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Arnaques crypto en Guinée : des centaines de victimes de plateformes frauduleuses

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La Guinée fait face à une vague d’arnaques liées aux cryptomonnaies. Plusieurs plateformes promettant des gains rapides ont bloqué les retraits de leurs utilisateurs, poussant la Banque centrale à mettre en garde contre des systèmes de type Ponzi.

Une vague d’arnaques crypto frappe la Guinée

Depuis plusieurs mois, des plateformes d’investissement en cryptomonnaies promettant des gains rapides séduisent de nombreux épargnants guinéens. Largement relayées sur les réseaux sociaux, elles mettent en avant des rendements élevés, parfois présentés comme garantis.

Parmi elles, LKY, aussi appelée LuckyCoin, concentre désormais les inquiétudes. Plusieurs souscripteurs affirment ne plus pouvoir retirer leur argent. Les soldes restent visibles sur leurs comptes, mais les demandes de retrait n’aboutissent plus.

Un investisseur interrogé par Mediaguinee affirme avoir placé plus de 10 millions de francs guinéens, soit environ 1 000 euros. Pour débloquer ses fonds, la plateforme lui réclamerait désormais 1 000 dollars supplémentaires au titre de « frais de vérification ».

Un schéma de Ponzi dénoncé par la Banque centrale

Selon RFI, des centaines de Guinéens auraient été piégés par plusieurs plateformes similaires, avec des pertes allant de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros.

La Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a publié une mise en garde officielle le 6 août dernier. L’institution rappelle que les crypto-actifs ne constituent pas une monnaie ayant cours légal dans le pays et qu’aucun agrément n’a été délivré à une entreprise pour collecter des fonds ou proposer des placements en cryptomonnaies.

La BCRG qualifie explicitement ces plateformes de pyramides de Ponzi. Le mécanisme est bien connu. Les premiers investisseurs sont rémunérés grâce aux dépôts des nouveaux venus. Tant que l’argent frais entre, le système tient. Dès que les entrées ralentissent, tout s’effondre et les derniers arrivés perdent tout.

La justice saisie, les paiements mobiles dans le viseur

Une autre plateforme du même type, nommée McGivern, a déjà fermé le 10 août, quelques jours après la mise en garde de la BCRG. Ses utilisateurs se retrouvent également dans l’impossibilité de retirer leurs fonds.

Pour tenter d’endiguer le phénomène, la Banque centrale a demandé aux prestataires de paiement mobile comme Orange Money de bloquer et signaler les comptes utilisés dans ces transactions. La justice guinéenne a également été saisie pour identifier les responsables et, si possible, aider les victimes à recouvrer une partie de leurs pertes.

Comment éviter de tomber dans le piège

Les signaux d’alerte sont toujours les mêmes. Rendement élevé garanti, opacité sur les responsables, absence d’agrément réglementaire, pression pour faire entrer de nouveaux souscripteurs, demande de frais supplémentaires pour débloquer des retraits. Chacun de ces éléments, pris isolément, doit susciter la méfiance. Lorsqu’ils sont réunis, la fraude ne fait généralement plus aucun doute.

Avant d’investir sur une plateforme, quelques vérifications s’imposent. L’existence légale de la société, son agrément auprès d’un régulateur reconnu, l’identité des dirigeants et les conditions réelles de retrait. Dans le doute, mieux vaut passer par des acteurs régulés, notamment dans l’Union européenne où le cadre MiCA impose désormais des exigences strictes.

Source: cryptoast

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