenir au score et surtout se créer des occasions de but, sous fond de domination, dans tous les compartiments du jeu. Le Syli a souffert, mais le Syli a résisté, pour préserver au finish, ce précieux résultat, qui est plus qu'un soulagement pour les supporteurs guinéens. La providence est finalement appelée à départager les 2 équipes, avec le tirage au sort, qui aura lieu demain à 16 h. Nous croisons les doigts !


Guinée-Côte d’Ivoire : On refait le match - Publié le 21/01/2015

 

 Index 135

Ce qui est marrant dans le foot, c’est que tous les supporteurs d’une équipe peuvent s’improviser entraineur, le temps d’un match. Et naturellement, les guinéens ne font nullement exception à cette règle du jeu.

Ainsi, après le match nul d’1 but partout obtenu de haute lutte par le Syli national face aux éléphants de Côte d’Ivoire, nombreux sont les commentateurs, à critiquer le coaching de l’entraineur Michel Dussuyer, à qui il est reproché, d’avoir opéré un mauvais changement tactique, au cours de la rencontre.

En effet, menés au score à la pause suite à un but de Yattara à la 36ème minute, les éléphants de Côte d'Ivoire, réduits à 10 à la 58ème minute de jeu, après l'expulsion de Gervinho, ont su trouver des ressources physiques et mentales, pour égaliser à la 72ème minute, par l'intermédiaire de Seydou Doumbia.

En remplaçant Mohamed Yattara (butteur et attaquant) par Abdoul Camara Razzagui, (milieu offensif), Michel Dussuyer avait ainsi tenté de répondre au coaching de l’entraineur des éléphants Hervé Renard, qui avait procédé plutôt, à un double changement, avec la rentrée en jeu du buteur ivoirien Seydou Doumbia  (attaquant) et Siaka Tiéné (latéral à vocation offensif). Mais fort malheureusement,  ce choix tactique du technicien français, s’est finalement avéré, pas payant pour le Syli, puisque les ivoiriens, malgré leur infériorité numérique, ont réussi à revenir au score, en égalisant en toute fin de match.

A propos, d’aucuns soutiennent que le coach guinéen, aurait dû remplacer Mohamed Yattara par un autre attaquant, histoire de maintenir la pression sur la défense ivoirienne et freiner ainsi, les velléités offensives de l’adversaire, comme pour dire que «  la meilleure défense, c’est l’attaque ».

Une option parmi tant d’autre cependant, car on pourrait aussi très bien soutenir,  qu’à la place de Yattara, Michel Dussuyer pouvait faire entrer un milieu défensif au lieu d’un milieu offensif, pour  plus de densité dans l’entrejeu, empêchant ainsi, les relances des milieux de terrain ivoiriens, rués vers l’attaque et procéder par des contres fulgurants, avec le surnombre créé par la supériorité numérique, l’objectif étant qu’à défaut de marquer un second but, que l’on puisse au moins préserver le score en notre faveur, comme savent si bien le faire les Camerounais, nos prochains adversaires ( 1 but marqué et on cadenasse derrière).

En fin de compte, que de spéculations, car personne n’est à la place du coach, qui est mettre de ses décisions, bonnes ou mauvaises. Et, malgré la petite déception,  les supporteurs guinéens feraient mieux de continuer à soutenir avec ferveur leur équipe, qui bien qu’ayant raté l’opportunité d’engranger les 3 points de la victoire dans ce match, qui était à portée,  s’en tire quand même avec les honneurs, en réussissant l’exploit , le mot n’est pas fort, de mettre en échec, une des meilleures nations du football africain et aussi, favorite de la compétition, en ne perdant pas de vue, le fait que les confrontations sur les cinq dernières années, ont toujours tourné à l’avantage de la Côte d’Ivoire.

Bonne chance à notre jeune et talentueux onze national, pour la suite de la compétition.


A propos de l'attaque de Charlie Hebdo le 07Janvier 2015

En guise de compassion et de solidarité dans l'affaire Charlie Hebdo, nombreux sont les caricaturistes du monde, à poster sur les réseaux sociaux, des dessins, parmi lesquels, il y'a un qui m'a particulièrement interpellé et que je n'ai pu m'empêcher de ramener à la situation socio-politique de la Guinée. 

Voyez ce pauvre type, comme placé entre le marteau et l’enclume, à qui on enjoint de faire un choix cornélien. Eh bien, à faire le parallèle, c'est quasiment le même scénario dans notre cher pays, avec  le peuple innocent, coincé et tiraillé dans l’étau, entre la mouvance présidentielle et de l’opposition.

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L'enseignement que j'en tire, est que l’endoctrinement forcené est source d'extrémisme, car il participe non seulement de la radicalisation des esprits adeptes de la pensée unique (Islamistes), mais malheureusement aussi, de ceux réfractaires à ce cloisonnement idéologique et qui trouvent prétexte à rejeter autrui (Islamophobes). Un couteau à double tranchants en quelque sorte, façon de dire qu'ISLAMISTE = ISLAMOPHOBE.
Libre penseur ou penseur libre, il devrait en être d’un droit inaliénable pour chaque individu, de disposer à sa guise, de son orientation spirituelle,  dans la limite légale de la liberté de penser et d’action.


 

Publié le 17/10/2014

Dans un système politique de bonne gouvernance, l’idéal aurait été que l’exercice du pouvoir, réponde au principe du partage des responsabilités étatiques, tenant compte de la répartition des voix, suite à une élection démocratique et pluraliste, histoire de tempérer les velléités triomphalistes et hégémoniques du camp des vainqueurs.

Par ailleurs, dans le cas spécifique de la Guinée, la collision des intérêts et les conflits de compétences dans la sphère politico-administrative, créent et entretiennent une situation inextricable de confusion, qui ne favorise en rien, une bonne visibilité et lisibilité des actions menées par les gouvernants, au service du peuple.
C’est pourquoi, il serait de bon aloi, de traduire l’esprit et la lettre des textes fondateurs de la République, en réalité vivante sur le terrain, cela en commençant par supprimer purement et simplement, la fonction à équivoque de Premier Ministre, qui non seulement, ne répond à aucune obligation constitutionnelle, mais qui est aussi et surtout dans les faits et gestes pratiques, qu’un poste faire-valoir, sans pouvoir réel de décision et d’action.
Cela pourrait certainement permettre d’éviter les amalgames et laisser ainsi la latitude au Président de la République, d’assumer pleinement et entièrement, la responsabilité de la direction des affaires.

Cependant, dans un souci d’équilibre ethnique et/ou régional, préoccupation politiquement instrumentalisée dans notre pays, on pourrait pourquoi pas, instituer quatre (4) postes de MINISTRE D’ETAT, à confier respectivement, aux ressortissants des quatre (4) régions naturelles du pays. Ensuite, adopter dans les textes constitutionnels, une contrainte légale, qui oblige à accorder 25% des portefeuilles ministériels à l’opposition (vision alternative), 20% aux femmes (féminisation) et enfin 20% aux jeunes (rajeunissement), tout en sachant que le pourcentage de postes dévolu aux femmes et aux jeunes, peut de plein droit, revenir à la mouvance présidentielle.
Autre exigence salutaire, c’est de subordonner la nomination des cadres dans les postes à haute responsabilité et dans les grandes régies financières de l’Etat, à l’approbation des élus du peuple, après une enquête de moralité, pour juger de l’intégrité morale et intellectuelle des promus. L’objectif étant d’en finir avec la corruption morale et intellectuelle de l’élite dirigeante, que favorise la concentration des pouvoirs aux mains de l’exécutif, avec en filigrane le fameux pouvoir discrétionnaire du tout-puissant chef, dans les nominations, qui telle une épée de damoclès planant sur la tête des commis de l’Etat, soucieux de leur maintien dans les arcanes du pouvoir, contraint naturellement ces derniers, à s’aligner idéologiquement et le plus souvent hypocritement, sur la pensée unique, érigée en dogme, par le régime en place.
Mais bon, ceci n’est qu’une vision idéaliste de ma part et c’est à croire que les principaux tenants et aboutissants de l’establishment, qui jouissent impunément des privilèges du système politico-affairiste et jouent parallèlement à se rejeter la responsabilité de la situation de décrépitude économique et sociale que traverse le pays, ne l’entendront jamais de cette oreille, alors que le peuple martyr continue lui, à subir les méfaits de leurs guéguerres politiciennes, sans qu’ils ne s’en émeuvent, pour le moins du monde.


Publié le 13/10/2014

La méthode de prédilection utilisée par les autorités publiques guinéennes, dans le processus de gestion des crises sociales, consiste à déléguer dans les zones de conflit, des personnalités nommées sous le vocable de fils du terroir. La démarche dans ce sens, s'appuierait vraisemblablement, sur l'idée selon laquelle, les cadres de l'administration publique, ressortissants des contrées sous tension, seront mieux que quiconque d'autre, à même de ramener à la raison et convaincre leurs parents, à taire les dissensions internes, par la mission de conciliation, dévolue aux sages.
À mon sens justement, une telle approche minimaliste, n'est adaptée et applicable avec efficacité, que dans le cadre du règlement de différends INTRA-COMMUNAUTAIRES, c’est-à-dire, au sein d'un même clan, d'une même tribu ou d’une même ethnie, avec en héritage commun, des acquis ancestraux et comme référence ultime dans la gestion des affaires sociales, des règles traditionnelles de conduite, édictées et adoptées par tous, de façon consensuelle.

Pour ce qui est par contre, des dissensions INTERCOMMUNAUTAIRES, la divergence des intérêts des parties en conflit, ne peut que renforcer chez les populations, le sentiment d’appartenance à l’entité sociale d’origine. Cette approche communautariste de gestion des différends, ne pourra dès lors, que favoriser le repli identitaire, étant donné que chaque envoyé spécial (fils du terroir), aura tendance à être vu comme le sauveur des siens et toute intervention d’une tierce personne, comme une tentative d’immixtion dans les affaires internes de la communauté.
Le mieux aujourd’hui, est donc de comprendre, que la notion du vivre ensemble, ne s’accommode pas du tout, avec cette conception individualiste, qui voudrait que chaque entité sociale, s’occupe de ses propres oignons. Nos villes et villages, contrairement à l’idée qui les réduise à leur simple expression de bourgades communautaires homogènes et distinctes, connaissent des peuplements divers et variés, qui nécessitent une prise en compte globale, des réalités sociales des différentes composantes de la société.
C’est pourquoi, il est préférable d’envisager des solutions d’ensemble, en dotant le pays, de mécanismes viables de prévention et de gestion des conflits intra et intercommunautaires, en procédant pourquoi pas, à la redéfinition du rôle des coordinations régionales, qui pourraient finalement, disparaître au profit d’un CONSEIL NATIONAL DES SAGES, REPRESENTATIF DES DIFFERENTES COMPOSANTES SOCIOLINGUSTIQUES DE LA NATION, avec des démembrements dans toutes les circonscriptions administratives du pays.
Ainsi à chaque problème, une réponse globale, apportée par la délégation des sages, au nom de la nation toute entière. Nous nous en sentirons pas moins GUINEENS.


Publié le 24/09/2014

Parlant de la nécessité d'une révision/adoption de la constitution, le mot référendum revient sur presque toutes les lèvres, chose que j'ai du mal à comprendre. En effet, que l'on demande à soumettre une disposition légale spécifique à l'appréciation du peuple, genre, " êtes-vous favorable ou non à la peine de mort", cela est tout à fait admissible, mais de là à vouloir qu'une populace à plus de 70 % analphabète, comme celle de la Guinée, se prononce sur une pléiade de textes au jargon juridique incompréhensible pour les profanes et par rapport à laquelle elle ne dispose d'aucun moyen de décryptage, me paraît un non-sens. C'est pourquoi, j'estime que ce devrait en principe, être une affaire de spécialistes. Pour une question d'efficacité, il me semble donc préférable que la commission des lois à l'Assemblée Nationale, se charge convenablement de la révision de la constitution et que celle-ci finisse par être adoptée par voie parlementaire, à travers les élus, légitimement représentatifs de la diversité et de l'opinion du bas peuple.


Publié le 04/09/2014

 *** LA DÉMOCRATIE, CE N'EST PAS LA GUERRE DIT-ON ***

CONSTAT: À y voir de près pourtant, la compétition électorale s'apparente de plus en plus et sur bien des aspects, à la guerre, où les stratèges des états-majors des différents camps belligérants, rivalisent d'ingéniosité et d'audace, pour élaborer finement des plans de bataille, en fonction de leurs propres arsenaux militaires, tout en tenant compte dans leurs stratégies de lutte, du potentiel de la force de frappe de l'ennemi et des éventuelles failles de son système de défense.

REMARQUE SPÉCIFIQUE : Dans une telle confrontation, on peut ainsi perdre la guerre, bien qu'ayant gagné des batailles, ou gagner la guerre, tout en ayant perdu quelques batailles. Au finish, tout le monde y laisse de ses plumes, le vaincu bien plus que le vainqueur, certes, mais ils restent néanmoins tous les deux, logés à la même enseigne, celle de la rivalité et de l'adversité.

À SAVOIR : En tous les cas, l'issue finale des accrocs, n'est jamais connue à l'avance, même dans une situation patente de déséquilibre des forces en conflit, car la logique guerrière n'est soumise qu'à l'épreuve de la force destructrice et le moins que l'on puisse dire, est que la subtilité technico-tactique dans ce domaine, n'est l'apanage d'aucune armée, aussi vaillante qu'elle soit. À chacun ses forces et faiblesses.

ENSEIGNEMENT : Pourvu que les combattants puissent admettre en fin de compte, que quel que soit le poids du tribut payé, après la guerre (compétition électorale), c'est le pacte de la paix des braves qui mérite d'être fraternellement scellé, sur le chemin salutaire de la réconciliation des cœurs et des esprits, pour que vive la nation.


Publié le 31/08/2014

Avec présentement, la prétendue " arc-en-cielisation " à outrance de l'administration publique guinéenne, il y'a de toute évidence des risques, à ce que l'on assiste dans le cas probable d'une victoire de l'opposition à la prochaine élection, à un phénomène de purge des cadres de la mouvance présidentielle, au profit des nouveaux tenants des rênes du pouvoir, dans un esprit, sinon vengeresse, tout au moins de rééquilibrage des forces politiques, dans les hautes instances publiques de décision.
Et dans cette optique, y'a malheureusement à craindre, que le cercle vicieux ne se referme encore, car comme toujours dans notre cher pays, " les bourreaux d'hier, en viennent à devenir des victimes d'aujourd'hui et vice versa ".
C'est donc vraiment dommage, de voir que la nation se meurt, à cause de l'aveuglement et de la surdité de nos dirigeants, dont les querelles politiciennes, créent et entretiennent dangereusement des situations de clivages aux relents ethniques, alors qu'il paraît plausible pour tous, que c'est si et seulement si, l'on se donne la main, que l'on pourrait ensemble, bâtir dans la paix et l'harmonie sociale, le noble et ambitieux projet, d'une Guinée démocratique, unie et prospère. Que God Almighty sauve la patrie !


Publié le 19/08/2014  

Dans une saine compétition électorale, le fair-play, voudrait que l'on puisse légitimement envisager la victoire ou la défaite des différents candidats en lice, étant entendu que le peuple souverain, demeure le juge suprême, dans l'expression libre et transparente des voix, au suffrage universel. Mais en Guinée, il y'a vraiment de quoi être sceptique, par rapport à l'issue des prochaines échéances électorales, quand on sait pertinemment que le scénario plus que plausible, envisagé par maints observateurs de la situation socio-politique guinéenne pour 2015, est celui d'une réélection à la magistrature suprême du Prof-Prési ( à la régulière ou de façon frauduleuse), alors que l'opposition de plus en plus radicalisée, s'arc-boute quant à elle, sur l'idée de son déguerpissement du fauteuil présidentiel (par tous les moyens ).
Dans cette bataille farouche pour la conquête et/ou la consolidation du pouvoir, il serait donc salutaire pour la survie de la nation guinéenne dans son intégrité, que nos politiques de toutes obédiences, ne perdent pas de vue l'essentiel, qui est celui de la préservation de la paix et de la cohésion sociale, seul gage de réussite du projet de renouveau démocratique et de développement économique et social, souhaité par tous, au-delà des divergences.
Alors attention, car comme le dit l'adage, à force de tirer sur une corde raide, elle finit inéluctablement par casser.


Publié le 11/07/2014  

Dans cette situation de crise politique permanente entretenue dans notre pays, il y'a comme triste réalité, le fait que les élus du peuple, soient amenés à consacrer le clair de leur temps, à faire valoir leurs droits particuliers, au détriment de leur devoir premier, qui est celui de la défense des droits du peuple.


Publié le 11/06/2014  

La sagesse africaine nous enseigne qu'au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef.
Faudrait-il néanmoins comprendre et admettre, que le leadership ne s'impose pas, mais s'acquiert par les paroles et les actes, qui favorisent la reconnaissance populaire.
On peut être leader politique à vie, surtout dans les conditions de création et de gestion des partis politiques en Afrique, où des hommes nantis, se croyant providentiels, s'investissent en espèce et en nature, à former un clan de soutien populaire, au service de leurs ambitions personnelles. L'argent demeurant le nerf de la guerre, le retour sur investissement, ne peut dès lors être garanti, que par l'accession au pouvoir et la perspective de jouissance de ses privilèges.
N'est-ce pas d'ailleurs, la raison pour laquelle, l'on doit attendre d'un Président de la République, qu'il cesse dans l'exercice du pouvoir, d'être un chef de parti, pour endosser le manteau de chef d'Etat, au service de la nation, afin qu'il ne succombe à la tentation de favoritisme de ses partisans.
Il est donc de bon aloi, que soit constitutionnellement consacrée comme garde-fou, la limitation du nombre de mandats présidentiels, car un pouvoir à durée indéterminée, conduit indéniablement aux dérives dictatoriales, avec comme fondement injuste, une mainmise totale d'un clan, sur tous les leviers de commandement du pouvoir et ses prébendes.


Publié le 10/06/2014  

Les députés ont la possibilité de se démettre de leur fonction ( article 6 du règlement intérieur de l'AN ). Mais, le droit de retrait dont ils se font prévaloir, en adoptant comme signe de protestation, la politique de la chaise vide, n'est à ma connaissance, consacré par aucune disposition légale en vigueur dans notre pays. Mais bon, au regard des multiples entorses au fonctionnement de nos institutions et à force de consensualisme, la loi en République de Guinée, dans sa lettre et son esprit, semble malheureusement, ne pas être la référence normative.


Publié le 10/06/2014

Face aux tentatives de déstabilisation et de démobilisation de l'opposition orchestrées par le Pouvoir, celle-ci répond par l'obstruction parlementaire et les menaces de désobéissance civile. Pendant ce temps, le peuple démuni quant à lui, peine toujours à faire face aux difficultés de la vie quotidienne (manque d'eau et d´électricité, faiblesse du pouvoir d'achat, insécurité, injustice, insalubrité...).
Avec la rupture du dialogue politique, la tension monte d'un cran et le moins qu'on puisse dire à cet effet, c'est qu'il y'a vraiment de quoi être sceptique pour la suite des événements.
Que Dieu bénisse et protège notre patrie.


Publié le 04/06/2014  

Je pense qu'on est tous d'acc qu'il n'y'a à ce jour, aucune date de fixée, pour la mise en branle du processus d'organisation des prochaines échéances électorales. Pour cause, la CENI, organe habilité à le faire, n'a pas comme il se devait de la part de l'Etat, été doté dans l'exercice budgétaire 2014, des moyens matériels et financiers, pour le pilotage du processus. Les fameux accords du 3 juillet, pour ce qui est du respect des principaux termes de conciliation, souffrent d'insuffisances notoires, avec comme conséquence inéluctable, la rupture du dialogue politique et son corollaire de convulsions sociales.
La réalité elle est là. Après à chacun ses prises de position, selon ses critères d'appréciation et son intime conviction. Pour le reste, c'est la Démocratie, qui dans son expression publique, est dit-on, " la dictature de la majorité ".


Publié le 03/08/2014  

Entre autres violences que subissent les femmes, le viol conjugal fait de plus en plus, objet de dénonciations, de plaintes et même de poursuites judiciaires en occident. Une réalité qui contraste nettement avec les mœurs africaines, profondément influencées par la morale religieuse ( particulièrement musulmane ), qui exige d'une femme mariée, une attitude de soumission, d'obéissance et de disponibilité totale au conjoint. Sûrement un amalgame de fait, entre us et coutumes et préceptes religieux, qui dénature complètement les relations conjugales. Ce chantage affectif semble tout de même perdurer, du fait qu'il est inculqué dans la mémoire collective, qu'une femme pour avoir la bénédiction de sa progéniture, se doit d'être disposée à assouvir les besoins physiologiques de son mari, en tout lieu et de tout temps. Un comportement masochiste, que les bourreaux du cœur mettent à profit pour transformer impunément les femmes en objet sexuel, contribuant ainsi à leur asservissement.


Publié le 27/05/2014  

Dans la perspective des prochaines échéances électorales, on a de plus en plus tendance à " guinéenniser " le débat, par la guerre des mots, qui contribue davantage, à exacerber les maux de la nation. En effet, entre les Pro et anti Prof-Prési, la valse des guignols de l'info, sous fond de propagande politique, commence sérieusement, à polluer le paysage médiatique, avec une nette impression de clivage, aux conséquences sociales imprévisibles. Un cafouillis qui donne une raison suffisante, de préférer la neutralité politique, dans une citoyenneté agissante.
Mais qu'est-ce que c'est fou, de voir dépenser tant d'énergie, avec frénésie, dans des intrigues, manigances et stigmatisations, à couper le souffle, alors que demeurent en toute vraisemblance, des questions de fond, pour ce qui est justement, des préalables pour la tenue des futures élections, dans un climat de paix et de stabilité sociale ( CENI, Élections Communales, Opérateur Technique, Fichier Électoral, Cadre de dialogue , l'AN balbutiante...).
Faut-il dans ce cas précis de figure, être un oiseau de mauvais augure, pour estimer que cette atmosphère de crise latente, préfigure d'une situation de blocage politique, surtout quand on sait pertinemment, que Pouvoir et Opposition, sont présentement, dans une logique de confrontation idéologique, aux relents communautaires.
La mouvance présidentielle dans ses certitudes, croit pour acquise, la réélection du Prof-Prési pour un second mandat et L'Opposition dans ses résolutions, ne l'entend pas de cette oreille. Chacune des deux parties, se prévaut du soutien des masses populaires. Osons simplement croire, au triomphe de l'idéal démocratique, en ce qu'il permet principalement, l'arbitrage du peuple souverain, par l'expression libre de son suffrage. En dépit des ragots de blablateurs, la seule exigence citoyenne qui vaille aujourd'hui, est donc celle qui ferait en sorte que la volonté du peuple, soit en définitive respectée, par la vérité des urnes et ça, c'est loin d'être gagnée....


Publié le 28/04/2014L'équation guinéenne en grosso-modo, comme le dirait l'autre

Pour résoudre le paradoxe guinéen, pays riche et pauvre, je pense qu'il est grand temps, pour les acteurs politiques, de se pencher sur la problématique des trois principaux chantiers que constituent, la normalisation du processus d'organisation d'élections libres et transparentes, le projet de révision/adoption de la constitution cher à notre Néo national et MOD de la LDGR et enfin, l'amorce du processus de réconciliation nationale. Ce sont là, à mon humble avis, des préalables indispensables, pour doter le pays, d'institutions républicaines crédibles et d'hommes politiques intègres qui les incarnent et dont la légalité et la légitimité, contribueront assurément, à asseoir une culture de gouvernance démocratique, de type participative, à même de favoriser l'adhésion populaire et de garantir le respect strict des lois, des règles et procédures administratives et la sauvegarde des libertés individuelles et collectives. La jeunesse guinéenne quant à elle, gagnerait à ne pas se laisser abuser par le phénomène ethnocentrique, qui pollue l'atmosphère politico-sociale, car à l'analyse logique, on se rend aisément compte, que cette tare sociétale, relève purement et simplement, d'une instrumentalisation des rapports sociaux, par les tenants et les aboutissants du pouvoir, étant donné pour acquis, que les populations guinéennes, fraternellement liées à la base, par le sang et la terre de leurs ancêtres, ont pour vocation, de vivre, sinon en harmonie, tout au moins, en coexistence pacifique, pour le maintien de la quiétude et de la stabilité, gage de réussite de tout projet de développement économique et social. God bless Guinea.


Publié le 08/03/2014  

La DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789, dispose en son article premier: << Les HOMMES naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.>>
De l'acceptation de ce principe universel, il ne devrait dans les normes, y avoir de discrimination de quelque nature que ce soit, entre les HOMMES. Mais hélas, il se trouve que nos sociétés sont encore minées par des pesanteurs et stéréotypes, qui concourent malheureusement, à la subsistance et même à l'accentuation des inégalités sociales. Alors, avec tous les tares congénitales que les femmes continuent spécifiquement de subir de nos jours ( violences conjugales, mutilations génitales féminines, mariages précoces et/ou forcés, discrimination à l'embauche, inégalité salariale, manque d'éducation.....), sans pour autant en faire un combat corporatiste et élitiste, il y'a néanmoins lieu d'acclamer vivement, cette date du 8 mai, comme journée internationale de la femme, histoire de raviver chaque année, la flamme de la lutte perpétuelle, pour l'émancipation totale de cette vulnérable couche sociale.
Et, comme énoncé dans le thème retenu cette année 2014 par l’ONU: "L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous".
Alors comme dirait l'autre, " le 8 mars c'est toute l'année".
Bonne journée à toutes les braves femmes du monde !


Publié le 07/02/2014  

Quand vient à vagabonder mon esprit hagard, je me plais à dandiner entre les dédales de ma mémoire, pour remonter les souvenirs de l'enfance innocente
Je me remémore la clameur des doux chants des griots
Je me remémore le cliquetis des petites baguettes musicales dans la cabane des initiés
Je me remémore les cantiques fredonnées sur le chemin de la rivière sacrée
Je me remémore le son des tambours des troubadours, dans les arènes de lutte traditionnelle
Je me souviens avec nostalgie, de la voix nasillarde de grand-mère, nous berçant des contes et légendes de l'Afrique ancestrale, autour d'un feu de bois, brillant de mille étincelles, comme les étoiles scintillant au clair de lune.


Publié le 21/11/2013  

Dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2010, le Pr Prési pour former sa victorieuse coalition, avait dû tenir des promesses de campagne, pour le partage du pouvoir avec ses alliés politiques et même avec son challenger, à travers la formation d'un gouvernement d'union nationale, tenant compte des différentes sensibilités politiques et de l'équilibre ethnique et régionale du pays.
Mais voilà, depuis son installation dans le fauteuil présidentiel, cette fameuse promesse a été en partie, rangée dans le tiroir des oubliettes, ce qui a du coup, entraîné des défections au sein du RPG Arc-en-ciel, l'alliance qui l'a hissé au sommet du pouvoir et les soubresauts politiques que le pays a connus, ces derniers temps.
Aujourd'hui, avec la proclamation des résultats définitifs des élections législatives, censée mettre un terme à la transition, la reconfiguration du paysage politique qui s'impose, laisse entrevoir l'imminence d'un remaniement ministériel, dont les tractations le mettent face à un dilemme profond, partagé qu'il se trouve, entre le maintien du statu-quo par la volonté hégémonique des caciques du pouvoir et la réalité du terrain politique qui le condamne à une certaine ouverture.
Dans cette situation pour le moins inconfortable, le voilà désormais soumis à de fortes pressions, de la part non seulement de ses partisans inconditionnels, mais aussi et surtout, de ceux-là qui lui restent encore d'alliés et qui conditionnent de façon à peine voilée, leur soutien, au respect des accords politiques d'alliance ( Primature pour la Basse-Guinée, Présidence de l'Assemblée Nationale pour la Guinée Forestière et dans une moindre mesure Conseil Économique et Social à la Moyenne Guinée, étant donné que la Haute-Guinée s'est déjà taillée la part du lion dans le partage du gâteau ). Et pendant qu'on y est, pourquoi ne se ferait-il donc pas violence dans ce cas et se donner bonne figure par la même occasion, en nommant un jeune technocrate apolitique comme Premier Ministre et en cédant à l'opposition, les deux ministères clefs que constituent la Justice et l'Administration du territoire et de la Décentralisation ?
Autant dire qu'avec toute cette surenchère, le Prof-Prési n'a finalement plus que le choix de se livrer à exercice d'équilibriste, pour faire un arbitrage judicieux, à même de contenter tout ce beau monde. Saura-t-il pour ainsi dire, faire le bon dosage ? Les jours à venir nous édifieront davantage sur cette pertinente question.


Publié le 25/10/2013  

Croire en la génération spontanée est un leurre, mais voilà ce qui se passe en ce moment:
À la faveur du boom technologique que constitue le développement des NTIC, les forums d'échanges et de discussions, offrent un espace de liberté et d'expression, aux jeunes avides de changement, dont le potentiel d'influence, mis à profit à bon escient, pourrait à n'en point douter, favoriser l'émergence d'une nouvelle classe politique. Nouvelle, non pas en terme d'âge, pour éviter un quelconque conflit de générations, mais en terme de mentalité et de comportement, dans la gestion des affaires publiques. Dans cette dynamique revendicatrice, de plus en plus nombreux, sont les jeunes guinéens, qui aujourd'hui, soucieux d'un meilleur devenir de la nation, s'invitent dans le débat politique, conscients du fait implacable, que les aînés ont pour le moins, failli à leur devoir, pour ce qui est de la stratégie de conquête et de gestion du pouvoir. En effet, comme héritage macabre cédé aux générations montantes, c'est la tactique politico-machiavélique du "diviser pour régner ", qui continue d'élargir ses emprises tentaculaires haineuses, dans les rapports sociaux.
N'est-il pas temps, d'en finir avec la politique-fiction et agir en sorte que la fédération des jeunes, devienne enfin une réalité sur le terrain politique, pour espérer inverser cette maldonne que nous voulons révolue ?
Je pense d'ailleurs à propos, qu'au lieu de continuer à disperser les énergies dans les différents groupes de réflexion sur Facebook, il serait mieux que s'organise la mise sur pied, d'une coalition générale des jeunes de tous les forums sociaux, pour former une structure commune, capable de révolutionner l'action politique, autrement que par une prise de pouvoir direct ou un chaos insurrectionnel, tout au moins, par la force de proposition, d'action citoyenne et de soutien, en faveur du renouveau démocratique.
2015 est une échéance capitale pour le peuple de Guinée. Essayons d'y jouer positivement notre partition, pour le bien de chacun et de tous.


Publié le 25/10/2013  

Le " Ninisme ", cette forme de non-alignement qui se revendique de plus en plus dans la société civile, ne devrait à mon avis pas être confondu avec la non-adhésion au principe du militantisme engagé dans les partis politiques.
En effet, le constat aujourd'hui est que si l'ethnicisation à outrance des principales formations politiques trouve échos chez les populations à la base, victimes de l'illettrisme, nombreux sont cependant les jeunes intellectuels qui ne cautionnent pas cette dérive communautaire et préfèrent ainsi garder leur indépendance d'esprit et de corps, pour se consacrer à l'activisme militant, pour l'émergence d'un mouvement citoyen exempt des pesanteurs du passé et favorable à la moralisation de la vie publique et des mœurs politiques. Ne faudrait-il pas dans ce cas, essayer aussi de trouver les voies et moyens, pour fédérer tout ce beau monde, pour la défense de la cause commune ? La question mérite réflexion.


Publié le 08/10/2013  

La révision du fichier électoral qui a servi aux élections législatives, a établi le nombre d'électeurs potentiels à 5.000.000.
Seulement, ce chiffre n'étant pas rond, on peut donc supposer qu'il puisse varier de 5.000.001 à 5.999.999 électeurs. Les chiffres officiels de la CENI ayant montré une augmentation substantielle du nombre d'électeurs dans les fiefs du pouvoir et une stagnation ou réduction de celui des zones acquises à l'opposition, on se doute bien que la réparation des sièges de députés au scrutin à la représentation proportionnelle, soit un jeu d'écritures largement favorable à la mouvance présidentielle, confirmant ainsi sa victoire, avec une majorité plus que confortable.
Si dans ces conditions, l'opposition qui crie aujourd'hui à la fraude électorale et demande l'invalidation pure et simple du scrutin, décide en désespoir de cause, de pratiquer la politique de la chaise vide, il va s'en dire que la future assemblée nationale ne sera constituée que du pourcentage de députés dévolu au parti au pouvoir, laissant ainsi un vide à combler. Faudrait-il dans ce cas, s'attendre à ce que les députés de l'opposition soient remplacés par des députés commis d'office par décret présidentiel ? Intitule de dire que l'assemblée Nationale constituée de la sorte, perdrait toute légalité/légitimité, car non conforme à l'esprit de la loi électorale et non représentative des différentes tendances politiques issues des urnes.
Décidément, cette transition/mandature que nous vivons, risque d'aller à terme, pour aboutir pourquoi pas, au couplage des présidentielles et des législatives en 2015.
En tous les cas, les tractations en cours sous l'égide de la communauté internationale, visant à aplanir les angles de friction, nous édifieront davantage, sur la suite des événements.


Publié le 07/10/2013  

Avec Le Prof-Prési, c'est tout comme s'il y' avait à faire à une bête (politique) sauvage, qui détenant sa proie dans les griffes et les crocs, n'a aucunement l'intention de lâcher le morceau. Faut-il dans ce cas qu'il y'ait des accrocs, pour le lui arracher ou essayer de l'apprivoiser, pour l'amener à lâcher prise en douceur ? Le dilemme, il est là.
D'ailleurs, n'avait-il pas été assez explicite, en annonçant en substance, au lendemain de son accession au pouvoir, qu'il était venu redresser le pays et qu'il lui fallait pour cela, au moins deux mandatures ? Et, de renchérir que ce n'est pas en étant au pouvoir, qu'il va organiser des élections législatives pour les perdre.
C'est dire que le ton de sa gouvernance a été dés le début, donné de façon on ne peut plus claire et aujourd'hui, tout laisse penser qu'il s'en tiendra coûte que coûte.
Et avec les premières tendances qui se dégagent des résultats proclamés en compte-gouttes, il y'a une quasi-certitude, quant à la victoire prochaine de la mouvance présidentielle, avec au bas mot, 50% des voix à l'uninominal et 70% à la proportionnelle, l'objectif étant bien entendu, l'acquisition des 2/3 des sièges à la future assemblée nationale, car tenez-vous bien, ce régime, dans sa vision hégémonique de gestion du pouvoir, ne prendra en aucun cas, le risque aussi minimum soit-il, de se mettre à dos, une opposition dite radicale, qui pourrait lui mettre les bâtons dans les roues, en se constituant par le jeu des alliances, une majoritaire parlementaire, en cas de ballotage défavorable pour le pouvoir.
C'est donc à croire que malgré les récriminations de cette opposition mise devant le fait accompli, il parait fort probable que ce scénario puisse être cautionné par la communauté internationale, plus que lasse des soubresauts politiques de la Guinée, dont la finalisation de la transition est devenue une priorité absolue, en ce sens qu'elle constitue un enjeu majeur, dans la situation géopolitique actuelle de la sous-région ouest-africaine, marquée ces derniers temps, par des foyers de tension et d'instabilité aux conséquences dévastatrices pour les populations.
En tous les cas, souhaitons que triomphe la volonté du peuple, telle que librement exprimée dans les urnes, pour éviter des prises de bec, avec les menaces de manifestations de l'opposition et leurs dramatiques dommages collatéraux.


Publié 30/09/2013

Les fameuses élections législatives, n-fois reportées, ont finalement pu se tenir le 28 septembre 2013, avec la perspective d'une fin de transition, dont le couronnement sera la mise en place d'une assemblée nationale, représentative des différentes tendances politiques du pays.
Un rééquilibrage des forces politiques, nécessaire à la bonne marche de la jeune démocratie, mais que les acteurs politiques, en raison des divergences de fond et de forme qui les opposent, dans la conquête et la gestion du pouvoir, créent et entretiennent des situations de confusion, qui mettent à mal, la cohésion sociale.
Les suspicions autour des résultats de ces joutes électorales, prouvent une fois de plus, cette fâcheuse tendance des guinéens en général, pris au piège des antagonismes, à spéculer sur la situation politique et hypothéquer le devenir de la nation, en cultivant dangereusement, les stigmates de la haine et de la division.
Aujourd'hui, au regard de la situation de crise politique et institutionnelle qui pollue le climat social, il est plus que nécessaire, qu'au-delà de ces élections, qui ne seront en réalité, qu'une autre étape de franchie dans la longue et tumultueuse marche de la nation guinéenne, dans son idéal de développement économique et social, que les acteurs politiques capitalisent cet acquis, pour favoriser le rapprochement entre fils et filles de Guinée, pour bâtir ensemble ce rêve, dans la paix et l'harmonie sociale.
Les hommes passent, mais notre chère Guinée demeure éternelle.


Publié le 12/09/2013

À la faveur de la tenue des premières élections démocratiques dans notre pays, le peuple a naïvement espéré, que le changement de régime politique, allait du coup balayer, les méfaits d'un demi-siècle de mal gouvernance et ses corollaires de corruption, de clientélisme, de favoritisme, d'impunité et de tripatouillage des lois de la République, le tout sous fond de querelles politiciennes, de haine ethnique et de division sociale.
Mais, quand la rupture annoncée par les élites dirigeantes, semble perpétuer les mêmes tares et pratiques avilissantes de l'Establishment politico-affairiste dans les mœurs, on a vite fait de déchanter, en se disant finalement, que la situation est tout comme quand bonnet blanc est égal à blanc bonnet, ce qui malheureusement, ne laisse plus que l'embarras du choix, entre porter un bonnet ou ne pas le faire. Une chose à comprendre à ce niveau, c'est qu'il n'y a nul besoin de polémiquer, car des goûts et des couleurs, à chacun ses préférences et fort heureusement d'ailleurs, que la démocratie dans sa noble expression, a ce mérite de permettre l'arbitrage des citoyens, dans le libre choix des dirigeants.
En désespoir de cause, il ne reste en fin de compte, plus qu'à prier pour le salut de la nation, afin que triomphe le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.


Publié le 28/08/2013

Ces fameuses élections législatives constituent un enjeu de taille pour les acteurs politiques guinéens, en ce sens que le contrôle de la future Assemblée Nationale, déterminera fondamentalement, les contours du calendrier politique, dans la perspective des présidentielles de 2015.
Le pouvoir qui s'emploie frénétiquement à assurer la réélection du Prof-Prési en 2015, envisage coûte que coûte de rafler la mise dans ces joutes électorales, espérant ainsi avoir la possibilité et les moyens de finaliser ses projets de développement, dont les sources de financement, notamment le reliquat du montant comptant pour le 10ème FED, restent tributaires de la finalisation de la transition, à travers l'organisation de ces élections législatives.
Cependant, il faut dire que cette aide financière de l'UE, destinée à la réalisation des infrastructures sociaux de base, si elle peut contribuer à réconforter le bilan économique du régime, elle ne saurait servir à elle seule, à combler les immenses attentes de la population, d'où la nécessité impérieuse d'une amélioration significative du cadre de mobilisation des ressources internes du pays, qui à la faveur de l'initiative PPTE, serviront non plus au financement du service de la dette, mais à couvrir les charges financières de l'Etat, en matière d'investissement, dans les domaines économiques et sociaux.
Mais la plus grande hantise du pouvoir, semble être le fait de devoir assister au scénario inverse, qui verrait une victoire de l'opposition, car l'Assemblée Nationale qui a vocation de contrôler l'action gouvernementale, constituera en ce moment un contre-pouvoir, à même de remettre en cause, certains projets de développement, jusqu'ici initiés de façon unilatérale par le pouvoir, avec quelque fois des suspicions d'irrégularités, que les futurs députés de l'opposition, dans sa campagne de discrédit contre le régime, dont ils se proposent en alternative en 2015, ne manqueront sûrement pas de tenter de révéler aux yeux de l'opinion publique, ou de vouloir constituer des commissions d'enquête parlementaires sur des sujets brûlants de controverse.
Autant dire que l'année 2014 (à un an de la fin de l'hypothéqué mandat d'AC), sera encore consacrée dans l'hémicycle à des tiraillements, qui déboucheront inéluctablement sur une situation de blocage, constituant le paroxysme de la crise politique que traverse le pays.
A propos justement du contrôle de l'action gouvernementale par l'Assemblée Nationale, l'article 89 de ce qui tient actuellement lieu de Constitution, dispose:
Le Gouvernement est tenu de fournir à l’Assemblée Nationale toutes explications qui lui seront demandées sur sa gestion et sur ses activités.
Les moyens de contrôle de l’Assemblée Nationale sur l’action gouvernementale sont les questions écrites ou orales avec ou sans débat auxquelles sont tenus de répondre le Premier ministre et les Ministres.
Les réponses données ne sont pas suivies de vote. Elles sont publiées au Journal Officiel.
Une séance par semaine est réservée, au cours de chaque session ordinaire, aux questions orales sans débat.
L'Assemblée Nationale peut désigner en son sein des commissions d'enquête. Le Règlement Intérieur de l'Assemblée Nationale détermine les pouvoirs de ces commissions.
Elles sont créées par la loi, qui en définit la composition, le fonctionnement, l’objet et en précise les pouvoirs.
Avec le recul, on se rend donc aisément à l'évidence, que le couplage des élections législatives/présidentielles, qui avait été proposé par le BL et la GéCi et malencontreusement rejetée par la majorité des acteurs politiques, constituait à n'en point douter, la meilleure solution de sortie et aujourd'hui si on n'y prend garde, l'organisation de ces élections législatives, risquent fort malheureusement, de créer à nouveau plus de problèmes qu'elles n'en résolvent.


Publié le 24/08/2014

" Corrupteurs et Corrompus, Attention vous êtes filmés "

Si en 2006, la Guinée était considérée comme le pays le plus corrompu d'Afrique et le 4ème pays le plus corrompu du monde, le rapport 2012 de Transparency International, l'a néanmoins placée à la 154ème position sur 174 et 40ème sur 48 en Afrique. Malgré cette légère amélioration, le pays fait cependant toujours partie des 10 pays les plus corrompus du continent.
Et comme nous le savons tous, ce phénomène de la corruption est vécu et pratiqué dans la vie quotidienne des Guinéens, avec un système à la limite de l'institutionnalisation et qui expose ainsi le pays à un danger permanant et des risques évidents, non favorables au développement socioéconomique.
S'il est vrai que le gouvernement actuel tente tant bien que mal de faire face à ce problème crucial et les pratiques assimilées, notamment par la mise en place de mesures, dont l'unicité des caisses de l'Etat, l'adoption d'un nouveau code minier, la promulgation d'une loi organique relative à la loi de finances, l'adoption de la loi d'accès à l'information publique, la bancarisation des salaires des fonctionnaires guinéens, l'amélioration des procédures de passation des marchés publics, la lutte contre l'inflation, etc., il n'en demeure pas moins que le phénomène persiste encore de plus belle dans les mœurs, en raison entre autres de l'existence d'obstacles, tels qu'une faible dénonciation du phénomène, la défectuosité du système judiciaire du pays, un manque de coordination des activités de lutte contre le phénomène, l'absence de sanctions rigoureuses contre les coupables et le faible niveau des chaines de contrôle et de surveillance des appareils étatiques.
C'est pourquoi, outre les mesures drastiques de sécurisation des finances publiques, il s'avère nécessaire en l'absence de moyens de lutte efficaces, de combattre le phénomène en amont, en mettant par exemple, un accent particulier sur la dénonciation du phénomène. La RTG, pourrait pour cela, être mise à contribution, en la dotant de moyens matériels et techniques, pour constituer des équipes de tournage en caméras cachées, ayant pour mission principale, des descentes inopinées sur le terrain, afin de capturer des images de flagrants délits et de rendre publics, tous les actes de corruption, dont elles seront témoins dans la vie courante. Et croyez-moi, ce ne sont pas les cibles qui manqueront et une telle mesure aura sans nul doute, l'avantage de dissuader pas mal de monde et ceux qui seront toujours tentés, hésiterons à deux fois, avant de se lancer, car personne n'aimerait être pris la main dans le sac. La hantise de la honte deviendra ainsi un remède préventif pour ce fléau qui gangrène la société guinéenne.


Publié le 23/08/2013

Comme le dit l'ancien Président Français Jacques Chirac, le contact humain est le véhicule essentiel de la démocratie.
Rassembler est un idéal: les hommes sont divisés à l'intérieur d'eux-mêmes, comment ne le seraient-ils pas dans la vie sociale ?
Au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef dit-on.
Mais bon, comme le souligne aussi le Général De Gaulle dans
Le Fil de l'Epée, par
conviction et par calcul, on a longtemps attribué au pouvoir une origine, à l'élite des droits qui justifiaient les hiérarchies. L'édifice de ces conventions s'écroule à force de lézardes. Dans leurs croyances vacillantes, leurs traditions exsangues, leur loyalisme épuisé, les contemporains ne trouvent plus le goût de l'antique déférence, ni le respect des règles d'autrefois. Nos dieux sont décrépits et la misère en tombe.
Pour la paix civile et le développement économique et social, il faudrait néanmoins croire en la parole de l'ancienne Secrétaire d'Etat des USA Condoleezza Rice, qui estime que c'est quand l'Etat de droit se fait le même pour tous, ce sont les individus et la grandeur de leurs aspirations qui permettent la réalisation de tous.


Publié le 20/08/2013

Trois ans après son investiture à la tête du pays, le Prof-Prési a finalement décidé ces derniers temps, de se rendre auprès des populations locales, à l'intérieur du pays.
Une décision diversement appréciée par les citoyens guinéens, car si l'on s'en réjoui pleinement du côté de la mouvance présidentielle, qui y voit l'occasion pour le Président de la République, de porter au plus prés des populations, son message de paix et de développement, ses adversaires politiques quant à eux, estiment à tort ou à raison, que ce n'est ni plus, ni moins, qu'une opération de charme, visant à reconquérir l'électorat le plus large possible, dans la perspective de l'organisation des élections législatives du 24 septembre 2013, arguant pour preuve, que le Prof-Prési a de tout temps, préféré le confort des incessants voyages qu'il n'a cessé d'entreprendre à l'étranger, au brouhaha socio-politique du pays, que génère en partie son mode de gouvernance (calendrier du hasard ou volonté délibérée, ces déplacements hors du pays, ont souvent coïncidé avec des tensions politiques et les troubles sociaux qui en résultent) .
En tout état de cause, ces visites dans le pays profond, entamées la semaine dernière en Haute-Guinée, région de la savane guinéenne considérée comme le bastion électoral du parti au pouvoir, se déroulent en prélude au lancement officiel de la campagne électorale, prévu pour le 24 août prochain, ce qui fait naturellement admettre, qu'elles s'inscrivent dans une logique de reconquête du corps électoral, que constituent ces populations fortement déçues et démobilisées par les dures réalités de la vie quotidienne, malgré les assurances d'acquis et les promesses de changement. Les incidents qui ont émaillé la visite du Président à Kankan et qui ont valu au Préfet de cette localité d'être limogé sine die, témoignent éloquemment de ce malaise social, qui sans nul doute, est de nature à ébranler tout pouvoir, dans ses certitudes.
Reste maintenant à espérer que le Prof-Prési soit aujourd'hui accueilli à Labé , avec les honneurs dus à son rang et qu'à son tour, il prenne de la hauteur, en tenant non pas les sempiternels discours de stigmatisation et de vilipendage de ses adversaires politiques, comme il en coutume, mais des propos conciliateurs et rassembleurs de la nation guinéenne, susceptibles d'entretenir au mieux, l'espoir de lendemains meilleurs.


Publié le 03/08/2013

Très curieusement, on n'évoque plus la question du gouvernement d'union nationale, qui avait pourtant fait les choux gras de la presse, pour avoir été envisagée par les protagonistes de la crise, comme solution d'apaisement des tensions, au terme du dialogue politique, dont le respect des termes de l'accord global, contribuera on l'espère vivement, à la finalisation de la transition, par l'organisation d'élections législatives libres et crédibles.
Cependant, tout porte à croire qu'avec les conditions requises d'équité et de transparence dans l'organisation de ces élections, les résultats seront tels qu'aucune des deux principales tendances politiques ( mouvances présidentielle et oppositionnelle ), ne saurait s'adjuger le monopole des voix, dans la future assemblée nationale, outre que par le jeu des alliances hétéroclites.
C'est à se demander alors, si la formation probable d'un gouvernement d'union nationale après les élections législatives, ne constituerait pas le dernier joker du Prof-Prési, pour tirer son épingle de ce jeu de dupes, avec le fameux slogan " Ensemble changeons la Guinée ". Cet éventuel coup de bluff s’avérera-t- il une tactique payante, quand on sait que la horde de ses adversaires politiques, est désormais au taquet, pour empêcher vaille que vaille, son maintien au pouvoir ? La question demeure énigmatique.


Publié le 22/07/2013

Selon le chargé des opérations de la CENI Yaya Kane, le budget électoral est désormais estimé à près de 100 milliards de francs guinéens, soit 17 millions de dollars, alors qu’initialement, ce budget était fixé à environ 11 millions de dollars. Cette hausse serait semble-t-il, due à l'adhésion des partis politiques de l'opposition, au processus électoral et au manque de décaissement d’une partie des fonds promis par les partenaires techniques et financiers, pour la poursuite des opérations.
Ce qu'il ne précise cependant pas, c'est que dans la tentative d'exclusion de l'opposition du processus électoral, l'exécution du budget initial, avec la poursuite des opérations et les multiples reports de la date de tenue des élections, a crée un gap financiers énorme, qui s'avère être aujourd'hui, un gaspillage immonde des deniers publics. Et dire que le ministre de l'administration du territoire et de la décentralisation, criait haut et fort, que la Guinée est un pays souverain, qui pourrait se passer de l'assistance financière de l'extérieur, pour organiser ses élections. C'est à croire que les caisses de l'Etat sont vraiment à sec, au-delà des fanfaronnades. Espérons qu'à la faveur de la mise en place prochaine d'une assemblée nationale digne de nom, que soit diligenté de façon crédible, un audit de la gestion financière de ces fameuses élections, dont les hypothétiques mérites de sécurité et de transparence, ne pourraient en aucun cas, justifier les sommes colossales engloutis inconsidérément dans cette mascarade, au préjudice du peuple. En tous les cas, ça promet de belles empoignades dans le futur hémicycle, car les dossiers à polémique, y'en a à gogo. Démocratiquement, on l'espère....


Publié le 19/07/2013

Les guinéens se retrouvent aujourd'hui, comme dans une situation de catastrophe naturelle (crise politique et socio-économique ), dans laquelle, l'instinct de survie commande le sauve qui peut. Mais voilà, que tous ces fuyards se retrouvent nez à nez à embarquer dans le seul camion à disposition, pour une destination inconnue. Imaginez le cafouillis.
Après des scènes de bousculade et même d'empoignade, tout le monde finit par monter à bord du camion et de commun accord, la direction du véhicule fut confiée à un homme supposé digne de respect et de confiance. Seulement dans la précipitation du départ, personne n'eut à l'idée de vérifier le bon fonctionnement du camion et comme on pouvait s'y attendre, le camion ne tarda pas à faire des siennes après quelques kilomètres de parcours, avec des pannes à répétition et plus grave, avec des erreurs de conduite du chauffeur. Le pire est qu'à chaque fois que le camion tombe en panne, le chauffeur et ceux qui font office d'apprentis, abandonnent les passagers au bord de la route, sans eau, ni nourriture, pour soi-disant aller réparer la pièce défectueuse, sans se soucier de la souffrance qu'endurent les personnes vulnérables ( vieilles personnes, femmes enceintes, nourrissons, enfants à bas âge).
La question est maintenant de savoir, si les passagers doivent se résigner à vivre ses difficiles conditions de voyage, avec des risques réels d'accident, ou doivent-ils changer de conducteur ou à défaut contraindre celui qui est là, à observer le temps nécessaire, pour réparer une bonne fois pour toute le camion et s'approvisionner en vivres, avant de reprendre ce long et périlleux voyage, même lentement, mais sûrement, dans l'espoir bien évidemment, d'arriver saints et saufs à bon port ?


Publié le 08/07/2013

Nous avons en Afrique, cette fâcheuse tendance à toujours considérer que les causes du retard économique du continent, incombent aux occidentaux. Il est bien vrai que les conséquences néfastes de la traite négrière et de la colonisation, ont négativement influencé le processus d'évolution socio-économique de nos nations, mais le problème est qu'en dépit des vicissitudes de l'histoire, l'homme noir peine encore à s'assumer pleinement, par une prise en main effective de son destin.
En effet, si la promotion de la négritude a de bon aloi, constitué le thème central des éveilleurs de conscience, dans le combat pour l'émancipation des peuples africains, aujourd'hui on continue toujours à se focaliser sur la question de la reconnaissance identitaire et culturelle, alors que le défi majeur qui nous interpelle, reste celui du développement économique et social.
Et, quand par nécessité, la communauté internationale se propose en aide aux peuples opprimés, à cause notamment de l'incapacité des dirigeants politiques, à instaurer un climat de paix et de cohésion sociale, des voix se disant nationalistes-souverainistes, crient à la servitude politique, alors que d'indépendance des États africains, il n'en a été que de nom au regard bien évidemment, de leur état d'avancement actuel.
Il est temps que l'on s'affranchisse de cette sorte d'aliénation idéologique, culturelle et économique, en nous donnant les moyens de nos ambitions. Les spécialistes s'accordent à dire que l'Afrique sera dans un future proche, la principale attraction pour les potentiels investisseurs, car la recherche du profit maximum qui favorise les apports de capitaux, y est plus que partout ailleurs garantie, en raison des avantages comparatifs qu'offre la faiblesse des coûts de production et l'abondance de matières premières.
La promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, demeure cependant le facteur déterminant du décollage économique du continent, car en plus de nos ressources propres, l'apport conséquent et indispensable des investissements directs étrangers et autres aides publiques au développement, reste conditionné aux exigences de stabilité politique et sociale.
C'est en cela que le combat pour l'instauration d'un État de droit respectueux des libertés individuelles et collectives, doit être mené de concert par tous les patriotes, pour permettre à notre cher pays, fort de ses potentialités, de tirer aisément son épingle du jeu de la mondialisation.


Publié le 05/07/2013

< < Il ne suffit pas d'avoir une vision, il faut s'en donner les moyens de la mise en pratique >>. Tony Blair à AC.
Les acteurs politiques guinéens, avec la bénédiction de la communauté internationale, viennent de parachever le dialogue, avec à la clef, un accord politique global sur les modalités de préparation et d'organisation des élections législatives. Le respect des termes de cet accord demeure cependant la principale préoccupation, quand on sait ce que valent le plus souvent les promesses de nos hommes politiques, habitués à toujours pratiquer le grand écart entre les discours de bonnes intentions et les actes posés sur le terrain. Est-ce de la naïveté de croire aux promesses des hommes politiques ? Non. C'est une simple exigence du respect des règles et principes de bonne gouvernance, car la politique aussi décriée qu'elle soit, a cependant quelques codes de vertu, qui exigent des dirigeants nantis et investis de la confiance du peuple, qu'ils répondent aussi favorablement que possible, aux attentes exprimées, sinon ils perdent toute crédibilité/légitimité. L'Egypte vient d'en donner le triste exemple.
La tenue des élections législatives censée couronner la transition politique en cours, ne constituera qu'une autre étape de franchi, dans le processus de démocratisation de notre pays, car la finalité demeure la construction d'une nation unie et prospère. C'est en cela qu'il s'avère nécessaire de mettre à profit cette nième occasion de reconfiguration et de réorientation politiques, pour édifier telle une bâtisse moderne, les fondements constitutionnels et institutionnels de la nation, sur des bases solides, saines et pérennes. La constitution guinéenne est ce que nous savons tous et nos institutions dites républicaines, si on ne se pose pas de question sur l'utilité publique de certaines d'entre elles, c'est d'admettre que leur mode de fonctionnement et de gestion laisse vraiment à désirer.
Au-delà donc, des questions liées aux élections à venir, la révision et le référendum constitutionnel et le processus de vérité-justice-réconciliation, sont à mon avis des étapes que nous ne devons pas prendre le risque d'ignorer.
A propos justement de réconciliation, bien des personnes s'y opposent, estimant que ce serait une façon de remuer le couteau sur la plaie. Eh bien, qu'ils se disent simplement que le couteau ne peut être maintenu dans la plaie. Il s'agit donc de la retirer avec délicatesse. Contrairement à un grand forum national dans lequel présumés victimes et coupables viendront s'invectiver, les pouvoirs publics pourraient par exemple instituer une commission nationale indépendante de réconciliation, composée d'experts dans différents domaines de compétence, pour effectuer un travail de restauration et de restitution de la vérité, sur les épisodes sombres de notre histoire politique. La publication des résultats de ces travaux, pourra ainsi se faire au cours de journées dites de Réconciliation Nationale, ouvertes à tous et largement couvertes par les médias publics et privés, avec comme objectif, de connaître la Vérité, toute la Vérité sur les crimes humains et économiques et envisager au finish, un pardon général, avec l'indemnisation symbolique des victimes ou familles de victimes, par l'argent public que les bandits à col blanc auront à charge de restituer tout ou partie.
À la clôture des travaux, le document synthèse fera l'objet de sensibilisation et d'une large diffusion auprès des populations, au besoin dans les différentes langues nationales, pour que plus jamais ça.


Publié le 20/06/2013

" Ensemble changeons la Guinée", c'était le slogan de campagne qui avait fini par convaincre beaucoup de sceptiques, pour apporter leur soutien, à la propulsion du Prof-Prési à la tête de l'Etat guinéen.
Mieux, dans le cadre des fameux accords de Ouaga, l'engagement solennel des deux protagonistes du 2ème tour de l'élection présidentielle, à constituer un gouvernement d'union nationale, avait aussi laissé entrevoir une lueur d'espoir, quant à l'aplanissement des divergences générées par la conquête et la gestion du pouvoir.
Aujourd'hui, le constat amer est que la situation socio-politique dans le pays, est une des plus exécrables configurations que l'on pouvait imaginer, avec cette confrontation permanente, entre mouvances présidentielle et oppositionnelle.
Malgré les discours de bonnes volontés, il est plus qu'évident au regard de l'inimité qui caractérise les relations de leurs partisans, que la rupture entre les deux grandes tendances politiques (le RPG-arc-en-ciel et son challenger l'UFDG), est plus que consommée et malheureusement, les dernières évolutions de la situation, ne laissent point présager une possible réconciliation à court terme. Cette instabilité politique, favorable à la culture de la haine et de la division, risque de compromettre pour longtemps, le processus de développement économique et social tant souhaité par les populations.
Et si le salut de notre pays, devait finalement venir d'une troisième voie ?
En effet, pourquoi pas constituer une alliance électorale dans la perspective des élections présidentielles de 2015, qui se proposerait comme alternative crédible à ces deux tendances radicalisées, qui dominent présentement l'échiquier politique et dont la victoire probable de l'une d'entre elles, ne ferait que perpétuer les dissensions et les tensions.
Cette nouvelle alliance s'avère nécessaire, pour rassembler tous les non-alignés par rapport à cette stupide gueguerre politicienne en cours, autour d'un candidat unique, dès le premier tour de l'élection. L'adhésion à ladite alliance, sera sans condition, pour l'ouvrir à tous les "petits partis ", afin de former un grand mouvement d'ensemble capable de rivaliser avec ces deux tendances. Le leadership pourrait ainsi être incarné par une personnalité, dont la légitimité sera garantie par un choix libre et transparent des militants et sympathisants, lors des primaires organisées à cet effet. Un mémorandum recoupant les objectifs essentiels à atteindre sera établi, pour servir de programme et de feuille de route, en matière de gouvernance.
L'élection d'un tel Président, permettrait à coup sûr, de réconcilier les guinéens et d'associer au-delà des appartenances politiques, les talents et les compétences, au service exclusif de la nation.


Publié le 08/06/2013

Une des principales difficultés auxquelles se trouvent confrontés les pays africains en général et la Guinée en particuliers, est la dépendance technologique et financière par rapport à l'Occident. En effet, malgré la richesse en ressources naturelles, on ne possède ni l'expertise technique, ni les moyens financiers, pour leur mise en valeur.
Cette déplorable situation, ne fait qu'empirer avec le phénomène de la fuite des cerveaux.
C'est pourquoi l'Education des jeunes doit occuper une place de choix dans la hiérarchisation des priorités, pour valoriser le capital humain, avec l'idée que la gestion étatique s'apparente de nos jours, à celle d'une entreprise devant faire siennes les techniques modernes de marketing et de management, pour tirer son épingle du jeu de la mondialisation.
Pour apporter un appui conséquent aux jeunes étudiants, pourquoi pas instituer, en fonction des besoins du marché du travail, un système de bourses d'études pour les plus méritants d'entre eux, sur la base de contrats qui les obligeraient de revenir servir le pays pendant une periode donnée, une fois leurs études achevées, avec des propositions de salaires intéressantes et des mesures incitatives à leur maintien au service de la nation.
Une des tâches de l'Etat doit aussi consister à la recherche de compétences, en constituant s'il le faut, une cellule spéciale de "chasseurs de têtes ", pour trouver les jeunes talents disséminés aux quatre coins du monde et créer des mécanismes de retour au pays, qui a aujourd'hui cruellement besoin de savoir et de savoir-faire, ce dans tous les domaines de la vie publique.


Publié le 06/06/2013

Entre autres tares du système de gestion étatique en Guinée, le clientélisme et le favoritisme dans les nominations des cadres de l’administration publique, contribuent fortement à instituer la culture de la médiocratie, car, on a manifestement peine, à dissocier la gestion d’un parti politique et celle de l’administration publique.
La principale caractéristique d’une administration efficiente, demeure sa neutralité qui garantit sa continuité au service exclusif des citoyens.
Mais, il faut dire que le pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat dans les nominations des cadres de l’administration, a pour effet néfaste, de constituer une sorte d’épée de Damoclès, qui cantonne ces derniers dans une situation inconfortable d’inquiétude permanente, à se demander tous les jours, est-ce-que je serai maintenu à mon poste le lendemain. Ce pouvoir de vie ou de mort ainsi exercé à leur encontre, ne peux que les contraindre à une soumission aveugle et complaisante, qui les éloigne de leur mission de service à la nation. C’est d’ailleurs une des raisons, qui les poussent le plus souvent, à succomber à la tentation du détournement des deniers publics, pour se constituer une sorte d’assurance vie, sur le dos du peuple.
La règle de conduite devrait pourtant être centrée sur la méritocratie, pour espérer un nivellement des valeurs vers le haut. C’est pourquoi, les députés de la future assemblée nationale, se doivent d’initier des textes de loi et instituer dans le cadre de la révision constitutionnelle, des critères de sélection, qui légitiment le choix des hommes et favorise la qualification de l’appareil administratif.

A titre d’exemples :

- Pour les cadres des grandes régies financières de l’Etat et les postes à haute responsabilité : Validation des nominations par une commission parlementaire, après enquête de probité morale et intellectuelle.

- Administration territoriale : Postes électifs

- Pour les recrutements de jeunes dans la fonction publique : Offres d’emplois soumis à concours dans les programmes de renouvellement de la fonction publique, avec les départs à la retraite, politique d’insertion et/ou d’absorption, par l’adéquation de l’enseignement aux besoins du marché du travail.

- Pour les évolutions de carrières et promotions internes : Compétences, Aptitudes et Performances, avec des stages permanents de perfectionnement, etc….


Publié le 03/06/2013

Dans le jeu politique guinéen, où les dés sont pipés, la jeunesse semble être le dindon de la farce.
Manipulable, serviable et corvéable à merci, elle demeure prisonnière des pesanteurs d'un système désuet de gestion étatique, qui la cantonne dans un rôle de suivisme béat.
Pouvait-il en être autrement ? Une jeunesse trop longtemps embrumée, dans l'obscurantisme de l'analphabétisme, avec le fameux système d'enseignement de masse au rabais, dans laquelle elle a été forgée et qui d'un seul coup, au nom d'un prétendu sursaut patriotique, se réveille de sa torpeur, par une prise de conscience soudaine, de sa condition de décrépitude, sous les effets conjugués des révolutions politiques d'ailleurs et de la mondialisation. Aujourd'hui, au lieu de se fédérer pour relever ensemble les défis majeurs (éducation, chômage...), elle semble plutôt préoccupée à vouloir réclamer sa part du gâteau, dans le cafouillis de la répartition inéquitable des rôles, par rapport à la conduite des affaires publiques. Son rôle, contrairement à la création démagogique de mouvements de soutien, soutenus à coup d'espèces sonnantes et trébuchantes grevées sur les deniers publics, se devait d'être une force de pression et de proposition, dans le but d'exiger des gouvernants, au-delà des positionnements partisans, la création de conditions de son épanouissement, et de son émancipation de toutes les formes d'aliénation, à travers l'instauration d'un Etat de droit et la promotion de la bonne gouvernance.
D'ailleurs cette jeunesse sacrifiée sur l'autel de la République, possède-t-elle aujourd'hui, de façon objective, la capacité et/ou l'expérience nécessaire, pour assurer valablement la relève immédiate ? Il y'a vraiment lieu de se poser la question, car la Guinée est décidément mal partie.


Publié le 27/05/2013

Dans le cadre des échanges périodiques avec les Acteurs Politiques, nous avions sur la plateforme comme invité du dimanche 26 mai 2013, Mr Souleymane Bah Fisher, le Secrétaire général du Parti National pour le Renouveau (PNR).
Répondant à ma question sur la problématique du fichier électoral, qui constitue à n'en point douter, le nœud gordien de la crise politique, Mr Bah répondit sans ambages ceci: << Je pense que chaque camp cherche à contrôler le fichier, pour s'assurer d'une éventuelle victoire en 2015>>
Au regard des actes jusqu'ici posés dans la gestion du processus électoral, tout semble prouver que le pouvoir détient en ce moment, ce " contrôle du fichier électoral ", avec comme opérateur de révision des listes, la contestée et contestable Sté Waymark. Les données de la Sagem qui avaient constitué la base du fichier électoral lors de l'élection présidentielle de 2010, souffrent elles aussi d'écueils. Ce qui revient à admettre qu'à l'avenir, pour la tenue dans notre pays qui se veut démocratique, d'élections libres, transparentes et crédibles, il y'a nécessairement besoin d'un nouveau fichier électoral, avec un opérateur technique consensuel, qui aura en charge, d'effectuer un recensement général de la population. Le problème aujourd'hui, comme nous le savons tous, est que ces fameuses élections législatives ne seront pas la panachée et si d'aventure elles devaient contre vents et marées se tenir le 30 juin prochain, dans les conditions de représentativité de l'électorat, qui ne reflète qu'en partie, les différentes tendances politiques du pays, autant dire qu'on est en face d'une tentative de holdup électoral, que l'opposition semble malheureusement, vouloir empêcher par tous les moyens.
La cause de cette lancinante crise socio-politique et économique, est d'ordre purement et simplement POLITIQUE, car c'est le paramètre principal qui régente la vie de la nation. À ce titre, elle mérite une solution consensuelle entre les acteurs politiques, sur la base d'un accord global, dans le cadre d'un dialogue sincère et franc, placé sous la supervision de la communauté internationale, qui en sera garante du respect des accords. Le moins qu'on puisse dire, est que le point de rupture est atteint. C'est le moment ou jamais, de dire STOP, sinon le pays court un grave danger, dans cette escalade de la violence, avec désormais des appels à la constitution de milices d'autodéfense, dans les quartiers chauds de Conakry, devenant de jours en jour " Niatiri possa ", au grand dam de la populace. Que le Almighty préserve notre chère patrie des affres de la haine et de la division.


Les acteurs politiques guinéens se doivent de trouver un terrain d'entente, pour nous sortir de ce bourbier électoral - Publié le 09/03/2013

La stratégie de conquête, d’exercice et de maintien du pouvoir mise en œuvre par le RPG-Arc-en-ciel, est perçue par les opposants au régime et maints observateurs de la situation politique guinéenne, comme basée non seulement sur le principe de stigmatisation, d'intimidation et d'exclusion  permanentes de ses adversaires, mais aussi et surtout, sur une idéologie apologiste de la pensée unique.

Et, le moins que l’on puisse dire à ce sujet, est que cette stratégie, si tant bien qu’elle en soit une, a quelque peu atteint ses limites, avec une opposition de plus en plus large au régime du Pr Alpha Condé, dont le mode de gouvernance, s’il peut se targuer d’avoir enregistré quelques progrès significatifs sur le plan économique, qui lui permettent aujourd'hui, de s'accommoder d'une vague caution des populations à la base, n’en demeure pas moins sur la sellette, avec de profondes dissensions politiques et leur corollaire de  violences, sous fond de tensions intercommunautaires.

Par conséquent, malgré la mise en place d’un cadre de concertation et de dialogue initié par le Président de la République, le déficit chronique de confiance et les prises de positions, plus qu’antagonistes que l’on observe sur l’échiquier politique actuel, ne peuvent que rendre sceptiques plus d'un, quant à la possibilité réelle d’un compromis juste, entre mouvance et opposition, par rapport à la gestion du processus électoral, qui continue de focaliser toutes les attentions.

À moins que le statu quo ne satisfasse les uns ou les autres, pour des raisons que le peuple ignore, les acteurs politiques doivent pourtant devoir trouver un terrain d’attente, pour aplanir leurs divergences et sortir ainsi le pays, de cette regrettable situation de blocus, même s’il faille une fois de plus, faire appel à la médiation internationale, comme le réclame d’ailleurs l’opposition.

Que cette opposition qui ne demande d'ailleurs que la création de conditions optimales de transparence et d'équité des élections législatives, revoit à la baisse ses prétentions, soit. Mais en dépit de ses certitudes et de ses acquis, il faut reconnaitre que le pouvoir a tout à tout intérêt à jouer à l'apaisement en ce moment, en faisant preuve de plus de flexibilité et d’ouverture à l'endroit de ses adversaires, dont les dernières manifestations publiques, prouvent à suffisance le potentiel du poids électoral, avec lequel il va falloir inévitablement compter dans l’arène politique, d'autant plus que les troubles sociaux et leurs conséquences désastreuses qui émaillent les mouvements de revendications, constituent une menace  grave pour la paix et hypothèquent de facto, toute initiative de développement  économique et social.


Et dire que le rêve est à portée de main - Publié le 27/10/2012

A l’analyse logique du processus d’évolution socio-politique de la nation guinéenne, on en vient aisément à admettre que la gestion étatique dans notre pays, est l’un des pires modes de gouvernance au monde, en ce sens que nos dirigeants ont toujours failli à leur mission originelle de garantie d’un service public, ayant pour but, l’élaboration et la mise en œuvre de projets de société viables, qui soient favorables à l’amélioration des conditions de vie des populations dans leur ensemble.

En effet, d’un Etat totalitaire, puis libertin, ensuite vagabond, pour enfin se retrouver aujourd’hui dans un régime dit démocratique, les dirigeants politiques n’ont malheureusement eu en commun dans la gestion des affaires, que des pratiques anti-démocratiques, marquées par l’arbitraire avec son corollaire de souffrance physique et mental, car sous leurs magistères respectifs, on a jusqu’ici pu assister de façon impuissante, qu’à la violation systématique des droits humains, à travers des vagues de restrictions, de privations, de stigmatisations, de discriminations, d’exclusions, d’exactions, d’exécutions, avec des dérives économiques faites de clientélisme, de favoritisme, de gabegie financière et de corruption généralisée, sous fond d’impunité totale, le tout entretenu dans un climat social miné par l’instrumentalisation d’une population traumatisée et déboussolée, qui se retrouve malgré elle, prise en otage sous le prisme de l’inculture, de l’obscurantisme, de la haine et de la division.

Dans ce marasme politico-économique et social, que de larmes et de sang d’innocentes victimes, sacrifiées impunément sur l’autel de la République, par des bourreaux à visage découvert, qui sous-couvert d’exercice de l’autorité publique, ont de tout temps, usé et abusé de leur pouvoir autoritaire, pour hypothéquer l’aspiration légitime du peuple de Guinée à la liberté et à la prospérité, sans jamais rendre compte de leurs forfaitures abominables.

Que dire de plus, sinon que le tableau est plus que sombre et y’a vraiment de quoi être interpellé et surtout interloqué, quand on sait que ce pays, riche de sa diversité culturelle et de ses ressources naturelles, regorge de potentialités immenses, qui ne demandent qu’à être mises en valeur, mais qui malheureusement, est à la traine du développement économique et social, faute de vision politique adéquate.

La volonté machiavélique des acteurs politiques de s’accaparer et/ou confisquer le pouvoir, fait que des enfants dont le destin, scellé par leur appartenance commune à cette terre à la fois bénite et maudite de Dieu appelée Guinée, se retrouvent aujourd’hui, à se donner en spectacle désolant et déshonorant aux yeux du monde, à travers une guéguerre fratricide sur fond d’ethnicisation à outrance du jeu politique, dans un climat de suspicions et tensions permanentes.

Et pourtant, de ce long et douloureux combat pour l’avènement d’un régime politique de type démocratique, ayant abouti à l’élection du président de la République au suffrage universel, il était dans l’entendement général et dans l’attente collective et ce en dépit des difficultés inhérentes à tout processus en gestation, une opportunité de renaissance de notre chère patrie, ressuscitant les espoirs les plus fous, chez les populations exténuées par des années de vaches maigres.

Mais encore et toujours, aujourd’hui plus que jamais, des acteurs politiques d’obédiences idéologiques radicales, mal inspirés ou mal intentionnés, de par leur irresponsabilité légendaire à privilégier l’intérêt supérieur de la nation dans l’action publique, continuent à créer et à entretenir invariablement, des situations d’opposition stérile, qui mettent en mal, la cohésion sociale nécessaire à tout projet de développement économique et social.

C’est ainsi que plus de deux ans après l’intronisation, euh, disons plutôt l’investiture du Pr. Alpha Condé comme premier président démocratiquement élu, le triomphaliste "mangué néné" ayant depuis pris ses aises dans son "khibanyi", se complaint contre vents et marées, dans des manœuvres kafkaïennes pour consolider un pouvoir absolu qui corrompt absolument (Blondy), larguant au passage ses promesses électorales de justice sociale et de réconciliation nationale dans le tiroir des oubliettes. N’avait-il pas déclaré lors de sa première interview accordée au Figaro au lendemain de sa victoire que pour redresser le pays « il faut un gouvernement d’union nationale pour au moins deux mandatures » et pendant ce temps le navire Guinée, comme un bateau ivre, continue à tanguer dans les eaux troubles et houleuses d’un océan de contradictions, empêchant la tenue tant attendue, d’élections législatives libres et transparentes, susceptibles de mettre fin à cette transition politique qui n’en finit pas de s’éterniser, au grand dam des populations, qui continuent malheureusement, à broyer du noir tous les jours qui passent et se ressemblent, dans des conditions exécrables de misère psychologique et matérielle.

En dépit des révélations retentissantes de scandales financiers, il y a eu il faut l’admettre, quelques progrès économiques à mettre à l’actif de l’actuel gouvernement au regard de la situation catastrophique dont il a héritée. Mais voilà que le pays est plongé dans une situation de blocage total, dont le point nodal aujourd’hui est d’ordre politique et qui mérite une solution politique consensuelle. En tous cas, le va-t-en-guerrisme ne saurait être la solution idéale de sortie de crise. C’est pourquoi des raisons évidentes d’inquiétude subsistent plus que jamais, dans la mesure où, le chemin qui mène aux élections législatives semble encore semé d’embûches, tant les parties prenantes ont du mal à accorder leurs violons, pour ce qui est des préparatifs de ce scrutin et à ce sujet, au-delà de toute attitude partisane, il faut avoir le courage et surtout l’honnêteté intellectuelle, d’admettre que l’opposition, en raison de son poids électoral, est dans son droit légitime d’exiger la création de conditions de garantie de la transparence et de la crédibilité de ces joutes électorales, dont entre autres la recomposition de la CENI avec ses démembrements, la révision du fichier électoral consensuel par une société autre que Waymark sur la base d’un appel d’offre. Mais quand à ce propos, le président de la République s’exclame en disant « soyez certains, le train des élections législatives va partir de la gare, ceux qui monteront dedans iront et ceux qui ne monteront pas resteront au quai », il faut se dire que c’est une erreur stratégique de la part du pouvoir de penser pouvoir organiser ces consultations sans l’opposition, en espérant profiter de la confusion créée autour de la répartition du quota des représentants de l’opposition à la CENI, pour s’appuyer sur une des dispositions de la loi organique relative à la composition et au fonctionnement de cette institution, qui stipule que « la non désignation de membres par l’une des parties prenantes ne saurait faire obstacle à l’installation et au fonctionnement de la CENI ». La réponse de Sidya Touré à ce sujet est sans ambigüité « s’il y a des gens qui s’imaginent qu’ils peuvent organiser des élections avec ou sans l’opposition, nous, nous ne nous inscrirons pas dans cela. Mais il sera bien difficile de faire des élections sans l’opposition ici ».

Autant dire qu’on est loin de sortir de l’auberge et c’est pourquoi il ne faut pas se voiler la face au nom d’une prétendue souveraineté nationale, pour demander une fois de plus, une plus grande implication de la communauté internationale dans la recherche de solutions de sortie de crise, car la confiance élément essentiel des rapports sociaux, se trouve inéluctablement entamée entre les acteurs politiques guinéens, qui continuent à se regarder en chiens de faïence, avec des risques de confrontation et d’instabilité, dont les conséquences seront catastrophiques pour toute la sous-région ouest africaine.


Ça craint au bled - Publié le 31/08/2012

La crise politique que traverse notre pays aujourd’hui, est source de crispations et d’inquiétudes grandissantes pour tous les guinéens soucieux du devenir de la nation, car au-delà de nos divergences, nous demeurons tous conscients de la nécessité vitale de  préserver la paix dans la justice et l’harmonie sociales, condition primordiale pour la mise en œuvre de tout projet de société.

Le point de friction dans le blocage du processus de finalisation de la transition à travers la tenue d’élections législatives libres, transparentes et crédibles, demeure la question lancinante des modalités d’organisation de ces élections par une CENI, dont la composition actuelle, les attributions et le fonctionnement, ne semblent pas garantir aux yeux de l’opposition dite radicale, la crédibilité. D’où, l'exigence de la part de ses leaders, de la création de conditions optimales d’équité, à même de refléter fidèlement, l’expression du suffrage des électeurs.

Après l’adoption de la loi portant modification de l’article 162 du code électoral, qui donnait des pouvoirs exorbitants au Président de la CENI, telle l’annulation de résultats de bureaux de vote, le Président Alpha Condé, après la tentative de manifestation du 27 août  de l’opposition, qui a été une fois encore réprimée de façon violente, a semblé lâcher du lest, avec l’élaboration en conseil extraordinaire des ministres, d’un projet de loi, portant révision partielle de la CENI.Une option parmi les propositions de sortie de crise contenues dans le Rapport synthèse du CNT. Faut-il préciser qu’il avait le choix entre trois options à savoir :

1-     La recomposition de la CENI conformément aux dispositions de la loi 013 en s’appuyant sur une loi organique.

2-      La recomposition partielle de la CENI en tenant compte du paysage politique actuel, sauvegarder la mémoire de l’institution, et capitaliser les expériences des membres actuels de la CENI.

3-      La recomposition de la CENI par l’élargissement du nombre de ses membres ainsi que de ses démembrements.

Tout naturellement, l’opposition dans un communiqué quelle vient de rendre public, déclare rejeter désormais, toute solution de sortie de crise, qui ne passerait pas par un accord politique global, dument formalisé par une loi organique adoptée par le CNT. De même, les partis politiques membres du Collectif et de l’ADP dénoncent le " tripatouillage" de la constitution et des lois du pays par les institutions républicaines, tel que le CNT. Autant dire que la crise a atteint son paroxysme avec cette radicalisation des prises de position et la fracture sociale qu’elle contribue à accentuer.

La question qui se pose désormais, est de savoir si les acteurs politiques guinéens (mouvance et opposition), ont une réelle volonté de se surpasser, pour taire cette guéguerre fratricide, en acceptant enfin, de se mettre autour de la table de négociation, pour trouver les voies et moyens de nous sortir de cette impasse, qui prend en otage la population guinéenne, de plus en plus souffrante dans sa chair et dans son esprit, dans une atmosphère explosive de suspicions et de stigmatisations permanentes, sous fond de tensions ethniques.

Quoi que valent nos avis divers et variés dans cet imbroglio, il serait intéressant que les utilisateurs de réseaux sociaux, mettent à profit ces plateformes de dialogue et d’échange, en proposant des sujets d’actualité à débattre de façon dépassionnée et en toute objectivité, par l’expression libre de nos opinions, qui permettront ainsi, à chacun de se situer autant que faire se peut, sur le plan idéologique et politique et défendre conséquemment les causes qui nous rassemblent plus qu’elles nous divisent.  Le salut de notre patrie commune en dépend plus que jamais.


Franchement, on attendait mieux du Président démocratiquement élu - Publié le 13/07/ 2011

Notre patrie commune la Guinée, souffrante et agonisante depuis et toujours, des mêmes maux, assénés dans les mêmes mots, mille et une fois stigmatisés par les combattants connus et anonymes de la lutte patriotique, pour l’émancipation et l’épanouissement du peuple martyr, histoire de conjurer le triste sort qui s’acharne implacablement comme une malédiction, car malgré des potentialités multiples et variées, le pays demeure paradoxalement et invariablement, englué dans la queue de peloton des nations minées par la pauvreté et la misère.

Une situation déplorable, du fait stupide en ce qui nous concerne particulièrement, de tensions ethniques qui continuent à être sciemment et impunément instrumentalisées, à travers une culture diabolique et systématique de la haine et de la division, pour cause déshonorante de défense d’intérêts égoïstes de dirigeants véreux, qui dès lors que leur est confiée une quelconque parcelle d’autorité, brillent de par leur incompétence et leur irresponsabilité, en faisant fi de façon dédaigneuse, des principes éthiques et moraux les plus élémentaires, en matière de gestion de la chose publique.

Partant, l’exacerbation conséquente des frustrations et des rancœurs, ne peut naturellement que fragiliser les fondements de constitution harmonieuse de la nation, dont l’évolution sociopolitique est émaillée de faits peu glorieux sur le plan humain, même si par ailleurs, l’organisation pour la première fois de l’histoire politique du pays, d’élections pluralistes supposées libres et transparentes, a eu le mérite de faire renaître les espoirs les plus fous, malgré les clivages et autres oppositions de principe inhérentes au processus démocratique en gestation.

Mais fort malheureusement, après un premier semestre de tergiversations du fait de l’inexpérience du Président de la République en matière de gestion étatique diront certains, on peine à lire entre les lignes de son action politique, car malgré quelques dispositions salutaires, dont les résultats probants sur le terrain, se font attendre avec une certaine impatience, de sérieuses inquiétudes planent au sein de l’opinion publique, quant à la capacité du Pr Alpha Condé à tenir ses engagements, au vu des premiers symboles de jouissance et de pratique du pouvoir, empreints de contradictions profondes.

En effet le Pr Alpha Condé (Président Démocratiquement Elu), de par sa gestion actuelle du pays, jugée approximative et sectaire par plusieurs analystes de la vie politique guinéenne, semble tomber dans les travers d’une vision despotique du pouvoir, avec ses dérives autocratiques de nature à hypothéquer le devenir commun, favorisant ainsi, l’accentuation de la rupture du point de vue stratégique de la conception idéologique d’un projet de société viable. Le malaise social qui en découle et les risques de soulèvements populaires, compromettent davantage les acquis démocratiques obtenus de longue lutte, au prix de sacrifices humains et matériels considérables.

C’est pourquoi aujourd’hui, on l’imagine quelque peu déboussolé, face à l’immensité et la complexité de la tâche, d’autant plus qu’il doit certainement en voir de toutes les couleurs et sentir de toutes les odeurs dans l’exercice quotidien de cette délicate mission de reconstruction, car depuis son installation dans le fauteuil de patriarche qu’il incarne, englouti dans un magma de courtisans, de charlatans et autres démagogues à donner le tournis, il se démène comme un beau diable, à la recherche frénétique de voies et moyens, pour sortir le pays de cette situation de léthargie dans laquelle il végète depuis plus d’un demi-siècle d’indépendance.

A propos, entre promesses électorales de bonne gouvernance et recyclage systématique des caciques de l’ancien régime, volonté politique manifeste de reconstruction du pays et pouvoir d’action limité en raison de contraintes d’ordre structurel et conjoncturel, réformes administratives et institutionnelles et actes anticonstitutionnels décalés, moralisation de la vie publique et manigances pour le besoin obsessionnel de consolidation du pouvoir, restauration de l’autorité de l’Etat et répression de militants ou intimidation d’opposants, il faut dire que le professeur souffle le chaud et le froid et donne visiblement la mauvaise impression de confondre ambitions et prétentions.

Tout ce boucan au nom d’un prétendu concept révolutionnaire d’<<ENSEMBLE CHANGEONS LA GUINEE>>, dont la mise en œuvre s’avère plus compliquée que prévue, car le changement des mentalités que cela suppose, nécessite non seulement une approche méthodologique et pédagogique, basée sur une vision objective et réaliste des vrais enjeux sociopolitiques et économiques qui interpellent les guinéens en ce XXI siècle, mais aussi et surtout, il faudrait que soit menée au-delà des réformes structurelles, une vraie campagne de conscientisation professionnelle au niveau d’une administration paralysée par l’amateurisme et l’affairisme de ses cadres.

Rien de surprenant donc, de constater qu’il s’emmêle quelque peu les pinceaux dans ses élans de père fouettard, qui comme embarqué dans une sorte de cabale vengeresse, a tout le mal du monde pour convaincre les guinéens dans leur ensemble, de s’associer pleinement au processus de changement qu’il prône dans la direction des affaires, depuis son arrivée aux commandes, l’essentiel de son action étant perçu, comme une rhétorique de politique-spectacle, fait de propagandes et de diktats théâtralement distillés dans des sketchs à la one man show, qui rappellent étrangement un certain Capitaine Dadis à ses heures de gloire.

En raison de l’état catastrophique de délabrement psychologique et matériel de ces dernières années, il était courant de voir soutenue, l’idée étrange que le la Guinée pour s’en sortir, a besoin d’un dictateur; un dictateur dans le sens bien entendu, de la conduite autoritaire des affaires, pour mater sans discrimination, les esprits rebelles et réfractaires à l’amélioration quantitative et qualitative des conditions de vie d’une population usée et abusée. Mais, dans le règne de la confusion auquel on assiste en ce moment, avec des soupçons avérés ou non d’exclusion des uns et de favoritisme des autres, sur fond de bébête guéguerre où on ne prend évidemment position pour ou contre, que selon qu’on est bénéficiaire ou victime du système, il faille se rendre à l’évidence que dans un régime qui se veut démocratique et respectueux des libertés individuelles et collectives, la seule et unique manière de contenter le peuple dans sa majorité, est de se mettre en tant que Président de tous, au-dessus des considérations partisanes, par la tenue de discours rassembleurs et en agissant au mieux, dans le cadre du respect strict des textes réglementaires, qui promeuvent l’égalité des citoyens devant les lois républicaines et garantissent à tous, les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Par ailleurs, la réconciliation nationale, slogan de campagne du candidat Alpha Condé lors des élections présidentielles, que nombre d’observateurs, considéraient à juste titre d'ailleurs, comme le préalable à la mise en place des bases d'un jeu politique clair et responsable, a du mal à se mettre en marche, à cause de la rupture du dialogue social entre pouvoir et opposition, ce qui contribue à l’entretien d’un climat de défiance et de suspicion permanente, assombrissant à nouveau l’horizon que l’on croyait un temps définitivement dégagé, parce que tout simplement, l’avènement d’un régime démocratique, était assimilé dans la conscience collective, comme synonyme de renaissance et de progrès social et économique profitable à tous, surtout avec l’arrivée au pouvoir du Prof-diaspo, flanqué de l‘étiquette flatteuse de « monsieur mains propres » , dont la sagesse de l’âge constituait aux yeux de beaucoup, comme un gage d’autorité morale appréciable, à même de favoriser le consensus autour des questions fondamentales et déterminantes pour le devenir de la nation.

D'où l'importance majeure aujourd’hui, d'une opération de concorde civile, pour laquelle, les gouvernants actuels se doivent d’envoyer des signaux forts de décrispation politique, en prenant des mesures de justice sociale et de solidarité nationale au bénéfice des familles des victimes de répressions des années de lutte commune pour l’avènement de la démocratie dans notre pays, en ayant à l’idée qu’un processus de paix et de réconciliation, ne se limite pas à un accord politique passé entre gouvernants et élites politiques pour être ensuite imposé aux populations concernées. Bien au contraire, il suppose l’investissement de ces populations, qui ont à comprendre et à porter les enjeux politiques, sociaux, économiques et culturels d’un tel processus.

Malheureusement, la question qui focalise actuellement toutes les attentions, en l’occurrence l’organisation prochaine des élections législatives, censée mettre fin à la transition en cours, ravive à nouveau les tensions sociales, à cause des divergences profondes de points de vue autour du fichier électoral, dont la fiabilité, si elle est unanimement remise en cause par tous les acteurs politiques, constitue néanmoins le point de friction essentiel, en ce sens que la décision unilatérale de reprise intégrale du recensement proposée par le gouvernement, est contestée par l’opposition, qui en soutient simplement la révision conformément à la loi.

Dans cet ultime bras de fer, il faudrait que les acteurs politiques acceptent pour l’intérêt supérieur de la nation, de mettre en veilleuse leurs querelles fratricides, pour s’accorder sur les modalités d’organisation de ces fameuses consultations électorales, qui comme le prévoit les textes réglementaires, incombe à la CENI, organe à restructurer nécessairement et normalement par le CNT, en vue d’être sur un plan purement technique et fonctionnel, assistée dans sa mission par les services administratifs compétents. C’est en tous les cas, la meilleure attitude à adopter, pour éviter des confrontations inutiles aux conséquences imprévisibles.

En définitive, le message important à faire comprendre à tous, est que contrairement à certains hégémonistes, qui s’imaginent de façon délirante, incarner au mieux la noblesse et la légitimité, pour diriger dignement le gouvernail du destin commun, tous les guinéens sont concernés, peut-être à des degrés divers, en fonction des implications de près ou de loin, par le comment de la gestion du pays, car on ne le dira jamais assez, ce lopin de terre qui nous est légué par nos ancêtres, nous appartient à tous et à ce titre, il est du devoir de chaque citoyenne et de chaque citoyen soucieux du développement économique et social de la nation dans son ensemble, d’apporter son tribut à la paix, à la sécurité et à la réalisation de la réconciliation nationale, au lieu de continuer à gaspiller de façon insensée, nos énergies créatrices au travers de tiraillements et de déchirements.

 


La guinée post-électorale: un important palier de franchi - Publié le 07/12/2010

Malgré les imperfections,  la fin de la transition politique en Guinée, doit être considérée comme un palier important de franchi, car après tout, l'objectif principal était d'en finir avec l'Etat d'exception incarné par le régime militaire, pour pouvoir doter le pays d'un Président civil, synonyme d'amorce du processus démocratique.

La volonté affichée du nouvel homme fort du pays, de s'employer à l'assainissement et au perfectionnement de l'administration publique, est une intention louable à saluer et à encourager, si et seulement si, les conditions de son expression courante dans les faits et gestes, favorisent l'adhésion populaire, en tenant compte des préoccupations légitimes des populations, qui au-delà de leur souhait ardent de  satisfaction des besoins matériels après toutes ces années de privation, aspirent surtout à une vie paisible, dans une patrie unifiée, qui se réalisera nécessairement au travers d'un processus de vérité, justice et réconciliation. Ensemble, nous bâtirons la Guinée nouvelle, mais il se trouve qu'on a commis tellement d'erreurs de parcours de par le passé, qu'il serait inconcevable, que l'on veuille à nouveau, prendre le risque insensé, de sauter aveuglément dans l'inconnu. La Guinée comme un grand malade, a besoin d'être diagnostiquée de fond en comble, pour se faire une idée précise du mal dont elle souffre et pouvoir ainsi en toute sérénité, lui apporter les remèdes adéquats. A comprendre enfin que, dans l'administration efficace et efficiente des entités  économiques et sociales progressistes, l'heure n'est plus aux approximations et aux improvisations de non-sachant. Les nouveaux décideurs doivent en cela, se donner les moyens de leurs ambitions, pour espérer dissiper les inquiétudes liées à la crise de confiance installée ces derniers temps entre les gouvernants et leurs administrés, du fait de la tenue par les premiers, de promesses fallacieuses lors de la conquête du pouvoir, mais qu'ils s'empressent de jeter dans les oubliettes, une fois dans les rouages de la chaîne de commandement, comme quoi, les grands diseurs ne sont pas toujours les grands faiseurs. En tous les cas, il n'y a pour le moment, pas lieu de faire un quelconque procès d'intention, car le Président Alpha Condé, en raison des circonstances spécifiques de son accession au trône et des immenses attentes de la population,  sera plus que tout autre Président dans le passé, jugé à l'œuvre sans aucune complaisance.  Le développement économique et social de tout pays, est tributaire de la bonne gouvernance et de la consolidation des acquis démocratiques et la Guinée ne fera point exception à cette règle universelle. A chacun de jouer patriotiquement sa partition, dans l'harmonie et la cohésion. Notre survie en tant que nation, en dépend plus que jamais.


Alpha Condé est donc le nouveau Président de la République - Publié le 17/11/2010

Eh oui, il faut se rendre à l'évidence, Alpha Condé est donc le nouveau Président de la république de Guinée. Une victoire contestée et au goût amer pour les partisans de l'alliance Cellou Dalein Président. Une victoire quand même, qui sera naturellement confirmée par la Cour Suprême et en tant que démocrate responsable et surtout soucieux de la paix et de la cohésion sociale, il n'ya plus qu'à se plier devant cette plus ou moins libre expression de la volonté populaire. Mais dores et déjà, il y'a de quoi être quelque peu sceptique quand à l'avancement du processus démocratique dans notre pays, car dans une interview accordée au Figaro, Alpha Condé qui se dit vouloir être le Président de tous les guinéens, a réitéré en ce sens,  sa volonté de former un gouvernement d'union nationale en ces tremes « La tâche est tellement immense que toutes les compétences seront les bienvenues ». Le hic est qu'en lisant entre les lignes, on peut se douter de sa volonté de confiscation du pouvoir, une fois installé, comme le prouve les expériences décevantes toujours vécues en Afrique. En effet, il estime dans cet entretien   « qu' il faut un large gouvernement d'union nationale pour au moins deux mandatures ». Allez comprendre ce que cela sous-entend. En tous les cas, l'avenir nous édifiera sur sa capacité ou non,  de rassemblement et sa volonté affichée de réconciliation nationale et de changement profond des mentalités et des pratiques désuettes, qui ont miné la gestion étatique du pays durant toutes ces années de galère. Néanmoins, comprenons que le combat pour l'avènement d'une Guinée démocratique unie et prospère est loin d'être gagné, raison pour laquelle, il faudrait continuer à s'investir pour  la consolidation des acquis démocratiques et l'instauration d'un Etat de droit, respectueux des libertés individuelles et collectives. C'est la seule cause qui vaille, pour le bonheur de tous.


Ces élections de tous les... - Publié le 06/11/2010

Ouf, serait-on tenté de s'exclamer, tant la fin de la transition démocratique dans notre pays, a connu des soubresauts qui ont fortement ébranlé les fondements du tissu social.

La conquête du pouvoir par la voie des urnes, dans un scrutin censé être crédible de par sa transparence à travers une stricte neutralité de l'administration publique, une première en Guinée depuis l'accesssion du pays à l'indépendance, ce qui confère à l'évènement, un caractère historique.

Ce second tour de l'élection présidentielle, constitue donc à n'en point douter, un enjeu majeur à bien des égards, car après toutes ces années de privation et de résignation, le peuple martyr qui s'est vu spollié, violenté, humilié et abandonné à son triste sort, entrevoit enfin une lueur d'espoir, tout en regardant l'avenir avec quelques appréhensions, du fait de l'irresponsabilité de certains acteurs politiques, dont les ambitions égoïstes et démesurées, ont tout au long du processsus de transition, primé sur l'intérêt supérieur de la nation, en ce sens que leurs propos populistes et attitudes équivoques de haine et de division, ont contribué à la création et l'entretien d'un climat de tensions communautaires et les conditions d'une implosion sociale.

Dieu soit loué, car malgré les intimidations, les intoxications et les manipulations, la volonté populaire des guinéens et les pressions de la communauté internationale, ont fini par avoir raison des sirènes du mal.

Reste plus qu'à souhaiter que le vote se déroule dans la paix et la quiétude sociale, car ces élections aussi importantes qu'elles soient, ne constituent pas une fin en soi. La guinée doit être repensée de fond en comble avec une réorientation politique, qui soit à même de changer les mentalités rétrogrades et favoriser l'avènement d'une démocratie véritable, garantissant les libertés individuelles et collectives, pour bâtir ensemble une nation unie et propspère. La réconciliation nationale passera forcément par là.

Que Dieu préserve notre patrie!


Publié le 28/10/2010

Ras-le-bol des guéguerres politiciennes faites de désinformation, d'intoxication, et de manipulation. Des actes pervers de haine et de division, entrepris sans vergogne par des ennemis de la démocratie, obssédés par la conquête du pouvoir, pour lequel ils sont prêts à mettre le pays à feu et à sang, alors que la populace dans son ensemble, ne demande qu'à vivre dans la paix et dans l'harmonie sociale.


Publié le 18/10/2010

Le basculement de vie à trépas est si imprévisible, qu'il est plus que stupide, de perdre le priécieux temps de passage sur terre, à se confondre en conjectures. Sans prétention, il faut pour parer à toutes les éventualités, prendre soin de baliser le chemin chaotique de vie, en se fixant des objectifs et en se donnant les moyens de ses modestes ambitions.


Publié le 08/10/2010

Dans un monde évolutif et globalisé, il n'ya aucun mérite à vouloir se barricader dans des retranchements au nom d'une prétendue identité nationale, car l'homme moderne en tant que citoyen du monde, est un fruit résultant du brassage des cultures et des civilisations. Libre à tous, le choix de vivre là où nous nous sentons le mieux.


Publié le 05/10/2010

Nous avons certes, les mêmes perceptions des phénomènes à travers nos organes de sens, mais sûrement pas les mêmes facultés d'analyse et d'interprétation. A croire aussi que tous les hommes sont intelligents, mais ce sont les dégrés de compréhension et les domaines de prédilection qui diffèrent. Le partage est donc, la chose qui enrichit nos différences conceptuelles.

S'il est vrai que ce sont les choses de même nature qui s'engendrent et que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on peut admettre que le bien engendre le bien et le mal engendre le mal. Il suffit qu'il y'ait adéquation entre ce que l'on pense (esprit) et ce qu'on ressent (coeur), pour que se réalise par la volonté divine, notre vouloir et ce, qu'on en soit conscient ou pas, car comme le disent les anciens, on récolte rarement les fruits de nos sacrifices au moment où on s'y attend, mais indéniablement, on ne récolte dans la vie que ce que l'on sème. Positive attitude.


Publié le 04/10/2010

Personne ne décide de sa naissance, de son appartenance territoriale, ethnique ou raciale. On naît de toute évidence, bon ou mauvais(coeur), intelligent ou idiot (esprit), tout en étant perfectible en tant que créature consciente et pensante. Fondamentalement tributaires de nos origines, les influences du cadre de vie et les expériences bonnes et mauvaises, contribuent cependant à façonner notre devenir.


Pulié le 01/10/2010

La jeunesse est dans l'esprit et la paix du coeur est dans le partage d'actions positives. Des erreurs, on en commet à longueur de vie, car la perfection n'est pas humaine, mais pour la rédemption de nos âmes tourmentées, il faut de façon sincère, se soulager le plus fréquemment que possible la conscience, par la confession et la repentance.


Publié le 20/09/2010

Défendons ensemble pour l'intérêt de la nation, l'acquis démocratique qu'est la liberté de choix entre les deux candidats au 2ème tour. Une conviction n'étant pas une certitude, personne n'a le monopole de la vérité, alors place au débat d'idées pour éclairer les esprits , au lieu de continuer à s'opposer bêtement pour des considérations subjectives qui mettent en péril la cohésion sociale. A NOUS LA GUINEE.


Publié le 10/08/2010

Vouloir, c'est pouvoir dit-on souvent. Et pourtant, le contraste est que l'on peut fortement vouloir et ne jamais pouvoir, car de façon croyante, il est à admettre que l'homme propose, mais Dieu dispose, comme pour dire que le destin de l'homme est scellé. Nous sommes certes comptables de nos actes, mais en sommes-nous toujours maîtres ? La question demeure un remue-méninges qui prête à confusion.


<< Au nom de tous les miens >> - Publié le 24/06/2010

Inimaginable dans un passé récent, les guinéens sont bel et bien appelés aux urnes, en ce dimanche 27 juin 2010, pour s’acquitter de leur devoir civique, en ayant pour la première fois de l’histoire mouvementée du pays, la possibilité d’élire librement au suffrage universel,  le  Président de la république, dans des conditions relatives de transparence et surtout de neutralité souhaitable de l’administration publique.

L’espoir pour ce peuple martyrisé et traumatisé, est d’en finir définitivement, avec la spirale infernale de violence physique et psychologique, que des années de mal gouvernance, ont permis d’asseoir dans l’environnement socio-politique.

L’avènement de cette ère démocratique,  est le fruit d’un houleux combat, dont les sacrifices matériels et humains, bien qu’à  hauteur de l’enjeu historique, demeureront à jamais présents, dans la mémoire collective, comme une ombre au tableau idyllique de la légitime et profonde aspiration  des guinéens dans leur ensemble, à savoir un regain de patriotisme, qui se traduirait par le renouveau politique et l’amélioration qualitative de la gestion étatique.

Qu’on relève en cette période critique et déterminante du destin commun, des imperfections et des incohérences ici et là, quoi de plus normal dans ce parcours atypique et chaotique de la société guinéenne, dont l’ébranlement des fondements sociaux et les manquements à profusion à la morale et à l’éthique, de la part des dirigeants, depuis plus d’un demi-siècle de tergiversation, ont contribué à bafouer l’honneur et la dignité humaine et prêtent désormais à confusion, dans les tentatives d’analyse et d’interprétation du processus d’évolution d’une nation aux abois.

C’est en cela que la détermination des responsabilités de toutes les machinations orchestrées, dans un cadre de concertation et de dialogue national, s’impose comme une œuvre utile de salubrité publique des mentalités.

La conduite à terme de la transition a été rendue possible, grâce à l’engagement solennel du général KONATE, à qui il faut rendre un hommage mérité, pour avoir mis contre vents et marées, un point d’honneur à respecter avec courage et détermination ses engagements, mais aussi par la responsabilité dont ont fait montre, les différents acteurs impliqués dans le processus, à travers la volonté commune d’aller de l’avant, en s’accordant sur l’essentiel, à savoir le retrait des militaires de la sphère politique et l’institution d’un régime démocratique.
Pour ce faire, il a fallu se résoudre à mettre momentanément en suspens, les querelles fratricides et les sempiternels problèmes, qui nous ont jusqu’ici, opposés et poussés, à cultiver la haine et la défiance.
En fin de compte, le deal a été de privilégier la paix à la justice et si l’on peut  à bien des égards, se réjouir du dénouement plutôt heureux de la situation, qui permet aujourd’hui de sortir de façon irréversible de ce ghetto institutionnel, il ne faudrait cependant pas se leurrer, en préférant cette paix apparente à une justice équitable, car le risque est que les victimes d’hier, deviennent les bourreaux de demain, d’où la nécessité impérieuse du rétablissement de la vérité historique, pour une saine réconciliation nationale, qui demeure le préalable indispensable, pour tout développement économique et social, au bénéfice de chacun et de tous.

Autrement, à la faveur de ces élections, comment comprendre le repositionnement stratégique et les tentatives maladroites de réhabilitation, d’individus connus, bien que pas encore reconnus par la justice, qui se sont aux yeux de tous, rendus coupables de trahison, mais qui malgré tout, ont la prétention de vouloir encore bénéficier de la confiance du peuple, qu’ils ont de tout temps et en toute impunité, usé et abusé sans remords, ni regrets.  Combien sommes-nous aujourd’hui, à fonder de grands espoirs, en ces fameuses et incertaines joutes électorales, qui on l’espère ardemment, nous permettront enfin, de pouvoir fuir la galère de l’occident, dont l’avantage comparatif des conditions de vie, constitue paradoxalement, pour  bon nombre de nos compatriotes résidants en Guinée, un prétexte de discrimination négative, alors qu’il serait judicieux et profitable pour tous, de considérer que les expériences d’ailleurs, sont une source immense d’inspiration et de perfectionnement individuelle et collective à mettre  à profit, pour l’enrichissement des connaissances.

En tous les cas, rien de surprenant, qu’on soit en ce moment, peu à croire en la sincérité de nos hommes politiques et de tous ces briseurs de rêves, dont les tendances communautaristes, poussent le plus souvent, au réflexe du repli identitaire, qui biaise du coup un débat,  se devant pluraliste, dépassionné et constructif, à cause d’une simple et évidente raison de divergences, inhérentes à toute entreprise humaine et sociétale.

Alors, vivement la souveraineté du peuple et le libre arbitre des électeurs dans leur choix du  responsable de la direction des affaires publiques, dont la personnalité, au-delà de ses compétences et aptitudes, doit incarner le minimum de consensus nécessaire, pour remettre les guinéens sur le chemin de la réconciliation  et d’une paix durable.

De toutes les façons, n’adviendra que pourra, raison pour laquelle, il ne sert à rien de polémiquer ou de spéculer sur le nom du futur locataire de Sékoutoureya, car la compétition reste grandement ouverte et de ce fait, y’a plus qu’à souhaiter que le meilleur des protagonistes, qui se souciera de servir humblement la cause commune, gagne sans conteste la partie.

Hommage à tous les combattants, pour l’émancipation et l’épanouissement du peuple de guinée, spécialement aux martyrs tombés sur le champ de bataille, pour lesquels, le triomphe de la démocratie, à travers le strict respect des libertés individuelles et collectives et des règles et procédures administratives, constituera une source atténuante de la douleur de leurs familles et amis respectifs.

Nous sommes un peuple, une nation et nous avons en partage notre destin, alors tous ensemble, agissons pour l’avènement d’une guinée démocratique, unie et prospère.


Attention ! Alarme incendie - Publié le 17/12/2009

Le feu qui couvait dans le foyer Guinée, est entrain ces derniers temps, d’être frénétiquement attisé par d’inconscients pyromanes, dont la débauche démoniaque d’énergie, risque de mettre en péril, le processus de normalisation de la situation politique et sociale, car ils n’ont  idée, des conséquences dévastatrices de la propagation d’un tel sinistre.

En effet, dans l’imbroglio politico-dramatique que traverse le pays depuis la folle journée du 28 septembre, la radicalisation des positions d’irréductibles renégats,  contribue de façon pernicieuse, à cultiver la confusion comme stratégie politique de conquête du pouvoir, avec des tendances extrémistes, dont les effets pervers risquent de nous plonger davantage, dans une situation inextricable de chaos, si ce n’est déjà le cas.
Le climat d’incertitude qui plane sur l’issue des négociations de sortie de crise, tient des difficultés de conciliation des points de vue diamétralement opposés, de la junte au pouvoir et du forum des forces vives, qui peinent à se départir de leurs égos mal placés, quand il s’agit d’apporter des réponses viables et constructives, aux questionnements essentiels, relatifs à la gestion de la transition politique en cours.

Et pourtant à l’origine, les guinéens dans leur grande majorité, voulaient de cette transition, qu’elle soit consensuelle et la plus courte que possible, avec comme objectif ultime, de parvenir dans la paix et la sérénité, à l’organisation d’élections, tenant compte du principe universel de la libre désignation des gouvernants, par le peuple souverain, sur la base d’une réelle concurrence électorale, où les partis politiques légalement et légitimement constitués, malgré leur nombre pléthorique, proposeront des programmes alternatifs, au choix des citoyens. Ce n’est plus, ni moins, que le respect des règles du jeu démocratique, qu’ambitionnent les patriotes intègres, notre mère patrie étant maintenue depuis plus d’un demi-siècle, au grand regret de sa laborieuse population, sous le joug de dirigeants fantoches, qui s’adjugent impunément, le droit de bafouer le destin commun, par la fantaisie de leurs décisions,  dénuées d’une quelconque vision progressiste.

La rupture du dialogue social consécutive au nom respect des engagements par la junte au pouvoir, principalement, son désengagement de la sphère politique au terme du processus de transition, a eu pour effet d’entraînement, l’une des affreuses illustrations de la tragédie humaine, qui s’est manifestée à travers le traquenard du 28 septembre 2009, se soldant par l’hécatombe inscrite en lettres de sang, dans les pages noires de notre histoire et qui restera de façon indélébile, gravée à jamais, dans les mémoires.

Et comme si de rien n’était, on continue à vouloir nous imposer, ce lamentable foutoir de bric-à-brac , avec une junte acculée de toute part, qui pour se maintenir au pouvoir, contre la volonté populaire de plus en plus manifeste, s’embarrasse peu des exigences et des recommandations de la communauté internationale, qui soutient un retour rapide à l’ordre constitutionnel, objectif constituant par ailleurs, la principale préoccupation du forum des forces vives de la nation, organe coalisé, représentatif de tendances diverses et variées de la population.

Dans un dessein illogique et immoral, les bourreaux des martyrs du 28 septembre, cherchent vaille que vaille, à s’accommoder d’une vague caution des masses manipulées et corrompues à souhait, à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes, butin illégalement prélevé sur les deniers publics, pour ratifier les choix équivoques, d’un pouvoir imposé par la force des armes, avec l’entretien d’une atmosphère explosive de tension et de terreur, auréolée par des campagnes médiatiques de propagande d’opportunistes zélés, qui font vibrer la corde sensible du nationalisme, pour rallier la populace, à une cause perdue d’avance.

Une fois de plus, une fois de trop, le peuple martyr de guinée, se trouve être la victime expiatoire des querelles politiciennes de ses dirigeants, dont les ambitions démesurées de conquête et/ou de confiscation du pouvoir, dénaturent l’analyse et le raisonnement, au point de sacrifier l’honneur et la dignité, seuls critères méritoires pour les représentants du peuple, investis de la confiance collective, dans le cadre particulier, d’exercice de leurs missions de service public.

Des fameux rancards de Ouaga, dont on ne se fait pas grande illusion, quant à la décrispation de la situation, le facilitateur Blaise Compaoré, sur les propositions de sortie de crise contenues dans son document synthèse, issu des premières discussions, laisse sceptique plus d’un observateur, dans la mesure où il semble occulter le point nodal de la crise, qu’est le renoncement pur et simple du Capi-Pési, à ses  ambitions de maintien au pouvoir, conformément à ses promesses initiales et aux souhaits de la population soutenue en cela, par la communauté internationale.

Malgré cette déconvenue, le dialogue inclusif sans exclusion, semble être la seule et unique voie, pour venir à bout des dissensions politiques, car dans ces tractations assimilables à des transactions commerciales, sur la convoitise que constitue le pouvoir,  le bon sens voudrait que les deux parties consentent à faire des réductions sur leurs exigences et prétentions très haut placées, qui tendent à marginaliser l’adversaire, en s’accordant sur la nécessité objective d’une acceptation mutuelle, de partage futur des responsabilités, dans la direction des affaires étatiques, en tout cas, le temps nécessaire, pour réunir les conditions matérielles d’organisation d’élections libres et transparentes, auxquelles les membres du CNDD et du gouvernement actuel, ne seront partie prenante, car c’est la seule façon incontestable de légitimation du pouvoir et de restauration de l’autorité  de l’Etat.

La question fondamentale qui se pose maintenant, est la nature du réengagement futur du Capi-prési dans la direction des affaires étatiques, pour peu qu’il recouvre la plénitude de ses facultés physiques et mentales, après cette tentative d’assassinat dont il a été victime le 3 décembre dernier. L’on ose tout de même espérer, que la rudesse de l’épreuve et le traumatisme qui en découle, sera de nature à changer l’homme, qui doit certainement comprendre à ses dépens aujourd’hui, qu’il ne faille se fier à des serments d’hypocrites ou croire à des promesses de loyauté, de la part d’hommes sans scrupule, dont le seul but est de profiter des largesses du pouvoir, en vous faisant admettre, l’idée d’un destin messianique en tant que chef, par l’entretien d’un culte païen de la personnalité, qui ne fera que vous perdre, parce que contre nature.

Toujours est-il que la crise guinéenne qui s’enlisait depuis un certain temps, risque davantage de complications, surtout que le général Sékouba Konaté qui assure l’intérim du pouvoir et à qui on prête naïvement de meilleures intentions, semble déjà conforter les faucons du CNDD, qui se complaisent dans la logique d’affrontement, dont ils espèrent sortir vainqueurs, forts du soutien inconditionnel d’une frange de l’armée de plus en plus décriée, qui utilise la force et l’intimidation, comme  seuls moyens d’expression.

Le combat est certes déloyal, mais la raison finira tôt ou tard par l’emporter sur la passion, car inéluctable est le triomphe de la volonté populaire.

A ce sujet, il ne faudrait pas que les combattants pour l’émancipation et l’épanouissement du peuple de guinée, se laissent entraîner sur la pente glissante du terrain de l’ethnocentrisme qui gangrène la société et fausse le débat citoyen, et les leaders politiques, en évoquant à tout bout de champ ce fâcheux sujet dans leurs campagnes de sensibilisation, ignorent qu’ils incitent implicitement leurs partisans, à prendre au rebond ce boulet de haine, cause des replis identitaires et de risques de guerre fratricide. La Guinée est une et restera indivisible, malgré les tentatives d’instrumentalisation et de récupération des mouvements sociaux, dont le seul but demeure l’exigence d’une bonne gouvernance, pour l’amélioration des conditions de vie de la population dans son intégrité.

On vient malheureusement à admettre en désespoir de cause, qu’à la violence, on ne peut opposer que la violence et c’est en cela, qu’il serait souhaitable que se réalise la volonté de la communauté internationale, d’envoyer en Guinée, une force de protection des populations civiles, contre les multiples exactions et violations des droits de l’homme, surtout qu’à l’allure où vont les choses, tout laisse présager un durcissement des positions de la junte, qui trouvera mille et un prétextes, à sa tentative de confiscation du pouvoir, à cause de la radicalisation de plus en plus manifeste de ses têtes pensantes. La lutte continue.

Que Dieu sauve la Guinée


 

Sauvons ce qui reste de meubles dans la maison Guinée - Publié le 08/10/ 2009

La rupture du dialogue social que la confusion autour du processus de transition a entrainée, après que le Capitaine Dadis ait laissé entendre qu’il pouvait se portait candidat aux élections présidentielles à venir, contrairement aux engagements pris devant le peuple de Guinée et la communauté internationale, a eu pour conséquence malheureuse, la radicalisation des positions et la crispation de la situation politique.

L’organisation d’une manifestation pacifique de l’opposition, en cette désormais, tragique et inoubliable journée du 28 septembre 2009, s’inscrivait donc dans une logique de confrontation, dans le rapport de forces institué ces derniers temps, entre la junte au pouvoir et les leaders des partis politiques.

En effet, l’utilisation à profusion par la junte, des ressources de l’Etat et la monopolisation des médias publics dans sa campagne de propagande, a fini par exaspérer les leaders de l’opposition, réunis au sein du forum des forces vives, qui pour parer aux velléités de maintien au pouvoir du Capi-Prési, n’ont eu d’arme politique de pression, que la mobilisation de leurs membres et sympathisants, pour revendiquer le respect des règles démocratiques, permettant un retour rapide, à l’ordre constitutionnel.

Cette manifestation contestataire qui s’est tenue contre l’avis des autorités, se voulait l’expression libre et pluraliste d’une frange importante de la population, opposée à l’idée de la candidature du Capi-Prési, car une telle éventualité paraissait indubitablement, contraire à la volonté populaire, de création des conditions d’organisation d’élections libres, dont la caution de transparence semble ne pouvoir être garantie, que par l’administration publique, par le rôle d’arbitrage impartial et neutre qu’elle est appelée à jouer, dans l’optique bien entendu, de respect de la promesse initiale de non participation du président Dadis et d’aucun autre membre d’ailleurs de son gouvernement et du CNDD, aux futures joutes électorales.

Mais, sous le prétexte fallacieux de maintien de l’ordre public, les hommes en uniforme ont pactisé avec le diable, en mettant le feu à la baraque, pour étouffer le sentiment de révolte de la population, dans sa soif inaltérable de liberté et de démocratie.

Avec un acharnement inouï, des éléments soi-disant incontrôlés de l’armée, ont semé la terreur et la désolation, par une répression sanglante, avec à la clef des milliers de blessés et des centaines de morts innocents, fauchés par les balles assassines de lascars soldats, instrumentalisés par la junte, dans son politiquement incorrect dessein de confiscation du pouvoir. Que les âmes de nos martyrs reposent en paix et que leur sacrifice ultime ne soit pas vain, par la poursuite du combat pour la liberté et l’émancipation du peuple de Guinée.

Quoi qu’il en soit, le capitaine Dadis et consorts ne sauront en aucun cas, se dédouaner de leurs responsabilités dans les massacres perpétrés, à quelques degrés que celles-ci se situent.

Décidément, le pain ne peut être béni, quand des personnes impies, débitrices d'inepties, mettent la main à la pâte et face à ce qu’il convient d’appeler une tragédie humaine, même les traditionnels et récurrents rites sacrificiels, que conseillent les diseurs de bon aventure et le mysticisme envoûtant des charlatans et autres féticheurs, qui s’évertuent à vouloir sacraliser la fonction présidentielle, ne sauront laver les souillures de l’âme et purifier cet étendard sanglant, brandi au nom d’une raison, dite d’Etat.

Malgré l’opposition catégorique des forces vives, à l’idée de la candidature annoncée du capitaine Dadis aux élections présidentielles, l’on estimait que pour une issue consensuelle de la crise que traverse le pays, le bon sens aurait commandé un partage du pouvoir entre l’opposition et la junte, dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale, mais après avoir commis l’imparable, la question du départ du Capi autoproclamé Prési, devient désormais, une exigence non négociable, pour les forces vives et nombre de guinéens, qui ne trouvent plus rien en lui, ce patriote qu’il avait laissé croire, en promettant de balayer la maison à sa prise du pouvoir le 23 décembre 2008.

Le mal est fait, mais il va bien falloir recoller les morceaux du tissu social mis en lambeaux par l’irresponsabilité légendaire de nos gouvernants, en renouant avec le dialogue dans le cadre de la médiation assurée par le Président Burkinabé Blaise Compaoré, sous l’égide de la CDEAO.

Et à ce propos, il faut se rendre à l’évidence que le pouvoir, même confié légitimement par la voie des urnes, ne se rend pas aisément, à plus forte raison, quand il est ramassé dans la rue, comme ce fut le cas avec le CNDD.

De ce fait, ce serait improductif de la part des forces vives de camper sur des positions intransigeantes, telle la question du départ immédiat du capitaine Dadis, qui doit être négociée sans pour autant en faire un préalable à toute discussion.

L’envoi d’une force d’interposition, envisageable dans le pire des cas, ne saurait être l’idéale de solution, car ça pourrait créer des déséquilibres fonctionnels, source de déstabilisation.

Mais ce qui reste fondamentale cependant, c’est la création d’une commission d’enquête internationale, pour traduire les assassins devant la TPI et naturellement, la junte ne doit et ne peut plus à elle seule, assurer la conduite de la transition, faute de crédibilité. Elle doit désormais s’il le faut, être contrainte à admettre, la constitution d’un gouvernement d’union nationale, dans lequel elle aura une quelconque représentation, puisqu’elle est et demeure, bien que décriée, une composante de la nation et dans cette phase de réorientation politique, toutes les composantes doivent être associées, à la recherche de solutions de sortie de crise.

Ce gouvernement dont les critères de composition restent à déterminer de façon consensuelle, aura à charge la liquidation des affaires courantes, avec comme priorité, la création d’un CNT (conseil national transitoire) viable, chargé du toilettage de la constitution, pour déterminer les critères d’organisation et de participation aux élections et en donnant les moyens à la CENI (commission électorale nationale indépendante), de finaliser l’enrôlement des électeurs.

En raison de la divergence des intérêts en jeu, ledit gouvernement doit être placé sous tutelle de la communauté internationale, avec un GICG (groupe international de contact sur la Guinée) dont la mission aura été réévaluée, pour pouvoir superviser et coordonner si besoin en était, le processus qui nous mènera aux élections et au-delà de celles-ci, un observatoire national doit être institué de façon pérenne, pour l’évaluation et le suivi permanent du processus démocratique dans notre pays.

La réconciliation passera nécessairement par la tenue d’assises nationales, pour déterminer les causes endogènes et exogènes de la décadence de la nation guinéenne, depuis son accession à l’indépendance et la tenue d’élections libres et transparentes, dans un délai raisonnable qui ne serait pas forcément celui retenu pour l’instant, est le seul gage de réussite d’une telle entreprise, car la légalité et la légitimité du choix du peuple, ne souffrira d’aucune équivoque.

Que Dieu bénisse la Guinée et nous préserve de l’implosion sociale.


 

Tractations politicardes à la guinéenne - Publié le 30/08/2009

La lutte acharnée que mènent les vaillants combattants pour la liberté et la démocratie en Guinée, connaît ces derniers temps, des rebondissements et des revirements de situations, qui ont de quoi faire battre de chamade, les cœurs fébriles et meurtris, en ce sens que la confusion autour de l’orientation politique actuelle, est perçue à juste titre, comme un stratagème finement élaboré, en vue de la confiscation au nez et à la barbe de tous, du pouvoir par la junte militaire.

D’engagements formels de respect du chronogramme initialement concocté par les forces vives, le Président Dadis prétend finalement, adhérer à la proposition de report des élections pour 2010 faite par le comité ad hoc, commission qu’il a préalablement instituée, pour tabler sur les causes de blocage du processus de transition, afin qu’elle fasse des propositions concrètes, à même de décrisper la situation d’impasse dans laquelle était sciemment plongé le pays, de par l’incohérence manifeste, des prises de décisions fantaisistes au sommet de l’Etat.

Sans surprise aucune, la coordination des forces vives, regardant les réalités en face, a de façon objective, constaté non sans amertume, les retards accusés par rapport aux engagements de mise en œuvre des dispositions contenues dans ce chronogramme, engagements pris de façon patriotique, pour reprendre les termes du Président Dadis, devant la communauté nationale et internationale et n’a par conséquence eu de choix, que d’accepter avec bien évidemment, de sérieuses réserves, cette nouvelle donne, dans l’espoir que les conditions seront enfin réunies, pour mener à terme dans la paix et la concorde nationale, la transition qui aboutirait, à l’organisation des élections, dont la caution de transparence, sera garantie par le rôle d’arbitrage des autorités actuelles, qui avaient jusque-là, soutenu la non participation des membres du gouvernement et du CNDD aux futures joutes électorales.

L’on a cru et on continuait peut-être naïvement de croire, à  la parole d’honneur du soldat Dadis, car pour une fois, on pensait sincèrement que le sens de la dignité qui voudrait qu’il y’ait adéquation entre ce que l’on dit et ce que l’on fait, sera encore de façon patriotique, respecté par le Capi-Prési.

Mais plouf ! Voilà qu’il trouve à jeter un pavé de plus, un pavé de trop, dans la marre, nous faisant admettre pour de bon, qu’en Guinée plus qu’ailleurs, rien n’est gagné d’avance, car désormais, il clame haut et fort dans ses tonitruantes déclarations publiques, qu’il a le droit et la légitimité comme tout autre guinéen, de poser sa candidature à la présidentielle et que personne ne pourra l’en empêcher, même si par ailleurs, il laisse volontairement planer le doute quant à ses réelles intentions. Hé Dis donc, on va où là ? Erreur de "gawa" sûrement. Qu’il s’avise tout de même sur le fait que, n’adviendra que ce qu’aura librement consentie, l’inébranlable et légitime volonté populaire.

N’est-ce pas là, une façon de couper l’herbe sous le pied de tous les prétendants à la magistrature suprême, dont les positions hétéroclites dans leurs stratégies de conquête du pouvoir, contribuent malheureusement, à asseoir sa notoriété publique, en dépit des imperfections de son mode de gouvernance et la soif de changement de la population, dans son écrasante majorité.

Le rapport de forces qu’il engage ainsi avec les forces vives, promet de vigoureuses empoignades, dans la mesure où la divergence des intérêts en jeu est telle que, subsiste un risque de radicalisation des points de vue diamétralement opposés, surtout en ce qui concerne la question fondamentale du rôle de l’armée, dont tous les partisans pour un retour imminent à l’ordre constitutionnel, souhaitent logiquement, un cantonnement dans les casernes et l’entame d’une profonde réforme de l’institution, lui permettant de redorer son blason, en faisant siennes les valeurs républicaines, au service exclusif de la nation, qui lui font cruellement défaut en ce moment et qu’elle est pourtant censée incarner, aux yeux de l’opinion publique.

Le climat d’incertitude et de suspicions dans lequel se trouve actuellement le pays, laisse présager des difficultés à trouver un consensus, qui permettrait enfin aux guinéens, de s’asseoir sur une même table, pour discuter en toute franchise et trouver de concert, les voies et moyens susceptibles de créer les conditions de vie commune harmonieuse, dans un régime démocratique au sens noble du terme.

Il y’a péril en la demeure, du fait que les dés continuent malheureusement à être pipés dans le jeu politique, contribuant ainsi à la survivance des risques de bouleversements sociaux, car on se retrouve comme embarqué, dans un bateau qui nous mène vers une destination inconnue (parole de Tikken Jah).    

Dans l’optique de la candidature du Capi-Prési aux prochaines élections, comme cela semble de toute évidence se profiler à l’horizon, le peuple est en droit d’exiger de lui, qu’il arrête instamment de nous faire tourner en bourrique, en acceptant de tomber le kaki, par sa démission pure et simple de l’armée, mettant du coup un terme, à l’utilisation abusive et incontrôlée des moyens étatiques, lui permettant de battre d’avance, de façon tout à fait déloyale et illégale sa campagne, à travers la manipulation des jeunes constitués en mouvements de soutien, véritables gouffres financiers.

En politique, la responsabilité des réussites et surtout des déviances, incombe forcément au chef qui a la direction des affaires. Mais il faudrait avoir à l’esprit que tapis dans l’ombre, nombreux sont ses collaborateurs véreux, qui bénéficiant allégrement des privilèges du système, s’activent sournoisement pour sa pérennité. Et c’est justement ce qui se passe aujourd’hui en Guinée, avec les nominations promotionnelles de cadres, qui se soucient plus de l’évolution de leurs carrières administratives, que des préoccupations journalières de survie des populations.

La seule alternative que la vox populi doit aujourd’hui soutenir, est le concept du  TOUT SAUF DADIS, en tous les cas, pas dans les conditions d’évolution actuelle de la situation, le CNT n’ayant par ailleurs, jusqu’ici pas entamé sa mission de toilettage de la constitution, susceptible de déterminer les critères d’organisation et de participation aux élections à venir. Mieux, la neutralité du Capi-Prési et de son administration, constitue l’unique et pertinent gage de crédibilité de ces élections, pour la tenue desquelles, on peut au moins, saluer le déblocage pour le compte de la CENI,  du reliquat de la quote-part de l’Etat, nécessaire au bouclage du budget électoral, avec l’espoir que l’administration saura pour une fois n’est pas coutume, se prévaloir sans ambiguïté, de son rôle de partenaire technique impartial.

Si les partis politiques ne veulent pas être pris au dépourvu, ils ont tout intérêt à faire œuvre utile et à ce propos, leurs leaders se doivent de prendre leurs responsabilités au nom de l’intérêt national, en faisant abstraction de leurs divergences, pour s’accorder sur la nécessité vitale, de coaliser toutes les forces démocratiques, seule manière efficace de maintien de la pression sur la junte militaire.

A cet effet, une campagne de sensibilisation de la population sur le bien-fondé de leurs démarches, visant à doter la Guinée dans le futur, d’un Etat de droit, respectueux des libertés fondamentales, s’impose comme un impératif.

L’heure est à la mobilisation et à la revendication, car il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent.

A tous les démocrates guinéens, sachons que la junte militaire ne lâchera pas facilement prise, alors un seul mot d’ordre: retroussons bien nos manches, car le bras de fer ne fait que commencer.

Que Dieu sauve la Guinée.


On se lasse de ne parler que de la même rengaine - Publié le 29/07/2009

Il est aujourd’hui plus que déplorable, de constater que la gestion de la transition par la junte militaire, est en passe de nous conduire si on y prend garde, vers une situation de crise encore plus profonde, que celle qu’elle était sensée résoudre à son arrivée au pouvoir.

En effet, le manque criard de volonté politique, exprimant le souhait populaire de création de conditions matérielles de sortie prompte, de cette situation exceptionnelle d’instabilité, est vécu par nombre d’observateurs, comme une trahison de la parole donnée par le Capi-Prési, dans sa promesse initiale, d’opérer une rupture totale, d’avec les méthodes de gestion désuètes, qu’incarnait le régime défunt, car l’on constate avec regret, au fur et à mesure de l’évolution de la situation, des écarts de conduite dans ce qui se dit tout haut lors des rencontres publiques et ce qui se trame tout bas dans les coulisses du pouvoir, créant et entretenant ainsi, un climat de suspicions qui ne peut que laisser bon nombre de guinéens, dubitatifs et amers.

Par la stigmatisation permanente des travers sociaux, le but recherché est une remise en question systématique des attitudes pernicieuses et une meilleure responsabilisation des dirigeants dans leurs prises de décisions qui déterminent l’avenir de la nation.

Mais hélas en Guinée, depuis cinquante ans que l’on tergiverse, on continue comme un mouton de panurge, à suivre la cadence imposée par d’irresponsables dirigeants, contribuant davantage, à la décadence d’une société en mal constant de repères identitaires et idéologiques.

On a que cure des éternelles fanfaronnades, fussent-elles dans un esprit de dialogue social, car leurs échos n’ont de résonnance que le cadre inapproprié dans lequel elles se clament. L’obsession de consensus qui semble animer le Président Dadis, finit par devenir improductive, car à force de consultations tout azimut sur des sujets d’importance capitale, tel le problème crucial d’eau et d’électricité, dont la recherche de solution, aurait mieux mériter, la constitution d’une commission technique, en lieu et place d’un débat public qui ne peut être assimilé qu’à du prosélytisme, visant à détourner l’attention de la population, de l’essentiel de la plateforme revendicative actuelle, à savoir l’organisation des élections et le retour des militaires dans les casernes.

Il n’est nullement question de reprocher au Capi-Prési de nourrir des ambitions pour la guinée, en patriote convaincu qu’il aime à se présenter, mais l’aberration est que, bien qu’il n’ait pas les moyens de sa politique, il s’entête à vouloir réaliser des projets de développement, qui n’en sont d’ailleurs pas, car spectaculairement concoctés à la va-vite, sans aucune forme de procédure traditionnelle en la matière, ni stratégie clairement définie et dont la Guinée ne dispose à  ce jour, non seulement pas les moyens matériels et financiers, mais surtout, leur réalisation à terme, nécessite un temps qui ira forcément au-delà de la période de transition, qui se veut par définition courte.

Comme le disait Jean Cocteau, le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin. Alors de grâce, que le Capi-Prési  n’en fasse pas trop s’il veut demeurer crédible aux yeux de l’opinion nationale et internationale, en laissant le soin aux politiciens de faire ce qui est de leur ressort, à  savoir la proposition et la réalisation des projets de développement et qu’il s’attèle lui, à la réforme de l’armée tant décriée pour les frasques d’éléments non contrôlés en son sein, une mission qui lui sied à merveille vue son intransigeance et qui pourrait même lui être confiée de droit, au-delà de la période transitoire.

Ce qui contribue aujourd’hui, à créer la confusion et le doute quant à l’issue apaisée et souhaitable de la transition en cours, c’est la plausible éventualité de son maintien au pouvoir et le non-respect du chronogramme, dont l’application actuel en sens dessus-dessous, nous fait tourner en bourrique, en ce sens que le privilège n’est en toute vraisemblance, accordé qu’en ses dispositions, qui supposent un accord collectif, par ailleurs difficile à trouver au sein des forces vives, qui on le sait, peinent plus que jamais, à placer au-dessus de leurs divergences, l’intérêt du peuple dans son intégrité, donnant ainsi au CNDD, des raisons d’évoquer avec désinvolture, son désengagement de toutes responsabilités, par rapport au retour à l’ordre constitutionnel, dans de brefs délais.

De toute évidence, la junte sera contrainte de quelque manière que ce soit, à rendre le pouvoir aux civils. C’est le temps qu’il faudra pour en arriver à cette réalité qui est sujet à équivoque et à ce sujet, le maintien de la pression populaire et les mesures coercitives du GICG, demeurent la meilleure façon de pousser le CNDD à respecter ses engagements.

La Guinée a plus que jamais besoin du soutien de la communauté internationale, qui si elle nous lâchait sous le joug d'une armée avec ses velléités d'assujettissement de la population, sera condamnable à bien des égards, pour non-assistance à peuple en danger.

Le président Dadis et ses compagnons sur lesquels pèsent des soupçons de crimes de sang lors des évènements de 2007, cherchent-ils à avoir des garanties d’amnistie pour quitter le pouvoir, alors que dans le même temps, ils préconisent la poursuite des audits et la lutte contre le trafic de drogue, par rapports auxquelles une justice qui parait sélective, voudrait s’appliquer ?

Pour une simple question d’équité, la tenue d’une conférence nationale de réconciliation que semble occulter ceux qui n’ont pas la conscience tranquille, doit être considérée comme un impératif, dans lequel cadre, les coupables de forfaitures se confesseront et se repentiront devant Dieu et les hommes, pour que le peuple martyr  accepte de pardonner et permettre ainsi à la guinée de repartir sur de nouvelles bases, avec la constitution d’un gouvernement d’union nationale, qui associerait tous ceux d’entre nous, pour reprendre les termes de l’autre, dont les acquis académiques, professionnels et relationnels seront jugés utiles, pour sortir le pays du gouffre.  


Place au réalisme politique - Publié le 13/06/2009

Dans la perspective d’un retour imminent à l’ordre constitutionnel, avec la fin programmée de la transition en cours et l’organisation des élections, telles que prévues dans le chronogramme proposé par les forces vives de la nation, un zoom sur le paysage politique, en cette période cruciale, que l’on voudrait tous, favorable à l’émergence d’une Guinée, débarrassée des pesanteurs d’un passé, peu reluisant sur le plan économique et humain, laisse entrevoir des signes d’inquiétude, liés à un phénomène de gaspillage d’énergie, que crée ce climat délétère, d’opposition stérile entre pro et anti CNDD.

L’on se souvient que la prise de pouvoir par l’armée, consécutive à la mort du général Conté, a été sinon saluée, en tous points de vue, préférable à la légalité constitutionnelle qui aurait entrainé, un changement dans la continuité de la mal gouvernance, qu’incarnaient les caciques du régime défunt.

Ce choix, s’il n’était pas la meilleure des solutions, ouvrait pensait-on avec réserve, la voie à la création de conditions matérielles et d’environnement structurel, conformes à l’idéal de démocratie, seule alternative politique, à même de sortir le pays de l’ornière.

Cependant aujourd’hui, sous prétexte d’expression pluraliste et démocratique des opinions, la classe politique, dont la pléthore des tendances, est de façon on ne peut plus éloquente, expressive des divergences, dans cette lutte acharnée de conquête du pouvoir, souffre de l’incompatibilité de la volonté populaire de changement et les suspicions de division, que l’on prête aux postulants à la future magistrature suprême.

Ceux-ci se trouvant fondamentalement, des différences de principe dans leurs projets respectifs de société,  une reconfiguration politique favorable à l’harmonisation des courants de pensée, réduisant et facilitant, le choix des militants et sympathisants, devient du coup hypothétique et tout porte à croire, qu’en pareille circonstance, l’amalgame entre ambitions et prétentions des uns et des autres, crée un point de friction, d’où l’on ne peut s’attendre, qu’à l’éventualité de distribution fantaisiste et d’occupation anarchique des parcelles d’autorité.

La restauration de l’autorité de l’Etat dont il est question, se trouve en ce moment, délicatement entamée, du fait de la propension de nos dirigeants, à favoriser des situations de conflits de compétences et d’intérêts, ce qui met en mal nos aspirations profondes de cohésion sociale, car on se retrouve bêtement embourbé, dans de mesquines querelles d’égo de personnalités, qui n’ont pourtant de cesse de clamer avec désinvolture, leur capacité et aptitude à privilégier de façon objective, l’intérêt supérieur de la nation.

Comment expliquer la prolifération des partis politiques, au nom d’un leadership qui n’aura rien de consensuel, parce que défini par la singulière idée de se faire valoir individuellement, face à un défi d’ordre national, qu’est le développement socio-économique de la Guinée.

Chose essentielle, c’est que la direction d’un peuple, ne saurait s’improviser et à propos, les autorités actuelles du pays ont, comme il est de coutume, fait des promesses auxquelles, les populations assoiffées de changement, ont cru dur comme fer, surtout que les discours de bonnes intentions du Capi-Prési, étaient empreints de sincérité.

Seulement avons-nous simplement oublié que les grandes désillusions naissent de grands espoirs.

Le Capitaine Dadis, quel que soit sa bonne volonté, ne saura à lui seul, comme le temps semble le déterminer, trouver les remèdes au mal guinéen, qui se trouve profondément enraciné et dont l’extirpation des racines, nécessitent les efforts de tous.

Soyons d’avis avec ceux qui soutiennent, la tenue d’une conférence nationale de réconciliation, qui permettrait de rebâtir de solides fondations, d’une nation progressiste, car en Guinée, il y’a trop de non-dit, qui méritent d’être portés à connaissance du peuple, pour que sauves soient, les générations futures.

Par ailleurs, contrairement à l’organisation en premier lieu des élections présidentielles, dont l’issue aurait influencé le choix des électeurs vers la mouvance présidentielle, avec comme atout, l’émergence dans la future assemblée nationale, d’une majorité stable, nécessaire à l’entreprise des reformes, l’organisation des élections législatives risque de voir naître, des groupuscules de courants, à poids politiques sensiblement égaux, ce qui rendrait difficiles, les futures tractations de proposition de projets de gouvernement.

Dans l’un ou l’autre des cas, les guinéens doivent se résoudre à l’idée de constitution d’un gouvernement d’union nationale, qui mettrait à contribution toutes les compétences du pays, au-delà  des stéréotypes, avec comme critère essentiel de choix du futur président démocratiquement élu, outre son intégrité physique et morale, mais aussi et surtout l’expérience de la gestion administrative, comme gage de compétitivité, dans cet élan de globalisation du monde.

Ce choix s’avère crucial, car il faudrait comprendre, que la tendance est au maintien des présidents élus au pouvoir, pour au moins deux législatures consécutives, quelque soient d’ailleurs, les conditions de réélection, sous le prétexte, de vouloir conclure l’œuvre entamée, qui ne se résume en réalité qu’en des réformes, dont les résultats ne s’observent qu’à moyen et long terme. Ne dit-on pas à ce sujet que le temps est le meilleur allié du politicien ?

Qui à ce stade de l’évolution de la situation guinéenne, peut dire en âme et conscience, qu’il se satisfait de ce style de gouvernance, qui parait inédit, de par le caractère volubile et théâtrale des invectives du Capi-Prési, agissant en grand manitou, actes qui ne doivent être assimilés, qu’à des coups de sang et peut-être des coups de gueule, car versatile qu’il se montre, il dit en parlant de ses décisions parfois contestées, que sa parole n’est pas une montagne. Alors, la question reste entièrement posée.

En tous les cas, l’avenir donnera raison, à ceux qui ont raison et tort, à ceux qui ont tort, déterminisme oblige.


Les grandes désillusions naissent de grands espoirs - Publié le 29/01/2009

Le gouvernement de transition ou de mission, le qualificatif importe beaucoup, dans la mesure où, sa connotation traduit implicitement, les intentions avouées et/ou sous-entendues, de la nouvelle équipe gouvernementale, dans son entreprise, on l’espère, d’exercice temporaire du pouvoir, pour en finir avec cette situation d’exception, devant normalement, aboutir à l’organisation d’élections générales libres, qui si elles se tiennent, dans des conditions de transparence, cautionnées par l’ensemble des acteurs, déblayeront de façon significative, la voie à la mise en place de politiques de développement économique et sociale, à même de sortir enfin la Guinée, des sentiers battus de la pauvreté et de la misère, signant ainsi son retour tant attendu, dans le concert des nations démocratiques.

La prise de pouvoir par l’armée, est devenue effective par la nomination d’un P.M et la constitution d’un gouvernement. Les partis politiques, la société civile, les différentes composantes socio-professionnelles et la communauté internationale, malgré les condamnations de principe, semblent s’accommoder de cette nouvelle donne.

Mieux, les analystes et observateurs de la vie politique guinéenne, toutes sensibilités confondues,  à en juger, par la plupart des commentaires relatifs à la situation, voient d’un œil inquisiteur, mais condescendant, cette prise de pouvoir par une armée, un  temps décriée pour les exactions commises sur les populations, quand elle s’évertuait à défendre le régime défunt, à la solde de laquelle, elle avait sacrifiait ses principes républicains, mais qui  aujourd’hui, est soutenue et encouragée dans son action dite de sauvetage de la nation, d’un naufrage collectif, lié aux risques de confusion et d’affrontement, consécutifs à la vacance du pouvoir, après le décès du général Conté.

Le cadre de concertation et de dialogue voulu par le président du CNDD, lors de sa première adresse à la nation, s’exprime par l’invitation faite aux partis politiques, de définir les modalités d’organisation des élections, objectif ultime de la transition en cours et à ce propos, les différentes coalitions se sont exprimées, avec le souhait de la tenue de ces dernières, en fin d’année 2009, un choix de date impromptu et quelque peu irréaliste, quand on sait que, les circonstances actuelles, d’absence de conditions matérielles et d’environnements structurel et institutionnel adéquats, ne présagent en rien, la garantie de transparence et de crédibilité exigibles, en cette période de renouveau.

Cependant,  l’absence de critères de prise de décisions, au sein des partis politiques, pour faire valoir communément leurs attentes, met à jour, des divergences, qui sont caractéristiques des antipathies, liées à la fragmentation du tissu social et qui s’expriment par des positionnements partisans, au grès des ambitions et visions disparates, des principaux leaders politiques, qui se focalisent tous, sur la conquête du pouvoir, mettant en mal, ce qui devait être perçu en ce moment, comme essentiel, à savoir la conjugaison des efforts et l’harmonisation des points de vue, pour la constitution d’une force de pression, capable de mobiliser l’opinion publique et de faire plier, si nécessaire, la junte au pouvoir, en l’astreignant à tenir ses promesses, qui ont été, il faut le souligner, à la base de l’adhésion populaire, parce que prônant un renouveau politique, qui laisse entrevoir la perspective d’une remise en question systématique des méthodes de gestion anachroniques, qui ont jusqu’ici, montré leurs limites, parce que faisant fi des principes moraux les plus élémentaires, en matière de bonne gouvernance.

Cette attitude irresponsable des partis politiques, à vouloir toujours évoluer en rang dispersé, a de tout temps, favorisé les  dérives totalitaires des pouvoirs publics, qui trouvent là, un prétexte de maintien illimité au pouvoir, au-delà du politiquement correct.

En tous les cas, des inquiétudes subsistent, quant à la volonté ou la capacité des dirigeants, à tenir leurs engagements, au regard de la mainmise totale des militaires sur le pouvoir, par l’occupation de tous les postes clés dans le gouvernement et aussi ceux de l’administration territoriale, dans le cadre de la décentralisation, attitude à travers laquelle, on peut imaginer, un besoin de loyauté, en s’entourant de personnes acquises à leur cause, pour l’application stricte des recommandations, ou  simplement, un dessein calculé, pour le contrôle et la diffusion de l’information, nécessaires au suivi correct, de la politique de redressement, qu’ils estiment incarner, surtout que des contraintes, liées à l'instabilité de l’environnement structurel et institutionnel, sont susceptibles d’entraver leurs actions, en dépit de la bonne foi, qu’ils ont jusqu’ici, affichée.      

les populations se réjouissent néanmoins, de la direction du gouvernement par un civil, en l’occurrence M.KOMARA, dont l’intégrité de la personnalité et les compétences, ainsi que le principe d’acquisition des prérogatives telles que définies dans l’ordonnance de sa nomination, conditionneront la réussite de sa mission, en supposant qu’il aura, contrairement à ses prédécesseurs sous le règne du général CONTE, comme dirait-on, les coudées franches, pour agir en toute indépendance, en espérant  que d’éventuels conflits de compétences et d’intérêts, ne viennent brouiller l’environnement, quelque peu bruyant, crée par les actuelles tentatives de recouvrement des créances de l’Etat et d’assainissement des finances publiques. La diligence des audits, qui s’inscrivent dans cette logique, demeure une entreprise louable à bien des égards, mais il faudrait bien évidemment, que les méthodes employées,  ne deviennent, comme on peut le craindre, expéditives, ternissant ainsi l’image volontariste et patriotique, de l’actuelle équipe dirigeante, qui promet de faire de la lutte contre la corruption et les innombrables détournements de deniers publics, un sacerdoce.

A propos, ne serait-il pas préférable, que ce gouvernement se contente seulement et uniquement, d’assurer la transition, en créant les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel, qui permettrait à une justice indépendante, de faire ce boulot, en toute impartialité, car cette aspiration légitime, à une moralisation de la vie publique, reste une mesure impopulaire et sélective, en ce sens que les crimes de sang, du reste aussi bien importants que ceux économiques, sont quelque peu banalisés, les nouveaux dirigeants, ayant la fâcheuse tendance, à minimiser les conséquences psychologiques et les effets pervers, du sentiment d’injustice, qui anime les victimes innocents de la barbarie humaine, perpétrée sur les populations, pour avoir tout simplement bravé les autorités, par la revendication de leur droit, à une vie meilleure.

La principale sollicitude qui vaille aujourd’hui pour les guinéens, est la nécessité vitale, d’une reconfiguration et d’une réorientation politique, créant les conditions d’une gestion étatique saine, basée sur l’emploi judicieux, des acquis humains et matériels, tenant en compte, la problématique que constitue l’immensité des besoins, par rapport à l’insuffisance des ressources, dont dispose la nation et cela se passera inexorablement, par l’organisation d’élections libres et transparentes, qui traduirait la volonté du peuple, seul fondement légitime de l’autorité des pouvoirs publics.


Rêve d’une Guinée nouvelle - Publié le 28/12/2008

Le président Conté a tiré sa révérence, en cette période d’incertitude et de questionnement pour la population, du fait  de la pollution de l’environnement politique et la brèche béante laissée par les circonstances de son décès, qui a, jusqu’à l’ultime moment, voulu être entouré de mystère, comme pour faire un dernier pied de nez à la nation guinéenne, après toutes ces années de sacrifices et de privations.

Attitude exaspérante, qui a cependant, le don de créer, en bon nombre de citoyens, un sentiment confus, fait d’un mélange de tristesse et de soulagement.

Soit dit en passant, il n’y a pas d’homme éternel, la vie de la nation quant à elle, suivra inéluctablement son cours et nos destins individuels sont scellés, au-delà de nos croyances et de nos convictions, raison pour laquelle nous sommes condamnés à vivre ensemble, de préférence en harmonie.

Les morts étaient comme nous et nous seront un jour, comme eux. Le jugement humain est d’essence relatif ; n’empêche, l’existence de l’homme, n’a de sens que par rapport à la société qui l’a engendrée et dans laquelle il évolue, d’où sa soumission à des contraintes d’ordre éthique et morale. On est donc, tous comptables de nos actes, bons ou mauvais et dans l’imaginaire collectif, nos noms seront pour la postérité, gravés de façon indélébile, sur les tablettes de notre histoire commune.     

Contrairement à Sékou Touré, dont la disparition fut une surprise au point de désorienter la classe politique d’alors, la disparition du général était dans tous les esprits, en raison de la dégradation progressive, de son état de santé ces derniers temps.

L’on avait imaginé et espéré une succession démocratique à son régime,  mais malheureusement,  ni les dispositions constitutionnelles, ni les conditions matérielles, ne se prêtent à une telle approche.

La question qui nous taraude en ce moment, est de savoir si le vieux général, sentant sa fin proche, s’était volontairement abstenu, à régler les détails de son après, car convaincu qu’il a été finalement, que dans son entourage, personne n’était digne de confiance, pour présider aux destinées de la guinée, dans le prolongement de sa vision et entendement patriotiques, de la gestion étatique.

A ce propos, nul besoin de polémiquer. Conté a fait, ce qu’il a pu, en fonction de ses capacités intellectuelles et humaines. L’appréciation objective de son bilan ne prête pas à confusion, car la courbe évolutive des différents indicateurs économiques et sociaux, reste fondamentalement décadente.

Parlant de sa succession,  il est fort probable que dans les arcanes du pouvoir, un scénario avait bel et bien était ficelé, à en croire les premières intentions affichées dés lors de l’annonce publique de son décès, avec l’apparition côte à côte de personnalités dites <<loyalistes>> ( Somparé, Souaré et Diarra). Mais, le manque de légitimité et de légalité du dauphin constitutionnel, servit de socle à la prise de pouvoir par les <<putschistes>> dirigés  par le nouvel homme fort du pays, M.CAMARA Moussa Dadis.

Il faut reconnaître qu’un tel cas de figure, n’était pas perçu comme l’idéale de solution. Qu’à cela ne tienne, nous voilà devant le fait accompli. Un jeune soldat, méconnu du grand public est désormais, notre président autoproclamé. Il promet d’organiser des élections générales en fin 2010 et la parole d’honneur du soldat qu’il est, semble l’habiter, mais il lui faut une vigilance de tous les instants, pour ne pas se laisser déborder, à cause de son manque d’expérience, car les sollicitations sont nombreuses et elles ne sont pas toujours bienveillantes.

Notre analyse aujourd’hui, est que la Guinée est un grand malade qui mérite assistance et faute de médecins compétents pour diagnostiquer et trouver des remèdes efficaces, l’on a inévitablement et nécessairement besoin, d’une prise en charge urgente.

C’est pas que la Guinée n’a  pas de valeureux et dignes fils, qui ne demandent qu’à être associés à la gestion des affaires, mais nos décideurs doivent avoir le courage de se départir de cette fausse idée de souveraineté nationale, car c’est à cause de ce concept bidon, que nos deux régimes politiques, ont pu exercer le pouvoir, dans les conditions exécrables de calamité humaine et en toute impunité, en faisant valoir le droit de non ingérence dans les affaires internes d’un pays souverain, avec l’indifférence et parfois la complaisance de la communauté internationale.

Dorénavant, ce que nos dirigeants doivent comprendre, c’est que les temps ont changé.

L’émancipation du peuple de guinée est une réalité, son épanouissement n’est qu’une question de volonté politique, par la valorisation des ressources humaines, condition indispensable, au développement d’un pays. La guinée se doit, en cette période de globalisation, de s’ouvrir au monde, pour bénéficier des expériences positives d’ailleurs et plus que jamais, nous avons besoin de la communauté internationale, qui ne nous apportera cependant, que ce que nous voulons que soit apporté à la Guinée, dans la détermination de nos priorités et de nos objectifs.

C’est pourquoi, l’on devrait, sérieusement songé, à organiser des assises nationales, à défaut de conférence nationale de réconciliation, à l’occasion desquelles, les vérités seront dites et toutes les vérités, avec la garantie de la non poursuite des acteurs de forfaitures, pour que tout simplement, les erreurs soient connues et reconnues, pour qu’elles ne soient plus jamais commises à l’avenir.

On est tous unanimes, que la responsabilité des maux de notre pays, incombe à tout ce qui ont eu, à un moment ou à un autre, la charge d’exercer une parcelle d’autorité, même si c’est à des degrés divers, d’où l’impossibilité de mettre à l’écart toute cette panoplie de dirigeants, car ce serait vider la Guinée de ce qui constitue le substrat  de sa classe politique. Les nouvelles autorités, doivent se montrer intransigeant et servir comme promis, d’arbitre impartial, pour mener à bien la transition nécessaire, à l’organisation d’élections législatives et présidentielles crédibles.

Le plus important aujourd’hui, c’est de restaurer l’autorité de l’Etat et combattre vigoureusement l’impunité et le clientélisme, en créant les conditions d’une  séparation future, nette et précise des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, car c’est de la concentration de ces trois pouvoirs aux mains de l’exécutif, que découle l’arbitraire.

La Guinée a, l’occasion ou jamais, de jeter enfin les bases de son décollage économique, c’est pourquoi, il est de notre responsabilité collective, de contribuer à la construction des fondements essentiels d’une démocratie  véritable, garantissant les droits et devoirs pour tous.


Quoi de neuf ? -  Publié le 04/12/2008

L’année 2009 se profile à l’horizon dans ce climat délétère, caractéristique de l’immobilisme des acteurs politiques et de l’attentisme de l’administration, quant à la poursuite du processus de changement et d’amélioration de la gestion publique des affaires, dans notre pays.

A l’analyse logique de cette situation de blocus, il faut voir,  une expression volontariste et manifeste du maintien du statut quo, par les tenants et aboutissants de ce marasme, car leurs destins politiques sont aujourd’hui en suspens et se trouvent plus que jamais liés, à l’évolution de cette situation de crise, qu’ils entretiennent contre la volonté populaire, pour s’accrocher becs et ongles, dans les arcanes d’un pouvoir aussi moribond que rétrograde.

En effet, le risque pour eux, est de voir une amélioration positive de la situation , synonyme d’un revirement de tendance qui leur soit défavorable, parce que traduisant tout simplement, le vœu pieux d’assainissement de la sphère publique, prenant en compte les aspirations du peuple, à savoir une bonne gouvernance au service exclusif des populations, préoccupation qui n’est à ce jour, pas perçue, comme une priorité à leurs yeux hagards, rivés  vers un futur, qu’ils pensent pouvoir définir à leur bon gré, en s’estimant détenteurs du monopole des décisions, par la combinaison de facteurs endogènes, liés aux défaillances d’un environnement structurel et institutionnel, qui favorise l’usage malsain de techniques et tactiques divisionnistes, dans les tractations actuelles de conquête du pouvoir.

En l’absence de contraintes normative et qualitative, l’exercice du pouvoir  se trouve régi par des mécanismes obsolètes, dont les incohérences et les dysharmonies, contribuent à la manifestation de déséquilibres, qui mettent en mal la confiance nécessaire à la mise en place et l’adoption de mesures fiables, dans l’initiation des politiques publiques de développement économique et social.

Le misérabilisme dont on fait étalage sur la place publique, est consécutif à l’exaspération des frustrations, qui se nourrissent de l’accumulation successive de bévues et turpitudes, tendant à  nous égarer davantage dans les sinuosités de notre infernale et misérable descente en enfer.

Le sentiment de révolte, part du principe selon lequel, la Guinée peut s’en sortir, avec bien évidemment une volonté cheville au corps, de ceux qui ont à charge de déterminer le cours de notre destin commun, par leurs prises de décisions, en tant que dirigeants, car comme le dit l’adage, à cœur vaillant, rien d’impossible, à supposer surtout que le fatalisme, est une conception spirituelle, que ne soutiennent que ceux qui optent pour le renoncement à l’action salvatrice.

La conjoncture économique mondiale, naît de la crise alimentaire et financière, sert désormais de prétexte fallacieux à  de véreux dirigeants politiques, pour se dédouaner de la tâche qui leurs incombe. Certes, les effets pervers de cette crise se ressentent dans les pays en voie de développement mieux qu’ailleurs, car la  maîtrise des mécanismes de fonctionnement de l’économie mondiale, échappe non seulement à nos décideurs, mais aussi le fait que nous subissons de plein fouet, les conséquences de notre dépendance technologique, du manque de capitaux pour les investissements et de l’exploitation financière qui en découle, quand il s’agit d’emprunts de fonds, dont le lourd poids continuera à peser sur les générations futures, constitue une circonstance aggravante, de la dépréciation des termes de nos échanges bi- et multilatéraux, d’où la nécessité d’une reconfiguration politique dans nos Etats, allant dans le sens de l’harmonisation des efforts de redressement économique et social et à ce propos, il serait judicieux de mettre à profit, la tendance actuelle du principe d’ouverture, par l’association de compétences diverses et variées, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays, en acceptant de façon responsable, d’en finir avec les querelles subalternes et les cloisonnements partisans, car la guinée a besoin de ses enfants et de tous ses enfants , sans exception aucune.

Aujourd’hui, la divergence des visions de près ou de loin de la situation  guinéenne, ne doit pas créer d’antagonismes, car l’objectif commun, même si les critères d’appréciation des uns et des autres, dépendent intrinsèquement de notre perception et de notre conception individuelles, demeure le-même, en l’occurrence, la recherche de solutions, pour un meilleur devenir de la nation. Il est cependant à plaindre, ceux d’entre nous, qui se bardent de diplômes, pour se faire valoir dans cette lutte d’influence et  enfin  se retrouver comme des électrons libres, dans un champ magnétique, où la seule force d’attraction est l’appât du gain, alors que leur rôle et surtout l’importance de leur statut d’intellectuels, se devaient d’être leur capacité à  transcender les clivages, par un investissement positif, à l’amélioration quantitative et qualitative des conditions de vie de la société.

Il s’agira pour nous, outre les préalables fondamentaux de bonne gouvernance, de moralisation de la vie publique et d’indépendance énergétique, de cibler des objectifs de croissance, par la détermination de pôles de compétition, tels les secteurs minier et agricole, qui constituent les principaux atouts de notre pays, pour espérer un effet d’entrainement sur les autres domaines, qui ne sont pas des moindres, car la faiblesse des moyens étatiques, nécessite des arbitrages budgétaires, qui tiennent en compte, les priorités d’investissements générateurs de croissance et à même de créer à court terme des richesses, allouables par la suite aux secteurs dits vitaux (santé et éducation avec un accent particulier sur l’enseignement professionnel). L'analyse est basique et il est évident que ces paramètres sont pris en compte dans l’élaboration des  schémas directeurs de développement, élaborés par les gouvernements successifs, mais c’est la mise en pratique des recommandations qui fait le plus souvent défaut, par faute d’exigence d’une bonne gestion des ressources aussi humaines que matérielles.

C’est pourquoi, une remise en question du pouvoir discrétionnaire du président lui donnant l’habilitation de nommer aux postes de haute responsabilité s’impose, avec une attribution de cette prérogative, à la future assemblée nationale, pour une question de transparence et de neutralité, pour qu’à l’avenir, ne devienne haut responsable administratif, que des personnes reconnues, en fonction de leurs compétences et de leurs probités morale et intellectuelle et qui seront astreints à un devoir de résultats, avec un suivi permanent, pour l’évaluation et l’appréciation des objectifs assignés.

Quoi que l’on dise, il faudrait comprendre que pour que la Guinée soit remise sur de bons rails, l'on a inexorablement besoin, que s’opère une révolution des mentalités, que ne peut réussir qu’une personnalité digne de foi et suffisamment "open heart and mind ", pour qu’un jour que l’on espère et souhaite proche, l’on puisse chanter à l’unissons, sur les airs festifs " the change gonna come – Seal ".


Un décor planté sur des ruines - Publié le 26/09/2008

La nation guinéenne s’apprête à organiser le cinquantenaire de son hypothétique indépendance politique, dont elle est si fière, en raison de la spécificité des circonstances de son acquisition,  alors que la récurrence des problèmes économiques et  sociaux endémiques, crée des tensions qui nous font marcher sur des braises incandescentes de la haine et de la division, à telle enseigne que  ce honteux jubilé, que l’on voudrait festif, peut être qualifié de non-sens et d’aberration, qui peine à nous enchanter, du fait que l’urgence de la nécessité  d’une consolidation, des bases de la réconciliation nationale, préalable fondamental d’un nouveau départ,  semble ne pas être une priorité.

En effet, à ce jour, rien de significatif ou presque, n’est fait, pour colmater les brèches des déchirures et atténuer les aigreurs et les détresses engendrées, par la gestion calamiteuse de nos dirigeants, qui ont pour tord, le fait d’avoir pillé les maigres ressources financières de l’Etat et surtout, dans un élan de barbarie sous-tendu par une impunité totale, avoir causé d’innombrables pertes en vies humaines, des victimes innocentes, auxquelles on doit aujourd’hui justice, pour le salut et le repos de leurs âmes. Que le collectif contre l’impunité, qui avec courage et bravoure, tente de s’insurger contre cette machination, soit rassuré de notre indéfectible soutien.

Un demi-siècle de sacrifices, pour finalement, se retrouver comme à la case départ, parce que tout simplement,  l’inconsistance et le manque de justesse des choix politiques, ont contribué à l’instauration d’un climat d’incompréhension et de défiance, défavorable à la mise en place de structures de développement viables, qui requièrent l’adhésion et la participation effective des populations au processus enclenché.

Eh oui, après vingt-six années de dictature, suivies de ces derniers vingt-quatre ans d’oligarchie, on ne pouvait s’attendre à meilleures conditions de vie dans notre pays, où le rôle de l’Etat a durant tout ce temps, été galvaudé par le zèle des dirigeants, qui profitant des privilèges et des largesses du pouvoir, se sont laissés gagner, par la gangrène de l’irresponsabilité et de la duplicité, faisant de façon insidieuse, admettre au peuple désabusé, la raison d’une calamité naturelle. On n’aura de cesse de la clamer, la misère guinéenne n’est pas une fatalité.

Toutes ces années de privation et de répression, ont fini par nous avoir à l’usure, altérant ainsi notre volonté de surpassement, pour la continuité de la lutte de revendication et de préservation de nos maigres acquis sociaux, dans l’optique de l’émancipation et de l’épanouissement du peuple dans son ensemble, ce qui était le but originel de notre accession à la souveraineté nationale.

L’ancien régime  a connu des dérapages, dont les conséquences se font encore ressentir sur notre existence, contrairement à ce que veulent faire croire des nostalgiques des années de disette, dont ils n’ont pas vécu la dureté, dans leur chair et dans leur esprit, parce que bénéficiaires alors, des faveurs du système. Et, de Sékou Touré, la jeune génération retient l’expression consacrée par Ibrahima Baba Kaké, à  savoir le héros et le tyran. On se  plait à dire qu’il a préservé les ressources naturelles du pays, parce qu’il n’a pas voulu les brader à vil prix aux nombreux prédateurs, qu’il qualifiait de néocolonialistes voulant continuer, à piller nos richesses. Ce qui paraît méritoire, mais il faut appréhender le fait de la non mise en valeur de ces ressources, comme un manque à gagner considérable, surtout que cette période était favorable aux échanges de bon procédés, dans le cadre des relations de coopération bilatérale, que nouait la  Guinée avec les pays du bloc socialiste, plus particulièrement, l’ex-URSS, coopération basée sur un système de troc, dont on pouvait tirer aisément profit, sans besoin énorme d’apport de capitaux de notre part et avec une assistance technique adéquate, le président Sékou Touré, considéré à cette époque, comme ardent défenseur de la cause panafricaine, étant écouté et respecté par ses interlocuteurs. Des pays comme l’Egypte, n’ont-ils pas profité de cette opportunité, pour ce qui est de la construction du barrage hydroélectrique d’Assouan, par exemple.

Cependant, la fin de son règne a été marquée par un changement brusqué, une vertigineuse volte-face, partant d’un Etat dirigiste et autoritaire, avec ses avantages et ses inconvénients, à un Etat libertin, où le laisser-aller devint la règle de conduite générale, sans que le peuple ne soit psychologiquement préparé à cette nouvelle donne. Ce fait a eu pour conséquence, une certaine déperdition, dans notre vision des approches constructives d’une nation progressiste, par la perte de nos repères identitaires, parce qu’en tant que nécessiteux, privés trop longtemps de liberté et de droit de jouissance d’un bonheur, à la fois  à porter de main, mais paradoxalement inaccessible, par manquement de devoir, de la part de nos dirigeants, on a fini par confondre vitesse et précipitation, à vouloir rattraper notre retard.

Dans cette débandade, malgré la libération des prisonniers politiques d’alors, l’instauration du libéralisme économique et une relative liberté de la presse, le sort macabre réservé aux  dignitaires de l’ancien régime, au nom dit-on, de la justice populaire, a été en fait, une succession de règlements de compte personnels, couronnée, par le massacre en 1985, des compagnons d’infortune de l’armée, après un soi-disant coup d’Etat manqué. A partir de cet instant, les guinéens ont commencé à revivre les cauchemars des exactions, avec des méthodes d’intimidation et de répression dignes d’un temps, qu’on croyait révolu.

L’avènement du multipartisme a été un leurre, puisqu’elle a servi de prétexte aux prises de position partisanes, qui ont attisé les dissensions sociales. Dès lors, l’objectif des dirigeants, consistera en leur maintien au pouvoir, le général Conté trouvant dans cette délicate manœuvre, mille et  une astuces, pour déjouer les tentatives de déstabilisation de son régime, par la répression sanglante, qui s’est matérialisé au plus fort, par les tragiques évènements de 2007.

Les aspirations légitimes du peuple pour un changement radical, ont été anéanties par le limogeage de l’ex-P.M Lansana Kouyaté, en qui les espoirs les plus fous étaient placés, en raison des circonstances spécifiques, qui ont favorisé sa nomination et qui malheureusement, a  fini par être taxé de déviance par rapport à la mission  qui lui était confiée.

Néanmoins, l’arrivée de M.Souaré à ce poste stratégique, n’emballe pas grand monde, surtout avec le retour progressif programmé d’anciens caciques du système, situation qui le réconforte et lui donne des envies de survie politique, au-delà des élections législatives, élections sans cesse  repoussées, parce que leurs issues, dans un cadre de transparence, craint d’être favorable, on l’espère et le souhaite de tout cœur, à un nivellement des valeurs au sein de la classe politique, dominée actuellement par la mouvance présidentielle et pourquoi pas, un renversement de tendance, en faveur de l’opposition.

L’impression aujourd’hui, est que la guinée est dirigée par un Etat vagabond, soutenu par un régime moribond et dans ce dramatique scénario , des irréductibles et inconditionnels du système, continuent à se confondre et complaindre avec leurs "salamalecs et albarkas", pour nous faire gober le bien fondé d’action nuisibles, face auxquelles, seule la résistance des patriotes demeure  l’alternative qui vaille, pour sortir le pays de l’ornière, surtout que les alliances politico-stratégiques actuelles et leurs malsaines imbrications, pour une éventuelle succession au général Conté, laissent présager une logique de confrontation, qui risque de mettre en péril, le peu d’espoir entretenu jusqu’ici.

On a que cure des saltimbanques de la politique, dont les manœuvres nous exposent à des tensions, qui aboutissent à des situations de crise et de blocage. Alors de grâce, remettons nous sincèrement en cause et ayons la force et l’intelligence, de nous ouvrir nos cœur, nos esprits et nos bras, pour venir à bout, du mal-être qui nous ronge, depuis tant d’années, pace que tout simplement c’est A NOUS LA GUINEE.


Du manque d'autorité de l'Etat, à la crise de confiance - Publié le 16/09/2008

S’il y’a une constance dans le pouvoir autocratique du général président, c’est que tel un phénix, il a la faculté de renaître de ses cendres, car toutes les fois que la pression  s’est faite  sur lui avec acuité, pour ne pas tomber définitivement sous le coup de la disgrâce, en fin stratège politique surfant sur les humeurs populaires, il a toujours su habilement tirer profit des situations d’apparence désespérées, en donnant l’impression d’une prise de conscience et de remise en question, qu’il traduit par la nomination d’un P.M de circonstance, dans le but de se repositionner, par la création et l’entretien d’une situation de blocage ou de sabotage des actions gouvernementales, à travers d’intempestifs décrets et contre-décrets, qui  fragilisent et décrédibilisent ce dernier aux yeux de l’opinion publique, pour finalement s’en débarrasser, s’en coup férir. Il procède minutieusement, à mettre en place une tactique qui s’apparente à celle dite de la terre brulée, balayant tout sur son passage, en affaiblissant au fur et à mesure, tous ses ennemis, en l’occurrence ses adversaires politiques et  tous ceux qui sont susceptibles de lui faire ombrage, dans son dessein de maintien à vie au pouvoir et de préservation des acquis de son clan, qu’il s’évertue à placer aux affaires, pour assurer ses arrières.

Ce faisant, dans le train de la discorde dans lequel il nous embarque, il y’a ceux qui gagnent dignement leur pain à la sueur de leur front, et ceux qui se nourrissent impétueusement des fruits immérités, qu’ils récoltent sur le dos du peuple.

Dès lors, l’on ne saurait être surpris, de constater à ce jour, l’intensification de la grogne sociale et le scepticisme ambiant dans les milieux intellectuels et politiques, quant à la réussite du processus de redressement économique et social, dont l’actuel P.M a charge de poursuivre.

Que d’énergies gaspillées, à toujours parler de notre cher Guinée, qu’en des termes peu flatteurs, les décisions de nos dirigeants politiques, par leur manque de cohérence et de pertinence, contribuant plus que jamais, à maintenir et même accentuer la misère des populations qui , dépitées par leurs luttes de survie quotidienne, s’en remettent à la volonté divine, pour conjurer le mauvais sort, comportement caractéristique d’un fatalisme chimérique.

Au regard des circonstances de la nomination de  M.SOUARE et les conditions actuelles de l’exercice de ses responsabilités, on ne peut que se résoudre à considérer, qu’il n’est qu’un maillon de plus, de cette incommode chaîne de commandement, habituée à créer des situations de compromission, sources de haine et de malaise social.

Le manque de lisibilité de certaines actions, nous interpellent à plus d’un titre, par exemple, le limogeage de M.KANTE ex ministre des mines, qui était connu pour sa rigueur dans le travail.

En effet, dans le compte rendu du conseil des ministres du 21 août 2008, il était rapporté que le ministre a présenté un tableau comparatif des dispositions de la convention minière type et celles existantes auparavant, dans lequel ressortaient des disparités et des traitements différents entre les acteurs du secteur. Document qui aurait été adopté par le conseil, pour servir de référence au gouvernement dans les négociations et conclusions des futurs accords, le but étant de rétablir la justice et permettre à la Guinée d’accroître substantiellement ses revenus miniers. Une semaine plus tard, on apprend que M.KANTE a été relevé de ses fonctions et on ignore tous des motifs d’une telle décision. Ce qui est surprenant dans cette affaire, c’est que tout laissait à croire que ce monsieur faisait bien son boulot. N’a t-il pas été l’un des rares ministres de l’équipe Kouyaté à être reconduit à son poste, parce que justement son travail était jugé satisfaisant. Alors de deux choses l’une : soit il est incompétent, raison de son écartement, soit c’est un cadre valeureux et intègre, qui a eu le malheur de s’opposer aux intérêts égoïstes des mafiosos pillards de l’économie guinéenne.  Dans ce dernier cas de figure, ce serait irresponsable de passer sous silence de tels agissements qui illustrent à merveille, les contradictions entre ceux que disent haut et fort, nos dirigeants avec leurs fallacieuses promesses et ce qu’ils érigent tout bas, comme pratiques courantes dans l’administration. Vouloir bien faire serait-il devenu un crime de lèse-majesté en Guinée ? C’est vraiment le monde à l’envers.

Par ailleurs, le coup d’éclat que le gouvernement a voulu faire avec la minable tentative de bonne figuration, à travers l’arrestation de pseudo-trafiquants de cocaïne, alors que les caïds de la cité sont connus de tous et ne sont jamais inquiétés, s’ils ne bénéficient impunément d’une certaine complicité, montre l’hypocrisie qui entoure la gestion des affaires dans notre pays et cette démission de l’Etat à assurer ses fonction régaliennes, explique la naissance entre autres, de mouvements  populaires dit de lutte contre la criminalité. Un pays où les citoyens sont amenés à se faire justice, par manque d’autorité de l’Etat et de justice, pays qui se veut pourtant démocratique, c’est vraiment le comble de l’ironie.

Parlant des élections législatives en perspective, reportées une fois de plus, ramadan oblige prétexte-on, comme si le mois saint n’était pas celui de tous les sacrifices, y compris l’investissement physique et moral, pour le bonheur des hommes, la répartition de la manne financière décrétée à cet effet, entre les partis politiques, fait grincer les dents en raison des critères d’attribution, qui semblent tenir compte du nombre de circonscriptions électorales, sous la coupe des différentes  formations politiques et de leur actuel représentativité, au sein d’une assemblée nationale en perte de légitimité et de crédibilité, parce qu’ issue de précédentes élections, jugées non transparentes.

Pour qu’advienne le changement, il faudrait un sursaut d’orgueil national, qui passerait nécessairement par une révolution spirituelle et mentale, se traduisant par des comportements audacieux et responsables des décideurs politiques, sous l’impulsion d’éléments moteurs catalyseurs,  dont les ambitions pour le peuple, seront à la hauteur  des enjeux économiques et sociaux du 21ène siècle et serviront d’exemples à suivre.

Par ailleurs, les médias considérés à juste titre comme étant le quatrième pouvoir, au regard de leur influence sur l’opinion publique et le rôle prépondérant qu’ils jouent  dans la sphère politique, doivent constituer, le recours ultime des citoyens contre les abus du pouvoir, contrairement à ce qui passe sous nos cieux, où la mainmise de l’Etat sur ce secteur stratégique, favorise l’arbitraire qui se manifeste par l’apologie d’un régime anti-démocratique, faite par des journalistes en quête de promotion ou parfois sous la contrainte et la pression morale, aliénant et abroutissant de plus en plus, des populations analphabètes qui croient naïvement à tout ce qu’ils entendent débiter, dans la lucarne joyeuse et dans les transistors.

Heureusement que le développement des nouvelles technologies de l’information, constitue dorénavant, un rempart sérieux contre ces manipulateurs, en donnant la possibilité et surtout la liberté d’expression à tous ceux qui s’insurgent contre l’injustice sous toutes ses formes.

Ces médias parallèles doivent constituer un vecteur de changement des mentalités, en maintenant constamment la pression sur les dirigeants politiques, par la dénonciation des dysfonctionnements de l’appareil étatique.

La nouvelle de la nomination de M. Mohamed Salif Keïta, brillant homme de culture, comme chargé de la promotion  de la Guinée auprès des médias étrangers, est en soi une source de réjouissance pour tous, mais au regard de ce qui se passe dans notre pays, ce serait pour lui une tâche périlleuse, face à ce dilemme qu’est de vendre une image qui se veut bonne, alors que la réalité du terrain laisse à désirer et les investisseurs, les touristes et autres, que l’on cherche à berner, ne sont assez dupes, pour se faire vendre un lézard, en se laissant convaincre que c'est un petit caïman, par un baratin de " bana-bana à la waouh-waouh".  

La Guinée ne sera aux yeux de l’opinion publique internationale, que ce que ses fils et filles voudront qu’elle devienne, à travers leur participation positive ou non, à l’édification de la nation, mission qui demeure une affaire de tous et de chacun.


Les stigmates de l’immobilisme - Publié le 07/08/2008

Pour une question de non satisfaction des attentes de la population, consécutive aux déviances par rapport à la feuille de route, issue des négociations tripartites de sortie de crise en 2007, le départ de M.KOUYATE ancien P.M, qui a failli à sa mission de réconciliation nationale et de redressement économique, a été vivement souhaité et réclamé par nombre d’observateurs.

La nomination d’un nouveau P.M en la personne de M.SOUARE, est arrivée comme une bouffée d’air, sans pour autant créer un sentiment de quiétude et de réconfort moral, car les préalables fondamentaux  nécessaires à une réorientation politique saine, n’ont pas été établis de manière satisfaisante, en ce sens que les mécanismes de base du fonctionnement de l’administration publique, trouvent leur fondement dans des pratiques jugées contraires à la morale et à l’éthique, parce que faisant fi, des principes universels relatifs à la bonne gouvernance.

Le principal point de friction aujourd’hui, est que la vision politique de nos dirigeants, se caractérise par un laxisme décadent et anti-progressiste, en témoignent le laisser-aller et le laisser-faire, dans le cercle présidentiel et les prises de position ou plus exactement les non prises de position de M.SOUARE, par rapport aux dossiers brûlants hérités de l’équipe Kouyaté, dont le mode d’administration, s’il a connu des oppositions de principe, en ce qui concerne sa gestion politique et économique, a cependant eu le mérite de soulever certains sujets de préoccupation, dont on aurait espéré un aboutissement rapide, par un traitement adéquat et efficace de la part de  l’actuel gouvernement.

 La cause de cette inaction est-elle due à un manque de courage et de volonté politique, ou c’est tout simplement la manifestation des déséquilibres institutionnels, créés par les flous juridiques et les nombreuses luttes d’influences qui minent la vie politique guinéenne ?

Le constat qui s’impose, c’est qu’on a le sentiment d’avoir atteint le summum de l’incrédulité, malgré les apparences et les discours de bonnes intentions, dont les effets d’annonce ont pour impact négatif, d’inhiber les velléités revendicatives de la population, engloutie dans un obscurantisme traumatisant, d’une part, à cause de l’intimidation entretenue par les exactions des forces de l’ordre et d’autre part, par  la manipulation des esprits, orchestrée par le manque de probité morale de certains intellectuels, dont le rôle aurait pourtant dû consisté à éveiller les consciences endormies, plutôt qu’à créer la confusion, par leurs discours de haine et de division.

A propos, il faudrait reconnaître, de façon implicite, la partition non négligeable, jouée par tous ces soi-disant intellos qui, se sont vus associés à la gestion de la chose publique, au fur et à mesure du retrait des militaires de la scène politique, en simple considération du fait qu’ils apparaissaient aux yeux de tous, comme les mieux à même d’initier et de conduire des politiques de développement économique et social, en raison de leurs capacités intellectuelles et de leur maîtrise technique des dossiers. Et, contrairement aux attentes, ils ont profité de la naïveté du vieux général, qui leur a accordé toute sa confiance et ils se sont rendus coupables de trahison à l’encontre du peuple, qui plaçait en eux ses espoirs de lendemains meilleurs.

L’important aujourd’hui dans le débat citoyen, c’est de stigmatiser les comportements récurrents malsains, avec la délicatesse de ne pas citer nommément les individus, car les accusations qui se nourrissent des rumeurs sans preuves matérielles, peuvent valoir à leurs auteurs des poursuites judiciaires, pour diffamation.

La liberté d’expression garantie par la loi fondamentale guinéenne, nous donne certes le droit de critiquer, mais quand il ne consiste qu’en des attaques frontales de personnes, le droit de réponse y trouve aussi sa légitimité, nous plongeant ainsi dans un engrenage du genre, << si tu me piques, je réplique et te pique comme un tic ; je t’attaque, tu contre-attaques, je te matraque… (Bill de Sam)>>

 La justice pour qu’elle soit crédible, se doit de s’exercer dans sa plénitude, avec la reconnaissance des droits, aussi bien pour les victimes, que pour les bourreaux.

A cet effet, pas besoin d’être un éminent juriste pour comprendre, en considération du fait que nul n’est censé ignorer la loi, que jusqu’à preuve du contraire, la présomption d’innocence est valable pour tous. Seule la justice a compétence, de se prononcer en toute impartialité, sur la culpabilité d’un individu, après bien évidemment, arrestation exempte de tout arbitraire, instruction du dossier d’accusation, mis en examen, jugement et délibération, dans la transparence de la légalité constitutionnelle, car il est de nature dans le genre humain, de se rebiffer systématiquement, de par son instinct basique de défense de ses intérêts, contre tout ce qu’il estime, susceptible de causer sa perte, fût-elle une vérité ou une forfaiture dont il reconnaît de façon consciente, être coupable et c’est là l’importance du caractère coercitif de la juridiction dans une société, qui ne doit cependant s’exercer que dans le cadre d’une indépendance totale, pour ce qui est des prises de décisions, sans interférence aucune entre les différents domaines de compétences,  définis par Montesquieu dans l’esprit des lois.

En guinée, des victimes innocents, il y’en a à ce jour, nombre qui ont payé de leur sang et de leur chair,  simplement à cause de leur opposition à de modes de gouvernance, qu’ils jugeaient contraires aux mœurs et malgré les cris de cœur pour que justice leur soit rendue, les équipes gouvernementales successives, font la sourde oreille, comme pour confirmer les suspicions qui font état de leur implication et de leur responsabilité, dans les massacres perpétrés. Mais si justice divine y’en a,  tôt ou tard, ils se retrouveront coincés, dans une sorte de cul de sac, dans leur fuite en avant qu’ils supposent éternelle et ce jour, ils rendront compte de leurs actes, avec le châtiment que méritent les traîtres de la nation. En tous les cas, reconnaissons la difficulté à se situer par rapport au mal-être en guinée, qui si ses causes sont multiples et variées, le fait que la situation perdure, relève de la responsabilité collective de tous ceux qui, à un moment ou à un autre, ont eu l’opportunité d’exercer une parcelle d’autorité, car ils se sont tous inscrits dans une logique de conformisme latent, obéissant aux dictas de l’establishment, en profitant allègrement des failles du système, avec une voracité déconcertante.

L’incarnation du système actuel par le général Président, le rend coupable à maints égards, car il s’est autoproclamé chef suprême, omnipotent de tous les guinéens, avec un pouvoir décisionnel sans partage, qui s’exerce au gré de ses humeurs et de ses influences du moment et son entêtement à se maintenir au pouvoir, malgré son incapacité physique et pire mentale, constitue une circonstance aggravante des jugements portés à son encontre. .

Aujourd’hui, Les yeux sont rivés sur l’organisation  des élections législatives et pendant ce temps, les acteurs politiques se démènent comme de beaux diables, dans l’espoir de se tailler une place de choix dans la future assemblée nationale.

Cependant, entre les alliances de circonstance et les tentatives de déstabilisation, le guinéen lambda n’a que l’embarras du choix, pour ce qui est de son adhésion à la cause des partis politiques, du fait que les leaders ne font que se remarquer par la maladresse dont ils font preuve, à travers leurs discours, dont la quintessence saute aux yeux, comme principalement axé, sur la seule conquête  du pouvoir, en justifiant les moyens peu orthodoxes employés, pour une fin qui n’en est rien en soi. L’administration publique, brille quant à elle, par le manque d’autorité de l’Etat, qui relègue au second plan, les attentes de la population, les dossiers en suspens tels, la suite donnée aux  audits des départements ministériels et les travaux de la commission nationale d’enquête sur les massacres, en sont une belle  illustration.

Le dernier exemple éloquent de l’impunité dans notre pays, est le scandale des fraudes au BEPC, qui ne nous fait pas du tout honneur et contribue davantage à décrédibiliser le système éducatif guinéen, dont la plupart des diplômes ne sont pas homologués par le CAMES (organisme africain de reconnaissance des diplômes des pays membres, dont la guinée). Pareille débâcle aurait entraîné une démission de facto de tous les responsables qui ont à charge, l’organisation des examens.

L’une des intrigues en ce moment, est aussi le fait que les différents clans constitués, en prévision de l’après-Conté, se livrent à une bataille féroce, qui fait le bonheur des charlatans qui trouvent là, une manière aisée de gagner leur pitance. La science occulte du maraboutage est une pratique ancrée dans les mœurs en Afrique et à ce titre, il n’est pas surprenant de voir les gens s’y adonner, mais il y’a une nuance de taille entre ceux qui en font usage pour se protéger des malheurs et ceux qui y trouvent le moyen de ne faire que du mal à leurs prochains et le plus souvent, ce sont ceux-là même qui triment dans les malversations et les coups fourrés. Que ces derniers comprennent une logique implacable dans cette vie, à savoir que du moment où il y’a adéquation entre ce que l’on pense et ce que l’on ressent (esprit et cœur), le mal accouche du mal et le bien enfante le bien, car ce sont les choses de même nature qui s’engendrent.

Par ailleurs, l’amélioration positive des indicateurs économiques, qui se caractérise par le rétablissement des relations de coopération avec les institutions de Bretton Woods, peut être aperçue comme favorable à la croissance, mais les fruits de cette croissance, sont pour une grande part, alloués aux dépenses extravagantes de fonctionnement de l’Etat, qui a du mal à faire des arbitrages budgétaires efficaces, à même de contribuer à court terme, à l’amélioration significative des conditions de vie de la population, par la satisfaction des besoins primaires en eau, électricité et nourriture.

Le secteur industriel souffre, non seulement de l’absence de cadre institutionnel garantissant les investissements privés, mais aussi de mesures incitatives, par des aménagements fiscaux favorables aux apports de nouveaux capitaux et du manque criard d’électricité, qui reste en matière d’industrialisation, le pendant de ce qu’est le sang pour le corps humain.

Le déficit de la balance des paiements et celle commerciale, entretien l’inflation et demeure une des causes principales de spéculation sur le marché des denrées alimentaires de base. Malgré l’immensité des terres cultivables, la politique agricole peine à se départir des méthodes de gestion extensive des sols à faible rendement, pour cause de manque de moyens financiers, matériels et de maîtrise technique, les mêmes contraintes s’appliquant au secteur de l’élevage, car la libéralisation des initiatives privées dans ces domaines, ne bénéficie que de peu ou pas d’accompagnements, à la hauteur des enjeux.

Ce succinct passage en revue de la situation, montre que l’on est loin de sortir de l’auberge, car les manquements se situent à tous les niveaux et les mauvaises habitudes ayant la vie coriace, l’espérance de la rédemption, dépendra de notre volonté de surpassement, pour une convergence d’idées nouvelles, qui prennent en compte avant tout, le seul et unique intérêt du peuple de guinée, dans un ensemble viable et homogénéisé.


Dans le jeu politique guinéen, les dés sont pipés - Publié le 10/07/2008

La timide entrée en matière du gouvernement SOUARE, conditionne dès à présent, un florilège de suspicions de pressions dont il fait l’objet, pour l’exercice périlleux de sa mission en tant que  P.M, dans un contexte malsain de confusion des genres, due au manque de définition claire et précise, des contours juridiques et constitutionnels de sa fonction et de son manque de légitimité populaire, le seul critère de légitimité qui vaille en démocratie, demeurant le suffrage universel.

Pire, les conflits de compétences sont devenus légion dans toutes les structures administratives et la guinée est le pays par excellence, de l’immoralité et de l’inconscience professionnelle, où le militaire régule la circulation et procède à des arrestations arbitraires, le policier traque la contrebande pour s’en approprier et fait le mendiant, le douanier se transforme en administrateur des finances et les fonctionnaires se font champions de l’arnaque, tout cela pour arrondir leurs fins de mois, tant la faiblesse du pouvoir d’achat a atteint un seuil critique, tandis que les responsables politiques jouent à la marionnette, en se faisant passer pour des philanthropes, l’argent public coulant à flot, dans les circuits d’organisations claniques de complaisance, à des fins de propagande.

Le tableau est tout sauf idyllique, d’où un besoin constant de fourniture d’efforts, pour espérer un tant soit peu, embellir  cette macabre caricature.

Qu’à cela ne tienne, on ne peut aujourd’hui remettre en cause, le processus de redressement économique et social, traduit par la volonté du peuple, au-delà des  divergences sectaires et communautaristes, qui avaient jusqu’ici servi de socle, à la politique divisionniste des gouvernants, galvaudant du coup, le principe d’appartenance des guinéens à une même famille, unis que nous sommes, bon gré, mal gré, si ce n’est par les liens du sang, tout au moins, par la terre qui nous a vu naître.

A ce propos, il est navrant, de constater que la compréhension et surtout l’acceptation de ce principe d’appartenance commune, dépasse l’entendement de ceux qui trouvent leur compte, à nous opposer pour s’imposer, car ils ignorent tout bêtement, que le Guinéen en particulier et l’homme moderne en général, est un fruit résultant du brassage des cultures et à ce titre, il n’a aucune fierté ou intérêt à vouloir spécifier sa différence, par un illogique repli identitaire, guidé par l’instinct grégaire, car partout où il est question de différence, il y’a forcément besoin de complémentarité.

La prise de conscience collective de l’imputabilité des causes de la pauvreté dans notre pays, à la mal gouvernance contribue cependant, à dissiper les malentendus sur les questions bassement soulevées ça et là, sur l’origine sociale de nos malheurs, et nous permet à force de dénonciation des manipulateurs, de nous accorder sur la nécessité de l‘appréciation objective de notre situation, pour trouver des solutions concrètes à nos problèmes.

Des politiques, on attend au stade où nous en sommes, qu’ils posent des actes forts en guise d’exemplarité et qu’ils prennent enfin conscience de leur obligation morale, d’œuvrer pour le changement qualitatif et quantitatif des conditions de vie des populations, par l’association de toutes les bonnes volontés, dans un esprit de concordance et de partage de responsabilités, en passant nécessairement par la réconciliation nationale, qui ne deviendrait effective, que lorsque les vérités seront dites et toutes les vérités, fussent-elles de nature, comme le dit l’expression populaire, à remuer le couteau dans la plaie, une plaie qui a du mal à cicatriser en guinée, par manque de soins adéquats.

Il est temps d’ouvrir le tiroir des oubliettes débordant de catalogues de vœux pieux, pour agir courageusement, à recoller les morceaux du tissu social, mis en lambeaux par les déviances de ceux qui sont pourtant, susceptibles d’être les garants de l’unité nationale.

La tentative d’ouverture du gouvernement à l’endroit de l’opposition, est en principe une action salutaire, mais sa portée, du reste symbolique, amenuise les espoirs de reconfiguration politique, telle que souhaité par la majorité des observateurs et analystes et laisse présager une minimalisation de l’influence positive des esprits critiques, à l’encontre de l’action gouvernementale, dans ces errements et insuffisances.

Plus que jamais, le "fighting spirit" doit continuer à être de mise et le mot d’ordre à faire prévaloir par tous les combattants de la liberté, pour l’épanouissement du peuple martyr de guinée, est que l’on doit résolument être convaincu, que le changement que nous ambitionnons pour notre pays, est possible et ce ne serait qu’au prix de notre engagement individuel et collectif, en ayant à l’esprit si besoin en est, comme source de motivation, cette belle assertion qui stipule ceci :

Quand une cause juste, est soutenue par une foi inébranlable, il est inéluctable que la conclusion soit une victoire.


L’espoir est-il encore permis ? - Publié le 25/06/2008

La violence utilisée ces derniers temps comme ultime recours d’exigence de la reconnaissance des droits, a créé une situation plus que chaotique, laissant présager une logique d’affrontement, dont les conséquences imprévisibles contribuent à accentuer l’instabilité politique dans notre pays.

 L’exercice anachronique et autocratique du pouvoir, est sans nul doute, la cause principale des frustrations, légitimant ainsi les dérives qui se caractérisent par la manifestation colérique des revendications populaires.

En faisant fi des principes moraux les plus élémentaires, la classe dirigeante montre à suffisance, qu’elle n’a que cure des aspirations du peuple, qui dans sa détresse, vit avec amertume et résignation, les querelles de politicards, qui se soucient plus de leur maintien, vaille que vaille, dans les rouages du pouvoir, que des préoccupations quotidiennes des guinéens.

Les solutions d’urgence apportées aux questionnements, relèvent de l’improvisation et de la machination et ne sauraient à ce titre, constituer des réponses satisfaisantes, à même de contenter l’opinion publique.

Le mal-être étant général, le fait de prêter une oreille attentive aux revendications d’une frange de la population, sur fond de menace de déstabilisation, avec l’usage incontrôlé de la force, crée un sentiment d’injustice chez les autres composantes de la société, qui n’ont que leurs yeux pour pleurer leur triste sort, n’ayant ni les moyens de pression, ni la volonté de sacrifices humains et matériels, dont le lourd tribu déjà payé, n’a jusqu’ici contribué qu’à accroître le désarroi.

Le nouveau gouvernement, après moult tractations, a enfin été mis en place. Il était grand temps serait-on tenté de dire, car cet attentisme qui était synonyme de liquidation des affaires courantes, constituait un manque non négligeable, à gagner pour le pays.

L’exercice d’équilibriste auquel s’est adonné le P.M Souaré, pour la constitution de son gouvernement, montre la difficulté de ralliement des différentes tendances que comporte le paysage politique guinéen et vu le pléthore du nombre de ministères, l’on peut sérieusement douter de l’efficacité de l’action gouvernementale, car la multiplicité des postes de dépenses étatiques, constituera un gouffre financier préjudiciable à l’équilibre budgétaire, en raison de la subsistance à ce jour, de difficultés incommensurables, dans la mobilisation des maigres ressources, nécessaires aux dépenses publiques.

M.SOUARE, comme tous les P.M avant lui, va devoir se plier aux exigences de la difficile cohabitation  avec le général Président, sur des bases prédéfinies, lui laissant du coup, peu de marges de manœuvre dans ses prises de décisions, surtout que le clan CONTE, de par sa présence massive dans cette nouvelle équipe gouvernementale, continuera à veiller au grain et ne manquera sûrement pas de lui mettre les bâtons dans les roues, dès le moment qu’il voudra se départir de la ligne de conduite caractéristique de ce règne, à savoir, faire tout, mais avec la délicatesse de ne jamais contrarier le grand manitou, au risque de se faire éjecter à la première occasion.

Ne dit-on pas qu’en toute entreprise humaine, c’est l’entame qui compte et c’est selon qu’on se donne ou pas les moyens de son action, qui est déterminant dans l’atteinte des objectifs.

Or dans le cadre guinéen, la limitation des pouvoirs du P.M, laisse prédire qu’il aura du mal à œuvrer dans la sérénité, car pour ce faire, il doit impérativement opérer une véritable rupture, qui supposerait que l’on en finisse définitivement, avec les maux qui sont devenus caractériels dans le comportement atypique des guinéens, à savoir : la duperie et la fourberie, la complaisance et l’impunité, la  corruption et l’arbitraire, le clientélisme et le favoritisme, l’exclusion et la ségrégation, bref l’instrumentalisation de la misère du peuple.

Cet état de faits, nous donne en spectacle aux yeux de l’opinion publique internationale. Mais de spectacle, il n’est question que de parodie de notre condition humaine, car notre image est sciemment floutée par les responsables de cette supercherie qui s’obstinent  à nous narguer, en se croyant impunément au-dessus des lois applicables dans les normes, à tous les guinéens sans distinction aucune..

Par devers les contraintes institutionnelles et structurelles, le traitement des dossiers brûlants en suspens, dont entre autres, les travaux de la commission d’enquête sur les tueries de janvier et février 2007, la suite à donner aux résultats des audits et surtout l’organisation future d’élections législatives libres et transparentes, constituera à coup sûr, le gage probant, de la possibilité pour le P.M, d’évoluer dans un cadre contextuel, compatible avec sa franche volonté d’action, afin de conduire une politique saine, allant dans le sens de la noble, mais difficile mission de redressement économique et sociale, qui lui est dévolue. Pour parvenir à cette fin utile, du courage, il lui en faudra à gogo, pour ne pas se laisser déborder par la traîtrise des combinards.


Guinée: Atterrissage forcé pour le P.M Lansana Kouyaté - Publié le 24/05/2008

La nouvelle de la destitution du P.M, est tombée comme un couperet, mais pour nombre d’observateurs de la situation politique guinéenne, elle ne peut faire l’effet d’un scoop. En effet, depuis un certain temps, le compte à rebours de cette dégringolade a été enclenché, car en plus des désaveux cinglants essuyés de la part du général, des voix, de plus en plus dissidentes, s’élevaient pour réclamer son départ, tant la déception était grande, par rapport aux attentes des populations, dont le ras-le-bol, qui s’est manifesté à travers les évènement tragiques de janvier et février 2007, avait pourtant conduit à la nomination. Le vol plané se termine donc en chute libre. Sur les véritables raisons de ce limogeage, les spéculations vont bon train et d’aucuns estiment que les rapports d’audit publiés ces derniers jours, concernant l’opacité de la gestion calamiteuse des services publics, a de façon opportune, précipité cette décision du général, dont l’entourage se trouve quelque part, trempé jusqu’au coup, dans les malversations financières compromettantes, qui auraient causé leur perte, en cette période de lutte fratricide de conquête et/ou de reconquête du pouvoir, l’après Conté, se profilant inéluctablement à l’horizon. Encore une fois, le vieux général dégaine sa baguette magique. Comme à l’accoutumée, il use sans coup férir, de son pouvoir discrétionnaire, que lui confère la loi fondamentale guinéenne, de nommer et de révoquer qui il veut, comme il veut et surtout quand il veut, tout cela, dans un contexte de confusion et de mélange des genres. Par cet acte, le général vient à coup sûr, de tuer l’esprit des accords tripartites, ayant favorisé l’entame de ce processus dit de changement, qui tient tant les guinéens à cœur, mais qui malheureusement, dans les conditions d’exercice du pouvoir de l’administration Kouyaté, ont contribué à exacerber les clivages et les divisions. Lansana Kouyaté a failli, parce qu’il n’a pas su honorer ses engagements, au regard de la feuille de route, dont il avait pour mission de mettre en vigueur. Son bilan politique en tant que P.M de consensus est plus que mitigé et il serait prématuré d’en tracer les contours exacts, de façon exhaustive. Une chose reste claire, il a fait ce qu’il pouvait, comme il le pouvait et surtout comme il l’entendait. Des oppositions de principe à sa vision de la gestion politique et de l’administration publique, il y’en a eu pas mal durant ses 15 mois passés à la primature et aussi variées et contradictoires que soient les prises de position par rapport à son règne, l’avenir déterminera les torts et les raisons des uns et des autres. On ose cependant espérer qu’il aura le courage politique de déterminer désormais, son appartenance à quelque bord que se soit, pour espérer un jour, briguer un poste électif, en toute indépendance et surtout, en toute légitimité, car autrement, ce serait donner un gage sûr d’acharnement, à tous ceux qu’il considère comme ses détracteurs. Avec la nomination du nouveau P.M en la personne de M. Ahmed Tidiane Souaré, c’est un nouveau départ serait-on tenté de dire, mais en fait de départ, on essaye toujours de prendre un hypothétique élan, qui a chaque fois, est abruptement coupé, par des rebondissements, qui perturbent le cours normal des évènements. Aujourd’hui, les guinéens ne peuvent être euphoriques et ils se trouvent dans l’expectative. Depuis le temps, ils ont reçu tellement de coups, qu’ils ne peuvent plus se permettre d’avancer à découvert, en croyant naïvement au miracle. Au point, où nous en sommes, comme profond sentiment, c’est le scepticisme qui l’emporte, car le combat contre les sournoiseries du système, est loin d’être gagné, tant que les décideurs politiques ne daigneront, assumer consciemment, leurs choix et leurs responsabilités, dans cet état de décrépitude du peuple de guinée. Nul besoin, de se mettre en branle, dans le déballage de la litanie des maux de notre société, car à force d’en avoir parlé, ils se trouvent encrés dans notre subconscient même. L’alternance politique, les remaniements ministériels ou le renouvellement de l’administration dans un contexte de démocratie, sont nécessaires et souhaitables, car cela contraint les gouvernants à un devoir de résultats, qui seul, cautionne la confiance des administrés lors des consultations électorales. Mais en guinée, les hauts cadres de l’administration, sont souvent soumis à une pression morale, que crée ce climat d’instabilité permanente, qui ne garantit aucune assise et se sentant constamment sur une chaise éjectable, ils se croient instinctivement obligés, d’assurer leurs arrières, en se constituant sur le dos des populations, des mannes financières qui frisent le scandale. L’organisation du cinquantenaire initiée par Lansana Kouyaté, s’il faille nécessairement le célébrer, doit être l’occasion ultime à mettre à profit, pour réconcilier les guinéens, dans un esprit de justice sociale, qui passerait nécessairement, par la reconnaissance des forfaitures, dont les responsabilités doivent êtres situées et assumées pleinement par leurs auteurs. Pour ce faire, des commissions de travail doivent être instituées, pour tabler sur les aspects politique, économique et social de la marche de guinée en tant que nation, de l’indépendance à nos jours, afin de déterminer les innombrables erreurs de parcours et d’en tirer des enseignements utiles à notre avancement. La continuité de l’Etat suppose que le nouveau gouvernement reprenne à son compte, les acquis sociaux obtenus de longue lutte, aussi minimes soient-ils, pour donner un sens positif au combat du peuple de Guinée, qui n’a aujourd’hui, comme seule exigence, que les dirigeants se mettent au travail, au service exclusif du peuple, dans un esprit patriotique. M. Ahmed Tidiane Souaré, en sa qualité de P.M, malgré ses premières déclarations de bonne intention, sera jugé à l’œuvre, car en Guinée, les promesses sont une chose et la réalité tout autre. On a plus qu’à laisser le temps au temps et on verra bien la suite.


Gueguerre de courtisans - Publié le 18/05/2008

Les leaders d’opinion que constituent les hommes politiques, ont pour devoir moral, d’analyser la problématique de l’amélioration des conditions de vie des populations et de proposer, ne serait-ce que des ébauches de solutions, dont les conséquences bénéfiques, dépendent de la perspicacité et de la pertinence des propositions, conditions favorables de l’adhésion et de la participation effective du peuple souverain, au processus de changement engendré. Dans l’ubuesque situation guinéenne, le sentiment diffus d’une instabilité politique permanente, entretenu par nos dirigeants, dans leur quête absolue du pouvoir, demeure préjudiciable, au développement économique et social, sapant du coup, le moral des plus optimistes, en raison de la transformation progressive de nos rêves en cauchemars. Putain ! Que les puritains ne s’indignent, parce qu’on assiste impuissamment, à travers cette déloyale guerre psychologique, à une sorte de viol spirituel du peuple de guinée, de la part des lèche-culs, dont la salive dégoulinante, salit impunément, la mémoire des morts et la conscience des vivants, de telle sorte que même les rites sacrificiels, ne sauraient laver les souillures de l’âme. Voltaire ne disait-il pas à propos qu’aux vivants, on doit des égards, mais aux morts, on doit la vérité. Aussi, l’histoire montre que le sacrifice des valeurs au nom d’intérêts à court terme ou d’une stabilité d’apparence, n’engendre que la frustration, le désespoir et la violence. C’est pourquoi, dans les conditions normales de pratique de la bonne gouvernance, ne devrait devenir décideur politique, un parvenu que l’on impose par favoritisme, car ce serait la porte ouverte aux genres de dérapages, auxquels on assiste aujourd’hui en guinée, du fait que des personnes se retrouvent à des postes de commandement, non pas par conviction et en fonction de leurs compétences et aptitudes, mais simplement parce qu’en raison de leurs relations de proximité avec les décideurs, dont ils viennent élargir le cercle vicieux de partisans acquis à la cause, ils se retrouvent éblouis par les privilèges, en se délectant avec un zèle, sans commune mesure, à travers leur soutien indéfectible, aux actions même avilissantes et asservissantes de ces derniers. Le plus inquiétant, c’est le fait d’accepter aveuglément, le dictat des chefs sans discernement aucun, pour dirait-on, une question de loyauté et de reconnaissance de pseudos bienfaits, qui ne sont en réalité, que des calculs politiciens machiavéliques, de positionnement ou de repositionnement. La réplique de la part des patriotes, requiert une implication et une vigilance de tous les instants, en ayant constamment à l’esprit, qu’en dansant avec des aveugles, il faille jouer des coudes et de la voix, pour les faire comprendre qu’ils ne sont pas seuls sur la piste, d’où la nécessité vitale pour tous ceux qui, parfois avec l’énergie du désespoir, combattent les tares du système, de persévérer dans la stigmatisation et la dénonciation des comportements néfastes à notre épanouissement, qui nous astreignent à accepter le fatalisme de la misère, comme un destin immuable. Les attitudes sous-tendues par l’entendement absolutiste de l’exercice du pouvoir, privilégiant les rapports de forces, dans une configuration hétéroclite du paysage politique, ne saurait faire honneur aux dirigeants, car leur investissement physique et moral, n’a de mérite que dans l’application des principes universels de la démocratie, garantissant la justice sociale. Le manque criard d’autorité de l’actuel gouvernement, dû à l’incoordination de ses actions, crée une situation explosive, qui se manifeste entre autres, par les dissensions au sein du patronat, l’instrumentalisation des revendications syndicales, les manœuvres dilatoires du clan Kouyaté, la tentative de démarcation du ministre des finances, dont l’action bien que saluée par la plupart des critiques, demeure comme un grain de sable dans l’immensité océanique, les manipulations de l’entourage présidentiel et les maladroites et peu crédibles arbitrages des institutions républicaines. Et dire que la devise de la république est : Travail-Justice-Solidarité. On aurait pu faire des envieux si, ces magnifiques mots se traduisaient dans notre réalité. A tous les chelous, on ne peut que souhaiter une chose : fire burn them all…


Les élections législatives en ligne de mire - Publié le 11/04/2008

Les partis politiques dans leur ensemble, observent sans le crier sur les toits, une certaine attitude de satisfaction, face à la situation de chaos que constituent les escarmouches au niveau de l’exécutif, car d’une telle atmosphère de déliquescence des structures de commandement, leur champ d’action devient propice à la proposition d’alternatives de modes de gouvernance dans un avenir proche, favorisant ainsi l’adhésion des populations, à des programmes de sociétés, susceptibles de garantir une relative sécurité sociale et économique, compte tenue de l’urgence des attentes. Le caractère obsolète des mécanismes de gestions économique et financière, magnifié par les dérives courantes, dans la gestion administrative, du fait du non-respect des principes de moralité et d’éthique dans l’action publique, nous font admettre qu’au-delà des difficultés inhérentes à la conjoncture économique internationale, le problème de mal-gouvernance dans notre pays, est profondément lié au relâchement des mœurs, qui se traduit par l’inaptitude chronique de nos décideurs politiques, à privilégier les rapports de cordialité, par la coopération et la concertation, dans leurs prises de décisions engageant l’intérêt général du peuple de Guinée dans son intégrité. Face à ce constat, les discours propagandistes, n’ont aucune chance de trouver un écho favorable, car ce peuple, trop longtemps privé de son droit naturel à aspirer au bonheur, par la simple satisfaction de ses besoins primaires, à force d’être manipulé et instrumentalisé, a compris la machination dont il est victime et s’astreint désormais à suivre aveuglément des crieurs publics, qui se déguisent en guides spirituels, pour nos orienter vers des horizons ténébreux, dépourvus de lueurs d’espoir. Dans cette lutte perpétuelle pour la survie quotidienne, l’énième augmentation du prix du carburant et son effet domino sur les prix des denrées de première nécessité, est de nature à augmenter le désarroi des plus démunis d’entre nous. Dans pareilles conditions, le sentiment d’injustice et de haine, se justifie par le contraste existant entre l’utilisation des moyens étatiques et les résultats probants sur le terrain, à cause non pas seulement, de la limitation des ressources, mais bien évidemment, cette situation est une simple résultante de l’aliénation des esprits, qui se manifeste par le comportement mafieux des groupements d’intérêts particuliers, d’hommes et de femmes, à qui on a pourtant, accordé le privilège d’avoir l’honneur, d’incarner les aspirations de la société tout entière. La mission qui leur est dévolue, est de donner un sens positif à notre existence en tant que nation épanouie et œuvrant au rayonnement des idéaux de paix et de prospérité dans le monde. Malheureusement, l’orientation politique dans notre pays, est contraire aux aspirations de la population, qui continue de végéter dans la pauvreté et la misère en se demande chaque jour que Dieu fait, à quand la fin de nos malheurs ? Dans ce cas, point de réjouissance pour les guinéens que nous sommes, tant qu’on n’aura pas compris qu’il faille que l’on se remette résolument en cause, dans nos comportements individuels, guidés trop souvent, par le seul profit personnel, en ayant malheureusement à l’esprit, ce faux entendement de la fonction politique, comme moyen d’enrichissement illicite. La fonction politique sous tous les cieux, va de pair avec les privilèges, mais dès lors que la priorité est donnée aux droits par rapport aux devoirs, son exercice se trouve dénaturé par l’hypocrisie qui consiste trop souvent, à demander aux autres, ce qu’on ne fait pas soi-même. Dans le cadre guinéen, la responsabilité dans la dilapidation des deniers publics, est œuvre commune d’une majorité substantielle de nos décideurs, se situant dans tous les maillons de la chaîne des structures directionnelles, les rapports d’audits des départements ministériels récemment rendus publics, en font largement foi. Mais comment responsabiliser les gens et leur demander des comptes, quand le laisser-aller devient une pratique structurée, à la limite de l’institutionnalisation, tant elle est profondément ancrée dans les mœurs ? L’initiation, la coordination et le suivi de politiques de développement, dans le cadre d’une gestion économique et sociale efficace et efficiente, qui permette une lecture claire dans le processus d’évaluation et d’appréciation des données, demeure le seul gage de réussite de nos différentes entreprises, en prenant en compte la stricte application des textes réglementaires qui régissent le fonctionnement de nos institutions. Encore une fois, on ne peut qu’être sceptique quant à la suite à donner aux recommandations de ces fameux audits à cause de l’impunité ambiante. Ce nouvel acte ne peut malheureusement être vu, que comme une autre parade de façade, destinée à épater et ameuter l’opinion publique, en brandissant la menace d’une grève qui n’emballe pas fort la population, soucieuse de sa survie quotidienne et dorénavant habituée à ce genre de manœuvres, toutes les fois qu’une action de désapprobation est faite de la part du général Conté à l’encontre du P.M. Ce climat d’incompréhension et de frustration, ne peut perdurer, car les inquiétudes à la nomination de M.Lansana Kouyaté à la primature, étaient que le général ne lui laisse les coudées franches dans la réalisation de sa mission. Dès lors que maints exemples prouvent aujourd’hui cet état de faits, au-delà des oppositions de principe à la personne du P.M, l’intérêt du peuple de Guinée, est que s’opère une rupture à l’amiable de ce couple qui ne répond plus aux critères de conduite normale, de la classe dirigeante d’une nation, qui se veut prospère et progressiste. Aujourd’hui, entre autres objectifs à brèves échéances, nous avons la tenue d’élections législatives libres et transparentes, dont l’acquisition du principe d’organisation, ne doit être perçue comme une fin en soi, bien que si elles se déroulent et aboutissent convenablement, elles favoriseront un rééquilibrage des rapports de forces au sein de la future assemblée nationale, avec une tendance favorable à l’opposition, dans la perspective de la constitution d’un groupe parlementaire majoritaire, situation dont on peut attendre des résultats concrets dans les prises de décisions stratégiques. Dans cet ordre d’idées, si la nomination d’un nouveau P.M n’est pas une contrainte constitutionnelle pour le Président de la République, la pression populaire sera de nature à légitimer cette option et vue l’allure où vont les choses, l’on peut se réjouir du fait qu’en plus de l’arme fatale que constitueront les possibilités de motions de censure, à l’encontre de la politique gouvernementale, il y’aura la probabilité de la mise en place prochaine d’une procédure légale de destitution du Président, pour cause d’incapacité physique et moral consécutive à son état de maladie, clouant du coup au pilori les ambitions malsaines d’une poignée d’individus, qui continuent obstinément à graviter autour du président et qui pour assouvir leurs besoins d’influence et de maintien dans les méandres du pouvoir, contre le gré de la population, usent de tous les moyens de pression, y compris occultes, prenant en otage le peuple opprimé et traumatisé, qui ne demande rien de plus que justice lui soit rendue, sans occulter notre passé, aussi lourd qu’il soit, de faits peu reluisants sur le plan humain.


Des manoeuvres politiciennes qui nous égarent - Publié le 31/03/2008

Le combat politique est une lutte de longue haleine, qui requiert un investissement physique, moral et matériel constant, car le champ de bataille est tributaire des enjeux de l’instant présent, qui se nourrissent des expériences du passé, pour déterminer les perspectives d’avenir. En cela, les prises de position des acteurs politiques, par rapport aux sujets d’actualité, déterminent leurs visions singulières, de l’approche de la gestion publique des affaires, dans le cadre de l’exercice du pouvoir. L’action gouvernementale s’inscrit dans cette logique qui voudrait que la quantification du degré d’aboutissement des objectifs assignés dans la détermination des politiques prévisionnelles, serve de base à l’évaluation et l’appréciation analytique des résultats atteints. Pour ce qui est de la situation actuelle en guinée, les avis divergent et reflètent des positions antagonistes, selon qu’on se situe dans le camp pro-gouvernemental ou dans l’opposition, une confrontation passionnelle d’idées, qui met en péril l’objectif de changement et de réconciliation nationale, née de la volonté populaire manifestée lors des soulèvements, qui ont abouti à la nomination de l’actuel P.M De toute évidence, il y’aura un avant Lansana Kouyaté et un après Lansana Kouyaté et si aujourd’hui, l’on peut noter quelques actes posés çà et là, qui donnent lieu à des controverses, au regard non seulement, de la situation catastrophique héritée du passé, mais aussi de l’ambigüité des méthodes de gestion actuelles, il est à remarquer que jamais dans notre pays, un P.M n’a soulevé autant de débats et de passions. Au fil du temps, on remarque que la présence de M. Lansana Kouyaté à la tête du gouvernement dit de consensus et dont la mise en place avait suscité pas mal d’espoir au sein de la population, soulève aujourd’hui maintes inquiétudes, surtout avec le bras de fer qui l’oppose actuellement au général Conté, dans une sorte de guerre froide, qui se mue de jour en jour, en bataille rangée et à couteaux tirés, entre les différents clans constitués, au gré des intérêts particuliers des uns et des autres. A l’entame de cette confrontation qui a vu le limogeage de Justin Morel Junior, selon la formule consacrée de la réponse du berger à la bergère, le P.M désemparé, avait brandi la menace que constituait la création de la commission d’enquête sur les massacres perpétrés en janvier et février 2007, dont on a cru comprendre la nomination et la prestation de serment des membres. Cet effet d’annonce laissait naturellement croire, à l’application logique d’une des dispositions contenues dans la feuille de route dont il a la conduite et fort malheureusement le constat est que tout cela est tombé dans le tiroir des oubliettes, déjà débordant de promesses fallacieuses, à la mesure de la mégalomanie et de l’ambition démesurée, qui ne trouvent écho, Dieu soit loué, que dans les oreilles de fanatiques profiteurs, qui croient naïvement, à la pérennité d’un système moribond, voué tôt ou tard à l’échec. L’association incompatible de visions disparates à la tête de l’exécutif, prouve que le mariage alors scellé au nom du peuple, à travers les accords tripartites, était par la force des choses, celui de la raison, pour une sortie de crise et non celui de l’amour de la patrie, pour une action concertée et conscientisée au bénéfice des administrés, qui deviennent malgré eux, des victimes collatéraux, de ces mesquines querelles de personnes. Les interférences liées aux conflits de compétences sciemment orchestrés et entretenus, dans le dessein inavoué, de brouiller les cartes et focaliser l’attention de l’opinion, sur des questions de non-sens qui contribuent à exacerber les rancœurs, ont pour objectif, de fragiliser le camp adverse pour favoriser sa discréditation et son abattage systématique. Dès lors, on est en droit de se poser la question de savoir, à quoi riment ces chamboulements et ces prises de bec, à l’exemple de cette rocambolesque affaire de Mme Chantal COLE, qui vient s’ajouter aux dernières nominations de personnalités hostiles au P.M, comme membres de son gouvernement, dont il n’a plus que de nom, comme coordinateur des actions, toutes choses se situant à n’en point douter, dans une stratégie de positionnement et de rapport de forces, en dénaturant ainsi, l’essence et la philosophie même de la politique, à travers la priorité donnée à la seule conquête de prérogatives personnelles de commandement et de privilèges qui en résultent. L’aveuglement de nos dirigeants, dans cette lutte sans merci de conquête du pouvoir, où tous les coups semblent permis, est favorisé en grande partie, par la manipulation spirituelle des marchands de rêve, auxquels se fient pieusement les arrivistes, qui croient dur comme fer, aux formules incantatoires ésotériques, sensées leurs ouvrir grandement, les portes de l’ascenseur social, au détriment des préoccupations quotidiennes des populations, qui assistent désabusées à l’instrumentalisation de leur misère. Le pain ne saurait être béni, tant que des impies mettront la main à la pâte et présentement, il serait hypocrite de croire un tant soit peu, à l’efficacité d’un gouvernement embourbé dans des dissensions internes et dont les membres peinent à s’asseoir sur la même table, pour conjuguer à l’unissons leurs efforts de redressement économique et social. Le silence ne doit être un oubli en ces instants d’incertitude, au risque de donner la place belle, au laisser-aller de nos dirigeants, qui expriment sans relâche et comme par défit, leur don d’ubiquité, de manière irresponsable et désinvolte, faisant de nous des éternels loosers, qui semblent se plaire à jouer à qui perd, gagne.


Nous préférons l'unité dans l'action à la diversité dans le verbiage - Publié le 15/02/2008

Il est en ce moment, plus que démoralisant, de n’avoir d’autre choix dans les tentatives d’analyse de la situation guinéenne, que de parler et de parler, encore et encore, des éternels problèmes qui polluent notre existence et du sentiment de frustration qui en résulte, car la vie des guinéens est loin d’être un long fleuve tranquille. Tous les pays au monde connaissent certes des difficultés, qui si elles sont conjoncturelles pour certains, dits pays de démocratie et de pratique de la bonne gouvernance, qui ont su s’adapter aux réalités contemporaines et apprivoiser les contraintes liées à leur évolution sociologique et environnementale, elles demeurent cependant, structurelles pour le lot de pays à la traîne dont fait partie la Guinée, qui de bouleversements en clashs, se trouvent confrontés à des situations de calamité humaine, caractérisées par la profondeur du gouffre entre l’écrasante majorité de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, et quelques privilégiés nantis qui se cramponnent au pouvoir et excellent dans le zèle, dans l’exercice de leurs fonctions. Les soulèvements populaires prévalent ainsi d’un sentiment d’injustice sociale à cause de l’iniquité dans la répartition des richesses de la nation, qui font l’objet de pillage systématique, mettant en péril, les objectifs de croissance économique et sociale. Le manque de perspectives qu’engendrent les tensions politiques, favorise de plus en plus, la fuite en avant de nombre de jeunes vers l’Europe, pour échapper à la misère, à la quête de meilleures conditions de vie, dans des environnements sociaux et politiques, garantissant les libertés fondamentales. Ironie du sort, le supposé eldorado que constitue l’occident, se transforme de jour en jour en enfer, pour un nombre toujours croissant de sans-papiers, dont le quotidien se résume à " bobo, glouglou et dodo", à cause du durcissement de la politique européenne en matière d’immigration, attitude traduisant un signe apparent de changement de mentalités et de stratégies, dans ces pays, qui si auparavant, favorisaient les migrations internationales, par mesure de précaution et surtout de nécessité en raison de la présomption d’un potentiel manque de main d’œuvre, dû au vieillissement de leurs populations, craignent désormais, un envahissement incontrôlable, avec l’élargissement des frontières de l’union, d’où le privilège accordé à la nouvelle politique dite de l’immigration choisie, défendue par la France, qui favorise dorénavant, la venue de personnes compétentes, dans des domaines de croissance économique, à fort besoin de main d’œuvre. Cette nouvelle donne, est là pour nous signifier que rien ne sera plus comme avant et plus que jamais, les africains doivent compter sur leurs propres capacités à initier et à générer des politiques de développement économique et sociale, qui soient de nature à engendrer un environnement propice à l’amélioration des conditions de vie des populations, pour favoriser leur sédentarisation et leur participation effective au processus de changement évolutif et aussi pour encourager le "comme back to home" des nombreux diaspos déçus et blasés par de longues années d’errance à travers le monde et qui, pour cause d’instabilité politique, ont perdu l’amour de leur pays en hypothéquant à jamais, le rétablissement des liens d’avec la terre, mère patrie qui les a pourtant, vu naître. Le plus détonnant, c’est que la plupart de ces expatriés, nomades des temps modernes, se trouvent réduits à exercer des boulots précaires qui ne correspondent ni à leurs compétences, ni à leurs aspirations et deviennent comme disent les ivoiriens, des "womis", grillés qu’ils sont, pile et face, pour être d’une part, peu ou pas intégrés dans leurs pays d’accueil et de l’autre, rejetés par les leurs. Quelle absurdité ! On est bien que chez soi si toutefois, la situation politique et les conditions de vie s’y prêtent et c’est en cela que le rassemblement par rapport aux sujets essentiels, devient une impérieuse nécessité et une opportunité qu’on se doit de saisir, au-delà des diverses sensibilités politiques et au prix de sacrifices qui en valent largement la peine. Alors, le fait d’entendre couramment des gens spéculer sur le remue-ménage au pays, pour enfin dire qu’ils ne sentent aucunement concernés par ce qui s’y passe, dénote d’une attitude d’irresponsabilité de leur part, car pour espérer le changement souhaité et réclamé par tous, il faudrait bien que l’on s’implique tous, peut-être de façons différentes, mais résolument et inexorablement, car de nos actions individuelles, dépendra l’action de la collectivité que nous formons et ambitionnons de sortir de la morosité. Pour parer à l’éventualité d’une destinée funeste de nos ambitions, la gestion politique dans notre pays se doit de considérer de façon objective, qu’on a besoin de compréhension mutuelle, pour concilier des visions et des attentes différentes, dont le dénominateur commun demeure le bonheur du peuple dans son intégrité. Au stade où nous en sommes, il serait irresponsable et surtout préjudiciable de supposer qu’un quelconque parti politique détienne à lui tout seul, une solution miracle, pour venir à bout des difficultés incommensurables auxquelles nous faisons face et parlant de la constitution d’un gouvernement d’union nationale, on se fout éperdument de l’appellation à lui donner, mais le plus important, c’est que l’objectif à atteindre avec la tenue d’élections libres et transparentes, est de dégager une majorité parlementaire, par le jeu démocratique des alliances entre partis se reconnaissant en un même idéal et dont sera issu on l’espère, le futur P.M qui aura pour mission, d’insuffler une dynamique nouvelle dans la politique gouvernementale, dans le respect de l’éthique et de la déontologie, par la moralisation de la vie publique et par l’application du principe de séparation des pouvoirs, garantissant l’autonomie et l’indépendance des institutions républicaines, dans leurs prises de décisions. L’adoption de mesures drastiques dans la gestion de la chose publique et draconiennes pour ce qui est des manquements aux règles établies, sera d’un apport positif dans ce sens. Seulement, les groupes de pressions qui ont pour manie d’entraver l’action gouvernementale, par la manipulation et les coups de bas, simplement par le fait de considérer que tous ceux qui ne sont pas avec eux sont contre eux, continueront leur sale besogne et pour ne pas leur prêter le flanc dans leur tentative de déstabilisation, l’on doit admettre que dans tous les camps, il y’a des bons et des mauvais, raison pour laquelle, il sera nécessaire et judicieux, de ne pas faire d’amalgame, par le conditionnement des esprits, à l’idée d’un cantonnement de toutes les forces vives, dans un enclos estampillé d’une encre indélébile "bon à rien". On se doit de faire une association compatible, autant que faire se peut, de toutes les bonnes volontés, dans un esprit d’ouverture et par souci d’efficacité, car de la pluralité des points de vue spécifiques, naîtront des solutions à la satisfaction de tous et dans l’intérêt général. Pour notre salut, on a besoin de tenir compte de toutes les expériences, celles bonnes pour en soustraire le maximum de profits et celles mauvaises, pour en tirer des enseignements utiles à notre avancement. Dommage qu’à l’avènement du pluralisme en Guinée, on ait pas admis le principe de bipolarisation du paysage politique envisagé par le général Conté, car s’il n’était aujourd’hui question que d’opposition et de mouvance présidentielle, le choix aurait été vite fait, en nous évitant en prime, les quiproquos entre pédants politiciens, pour l’affirmation d’un leadership, qui sera sans nul doute, incarné à l’avenir, par un homme ou pourquoi pas une femme, de préférence qui ne soit pas de cette "old school" régie par l’idéologie et le dogmatisme, et qui serait à mesure de ressentir sincèrement les préoccupations du Guinéen et de combattre vigoureusement les tares connus de tous, comme étant les véritables maux de notre société. Le choix qui s’impose à nous aujourd’hui doit dans ce cas, être guidé non pas par la passion, mais par la raison, en parfaite connaissance de cause de la volonté et des ambitions des prétendants au pouvoir suprême, à travers leurs actions concrètes sur le terrain et leur réelle capacité à tenir dans la bonne direction, le gouvernail du navire Guinée.


La Guinée est un singulier pays de remue-méninges - Publié le 09/02/2008

La principale menace de stabilité politico- sociale en Guinée, peut s’apparenter à ce qu’il convient de qualifier, de corrosion des fondations de notre bâti social, phénomène qui se caractérise par des tensions ethniques, dont la flamme incandescente, est ravivée par des prises de positions idéologiques partisanes, reflétant et conditionnant davantage, l’exaspération des clivages et les risques inhérents d’affrontement. Dès lors, on se retrouve face à un cas de conscience, qui mérite de constituer un exaltant sujet de préoccupation et de cogitation sur notre identité culturelle, qui souffre d’une sorte de déperdition patibulaire, due à l’incompréhensible et inadmissible incapacité, ou plutôt entêtement à comprendre, la nécessité d’une acceptation de la différence, dans une logique d’échange et de complémentarité, entre les composantes qui forment notre nation. Un diaporama des différentes étapes de notre évolution sociologique, montre que l’une des causes si peu lointaines de ce phénomène, se situent dans la structuration territoriale du pays en régions naturelles, avec chacune d’elles, des spécificités sur le plan climatique, végétation, relief et même linguistique, prédisposition naturelle, qui a servi de prétexte aux dirigeants de l’ancien régime, d’initier des politiques disparates, dont entre autres, la configuration hétéroclite du système éducatif, par une subdivision de la carte scolaire, en fonction de la prédominance linguistique, favorisant du coup, le repli identitaire et hypothéquant l’éclosion de visions harmonieuses, susceptibles d’améliorer notre existence et notre devenir en tant que nation. Dans pareil cas de figure, comment imaginer la consolidation des rapports sociaux, si l’enseignement et la formation de la principale frange de la population que constitue la jeunesse, sont basés sur des critères subjectifs, qui ne favorisent en rien le rapprochement entre les cultures, par le manque de politique adéquate d’intégration et d’épanouissement. La diversité culturelle se devait pourtant, d’être un atout majeur, source de richesses aussi matérielles que spirituelles, mais hélas qu’elle s’est trouvée instrumentalisée, dans un but de confrontation et division, environnement propice à l’assise d’une domination au profit d’intérêts particuliers. L’existence d’une langue dominante, dans laquelle tout le monde se reconnaît plus ou moins, est de nature à casser les barrières, en facilitant la communication et le dialogue intercommunautaire, comme c’est le cas dans des pays limitrophes : la Côte d’Ivoire (Djoula ou Français), le Sénégal (Wolof), le Mali (Bambara), contrairement à ce qui se passe dans notre pays, où les principales ethnies, par leur importance numérique, cherchent toutes, à légitimer leur suprématie, en incarnant le pouvoir qu’elles s’estiment dignes de pratiquer mieux que quiconque, par le fait de s’adjuger de façon prétentieuse, le monopole de la noblesse, en souvenir des périodes de règne de l’Afrique précoloniale. L’assise de cette obsession, se manifeste à travers une plus grande représentativité de l’ethnie de l’homme aux commandes des affaires, dans la sphère politique, leur assurant ainsi une certaine hégémonie, dans la direction et la gestion de la chose publique. Cette prépondérance, s’exerce par l’usage malsain de l’exclusion discriminatoire pour les uns (la majorité pataugeant dans la misère) et le favoritisme probatoire pour les autres (la minorité vivant dans l’opulence), causant par ce biais, de sempiternels problèmes sociaux, qui gangrènent notre vie en commun. Rien de surprenant de voir ainsi des oppositions stériles de personnes qui se sentent en déphasage total, par rapport à l’idéal commun de paix et de justice sociale, situation née la divergence de leurs intérêts et de l’hétérogénéité de leurs aspirations. Dés lors, toutes les actions menées au nom de la nation s’en trouvent affectées, car elles ne reflètent point, la volonté d’entreprise commune, synonyme de conjugaison des efforts de tous et pour le bénéfice de tous. L’embellie dans ce ténébreux paysage, ne saurait être réalité, tant que l’on continuera de se juger, à travers l’étiquette ethnique et tant que la promotion sociale dans notre pays, continuera à faire abstraction du mérite et du talent, car le favoritisme et le clientélisme, qui ont actuellement cours, ont depuis belle lurette montré leurs limites, en témoignent les retournements de vestes, de personnes connues et réputées être de fervents défenseurs de l’intérêt supérieur du peuple, par leurs critiques acerbes à l’égard de nos dirigeants et qui une fois les pieds mis à l’étrier, se laissent facilement aller à la dérive, en épousant les méthodes et pratiques perverses du système, dont ils deviennent parfois les chantres. Honte à tous ces surpris de la vie, qui se voient parachutés à des postes de responsabilité, sans conviction et par conséquent sans ambition pour le pays, qui a pourtant plus que jamais, besoin d’hommes et de femmes capables de se transcender et de se saigner pour l’amélioration quantitatif et qualitatif de nos conditions de vie, seule digne voie de salut, pour toute personne se disant noble et agissant pour ainsi dire, en totale adéquation entre le dire et le faire. A ce sujet, il est de notre intérêt à tous, de mettre fin à la diabolisation de personnes issues de la diaspora, que l’on a trop souvent tendance à taxer d’opportunistes, qui se prennent pour des donneurs de leçon et qui font étalage de leurs connaissances, alors que leur seul tort est de vouloir participer au débat politique qui les concerne au même titre que tous les guinéens, en apportant leurs idées et en proposant leurs compétences et leurs expériences. Ces diaspos se doivent quant à eux, de se débarrasser de leur complexe de supériorité et comprendre que les guinéens restés par la force des choses au bled, pour être en contact direct avec les dures réalités du pays, qu’ils vivent au quotidien, sont à considérer et à respecter dans leur dignité d’homme, malgré les difficultés d’ordre matériel qui sont les leurs, indépendamment de leur volonté, qui est de connaître le bonheur. Par ailleurs, nos aînés doivent comprendre la nécessité impérieuse de donner opportunément, la chance à la jeunesse de s’affirmer pleinement et sereinement, par sa responsabilisation et sa promotion culturelle et sociale, car s’il se dit en Afrique qu’un jeune debout ne peut voir, ce qu’un vieux assis aperçoit, parallèlement, l’on dit aussi que si jeunesse savait et si vieillesse pouvait. Une façon éloquente d’affirmer l’interdépendance entre les générations et la solidarité qui s’impose entre elles. La Guinée est un tout dont il faut prendre compte dans toute sa globalité et dans ces différents aspects, pour se sortir de cette léthargie et cette décadence. Nul de décide de son appartenance sociale ou territoriale. Nous sommes nés guinéens et guinéens nous resterons embarqués sur le même navire, qui pour avancer sur les eaux tumultueuses du monde contemporain, a besoins des efforts de tous et de chacun.


 

Péril en la demeure - Publié le 29/01/2008

Les campagnes de lutte anti-coloniale, se sont fait l’écho de thèmes récurrents tels, l’éveil ou la prise de conscience des populations africaines, alors sous domination, en raison de l’analphabétisme supposé de ces dernières, situation qui ne leur prédisposait guère, à une aptitude d’appréciation juste, de leurs inhumaines conditions de vie et partant d’un sursaut d’orgueil de leur part, pour la défense et la promotion de leur identité culturelle. Le mouvement de la négritude qui a fait sienne cette mission de sensibilisation, s’est pour une large part, inspiré de cette thématique, dont les conséquences ont eu pour effet, l’accession à l’indépendance des pays colonisés, par la prise en mains de leurs propres destins. La guinée qui fut l’une des premières nations d’Afrique noire à recouvrer la pleine souveraineté, a été un des pionniers de cette lutte d’émancipation, en ayant adopté des positions avant-gardistes, par son soutien aussi moral que matériel, aux différentes factions de lutte, à travers le continent. Cette attitude chevaleresque, nous a valu la sympathie et le respect de tous, prouvant à suffisance la maturité politique du peuple guinéen et sa capacité à appréhender les problèmes de société et d’y apporter des solutions viables, en considération et en application des principes de solidarité et de fraternité entre les peuples. Cette souvenance du bon vieux temps, éveille en nous un sentiment de fierté et de réconfort moral, parce que synonyme de volonté manifeste de surpassement, au-delà des divergences idéologiques et des lignes de démarcation identitaires, à la recherche de l’idéal de paix et de développement , par l’assignation d’un objectif commun, d’auto- détermination, dans l’optique de recherche de voies et moyens de lutte contre la pauvreté, pour la pleine satisfaction de nos besoins vitaux. L’on imaginait alors ces notions d’éveil et de prise de conscience révolues, mais voilà qu’elles deviennent aujourd’hui en Guinée plus que d’actualité, même si au demeurant, le sens à leur donner diffère de celui d’antan, à cause de l’évolution socio-politique et les contraintes économiques conjoncturelles du moment . En effet, s’il était auparavant question de victimisation en incombant les responsabilités de la paupérisation des populations africaines aux pays occidentaux, à travers les méfaits de l’esclavage et de la colonisation, qui ont certes eu, leurs lots d’impacts négatifs, il est désormais de probité morale et intellectuelle, de reconnaître notre part grande, dans l’échec de nos politiques, un demi-siècle après, en nous retrouvant continuellement confrontés, à une situation de survie quotidienne, due à l’incapacité notoire de nos dirigeants à conjuguer leurs efforts, dans la nécessité d’une synergie d’action efficace, pour ce qui est des prises de décisions stratégiques en matière de gouvernance. La gestion administrative dans notre pays, souffre depuis toujours de l’incohérence et de l’ambivalence de nos politiques, à cause du manque de bonne coordination de l’action gouvernementale, qui ne tienne compte de la continuité de l’état, pour initier et pérenniser des programmes de développement, afin de mettre un terme à l’improvisation et à l’amateurisme, dans la direction des affaires, mais aussi, en faisant valoir le principe de solidarité intergénérationnelle, pour l’association de la jeunesse, avenir du pays, à la gestion publique. La mauvaise allocation de nos maigres ressources financières et l’extravagance des dépenses extra- budgétaires, contribuent par ailleurs à maintenir notre dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure qui ne cesse de se raréfier, par sa subordination à des conditionnalités de transparence et de bonne gouvernance, toutes choses qui font défaut en Guinée. C’est pourquoi, le combat actuel se situe, dans la dénonciation de pratiques immorales régressives, qui se réclament tout haut, de volonté populaire et d’intérêt général, alors qu’elles se fondent tout bas, sur des considérations subjectives, qui sapent les diverses tentatives de réconciliation nationale. Pour peu euphorisante que soit cette apparente accalmie que nous constatons actuellement dans le paysage politique, la situation est loin d’être enviable, car d’ici à connaître l’issue des prochaines élections législatives, le chemin s’avère long et difficile. L’inconstitutionnalité de la fonction de P.M, ayant favorisé la légitimation des prises de positions unilatérales du président de la république, qui bénéficie par ailleurs, d’un climat de déception, né de la gestion ambitieuse dans le sens personnel du terme, mais antipathique du point de vue de l’opinion publique du P.M, il y’a besoin urgent, de trouver un contrepoids politique capable de tempérer et de nuancer la position dominante que confère la concentration du pouvoir dans les mains de l’exécutif. Pour ce faire, l’on peut espérer et attendre du P.M, une attitude responsable, quant à la transparence et à la régularité de ces élections, seule alternative susceptible de garantir l’action gouvernementale, à soumettre à la seule approbation parlementaire, surtout que la restriction de son champ d’action, à travers le décret de restructuration des départements ministériels, le place dans une position inconfortable, comme se situant entre le marteau et l’enclume, position dont il ne peut attendre une amélioration, que dans la perspective d’une institutionnalisation du poste qui est aujourd’hui le sien, dans une logique de séparation des pouvoirs et d’indépendance vraie des institutions républicaines. La réduction au néant de l’action du gouvernement actuel, peut s’apparenter à du négativisme si ce n’est du négationnisme, au regard des actes posés çà et là, même si leur pertinence est parfois sujet à controverses. N’empêche qu’il faille quand même reconnaître que l’environnement politique dans notre pays, n’a jamais été aussi favorable au changement et pour que les actions du gouvernement soient créditées de confiance et de respect, le P.M a tout intérêt à ce que l’issue des élections législatives à venir, soit favorable à la constitution d’un gouvernement d’union nationale, représentatif des différentes sensibilités politiques, y compris la tienne qui reste par ailleurs à déterminer.


Le piège des antagonismes - Publié le 14/01/2008

En Guinée, l’année 2008 commence sur des chapeaux de roue, suite aux dernières évolutions de la situation politique qui se trouve profondément marquée par la publication du décret de restructuration des départements ministériels et le remue-ménage qui s’ensuivit. La pression est montée d’un cran après le limogeage du Ministre de l’information et des NTI, jusque-là porte-parole du gouvernement et réputé proche du P.M. Les conséquences de ces deux évènements ont vu la montée au créneau des syndicalistes appelant à un mot d’ordre de grève, grève décriée par plusieurs observateurs qui l’estiment inopportune et surtout imprévisible pour ce qui est des dommages collatéraux qu’entraînerait un tel mouvement, dans un climat de précarité et de questionnement pour les populations, qui vivent de jours, qui se suivent et se ressemblent, à la quête perpétuel du minimum vital. Pendant ce temps, on assiste à des mises en scène dont le décor est balafré de prises de positions tendancieuses de la part des différents protagonistes, qui s’activent frénétiquement comme des brebis galeuses, pour colmater les brèches laissées béantes dans le tissu social en s’empiétant dans des diatribes, dans cet exercice vital de réconciliation qui constitue aux yeux de tous, au-delà des divergences, la condition sine qua non d’un renouveau dans notre pays. Ce qui se passe aujourd’hui en Guinée relève de la responsabilité collective des différentes catégories socio-professionnelles dans notre pays, qui agissent toutes pour préserver leurs seuls intérêts particuliers, sans avoir une vision globale de nos problèmes, en tenant compte des interactivités et des interdépendances dans l’action publique. En effet, les agissements des uns et des autres en cette période de grise mine, sont motivés par des ambitions personnelles, qui se traduisent par les ralliements claniques, pour soit tirer profit selon que l’on étiqueté proche de l’entourage du général président, avec la perspective de retour aux affaires des anciens caciques, soit limiter les dégâts pour les pro-kouyaté contraints de revoir à la baisse leurs ambitions, pour cause de remise en question des prérogatives du P.M, le plaçant ainsi dans une position de faiblesse, ou pour redorer le blason pour ce qui est des syndicalistes taxés de laxisme face aux dérives du gouvernement, par rapport à l’application des accords de sortie de crise de janvier et février 2007, ou encore les partis politiques qui ont jusqu’ici manqué de visibilité et d’audibilité sur la scène politique, considérée pourtant comme leur domaine de prédilection, la société civile qui s’invite et s’implique davantage dans le débat, la grande muette qu’est l’armée qui observe son droit de silence et une certaine neutralité face à ces bouleversements, les institutions républicaines qui jouent pour une fois les conciliateurs alors qu’elles manquent d’indépendance vis-à-vis de l’exécutif et du coup d’impartialité et enfin les religieux considérés comme des valets à la solde du système qui contribuent à forger et à entretenir le culte de la personnalité du général Président, dans leur exercice quotidien d’endoctrinement, qui ne cesse de le réconforter dans son entêtement à croire que c’est Dieu qui l’a mis là et que c’est seul Dieu qui pourra lui en déloger ( comprenons par là qu’il sera présent jusqu’à ce que Dieu lui fasse casser la pipe). Le P.M dans sa réaction a quant à lui, fait savoir à tous qu’il n’est pas question de démission de sa part et qu’il n’en sera point. Cette attitude n’est pas surprenante car tous les observateurs s’accordent à dire que la nature de son mode de gestion est empreinte d’ambitions futures dont il a commencé à poser les bases et un retrait de sa part des affaires publiques, s’il ne peut être synonyme de suicide politique, pourrait être assimilé à une erreur stratégique, dans son projet de conquête du pouvoir dans un avenir proche. Les guinéens se trouvent actuellement confrontés à un dilemme dans leur choix entre la peste et le choléra car si le départ du général est souhaitable, personne ne voudrait voir la guinée dirigée par un homme qui rétablirait les mêmes méthodes de gestion qui nous ont jusqu’ici maintenu dans ce pitoyable état de délabrement psychologique et matériel, car le P.M au-delà de ses déclarations de bonnes intentions fait preuve de dédain dans ces rapports humains et dans sa prise en compte des sensibilités diverses et variées capables par ailleurs de lui être utiles à bien des égards, dans il faut le reconnaître, sa difficile mission de redressement économique et social. Tout le monde cherche à tirer son épingle du jeu pour ne pas perdre la face et dans ce contexte, le risque que l’on encourt est la radicalisation des positions qui aboutirait à une confrontation anarchique dont on aura du mal à déterminer les tenants et les aboutissants. Le changement réclamé par les guinéens souffre de la divergence de connotations que l’on prête à ce concept. Pour les patriotes progressistes, le changement suppose une révolution des mentalités dans le sens de l’épanouissement des populations et du progrès social et économique, tandis que les esprits réfractaires et rétrogrades, prônent le changement dans la continuité de pratiques jugées néfastes pour l’évolution des mœurs dans notre pays. En tout état de cause, le changement comme souhaité par la majorité de la population qui souffre des méfaits de la mal-gouvernance, ne peut se faire sans une certaine convergence des idées novatrices qui nous rassemblent sur l’essentiel, à savoir la lutte commune contre la pauvreté endémique qui sévit dans notre pays, par une gestion rigoureuse et efficiente des deniers publics, qui constituent actuellement, la source des convoitises de tous ces prédateurs tapis dans les entrailles du système et par une meilleure valorisation des ressources humaines par la conscientisation et la responsabilisation. La convergence des idées est bien sûr un idéal, qui suppose une vision réaliste et unanime sur des vérités dites universelles et parfois éternelles, mais il suffit parfois de s’accorder sur ce qu’il y’a de substantiel en faisant des concessions pour aboutir à un compromis qui satisfasse les différentes parties prises.


Eh Wotan ! Où va la Guinée ? - Publié le 28/12/2007

On s’exclame, on s’interroge et on ne sait plus qui apostropher pour nous donner une réponse satisfaisante à cette question existentielle. Sommes-nous embarqués dans un navire où la boussole du commandant de bord a perdu le nord, nous faisant voguer sur les mers, au gré des vents et marées, sans que l’horizon se profile à nos yeux, ou sommes-nous tout simplement des naufragés volontaires sur une île déserte, à essayer vaille que vaille de survivre, à la merci des aléas de la nature ? Les formules allégoriques ne manqueront certainement pas, pour décrire la situation guinéenne et en désespoir de cause, les populations désemparées, ne trouve refuge que dans une apparente spiritualité qui leur fait admettre, fatalement les misères qui les avilissent et les assujettissent au bon vouloir des dirigeants, qui n’ont cure de leurs préoccupations journalières. Le quotidien des jeunes guinéens se résume désormais au vas -et-vient entre les cafés et les mosquées, car dans pareille galère, même les athées ont le droit de s’inventer des Saints à adorer, pour conjurer le mauvais sort. On a coutume de dire, que rien ne vaut la vie, mais la vie dans la précarité, à ce niveau de développement de l’humanité, est un non-sens qui ne mérite pas d’être vécu. Il n’est pas étonnant de croire que la Guinée est victime d’une malédiction, une malédiction qui viendrait d’au-delà des tombes de la part de tous ces martyrs, sacrifiés sur l’autel de la république, par des bourreaux ayant agi à visage découvert, sans qu’ils ne soient inquiétés pour le moindre du monde. Et patati et patata… Encore une fois de plus, l’on a droit à une entrée gratuite au cirque CONTE, pour assister à un numéro de prestidigitateur des plus rocambolesques. Apparemment rien d’anormal, pour celui qui n’est pas observateur de la vie politique guinéenne, car le fameux décret de restructuration de l’administration que les analystes tentent de disséquer, rentre à priori dans la logique d’avancement du processus de changement. Mais voilà que le tour de passe-passe et la tournure acrobatique qui caractérisent la quintessence même de ce décret, prennent de cours le P.M, qui dit-on en était l’initiateur et l’instigateur, parce qu’il se trouve du coup, amputé d’une bonne partie de ses prérogatives, avec sa mise sous la tutelle du secrétaire général de la présidence, qui lui ravit allègrement, le rôle éminent de coordinateur de l’action gouvernementale. Ses conseillers juridiques, ont-ils été atteints de subite cécité, pour lui avoir donné une mauvaise interprétation de la lecture de cette nouvelle disposition qui est somme toute, largement en sa défaveur. Décidément, le général président a plus d’un tour dans sa besace, parce qu’à chaque fois qu’il s’est senti assis sur une chaise éjectable, il brandit sa baguette magique pour nous faire voir de toutes les couleurs. Encore une fois, il nous prouve qu’il est le chef suprême et tout-puissant qui décide à sa guise de l’orientation politique dans notre pays et les hommes et femmes à qui il a la délicatesse de confier la direction des affaires, ne sont plus ou moins que des marionnettes, qu’il jette à la poubelle comme des kleenex usagés, quand ils ont la maladresse d’empiéter sur sa parcelle d’autorité, chasse qu’il veut indiscutablement gardée inviolable, tant qu’il demeurera à la tête de l’Etat. Dans le meilleur des mondes, on ne peut se réjouir des malheurs de son prochain, mais dans le cas de figure de notre P.M, il ne peut apprendre qu’à ses dépens le volte-face du général, pour avoir fait la sourde oreille, aux multiples injonctions de l’opinion publique, en ce qui concerne ses dérives autocratiques et son arrogance à faire un bras d’honneur aux revendications et aux inquiétudes de bon nombre d’observateurs. Ce qui devait arriver, arrive sans surprise, car on est coutumier du parachutage et du largage des P.M, en fonction des humeurs de notre cher président, qui supporte et voit mal, l’omniprésence médiatique de ses chargés de mission, chose qu’il a tendance à assimiler, à une attitude d’autopromotion, dans l’optique de son éviction des commandes des affaires. A chaque fois que la grogne sociale est clamée haut et de façon violente, l’on a eu droit au tempérament des ardeurs de la part du général, par la nomination d’un P.M, faisant naître une lueur d’espoir. Et pour des raisons d’incompatibilité et de divergence d’intérêts, la lune de miel avec ce dernier, a toujours finit par virer au vinaigre, avec un retour à la case départ, laissant pantoise la population, qui assiste en spectateur désabusé aux éternels revirements de situation. Pourtant ces derniers temps, malgré les difficultés liées à l’avancement du processus de réconciliation, quelques actes posés çà et là, laissaient croire que le changement était inéluctable, avec la création de la CENI pour les élections législatives à venir et la nouvelle de la publication du décret de restructuration de l’administration (avant qu’on ait pris connaissance de son contenu). En cette période de déclin du régime, la repentance des seniors, par la montée en premier au créneau d’El Hadji Boubacar Biro Diallo, pour décrier les tares du système, ce qui lui a valu son désencartement du PUP, parti au pouvoir dont il a été par ailleurs, un des membres fondateurs, puis la publication du livre d’Alsény René Gomez, ensuite le retrait du Doyen BAH Mamadou pour laisser la place à Dalein et les dernières prises de position d’Aboubacar Somparé, toutes ces actions ont eu le mérite de nous mettre du boum au cœur, en supposant qu’elles dénotent toutes, d’une réelle volonté de remise en question, en faisant un mea -culpa, pour les erreurs commises dans l’exercice de leurs fonctions administratives et/ou politiques. Tout au long de notre parcours, les guinéens ont vu défiler à leur tête des personnalités, qui une fois rentrées dans le moule du système, dont l’objectif premier a été la confiscation du pouvoir dans les mains d’une poignée d’individus, se sont rendues coupables de pratiques usant de méthodes pernicieuses, qui leurs ont permis d’opposer habilement et sournoisement, la couche intellectuelle à la majorité analphabète, les guinéens nantis à la frange pauvre, les guinéens de la diaspora à ceux de l’intérieur, les ressortissants d’une région aux peuplades d’une autre, en reléguant au second plan, la recherche de solutions d’éradication de la pauvreté qui demeure notre mal commun. Alors les retournements de vestes, quelque soient leurs motivations profondes, ne peuvent que nous laisser dubitatifs, car on a de la peine à croire à la sincérité de personnes sentant leurs fins proches, qui n’ont d’autres choix que de faire des pirouettes dans leur vaine tentative de réhabilitation et de rédemption. Et c’est pourquoi, ces approches ne peuvent rencontrer au sein de l’opinion, qu’un sentiment d’inacceptation, d’impopularité et surtout de défiance, car le peuple victime innocent de la supercherie, a par la force des choses, atteint un niveau de maturité qui lui permette de revendiquer et de préserver ses acquis. Scepticisme ou pas, on ne croit plus au miracle et pour la suite des évènements, n’adviendra que pourra, avec le souci que les conflits de compétences au sein de l’exécutif, ne remettent en péril, l’issue d’élections législatives, que l’on espère de tout cœur, libres et transparentes, avec comme cerise sur le gâteau, la nomination d’un P.M issu de la majorité parlementaire, dont la crédibilité et la légitimité populaires, suffiront à asseoir les bases d’un développement harmonieux et durable de la nation, dans la pratique d’une démocratie au sens étymologique et académique du terme. Bonne et heureuse année 2008 à tous.


Dans le brouhaha, le tralala continue - Publié le 12/12/2007

Les responsabilités inhérentes à la fonction d’homme politique se soumettent à l’appréciation de l’opinion publique, avant, pendant et après la période de règne des dirigeants qui l’assument. Elles s’inscrivent ainsi, en lettres d’or ou de bronze, dans le livre du processus historique d’évolution des peuples, en fonction de leurs impacts positifs ou négatifs, facteurs déterminants fondamentaux, du degré d’émancipation et d’épanouissement social et économique des populations. Les hommes politiques guinéens dans leur ensemble, qu’ils soient de l’opposition, de la mouvance présidentielle ou gouvernementale, seront dans cette optique, comptables de leurs faits et gestes, face à la justice des hommes, qui donnera raison à ceux qui ont raison et tort à ceux qui en auront. Dans la conjoncture actuelle, l’on a de cesse de stigmatiser les dérives qui ont jalonné notre parcours, en tant que peuple indépendant et en tant que nation qui s’assume pleinement. Les causes endogènes de nos maux, sont connues de tous et s’expliquent logiquement, par une simple dépendance de cause à effet. De façon incompréhensible et inadmissible, l’on continue cependant à patauger, dans les méandres de la pauvreté et de la misère, en ayant toutes les peines du monde, à se mettre sur les rails du progrès mondial, en ce 21ème siècle, avec les atouts de la mondialisation, pour les pays qui savent habilement tirer leur épingle, du complexe jeu des alliances économiques, dictées par des intérêts particuliers des nations. En fait de responsabilités, il faille reconnaître de façon implicite, que nous sommes tous coupables, dans diverses proportions bien entendu. La part grande, revient, particulièrement à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont été associés aux prises de décisions, qui ont conduit notre pays, dans cet état de dépendance et de régression permanentes. En premier lieu, nos deux chefs d’Etat que sont Sékou Touré et Lansana Conté, qui sont indéniablement tous les deux, indexables et justiciables, pour leurs erreurs respectives de parcours, dans l’exercice du pouvoir, l’un dans un régime totalitaire et l’autre dans un régime de type présidentiel, dont le dénominateur commun est, la concentration du pouvoir directionnel, au sein de l’exécutif qu’ils incarnent. Nullement, une quelconque volonté de faire un procès d’intention, car les différentes analyses sociologiques et politiques, visant à étayer les thèses qui font référence à notre passé récent, soulèvent souvent la polémique et demeurent des sujets à controverse. Néanmoins, notre conscience patriotique nous interpelle en ce moment précis, de contexte favorable au redressement national, pour poser les jalons de la démocratie, seule alternative politique, capable de nous faire voir une lueur d’espoir, au bout du long tunnel de l’obscurantisme dans l’attente de lendemains meilleurs. Le général Conté a, en cette période de transition, l’occasion ou jamais, de redresser le tir, en se dédouanant de ses travers, autant que faire se peut, usant courageusement de ses immenses prérogatives, pour insuffler une dynamique nouvelle dans l’action politique, par sa volonté et sa capacité, à honorer ses engagements, par rapport à la feuille de route confiée à son premier Ministre et son équipe gouvernementale, suite aux évènements de janvier et février. Dans un de ses interviews, le général Président a répondu à la question de sa succession, qu’il cherchait quelqu’un qui soit à ses yeux, assez patriote et intègre pour lui confier les rênes du pouvoir, attitude qui dénote de son manque de respect de la constitution, du jeu démocratique et au-delà de la volonté du peuple. Il n’a vraiment pas à nous imposer qui que ce soit, surtout qu’il n’est lui-même pas un exemple de réussite dans la conduite des affaires de l’Etat. Notre choix pour la direction de notre destin commun, ne doit être guidé que par le libre arbitre de chacun d’entre nous, en âme et en conscience, avec la force de la conviction. Ce qu’il a de mieux à faire, est de continuer à œuvrer à la mise sur pieds des recommandations issues des négociations de sortie de crise, qui ont abouti à la nomination de M. Lansana Kouyaté au poste de premier Ministre, une façon louable de se racheter en considération du fait que malgré tout, mieux vaut tard que jamais dans la vie. Dans cet élan, on peut se réjouir du fait qu’après le décret de création et de nomination des membres de la CENI, un nouveau décret portant sur la restructuration de l’administration, vient d’être signé par ses soins, comme pour couper court aux rumeurs qui font état de sa réticence, par rapport à l’avancement du processus démocratique enclenché depuis. Est-ce à supposer pour autant que des paliers ont été franchis ? On attend impatiemment de voir la suite, car en Guinée, rien n’est jamais vraiment acquis, tant les revirements de situation sont légions. En outre, beaucoup reste à faire, quand on imagine que l’une des revendications essentielles, demeure la création d’une commission d’enquête pour les crimes perpétrés lors des évènements et dont le principe d’acquisition est considéré comme un vœu pieux, en raison des implications fortes de certains décideurs, qui ne peuvent naturellement être juges et se constituer partie civile à la fois et surtout parce qu’ils sont conscients du fait qu’ils auront beaucoup à perdre dans pareille aventure. Par ailleurs, notre souci est que le général Conté ne soit plus considéré comme l’arbre qui cache la forêt, en devenant à tout bout de champ, le bouc émissaire que l’on s’empresse de jeter en pâture, devant les vautours du système, qui continuent de se camoufler derrière leurs costards et leurs grands boubous de soi-disant responsables administratifs, et profitent inlassablement, de la corruption érigée en méthode de gouvernance. On ne parlera jamais assez de la corruption, au risque de se répéter, mais le mal est si fort dans notre pays, que le fait de ne pas en parler, peut être considéré comme un silence coupable. Ce phénomène est une pratique mondialement répandue, mais ne dit-on pas en Afrique que tous les chiens bouffent de la merde, mais ceux qui s’en mettent sur la gueule, sont ceux qui sont pointés du doigt. Et en Guinée, ce mal a atteint des proportions qui vont au-delà du raisonnable, condition de plus pour toujours en parler et même de le crier haut et fort sur tous les toits, pour favoriser une nécessaire prise de conscience collective et mener un combat rigoureux et efficace, à la hauteur de l’ampleur de la forfaiture. Le gouvernement actuel doit savoir qu’il est sur la sellette et on ne manquera pas d’épier ses actions dans leurs moindres détails, afin de décrier les éventuels abus et faiblesses, pour éviter à la guinée les errements et les gaspillages d’énergie dont on a du mal à se départir. Ce qui est fait est fait et comme on ne peut revenir en arrière, il ne nous reste plus qu’à tirer des enseignements des erreurs du passé et essayer d’avancer, même lentement mais sûrement et résolument vers l’avenir et pour ce faire, des voix dissidentes et progressistes, continueront à s’insurger sans relâche, contre les imperfections du système, pour qu’en fin de compte, la justice sociale devienne une réalité, susceptible de réconcilier sincèrement et durablement tous les fils et filles de Guinée, dans une communauté de destin.


Vouloir, c'est pouvoir - Publié le 05/12/2007

Les discours, pour le moins démagogiques des dirigeants politiques, ont de tout temps et sous tous les cieux, eu le mérite de faire rêver les administrés qui s’identifient tant bien que mal à leurs contenus hétéroclites qui promettent monts et merveilles, face aux inquiétudes et aux désespoirs grandiloquents, des populations démunies et impatients d’assouvir leurs besoins les plus élémentaires. Les inaptitudes et les divergences résultants des conflits d’intérêt, favorisent l’instauration de climat d’insécurité économique et sociale, contexte environnemental sur lequel, surfent opportunément la racaille politicienne, dans un élan d’hypocrisie et d’égoïsme, avec de prolifiques racontars, à faire perdre son latin. L’expérience a prouvé que cet état de faits, bien que n’étant pas l’apanage des guinéens, est une pratique courante dans notre pays, dont les décideurs politiques ont toujours fait preuve d’excellence, dans leur rhétorique populiste, toutes les fois qu’il s’est agi de mobiliser des gens pour une cause, pour peu reluisante qu’elle soit, ou d’engranger des voix dans le cadre de pseudo- élections, car en fait d’élections libres et transparentes, les guinéens ne peuvent s’en vanter, puisqu’il n’en jamais été question et on peine à croire qu’il en sera, dans un avenir proche. On serait tenté d’affirmer sans risque de se tromper, que la Guinée est à l’image des guinéens. Pays de paradoxes, incapable de tirer un maximum de profits de son exceptionnelle dotation naturelle en ressources minières et de la clémence du climat favorable au développement agricole, mais aussi et surtout, l’incapacité notoire à valoriser les ressources humaines dont la sous-évaluation et la faible promotion, constituent l’une des causes de la perte d’identité qui menace inéluctablement l’équilibre social. On a trop rêvé en Guinée, plongés que nous avons été dans un coma artificiel entretenu par les discours élitistes dits révolutionnaires de l’ancien régime qui nous a muré dans un silence coupable, obstruant nos visions et nos horizons et voilà qu’au moment où nous nous estimons suffisamment éveillés, l’on gesticule et manipule les esprits faiblards, pour nous cantonner dans un état végétatif de somnambulisme, à nous faire encore rêver et cette fois-ci debout, les yeux grandement ouverts. Crier haro sur toutes les actions de l’actuel gouvernement, peut paraître malhonnête, intellectuellement parlant, car les effets d’annonce de ses différentes entreprises, sont à priori imputables à une réelle volonté de changement, réclamé par le peuple de guinée, alternative qui passe nécessairement, par l’organisation future d’élections législatives libres et transparentes, mais plus important, par la lutte contre la corruption, dont l’enracinement dans les mœurs, s’apparente à une forme de légitimation et d’institutionnalisation à bien des égards. Le fondement essentiel des doutes émis ça et là par nombre d’observateurs, quant à une réelle volonté politique du gouvernement à mettre en œuvre les mesures coercitives favorables à la sortie de crise, réside dans le fait que leur rythme d’application s’effectue à pas de caméléon. Et à ce jour, aucune des prétendues actions allant dans ce sens, ne s’est objectivement soldée par des résultats concrets, d’où la défiance des guinéens, teintée d’appréhensions et de sentiments confus. Si le creuset entre le dire et le faire n’était une réalité bien vivante chez nous, on se devait d’avoir des motifs de satisfaction en ce qui concerne l’ordonnance par le gouvernement, d’audits dont les rapports mettent en évidence, à tous les niveaux, des dérives graves et d’importants cas de déperdition et engagent les responsabilités des chefs de départements ou leurs cabinets, les comptables publics, les comptables de fait, les ordonnateurs et administrateurs de crédits, les gestionnaires de projets ou d’établissements et des agents prestataires ou opérateurs économiques. Ces rapports montrent à suffisance l’ampleur de la gestion calamiteuse des deniers publics et la corruption endémique qui n’épargne aucune catégorie socio- professionnelle. Reste désormais à espérer avec véhémence, que la machine judiciaire ait les coudées franches, par son indépendance et son impartialité, pour se mettre en branle contre tous ces fossoyeurs et arnaqueurs, qui pullulent et pillent sans vergogne nos maigres ressources financières. Pour prouver sa bonne foi, le gouvernement doit principalement lutter contre des pratiques néfastes au sein de l’administration dont entre autres, les missions fictives et la surfacturation de leurs frais, l’alimentation du marché noir des devises par l’argent public, les exonérations fiscales de complaisance, les dépenses extra- budgétaires pour le financement de projets et d’actions personnels sous-couvert d’actions gouvernementales, les prises illicites d’intérêt dans les entreprises bénéficiant de marchés juteux par favoritisme. On ne peut donner une liste exhaustive de tous les manquements à l’éthique et la morale, mais une entame sincère de combat pour l’assainissement et la viabilisation de la vie publique serait salutaire pour l’avancement qualitatif de la Guinée. Le seul hic, c’est qu’en politique, les grands diseurs ne sont pas toujours les grands faiseurs.


La poudre aux yeux - Publié le 13/11/2007

L’insolence de la richesse des privilégiés du système de gouvernance dans notre pays, constitue la pierre angulaire des causes légitimes de frustration de la population, dont la précarité des conditions de vie ne cesse d’aller crescendo, à cause de l’iniquité manifeste dans la répartition des ressources de la nation. Le plus détonnant, c’est le rythme de croissance des avoirs de ces nantis, qui pour la plupart profitent impunément, des faiblesses des mécanismes de gestion financière, dès lors qu’ils mettent le pieds dans l’étrier et s’embourbent dans l’engrenage qui érige en pratique courante et généralisée, le détournement des maigres avoirs de l’état à leurs profits personnels, en s’abritant derrière leurs positions temporaires, de détenteurs d’une quelconque parcelle d’autorité publique, qu’ils croient éternelle.. En effet, en considération de la faiblesse du pouvoir d’achat en guinée, résultant du bas niveau des barèmes de la grille salariale et paradoxalement de la flambée des prix sur le marché, les travailleurs guinéens qui ont l’honnête insigne de vivre à la sueur de leurs fronts, des maigres revenus de leurs activités, ont des difficultés incommensurables à joindre les deux bouts, pour mener une vie décente débarrassée des soucis du quotidien. Pendant ce temps, le gouvernement par des techniques de marketing politique, cherche à consolider sa notoriété publique, en mettant en marche une véritable stratégie de communication, à coup de gadgets et de politiques spectacles, dont les objectifs inavoués mais perceptibles, visent sans ambages un positionnement dans la perspective des prochaines élections présidentielles. Pense-t-on que nous ne sommes dans un royaume d’aveugles pour que les borgnes deviennent rois ? Il ne faut pas se leurrer, on a que trop souffert pour ne plus être des néophytes, malléables et corvéables à merci. Dans cet exercice périlleux, ces prétendants au pouvoir suprême, ne lésinent pas sur les moyens et font preuve d’imaginations et d’initiatives plus promptes les unes que les autres, à chaque fois que l’occasion s’y prête, afin de marquer les esprits les plus vulnérables, par des interventions plus spectaculaires qu’efficaces, tentant ainsi de prouver une certaine réactivité bienveillante à chaud, face aux évènements contextuels pour les moins tragiques. Quand les populations crient famine, le gouvernement dit de bonne foi, importe du riz pour soi-disant, casser les prix pratiqués sur le marché, dont les mécanismes de régulation dépendent de la conjoncture internationale, plutôt que des opérateurs économiques qu’on cherche à diaboliser dans leurs droits naturels, à tirer profit de leurs activités commerciales avec les exigences de rentabilité que cela implique. .Et quand pour des causes de catastrophes naturelles, la grogne se fait entendre de la part des sinistrés, on ravitaille comme par enchantement, en denrées de première nécessité les ayant-besoin, pour soulager leur traumatisme et tempérer du coup les ardeurs des plus sceptiques. Au demeurant, quelle noble attitude si ce n’est une façon de croire ironiquement que, ventres pleins, les guinéens sont contents. A l’image de l’époque révolutionnaire, l’assistanat public, joue sur la corde sensible de la populace. Et dans ce dessein, l’on fait valoir le principe selon lequel, la fin justifie les moyens. Mais dans le cas de figure, on serait tenté de se poser la question de savoir quelles sont les réelles motivations de nos dirigeants et quels objectifs se sont-ils assignés pour soulager la misère qui nous gangrène, car c’aurait était le cas, on aurait indéniablement besoin d’entreprendre des actions constantes, susceptibles d’apporter des solutions pérennes et non des coups de bluff, pour des publicités à la gloire d’individus, aussi hauts placés qu’ils soient. L’adage ne dit-il pas qu’au lieu de donner du poisson tous les jours à ton prochain, apprends –lui à pêche ? Dans cette optique, c’est la libéralisation des initiatives et la création de conditions de leurs mises en œuvre, dans un contexte de concertation et de responsabilisation qui s’imposent. Actuellement, il n’y’ a fort malheureusement pas de raisons de baisser les bras, car la place est toujours faite belle à l’amateurisme et à la gabegie, dans une stratégie d’influence négative, dont l’attrait et la pertinence sur l’électorat n’est ni à espérer, ni à souhaiter. Cette attitude est dépourvue de bon sens, car après les comités de soutien au premier ministre qui ont été tant décriés, on nous parle maintenant de comité de soutien aux actions du gouvernement, qui s’érige en porte-parole et surtout en défenseur tout azimut des intérêts de celui-ci. Un aveu de faiblesse de plus, car quand on a conscience de nos bienfaits, on a nullement besoin de les imposer par de pareilles maladroites manœuvres. Le mérite d’une action politique en démocratie, se reconnaît par les urnes par la confiance ou le renouvellement de cette confiance, de la part des électeurs, dont les motivations doivent être guidées par la connaissance empirique des problèmes sociétaux et les réponses apportées par les dirigeants. Ce faisant, on ne peut accorder de crédit à tout ce qui se dit comités de soutien, du moment que leur création n’est régie par aucun texte institutionnel et/ou réglementaire et mieux, le financement de leurs activités on le devine, est assuré par l’argent du contribuable, les mettant ainsi à la solde du pouvoir, dont ils s’empressent de vanter les mérites, tout en passant sous silence les déboires les plus notoires. Mais heureusement, l’éveil de la conscience politique des guinéens est devenue une réalité tangible avec laquelle, il faille désormais compter parce qu’elle s’inspire des réalités contemporaines, dans un contexte de mondialisation et de démocratisation des idées.


 

Atchoum ! L'atmosphère est poivrée - Publié le 04/11/2007

La configuration actuelle du paysage politique guinéen est plus que disparate et l’enjeu que constitue la succession au régime du général CONTE, aiguise les appétits les plus voraces. Cette situation crée ostensiblement, un vigoureux climat de tensions, entretenu par le caractère obsessionnel et passionnel des prises de position tendancieuses, mettant dos à dos les groupes de pression aux intérêts divergents, qui s’évertuent obstinément à influencer par favoritisme, les règles du jeu démocratique. Dans un environnement aussi tumultueux, le guinéen de la rue ne sait plus à quel Saint se vouer, face à cette frénésie conflictuelle qui prend de jour en jour, des proportions inquiétantes. On aurait pu avoir des craintes de voir, le vieux général sentant sa fin proche, user de stratagèmes pour assurer ses arrières, en créant les conditions favorables à une succession de complaisance, qui pousserait au-devant de la scène politique, un de ses proches collaborateurs. Si cette éventualité reste une probabilité, l’éloquence de son mutisme à ce sujet entretient le suspense et réconforte les avides prédateurs, qui trouvent on ne peut plus opportune, l’occasion d’assouvir leur soif de pouvoir. C’est dans cet ordre d’idées qu’une vision restrictive, voudrait désormais nous faire admettre substantiellement, de façon édulcorée, l’existence de deux clans : les anti et les pro- Kouyaté. Heureusement que la Guinée ne se résume pas à cette pensée unique qui sournoisement, cultive les ingrédients d’une implosion sociale, parce que son fondement est sous-tendu par des attitudes iconoclastes ambivalentes. On assiste actuellement, par médias interposés, à des attaques et contre-attaques d’une bassesse et d’un niveau de maturité politique qui laisse à désirer. La crise que nous traversons n’est pas une affaire d’homme, c’est une question de méthode. L’on sait pertinemment que, les criques concernant les méthodes de gestion dans notre pays relèvent principalement, d’un constat alarmant qui pointe du doigt la déliquescence des structures étatiques. Mais dès lors que cet exercice d’alerte et de bienfaisance publiques, se résume au matraquage médiatique dans le but unique de créer la confusion dans l’esprit des citoyens, il perd forcément en crédibilité, car il sert en ce moment, de prétexte aux fanatiques, pour l’entretien et l’exacerbation des clivages. Par ailleurs, l’acharnement et la volonté farouche de ceux qui se réclament de la mouvance Kouyatéïste, à répondre à tue-tête et sans retenue aucune, aux soit disant attaques contre le premier Ministre, font preuve d’inconvenance, dans leur aveuglement et obstination, à défendre vaille que vaille ce dernier, quand bien même, il lui arrive de poser des actes qui portent à équivoque. Cette composante de la population doit de façon objective, accepter de se soumettre à la critique et admettre que la perfection n’est pas humaine. Nous n’avons pas du tout besoin d’extrémistes en ce moment dans notre pays, car leurs idées malsaines nous divisent plus qu’elles nous rassemblent et pour notre avancement, tous les enfants de guinée de quelque bord politique ou apolitique qu’ils soient, doivent apporter leurs concours dans le combat qui nous est commun, à savoir la lutte pour la satisfaction décente des besoins de la population dans son ensemble. Par syllogisme, on pourrait dire que, Nul homme n’est infaillible, or M. Lansana Kouyaté est un homme, donc M. Lansana Kouyaté n’est pas infaillible. Ainsi, dans la lutte commune pour le changement, on se doit de considérer que les responsabilités de nos maux se situent à différents niveaux de l’échelon social, bien que la question du leadership importe beaucoup dans une organisation humaine, raison pour laquelle, on devrait s’atteler à bien situer ces responsabilités, pour pouvoir les remettre efficacement en cause. Nous sommes tous unanimes sur le fait que depuis la prise en mains de notre destinée, les problèmes que nous ne cessons de rencontrer, résultent particulièrement des tares de nos différents systèmes de gestion politico- économique, dont on a du mal à tirer des enseignements. D’où la nécessité d’une prise de conscience collective, capable de balayer nos appréhensions, en faisant fi de nos susceptibilités, de nos rancœurs personnelles et en laissant libre court à toute idée nouvelle, allant dans le sens dans la recherche commune de solutions profitables pour tous. Les querelles mesquines de personnes, ne nous avanceront en rien sinon qu’à nous faire perdre de vue, le seul et unique ennemi de la nation guinéenne, qu’est la pauvreté endémique qui sévit depuis tant d’années dans notre pays . Ne nous trompons donc pas de cible. Dans cette optique, il y’a un besoin urgent de centrer de manière pertinente, le débat sur des sujets qui s’inscrivent dans une logique d’affirmation et de réalisation de tous.


Les dindons de la farce - Publié le 28/10/2007

Dans l’entendement général, la logique évolutive et progressiste du monde, suppose qu’une nation dont la jeunesse se meurt, est une nation en perdition. Et depuis le temps, la jeunesse guinéenne se cherche et a du mal à se trouver, en raison de sa difficulté à se fixer des repères fiables, susceptibles de baliser son chaotique chemin de croix. Dans l’ancien régime, les dirigeants avaient conscience de l’importance stratégique de la jeunesse dans le combat politique. Aussi ne se sont-ils pas priver d’en tirer le maximum de profit, en idéalisant son rôle pour favoriser sa mobilisation, son organisation et sa contribution à la défense des intérêts du parti- Etat d’alors. Cette instrumentalisation politique était rendue possible, par le formatage idéologique avec un endoctrinement conséquent, dont les méthodes d’assimilation et d’aliénation ont eu pour effet, de faire admettre à cette jeunesse, que l’on agissait au nom de la révolution, par la révolution et pour la révolution. A cet effet, l’organisation des jeunes a fait l’objet, d’une politique de gestion décentralisée pour ce qui est de son fonctionnement. Mais cette apparente volonté de structuration, permettant une meilleure circulation de l’information pour des prises de position et d’action concertées, d’un plan local à une échelle nationale, avait pour objectif final, d’assurer un contrôle étatique plus ou moins efficace des différentes instances associées. Dès lors, cette jeunesse a été façonnée de sorte qu’elle s’est trouvée marginalisée et spirituellement enclavée, sous le pouvoir directionnel de principes prônant l’acceptation de la soumission, de la résignation et de l’ordre établi, toutes choses ayant contribué à étriquer son émancipation. On a ainsi pu profiter de sa naïveté et s’en servir pour des fins de propagande et de divertissement, à la gloire des dirigeants et à la pérennisation du système, en passant aisément sous silence ses problèmes existentiels des plus récurrents. A ce jour, on assiste de nouveau à cette tentative de manipulation grandeur nature, au nez et à la barbe de tous. Le bourrage de crâne est une méthode qui n’est pas pernicieuse en soi, car son objectif premier est de contribuer à forger un état d’esprit particulier, mais là où le bât blesse, c’est quand on s’en sert de façon prosaïque, pour des motifs de discrimination, de division et de haine, alors que la jeunesse guinéenne est et doit rester une et indivisible. Il est actuellement impératif de comprendre que pour une meilleure efficacité de nos actions, nul besoin de s’incommoder de structures dites représentatives du genre comités de soutien, de gens qui ne pensent qu’à leurs ascensions politiques, ou fédération nationale des jeunes, organe dont les mécanismes d’institution et de gestion, ne reflètent en rien, la volonté et les aspirations de la majeure partie des jeunes, devenant ainsi un réceptacle creux et douteux. Prenons conscience du fait que nous constituons la matière grise de ce qu’il convient d’appeler les forces vives de la nation et mieux, notre position intergénérationnelle nous donne le rôle imminent de principaux architectes de la construction de la maison Guinée. Il est donc grand temps les gars de se secouer, car la tâche qui nous incombe s’avère laborieuse si nous ne voulons continuer à demeurer à la traîne en ressassant nos problèmes. Pourquoi ne pas s’inspirer d’exemples réussis de pays comme le Sénégal, où les organisations de jeunes à l’image des ASC (associations sportives et culturelles), contribuent à l’harmonisation des rapports sociaux et les GIE (groupements d’intérêt économique) dont le but est favoriser la création de structures productives par les jeunes diplômés sans emploi, qui bénéficient d’accompagnements personnalisés en fonction des spécificités locales et des compétences acquises. L’assistance publique dans ces cas, consiste à accorder principalement des subventions en nature, par la mise à disposition des centres cultuels pour ce qui est des ASC, dotés de moyens matériels et où les ressources financières dépendent exclusivement des initiatives individuelles de ces organisations à entreprendre des activités qui leur garantissent des revenus. Les GIE quant à eux bénéficient de l’expertise technique des instances de tutelle dans les études de projets et l’assistanat nécessaire au démarrage de ces projets par leur financement au biais de micro-crédits. Le ministère de la jeunesse est l’organisme public chargé de la gestion et de la promotion des jeunes. A cet effet, il est de son devoir de créer un cadre réglementaire avec une politique conceptuelle définissant clairement les objectifs à atteindre. La Guinée est le pays par excellence de l’improvisation où l’urgence de l’action est souvent motivée par des intérêts particuliers. La jeunesse se doit d’être objective en se désolidarisant des causes qui nous abrutissent et font de nous des marionnettes qui divertissent la galerie. Notre rôle comme le dirait l’autre, est de réussir là où nos aînés ont échoué.


Les divergences sont inhérentes à la vie politique

L’ancien président français Jacques Chirac disait :<< Rassembler est un idéal: les hommes sont divisés à l’intérieur d’eux-mêmes, pourquoi ne le seraient-ils pas dans la vie sociale ?>> Ce faisant, il n’y a rien de spécifique à ce que la gestion politique dans un pays, se trouve confrontée à des particularismes fondés sur des opinions diverses et des prises de position partisanes, dans un environnement régi par des règles démocratiques. Le débat n’en est que enrichi, si bien évidemment, la finalité est la recherche de meilleurs moyens de résolution des problèmes communs à la société. Un cadre de concertation garantissant la liberté d’expression constituerait ainsi, un gage sûr d’amorce d’une dynamique de dialogue et d’échange, favorisant la matérialisation des objectifs assignés. Malheureusement, dans notre cher pays, on peine à asseoir cette mentalité bienveillante, qui voudrait que chaque citoyen soit intrinsèquement considéré, comme potentiellement apte à apporter sa modeste contribution à l’édification nationale. Cet état d’esprit nécessite de la part des dirigeants politiques, une certaine ouverture et une acceptation de la remise en cause de leurs choix, si ceux-ci sont jugés aux yeux des observateurs et des administrés, contraires à l’intérêt général. La fonction d’homme politique est sujette à appréciation et les hommes et femmes qui ont la charge de l’assurer, se doivent d’honorer leurs engagements et leurs promesses car le statut particulier dont ils bénéficient, est consécutif au choix porté par les citoyens en leurs personnes du fait, qu’en plus de la confiance placée en eux, ils estiment convenable, leur capacité à œuvrer invariablement dans le sens des attentes de la population. Ainsi, que l’on soit Conté ou Kouyaté- incompatible, ne relève certainement pas d’une quelconque machination ou d’une simple volonté de nuisance de la part de tous ces guinéens, qui dénoncent la mal- gouvernance car, en fondement de leur intégrité et de leur sincérité, leurs agissements s’inscrivent dans une logique constructive de changement amorcé, dont on ne veux perdre les acquis, aussi minimes soient-ils, avec l’espoir de voir enfin la Guinée ne pas avancer à reculons et en finir définitivement avec le système de turn-over qui a jusqu’ici caractérisé l’évolution en dents de scie de notre pays. Il est à supposer que malgré la conjoncture internationale et les méfaits de la mondialisation sur les pays en voie de développement, le décollage économique de la guinée et des pays africains en général, est inéluctable en raison non seulement, des immenses potentialités de ceux-ci, mais aussi et surtout à cause de la forte probabilité de l’orientation des marchés financiers vers les pays émergents. L’investissement est la clef de voûte du développement économique et les détenteurs de capitaux, pour la raison toute simple de leur objectif à faire plus de profits, seront enclins à investir sur les nouveaux marchés, compte -tenu de la saturation des marchés des pays dits développés et concomitamment de la régulation de ces derniers, par ce que l’on qualifie de main invisible d’Adam Smith, qui de par les mécanismes de la supériorité de l’offre de biens par rapport à la demande, consécutive à la surproduction, font baisser les prix et par ricochet les bénéfices réalisés. Et , l’Afrique comme le chante TIKKEN JAH FAKOLY est un continent vierge où tout reste à faire et c’est en cela que l’espoir est permis. Néanmoins, cette possibilité n’est envisageable que dans la mesure de l’exercice de la bonne gouvernance, avec un cadre juridique qui garantisse les investissements, mais aussi avec une meilleure orientation des choix politiques quant aux priorités de développement. En effet, en Guinée tout est priorité; il n’en demeure pas moins que le fait de vouloir s’attaquer en même temps à tous les secteurs d’activités, peut être considéré comme une erreur d’appréciation, en raison de la faiblesse du budget d’investissement à la disposition de l’Etat, dont les ressources reposent essentiellement sur les recettes minières et les subventions des institutions de breton Woods, du fait de la non perception ou peu des recettes fiscales qui devraient normalement constituer la quintessence de ses avoirs. Les conditions d’un développement économique, supposent nécessairement la réalisation de préalables dont entre autres, l’eau, l’électricité, les moyens de communication et l’auto- suffisance alimentaire par le développement de l’agriculture. En outre, les secteurs de l’enseignement et de la santé bien que primordiaux, constituent des investissements à long terme, dont les retombées ne sont visibles que dans la durée, alors que la population guinéenne, après toutes ces années de privation, attend avec impatience, des résultats palpables sur le terrain ; c’est pourquoi il est nécessaire de mettre un accent particulier sur des secteurs porteurs de croissance, tels la production minière dont la révision des contrats d’exploitation, doivent permettre l’implantation de toute la chaîne de production, pour ce qui par exemple de la bauxite, allant de l’extraction de minerais à la transformation en aluminium, boostant ainsi considérablement l’emploi des jeunes et dont l’accroissement des revenus, permettra une meilleure allocation des ressources générées, qui ne seront exclusivement plus cantonnées, qu’au seul remboursement de la dette publique. La valorisation du secteur privé par l’adoption de mesures incitatives à l’investissement et à l’entreprenariat, sera de nature à promouvoir la production locale nécessaire à la rentrée de devises, résultant d’une balance commerciale positive avec la réduction considérable, de notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur, pour ce qui est des denrées de première nécessité. La vulgarisation des techniques modernes de communication, permettra une viabilisation et une plus grande efficacité de l’administration, qui doit être mise aux normes par des séminaires de formation et de perfectionnement, car l’un des problèmes et non des moindres de l’administration guinéenne, est sa non maîtrise des procédures de décaissement des fonds d’aide publique au développement accordés par nos partenaires. Faisons œuvre utile, en ciblant des axes stratégiques de développement qui tiennent compte des spécificités de notre pays pour que les différents secteurs d’activités bénéficient de façon spontanée d’un effet domino, en prenant soin d’associer toutes les compétences pour éviter une dispersion des énergies.


 

Elections législatives 2008 - le jeu en vaut la chandelle - Publié le 03/10/2007

Le tour d’horizon de l’actualité politique en guinée et les conditions actuelles d’exercice du pouvoir, laissent présager l’illusion d’un changement de donne favorable à l’évolution des mœurs. Pour s’en convaincre, il suffit de fréquenter les cercles de réflexion et de débat sur l’avenir immédiat de notre pays pour entendre débiter des discours empreints d’appréhensions qui en disent long sur l’état d’esprit des uns et des autres à la veille de ces échéances. La principale exigence des partis politiques d’opposition pour la garantie de la tenue d’élections libres et transparentes, a été la création d’une commission électorale indépendante acquise après moult tractations, bien que sa composition n’ait encore été rendue public, mais dont les prérogatives sont comme on le sait, limitées de par sa subordination au ministère de l’intérieur, véritable acteur de l’organisation logistique et matérielle de ces consultations. Dans un pays de droit et de respect des règles démocratiques, une telle disposition ne pouvait susciter d’inquiétude particulière, parce que la transparence serait naturellement de mise. Malheureusement dans notre pays, l’expérience a prouvé à maintes reprises, qu’élections riment souvent avec intimidations, affrontements et pratiques frauduleuses, dans le but unique de créer la confusion, favorisant ainsi la confiscation du pouvoir par ses tenants, avec le prétexte fallacieux, d’éviter à la guinée, l’implosion sociale, attitude qui en réalité, ne fait qu’ exacerber le sentiment d’injustice et de haine et le manque total de confiance des populations en nos institutions républicaines. Le gouvernement de transition du premier ministre Lansana Kouyaté, était censé cette fois-ci, palier à ses insuffisances en adoptant une position de neutralité qui le mettrait au-dessus de la mêlée, lui donnant un rôle d’arbitre dans l’organisation et la supervision de ces joutes électorales, mais à voir l’évolution des évènements ces derniers temps, il y’a vraiment de quoi ne pas en avoir foi. Les différents partis d’opposition sont pour leur part, l’apanage de leurs dirigeants respectifs, auxquels les électeurs potentiels identifient les méthodes d’action et de gestion ainsi que leurs objectifs personnels, comme le reflet de l’idéologie préconisée par les entités politiques qui les soutiennent. Pareil tableau laisse dubitatif dans la mesure où, l’affirmation du leadership est conditionnée par des considérations d’ordre matériel et financier, toutes choses qui restreignent indéniablement la crédibilité des leaders s’inscrivant dans cet ordre d’idées, en témoignent les vaines tentatives de Mamadou Sylla pour s’accaparer des rênes du PUP ainsi que le forcing actuel de Cellou Dalein Diallo pour ce qui est de l’UPR. A ce sujet, la probité morale des intellectuels guinéens en particulier, exige d’eux dans une logique constructive, qu’ils ne soient ni caution, ni moyen d’une cause qui n’est pas la leur, surtout si elle est de nature à compromettre la cohésion sociale qu’on a actuellement bien du mal à préserver. Les fonctionnaires se doivent eux- aussi, d’avoir le courage d’afficher leurs opinions politiques et la possibilité de se prononcer librement, sans crainte de chantage, de harcèlement moral ou de sanctions administratives disciplinaires arbitraires, de la part de certains des chefs hiérarchiques qui ont tendance à tracer et à imposer une ligne de conduite électorale à leurs subordonnés, en espérant ainsi préserver les privilèges du système qui assure leur promotion. Bien qu’aucun sondage ne puisse l’étayer, on devine aisément que la tendance préférentielle au sein de l’opinion publique nationale se porte sur les « grands partis » que sont le PUP, l’UFR, l’UPR et le RPG, qui sont véritablement les seuls, susceptibles de tirer leur épingle du jeu, compte- tenu des potentialités que leur confère leur implantation géographique sur plus ou moins, l’étendue du territoire national. Et pour une fois, avec l’espoir de l’application stricto-sensu des dispositifs réglementaires relatifs au fonctionnement démocratique de la CENI, l’opposition peut espérer une percée significative, car le PUP parti au pouvoir, se trouve miné par ses dissensions internes qui fragilisent chaque jour davantage sa cohésion et sa mainmise sur les affaires publiques. Dans cette optique, un choix cornélien s’impose à tous quant à la préférence à accorder à tel ou tel autre de ces partis. Ce choix, aussi pertinent qu’il soit, doit sincèrement être motivé, par une conviction personnelle, déterminée par le seul souci de croyance en la capacité de ces partis, à proposer aux guinéens, un modèle de société bâti sur les valeurs universelles de tolérance, de paix et de prospérité pour tous. De ces élections, dépendra la nature du paysage politique guinéen dans les années à venir et dont l’impact sur le processus de développement, sera déterminé par les mécanismes de décision et de gestion futurs, des décideurs que nous aurons choisis pour nous gouverner. Dans l’objectif d’influencer le cours de notre destin commun, l’abstention, bien qu’un droit constitutionnel, doit être perçue comme une démission de la part des guinéo-pessimistes et des défaitistes, qui ne croient plus en l’avenir du pays, alors qu’impératif est, l’opportunité de saisir cette occasion pour faire valoir nos droits en assumant pleinement nos devoirs de citoyens. Comprenons que chaque voix aura son pesant d’or et pour l’avènement tant souhaité d’une guinée libre et prospère, engageons-nous résolument dans la voie du changement amorcé et faisons nôtre, le fameux appel de Jean Paul II : N’ayez pas peur ! Le renouveau est sans aucun doute à ce prix.


La gloire perdue - Publié le 26/09/2007

C’est évident qu’en dehors des frontières africaines, l’évocation du nom de la Guinée prête souvent à confusion à cause probablement de son homonymie avec d’autres pays, mais certainement aussi, parce que son degré de rayonnement dans le concert des nations est presque insignifiant. N’est-ce pas là, une raison suffisante de déception pour tout guinéen patriote, nostalgique d’un passé peu glorieux sur le plan interne à cause des exactions et des privations subies par le peuple guinéen en raison de la politique de la dictature qui régnait, mais encore présent dans la mémoire collective au niveau international. Les anciens se rappellent au bon souvenir des énergiques prises de position anticoloniales et anti-impérialistes de Sékou Touré et les hauts faits d’arme des soldats guinéens dans les luttes de libération en Afrique. On se souvient aussi des guinéens qui s’illustraient dans le domaine culturel à chacune de leurs sorties pour représenter le pays à l’extérieur et défendre les couleurs nationales. Le Hafia Football Club, les Ballets Africains de Guinée, Le Bembeya Diaz National, Les Amazones de Guinée, pour ne citer que ceux-là, faisaient alors la fierté de tout un peuple, uni derrière ses héros qui avaient conscience de l’importance stratégique, des combats qu’ils menaient. La raison de leurs succès respectifs, était due essentiellement à la motivation profonde qui les animait de par le conditionnement psychologique dont ils faisaient l’objet de la part des dirigeants d’alors, qui considéraient la culture comme une arme de propagande politique au service de la cause commune. Pour tous ces hommes et femmes qui nous ont honoré, une seule chose était essentielle : ils étaient guinéens et fiers de l’être et à ce titre, ils se sont battus corps et âme dans chacune de leurs missions et la Guinée était en cela, honorablement qualifiée d’ambassadrice de la culture africaine. On s’étonne de voir que malgré les difficultés du moment, les ballets africains continuent toujours à rafler la mise à ses participations aux différents festivals, alors que le football guinéen a complètement perdu ses lettres de noblesse, pendant que les amazones de Guinée sont tombées dans les oubliettes. Le football, discipline sportive avec ses exigences physiques, connaît sa traversée du désert pour la raison toute simple que les anciens du Hafia et toute cette génération, ayant atteint la limite d’âge qui ne leur permettait plus de pratiquer, les conditions n’avaient pas été créés pour assurer une relève digne de ce nom et l’avènement de la deuxième république n’a pas favoriser l’épanouissement de la jeunesse dans ce domaine parce que ne constituant malheureusement pas une priorité pour les nouveaux dirigeants. Par chance, les Ballets Africains quant à eux, malgré la faiblesse des moyens mis à leur disposition, bénéficient de l’expérience des anciens qui transmettent leurs savoirs et connaissances à la jeune génération avec un patrimoine culturel exceptionnel. La Guinée possède sans aucun doute, des potentialités et des talents qui ne demandent qu’à s’affirmer, mais faudrait-il pour cela que les décideurs politiques comprennent que les besoins des guinéens sont certes immenses, mais les moyens étatiques étant limités, une gestion rigoureuse et efficiente des deniers publics s’impose pour favoriser un développement harmonieux des différents secteurs d’activité. A chaque époque, ses mœurs et de nos jours, on dit que l’argent constitue le nerf de toute guerre. Mais au-delà de l’aspect strictement financier, les citoyens ont besoin de se sentir concernés par les problèmes de leur pays et surtout d’avoir le sentiment fort que les hommes et femmes auxquels ils ont fait confiance pour présider à leurs destinées, font preuve de courage, de dynamisme et surtout de patriotisme en guise d’exemple à suivre.


 Prémices de lendemains désenchanteurs - Publié le 26/09/2007

Prémices de lendemains désenchanteurs: L’homme se définit entre autres, comme étant le reflet du milieu social qui l’a vu naître et grandir. Nous guinéens, ne pouvons constituer l’exception qui confirme cette règle et par voie de conséquence, nous pensons et agissons en fonction de notre héritage culturel et politique dont les principes basiques, trouvent en partie leur fondement dans les régimes qui nous ont gouverné jusqu’à nos jours. Des années Sékou Touré, on était censé cultiver les principes d’égalité et de solidarité qui caractérisent théoriquement les régimes de type socialiste. Mais malheureusement, les déviances autocratiques de la classe dirigeante de l’époque, ont contribué à fragiliser le tissu social. Le brusque changement d’orientation politique qui s’ensuivit avec l’avènement de la deuxième république et son option pour un libéralisme sauvage, a été de nature à favoriser mesquinement les tensions. A ce jour, les prodromes d’une ère de renouveau ne sont pas visibles à l’horizon et force est de reconnaître, qu’on est loin de sortir de l’auberge, si l’on suppose que la fin de règne du général CONTE est synonyme de règlement définitif des maux qui nous assaillent, sans tenir compte des causes véritables qui les engendrent. L’expérience n’enseigne-t-il pas qu’il ne faut jamais regarder là où l’on tombe, mais bien où l’on trébuche et ce faisant, quand adviendra une fois de plus, une période de tensions et d’interrogations, après un probable changement de régime, les guinéens ne doivent pas prétexter souffrir de torticolis pour tourner la tête et voir le long et sinueux chemin parcouru afin d’admettre en toute objectivité, qu’ayant semer le vent, on ne pouvait s’attendre qu’à récolter la tempête. Tout comme les années dites de révolution ont indéniablement eu des conséquences fâcheuses sur la période de vaches maigres que nous vivons actuellement, les années CONTE auront forcément des répercussions dans l’avenir, car tout porte à croire, que le cycle infernal de la misère, conditionné par la gestion calamiteuse de la chose publique, due essentiellement à la mal gouvernance, continuera sa rotation. Tous les ingrédients sont réunis pour que l’on s’inscrive dans une logique de perpétuel recommencement, pour n’avoir pas su tirer des leçons des échecs du passé. L’esprit de clan est ancré dans la culture politique guinéenne et les acteurs présents sur la scène, sont tous ou presque, de cette vieille école dont les pratiques habituelles avilissantes, sont devenues comme une seconde nature dont on ne peut espérer un changement qualitatif significatif, susceptible de leur faire changer leur cap idéologique, qui est actuellement érigé en système de dépendance et de connivence, dont les méthodes anachroniques et pernicieuses subsistent au-delà de leurs volontés individuelles, car ils sont quelque part eux-mêmes, embourbés dans une sorte d’engrenage. Le redressement politique et économique en guinée, s’avère une tâche éléphantesque, mais ne dit-on pas qu’à cœur vaillant, rien d’impossible. La seule et unique personne qui a les cartes en mains pour nous sortir de ce bourbier, c’est le premier ministre Lansana Kouyaté, qui ne peut prétendre de pas avoir les coudées franches dans son action gouvernementale, dont il doit s’en donner les moyens de la politique et assumer pleinement ses responsabilités. En attendant, pour tout le peuple de guinée, il est comme un berger qui a charge de diriger son troupeau. A lui donc de le conduire vers des pâturages ou vers des terres arides. Espérons avec les critiques qui pleuvent en ce moment en son encontre, qu’il saura opportunément faire dorénavant, des choix judicieux pour le bonheur de tous.


Trêve de papotage - Publié le 11/09/2007

L’on croyait révolu, le temps de la folklorique ²mamaya² au service du culte de la personnalité, avec son corollaire de pratiques de bassesse, ni foi, ni loi de la part de véreux marchands d’illusions, qui manipulent les consciences, pour que perdure ce système dont ils profitent si bien, en faisant perdre de vue les nobles objectifs de croissance économique et d’épanouissement social dans notre pays. Les bonnes consciences, s’évertuent depuis tant d’années à favoriser tant bien que mal, l’éveil des mentalités pour que l’action politique soit au service exclusif de l’amélioration des conditions de vie de nos populations et paradoxalement, les critiques aussi acerbes fussent-elles, peinent à trouver des échos favorables au sein de la classe dirigeante qui se mue chaque jour d’avantage en génératrice de désillusions et de désespoirs. La preuve de toute bonne volonté humaine, se traduit par les actes et la reconnaissance du mérite s’acquiert mais ne s’impose point comme nous le font vivre les différents comités de soutien d’on ne sait qui et pourquoi. La période dite de transition que nous connaissons actuellement, était censée réconcilier les guinéens, en favorisant l’instauration d’un climat de paix et de transparence nécessaire à l’organisation future d’élections démocratiques à même de créer les conditions d’un développement harmonieux de la nation. Malheureusement, les ambitions personnelles priment comme toujours sur le bonheur collectif en témoignent les agissements de personnes insouciantes, dont les prises de position partisanes ne sont déterminées que par l’appât du gain que leur font miroiter des personnalités politiques trahissant sans scrupule, la confiance ô combien honorifique, placée en eux par le peuple. Il est pathétique de constater qu’on est encore en guinée à se positionner les uns contre les autres pour favoriser l’ascension politique de personnes, dont le seul et unique but apparent est de s’emparer du pouvoir, quitte à ce qu’elles ne se soucient guère des aspirations des populations. Les démocraties modernes se caractérisent par l’adhésion des masses populaires aux programmes de développement des partis politiques, dont les membres égaux en droit et en devoir, ne font valoir que leurs compétences et leurs qualités pour occuper un poste de responsabilité. En guinée par contre, on a tendance à se morfondre et à se confondre en conjectures devant nos dirigeants pour espérer avoir leur faveur en leur plaçant sur un piédestal d’où ils ne pensent jamais redescendre. Et pourtant, en ce monde ci- bas, rien n’est éternel, raison de plus pour se préoccuper de l’héritage que l’on est susceptible de laisser aux générations futures qui ne manqueront pas de l’apprécier à sa juste valeur. La vie de l’homme est trop courte pour ne pas la sacrifier en tergiversations. L’honneur et la dignité requièrent qu’en la traversant, on la marque d’une empreinte positive indélébile de par notre apport à l’édification de la société dans laquelle nous vivons. Que d’encre coulé, que de salive gaspillée, dans la tentative de mobilisation et de fédération des esprits progressistes et se rendre compte finalement que le combat est loin d’être gagné, prétexte pour ne pas baisser la garde. Nous avons actuellement le vent en poupe et plus que jamais des raisons évidentes d’y croire, malgré les apparences et le climat délétère ambiant. Tâchons donc de ne pas rater le train de la démocratie que constitueront les prochaines élections législatives prévues pour le premier trimestre 2008, car ce serait on ne peut plus clairement, l’occasion belle de montrer à suffisance, à l’opinion publique internationale, l’aspiration réelle du peuple de guinée au changement.


L’aventure ambiguë du P.M - Publié le 08/08/2007

Les échos en provenance du bled, sentent le souffle de la déception et des antagonismes stériles, après la période de grâce accordée à l’équipe gouvernementale formée par M. Lansana Kouyaté, que bon nombre de critiques, estiment à tort ou à raison, ne pas être en mesure de répondre efficacement aux attentes des populations. L’espoir à l’annonce de sa chaotique nomination, était pourtant immense et son ampleur n’a d’égale que la désillusion suscitée par l’orientation politique qui est la sienne, quant aux priorités de développement en Guinée. Une fois de plus, les choix politiques de nos dirigeants ne sont empreints de pratiques peu orthodoxes qui relèvent de l’improvisation et de la non maîtrise des données essentielles au redressement politico-économique, favorable à l’amélioration des conditions de vie dans notre pays. Il n’y aura de cesse de marteler que dans la guinée décadente, la faute des échecs successifs, ne peut incomber à une seule et unique personne, mais c’est tout le système qui est remettre en question. Le général Lansana Conté et à fortiori son premier ministre, aussi responsables soient-ils, chose dont on ne peut douter, car comme le dit l’adage, le peuple est à l’image d’un serpent qui ne sert que de corde en lui tranchant la tête, sont eux-mêmes engloutis et empêtrés dans un magma de profiteurs, pour emprunter une des expressions de Jean Marie Doré, lors des premières élections présidentielles en 1993. L’amélioration de situation tant souhaité par la majorité silencieuse et souffrante dans sa chaire et son esprit, n’est de toute évidence pas profitable à la minorité nantie, soucieuse de préserver à tout prix, les privilèges du corrompu système, quitte pour cela à exacerber les divisions régionales et à entretenir le spectre de l’ethnocentrisme. La vieille recette de diviser pour régner, a de tout temps était l’expression favorite dans notre pays, car elle est malheureusement, la seule susceptible de désolidariser les guinéens dans leur lutte commune pour un changement positif. Une prise de conscience collective, de la nécessité pour les guinéens dans leur ensemble, avec leurs différences d’opinions et d’appartenance ethnique ou régionale, de se donner la main et œuvrer pour l’intérêt de tous, s’impose plus que jamais. L’on reproche au premier ministre d’avoir pratiqué une certaine discrimination en ce qui concerne la nomination des cadres de l’administration et de ne pas honorer ses engagements dans l’esprit de la plateforme revendicative des grévistes et la lettre de mission qui en fait suite lors de sa nomination. Sékou Touré se plaisait à dire que la dignité d’un homme réside dans l’adéquation entre le dire et le faire, mais faudrait-il pour cela que celui-ci, aussi sincères que soient ses intentions, ait les moyens de son action, en ayant la possibilité d’agir dans un environnement et des conditions favorables. Avec une réelle volonté politique, ne serait- il pas judicieux, de soumettre à approbation, toute nomination à un poste stratégique par un comité de sages indépendant constitué à cet effet, rôle qui aurait pu être dévolu à l’assemblée nationale qui n’est malheureusement à ce jour, pas représentative des différentes sensibilités, pour mettre définitivement un terme aux suspicions et aux luttes de clans. Il est temps d’en finir avec le stop and go ou plus exactement try to go. Pour atteindre une véritable ligne de démarcation, l’on doit savoir que c’est à nous la guinée. Notre terre nous est donnée pour y vivre. Nous ne sommes ici-bas que pour un temps, comme l’on était nos prédécesseurs et comme le seront nos successeurs. Alors vivons ensemble, vivons en paix.


Appel aux sans-voix - Publié le 17/07/2007

Face aux innombrables problèmes existentiels auxquels sont confrontés les guinéens, l’attitude de défiance des jeunes qui se traduit par une certaine indifférence et une démobilisation totale, quant à leur prise de position par rapport aux enjeux politiques, laisse perplexe. La raison, à n’en point douter, est que les réponses à leurs attentes, ont toujours été décevantes, contribuant ainsi au déficit de confiance entre eux et les politiques. Le problème qui se pose, c’est qu’ils donnent par ce biais, un accord tacite, à ce que l’on décide de leur devenir à leur place, en n’étant associés, ni de près, ni de loin, aux prises de décisions stratégiques en matière de politique de la jeunesse. Or, mieux que quiconque, les jeunes doivent avoir à l’esprit, que pour sortir de leur situation léthargique, ils doivent prendre à bras le corps, les défis qui les interpellent, en s’investissant et en s’impliquant d’avantage dans les actions, à même de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie. Nul besoin pour cela, d’être sympathisant ou militant d’un quelconque parti politique ou association, car l’adhésion à une cause, se doit d’être guidée par une conviction personnelle. Néanmoins, de quelque bord politique que l’on soit, l’unanimité autour des idéaux de paix et de prospérité ne doit souffrir d’aucun équivoque et chacun en ce qui le concerne et selon ses moyens, aussi modestes soient-ils, peut et doit contribuer à l’édification harmonieuse de la nation. Il est regrettable de constater que, la participation des jeunes au débat politique qui fait rage sur Internet est presque inexistante, comme pour signifier qu’ils n’ont pas la voix au chapitre, en pensant à tort que, la politique est l’apanage des grands. Et pourtant, l’adage ne dit-il pas, qu’aux âmes bien nés, la valeur n’attend point le nombre d’années et les jeunes en cela, ne doivent en rien nourrir un complexe d’infériorité, qui leur confinerait dans une situation de défaitistes, mais au contraire , ils doivent faire preuve d’initiative en laissant libre cours à leurs idées et en les vulgarisant autant que faire se peut. L’environnement socio-politique et économique actuel, loin de contenter l’opinion publique, est cependant, propice à une meilleure orientation idéologique, pour peu que les bonnes volontés, concourent à la convergence des idées novatrices. Ne dit-on pas qu’en politique, on a rarement le choix entre le bien et le mal, mais entre le mal et le moindre pire. A cet effet, les guinéens doivent comprendre, que l’on ne peut attendre de l’actuel gouvernement de transition, de changement miraculeux surtout que, l’hypothétique départ du général CONTE, que bien d’observateurs considèrent comme préalable à tout changement tangible, n’est apparemment pas, à l’ordre du jour. L’alternative politique tant souhaitée dans notre pays, demeure une cause commune, mais les moyens pour y parvenir, doivent se situer dans le cadre d’un combat d’idées car la démocratie vers laquelle nous tendons inexorablement, requiert l’adhésion des masses à la cause défendue. L’incitation des jeunes à la révolte et à l’usage de l’argument de la force, ne peut que contribuer aux divisions et oppositions stériles qui constituent actuellement, la pierre angulaire de nos problèmes. Une cause, aussi noble soit-elle, ne doit privilégier les sacrifices humains, comme ceux que l’on a connus, lors des derniers événements, surtout que l’impunité reste de mise pour les auteurs présumés de ces massacres. Alors, jeunes de guinée, bougeons et œuvrons en sorte de pouvoir court-circuiter les velléités antagonistes qui ont tendance à figer les privilèges et à retarder les évolutions en prenant une part active dans la vie politique de notre chers pays.

 

La coopération franco-guinéenne/ une donne incontournable - Publié le 17/01/2007

La France occupe de nos jours, une place de choix dans les relations de la guinée d’avec le reste du monde, malgré les vicissitudes de l’histoire. La nature de nos échanges a été déterminée en premier ressort, par les conséquences du référendum d’auto-détermination des peuples en 1958, initié par la France et qui a vu la guinée, opter pour l’indépendance dite totale, qui supposait la non appartenance à la communauté française. La suite des événements est connue de tous et l’on continue de subir les méfaits de l’orientation politique dans lequel, on s’est alors, engouffré. Le destin a voulu que la guinée soit une colonie française parmi tant d’autres et les rapports de subordination et de dépendance que cela implique, au lieu d’être occultés, doivent plutôt être pris en compte et appréhendés, avec une vision réaliste, afin d’en tirer le meilleur profit, dans cette dynamique positive engendrée par la mondialisation, car notre survie en dépend. On a eu en guinée, la maladresse de supposer que, forts de nos potentialités, par la dotation naturelle de notre pays en ressources, on est en droit d’exiger une hypothétique équité dans les termes de nos échanges avec les puissances occidentales. Il s’avère pour autant que ces ressources, aussi immenses soient-elles, ne sont que virtuelles en l’état, car on ne dispose, ni de capitaux suffisants, ni d’expertise technique viable, pour leur mise en valeur. La rupture des relations qui en a découlé, boostée par la politique anti-colonialiste et anti-impérialiste du régime de Sékou Touré, dont le système et les mécanismes de gestion, ont par ailleurs vu, leur prolongement sous le règne du général Conté, dans leurs pratiques courantes, a contribué à forger un sentiment de haine et de mépris, à l’égard de la France qui, il faut le reconnaître, ne s’est aussi, pas donné assez de peine pour redorer son blason auprès de l’opinion publique guinéenne. Les autorités françaises, sans se soucier des attentes de l’innocent peuple de guinée, ont le plus souvent, agit dans le sens de la préservation de leurs intérêts, par leurs attitudes de complaisance envers les dirigeants de notre pays. M. Jacques Chirac, n’a-t-il pas été, le premier président à envoyer un message de félicitations au général Conté, lors des dernières élections présidentielles, malgré le climat de suspicions qui a entouré ces consultations. Et pourtant, sans prétention aucune, de faire une certaine apologie de notre coopération, la France comme on le sait, demeure de nos jours, le premier partenaire bilatéral de la guinée. A ce jour, les principaux partenaires bilatéraux de la guinée et leurs domaines d’intervention sont : - Allemagne : éducation, santé et eau ; - Canada : enseignement technique et formation professionnelle, renforcement de la gouvernance et développement rural, micro-projets ; - Japon : pêche, eau et éducation ; - Etats-Unis : secteur privé, santé-sida, éducation et gouvernance, développement rural et environnement, via exclusivement les ONG américaines. La France quant à elle, est devenue, le premier partenaire bilatéral de la Guinée. L’aide publique au développement française (APD) est essentiellement orientée vers le développement rural, les infrastructures et l’éducation. Cependant, l’accumulation d’impayés par la Guinée, a conduit à la baisse progressive de l’aide à l’Etat, ce qui a entraîné l’arrêt de nombreux projets réducteurs de pauvreté. L’évaluation de l’aide publique française à la Guinée a abouti aux principales conclusions qui sont les suivantes : - la politique de coopération a fait preuve d’une forte cohérence, mais certains risques inhérents aux contraintes locales ont été insuffisamment pris en compte. - Le bilan des interventions sectorielles montre des progrès significatifs dans différents secteurs, notamment en matière de développement rural, d’éducation et d’infrastructures ; - Les points forts de la coopération française ont été identifiés : constance dans les choix stratégiques prioritaires, contribution à l’émergence de la société civile, importance accordée à la formation et au renforcement des capacités. - Parallèlement, des faiblesses ont été relevées : trop grande dispersion des actions, faible impact des actions sur les intérêts économiques français. Dans son document cadre de partenariat (DCP 2006-2010) avec la guinée, il a été défini des priorités de développement pour la matérialisation de cette coopération. Dans le domaine de l’éducation, l’objectif de l’intervention française, dans le programme sectoriel multi-bailleurs dénommé Education Pour Tous (EPT) est : -l’amélioration de l’accès à l’école (programme d’infrastructures), - l’amélioration de la qualité (programme de formation à l’intention de tous les acteurs), - l’amélioration de la gestion du système scolaire (gestion des personnels, renforcement de l’évaluation et du contrôle, pilotage de la politique). Dans le souci d’améliorer la qualité des enseignements, une attention sera apportée à la qualification des enseignants en français, outil indispensable de la transmission des savoirs. Le développement agricole étant quant à lui, l’un des moteurs de la lutte contre la pauvreté en Guinée : les agriculteurs représentant 61% de la population, mais constituant 80% des pauvres, alors que le potentiel agricole non mis en valeur est considérable, l’aide extérieure est nécessaire à la modernisation de l’agriculture guinéenne, car les systèmes traditionnels de production ne peuvent répondre aux défis majeurs à relever : production en quantité pour assurer la sécurité alimentaire du pays, création de richesses et gestion durable des ressources. Les interventions de l’aide française dans ce domaine, consisteront en la formulation des politiques sectorielles en cohérence avec les politiques régionales de l’UEMOA et de la CEDEAO, l’accompagnement des acteurs du monde rural dans leur dynamique de professionnalisation, sur le terrain comme auprès des organisations fédératives et à l’accroissement du potentiel hydro-agricole dans un souci de développement durable. Pour la France, ne pas intervenir dans le secteur de l’eau en Guinée, considéré comme le « château d’eau de l’Afrique » eût été paradoxal. Ses interventions s’intégreront donc dans l’engagement de la France et de la Facilité Eau de l’Union Européenne pour favoriser l’accès à l’eau potable. A cet objectif, s’ajoutera l’énorme défi d’améliorer l’assainissement urbain de la capitale et des grandes villes de province et la réalisation d’actions dans le secteur des infrastructures, notamment en matière d’aménagement urbain et de transports, la santé ou l’environnement. En complément des actions menées en matière d’agriculture, d’eau et d’assainissement, un appui institutionnel au secteur de l’environnement aura pour objet d’aider la Guinée à se doter d’une politique adaptée aux enjeux pour mieux se positionner dans les instances internationales lors des négociations sur les conventions (changements climatiques, biodiversité) en permettant une meilleure connaissance du potentiel de développement offert par les accords environnementaux et de s’impliquer dans les cadres sous-régionaux de gestion durable des ressources partagées. Coté infrastructures, le renforcement, la réhabilitation ou l’extension des moyens de communication, le renforcement et la réhabilitation du secteur électricité, dont la pénurie, constitue un frein reconnu à la croissance, devront être envisagés avec les outils financiers appropriés et en concertation avec les institutions de breton woods. Dans le domaine de la santé, l’aide française se concentrera, aux côtés d’autres partenaires (Banque mondiale, Commission Européenne, etc.), sur l’actualisation et la mise en œuvre du Plan National de Développement Sanitaire et particulièrement pour ce qui est de la lutte contre le SIDA, en mettant un accent particulier (expertise, formation) pour aider la Guinée à disposer des capacités lui permettant de mieux gérer les subventions allouées. L’un des problèmes majeurs de la guinée est sans conteste, la gouvernance, dont la faiblesse du cadre institutionnel et humain constitue, le facteur clef du retard de son développement. Pour ce faire, l’aide française, qui est une des rares à s’intéresser à ce secteur, continue à aider le pays à achever sa conversion à l’économie libérale de marché et au pluralisme démocratique en appuyant l’élaboration des politiques publiques et le renforcement des capacités institutionnelles de ses partenaires, avec un besoin impératif de modernisation et d’amélioration de ses capacités de gestion de l’administration. Pour l’aide française, la société civile que sont les acteurs non gouvernementaux (ONG, collectivités locales, organisations professionnelles, coopérations décentralisées) doit bénéficier des actions dont le but est la professionnalisation (formation, valorisation des compétences, maîtrise d’ouvrage), et d’accompagner leur structuration (mise en réseau, concertation) afin d’améliorer leur représentativité. Par ailleurs, les actions menées en faveur du développement des médias permettront une meilleure participation à l’amélioration de la gouvernance du pays. Dans une perspective de modernisation de l’enseignement supérieur, et en concertation avec le Programme EPT et la Banque mondiale, l’aide française contribuera à la rénovation de ce secteur, à travers la mise en place de formations professionnalisantes (licences professionnelles) adaptées aux besoins, le rajeunissement et la qualification du corps des formateurs, ainsi que la revalorisation des diplômes et des formations. La recherche scientifique, sera orientée vers le développement rural du pays dans les secteurs agronomique, zootechnique et halieutique et en facilitant l’insertion de la recherche nationale dans la communauté scientifique régionale et internationale. Parallèlement aux actions de la Commission Européenne, l’aide française contribuera à la vie culturelle du pays en promouvant les expressions culturelles locales et en favorisant les échanges avec le monde francophone à travers le Centre Culturel Franco-Guinéen qui a pour charge la mise en œuvre de cette politique, en liaison avec les autres structures existant en Guinée (Maisons des jeunes, centres culturels).

En conclusion, il ressort que, malgré les énormes difficultés auxquelles la Guinée est en ce moment confrontée, il est permis d’espérer une meilleure conjoncture dans les années à venir, sous réserve du respect des critères de gouvernance tant politiques qu’économiques et de l’amélioration des services publics marchands (électricité, eau, télécommunications) et ce, pour plusieurs raisons : reprise des actions de la Commission Européenne et avec les Institutions financières internationales (FMI et BM) ; situation du marché mondial des matières premières qui offre des perspectives en investissements lourds, à court terme dans le secteur aurifère, à moyen terme dans les secteurs de la transformation de la bauxite et à long terme dans la production de fer en Guinée Forestière, sans oublier les grands ouvrages à caractère régional, notamment les barrages hydro-électriques. Le démarrage de ces projets devrait avoir un effet direct et significatif sur l’accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté. Mais pour l’instant, le retard économique et social du pays, et les conditions de vie des Guinéens, contribuent à renforcer, notamment parmi les jeunes, un flux migratoire susceptible d’alimenter des filières d’immigration clandestine en Europe avec leurs conséquences positives et négatives.

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