Recueil de mes chroniques 2011-2012

Franchement, on attendait mieux du Président démocratiquement élu - Publié le 13/07/ 2011

Notre patrie commune la Guinée, souffrante et agonisante depuis et toujours, des mêmes maux, assénés dans les mêmes mots, mille et une fois stigmatisés par les combattants connus et anonymes de la lutte patriotique, pour l’émancipation et l’épanouissement du peuple martyr, histoire de conjurer le triste sort qui s’acharne implacablement comme une malédiction, car malgré des potentialités multiples et variées, le pays demeure paradoxalement et invariablement, englué dans la queue de peloton des nations minées par la pauvreté et la misère.

Une situation déplorable, du fait stupide en ce qui nous concerne particulièrement, de tensions ethniques qui continuent à être sciemment et impunément instrumentalisées, à travers une culture diabolique et systématique de la haine et de la division, pour cause déshonorante de défense d’intérêts égoïstes de dirigeants véreux, qui dès lors que leur est confiée une quelconque parcelle d’autorité, brillent de par leur incompétence et leur irresponsabilité, en faisant fi de façon dédaigneuse, des principes éthiques et moraux les plus élémentaires, en matière de gestion de la chose publique.

Partant, l’exacerbation conséquente des frustrations et des rancœurs, ne peut naturellement que fragiliser les fondements de constitution harmonieuse de la nation, dont l’évolution sociopolitique est émaillée de faits peu glorieux sur le plan humain, même si par ailleurs, l’organisation pour la première fois de l’histoire politique du pays, d’élections pluralistes supposées libres et transparentes, a eu le mérite de faire renaître les espoirs les plus fous, malgré les clivages et autres oppositions de principe inhérentes au processus démocratique en gestation.

Mais fort malheureusement, après un premier semestre de tergiversations du fait de l’inexpérience du Président de la République en matière de gestion étatique diront certains, on peine à lire entre les lignes de son action politique, car malgré quelques dispositions salutaires, dont les résultats probants sur le terrain, se font attendre avec une certaine impatience, de sérieuses inquiétudes planent au sein de l’opinion publique, quant à la capacité du Pr Alpha Condé à tenir ses engagements, au vu des premiers symboles de jouissance et de pratique du pouvoir, empreints de contradictions profondes.

En effet le Pr Alpha Condé (Président Démocratiquement Elu), de par sa gestion actuelle du pays, jugée approximative et sectaire par plusieurs analystes de la vie politique guinéenne, semble tomber dans les travers d’une vision despotique du pouvoir, avec ses dérives autocratiques de nature à hypothéquer le devenir commun, favorisant ainsi, l’accentuation de la rupture du point de vue stratégique de la conception idéologique d’un projet de société viable. Le malaise social qui en découle et les risques de soulèvements populaires, compromettent davantage les acquis démocratiques obtenus de longue lutte, au prix de sacrifices humains et matériels considérables.

C’est pourquoi aujourd’hui, on l’imagine quelque peu déboussolé, face à l’immensité et la complexité de la tâche, d’autant plus qu’il doit certainement en voir de toutes les couleurs et sentir de toutes les odeurs dans l’exercice quotidien de cette délicate mission de reconstruction, car depuis son installation dans le fauteuil de patriarche qu’il incarne, englouti dans un magma de courtisans, de charlatans et autres démagogues à donner le tournis, il se démène comme un beau diable, à la recherche frénétique de voies et moyens, pour sortir le pays de cette situation de léthargie dans laquelle il végète depuis plus d’un demi-siècle d’indépendance.

A propos, entre promesses électorales de bonne gouvernance et recyclage systématique des caciques de l’ancien régime, volonté politique manifeste de reconstruction du pays et pouvoir d’action limité en raison de contraintes d’ordre structurel et conjoncturel, réformes administratives et institutionnelles et actes anticonstitutionnels décalés, moralisation de la vie publique et manigances pour le besoin obsessionnel de consolidation du pouvoir, restauration de l’autorité de l’Etat et répression de militants ou intimidation d’opposants, il faut dire que le professeur souffle le chaud et le froid et donne visiblement la mauvaise impression de confondre ambitions et prétentions.

Tout ce boucan au nom d’un prétendu concept révolutionnaire d’<<ENSEMBLE CHANGEONS LA GUINEE>>, dont la mise en œuvre s’avère plus compliquée que prévue, car le changement des mentalités que cela suppose, nécessite non seulement une approche méthodologique et pédagogique, basée sur une vision objective et réaliste des vrais enjeux sociopolitiques et économiques qui interpellent les guinéens en ce XXI siècle, mais aussi et surtout, il faudrait que soit menée au-delà des réformes structurelles, une vraie campagne de conscientisation professionnelle au niveau d’une administration paralysée par l’amateurisme et l’affairisme de ses cadres.

Rien de surprenant donc, de constater qu’il s’emmêle quelque peu les pinceaux dans ses élans de père fouettard, qui comme embarqué dans une sorte de cabale vengeresse, a tout le mal du monde pour convaincre les guinéens dans leur ensemble, de s’associer pleinement au processus de changement qu’il prône dans la direction des affaires, depuis son arrivée aux commandes, l’essentiel de son action étant perçu, comme une rhétorique de politique-spectacle, fait de propagandes et de diktats théâtralement distillés dans des sketchs à la one man show, qui rappellent étrangement un certain Capitaine Dadis à ses heures de gloire.

En raison de l’état catastrophique de délabrement psychologique et matériel de ces dernières années, il était courant de voir soutenue, l’idée étrange que le la Guinée pour s’en sortir, a besoin d’un dictateur; un dictateur dans le sens bien entendu, de la conduite autoritaire des affaires, pour mater sans discrimination, les esprits rebelles et réfractaires à l’amélioration quantitative et qualitative des conditions de vie d’une population usée et abusée. Mais, dans le règne de la confusion auquel on assiste en ce moment, avec des soupçons avérés ou non d’exclusion des uns et de favoritisme des autres, sur fond de bébête guéguerre où on ne prend évidemment position pour ou contre, que selon qu’on est bénéficiaire ou victime du système, il faille se rendre à l’évidence que dans un régime qui se veut démocratique et respectueux des libertés individuelles et collectives, la seule et unique manière de contenter le peuple dans sa majorité, est de se mettre en tant que Président de tous, au-dessus des considérations partisanes, par la tenue de discours rassembleurs et en agissant au mieux, dans le cadre du respect strict des textes réglementaires, qui promeuvent l’égalité des citoyens devant les lois républicaines et garantissent à tous, les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Par ailleurs, la réconciliation nationale, slogan de campagne du candidat Alpha Condé lors des élections présidentielles, que nombre d’observateurs, considéraient à juste titre d'ailleurs, comme le préalable à la mise en place des bases d'un jeu politique clair et responsable, a du mal à se mettre en marche, à cause de la rupture du dialogue social entre pouvoir et opposition, ce qui contribue à l’entretien d’un climat de défiance et de suspicion permanente, assombrissant à nouveau l’horizon que l’on croyait un temps définitivement dégagé, parce que tout simplement, l’avènement d’un régime démocratique, était assimilé dans la conscience collective, comme synonyme de renaissance et de progrès social et économique profitable à tous, surtout avec l’arrivée au pouvoir du Prof-diaspo, flanqué de l‘étiquette flatteuse de « monsieur mains propres » , dont la sagesse de l’âge constituait aux yeux de beaucoup, comme un gage d’autorité morale appréciable, à même de favoriser le consensus autour des questions fondamentales et déterminantes pour le devenir de la nation.

D'où l'importance majeure aujourd’hui, d'une opération de concorde civile, pour laquelle, les gouvernants actuels se doivent d’envoyer des signaux forts de décrispation politique, en prenant des mesures de justice sociale et de solidarité nationale au bénéfice des familles des victimes de répressions des années de lutte commune pour l’avènement de la démocratie dans notre pays, en ayant à l’idée qu’un processus de paix et de réconciliation, ne se limite pas à un accord politique passé entre gouvernants et élites politiques pour être ensuite imposé aux populations concernées. Bien au contraire, il suppose l’investissement de ces populations, qui ont à comprendre et à porter les enjeux politiques, sociaux, économiques et culturels d’un tel processus.

Malheureusement, la question qui focalise actuellement toutes les attentions, en l’occurrence l’organisation prochaine des élections législatives, censée mettre fin à la transition en cours, ravive à nouveau les tensions sociales, à cause des divergences profondes de points de vue autour du fichier électoral, dont la fiabilité, si elle est unanimement remise en cause par tous les acteurs politiques, constitue néanmoins le point de friction essentiel, en ce sens que la décision unilatérale de reprise intégrale du recensement proposée par le gouvernement, est contestée par l’opposition, qui en soutient simplement la révision conformément à la loi.

Dans cet ultime bras de fer, il faudrait que les acteurs politiques acceptent pour l’intérêt supérieur de la nation, de mettre en veilleuse leurs querelles fratricides, pour s’accorder sur les modalités d’organisation de ces fameuses consultations électorales, qui comme le prévoit les textes réglementaires, incombe à la CENI, organe à restructurer nécessairement et normalement par le CNT, en vue d’être sur un plan purement technique et fonctionnel, assistée dans sa mission par les services administratifs compétents. C’est en tous les cas, la meilleure attitude à adopter, pour éviter des confrontations inutiles aux conséquences imprévisibles.

En définitive, le message important à faire comprendre à tous, est que contrairement à certains hégémonistes, qui s’imaginent de façon délirante, incarner au mieux la noblesse et la légitimité, pour diriger dignement le gouvernail du destin commun, tous les guinéens sont concernés, peut-être à des degrés divers, en fonction des implications de près ou de loin, par le comment de la gestion du pays, car on ne le dira jamais assez, ce lopin de terre qui nous est légué par nos ancêtres, nous appartient à tous et à ce titre, il est du devoir de chaque citoyenne et de chaque citoyen soucieux du développement économique et social de la nation dans son ensemble, d’apporter son tribut à la paix, à la sécurité et à la réalisation de la réconciliation nationale, au lieu de continuer à gaspiller de façon insensée, nos énergies créatrices au travers de tiraillements et de déchirements.


Et dire que le rêve est à portée de main - Publié le 27/10/2012

A l’analyse logique du processus d’évolution socio-politique de la nation guinéenne, on en vient aisément à admettre que la gestion étatique dans notre pays, est l’un des pires modes de gouvernance au monde, en ce sens que nos dirigeants ont toujours failli à leur mission originelle de garantie d’un service public, ayant pour but, l’élaboration et la mise en œuvre de projets de société viables, qui soient favorables à l’amélioration des conditions de vie des populations dans leur ensemble.

En effet, d’un Etat totalitaire, puis libertin, ensuite vagabond, pour enfin se retrouver aujourd’hui dans un régime dit démocratique, les dirigeants politiques n’ont malheureusement eu en commun dans la gestion des affaires, que des pratiques anti-démocratiques, marquées par l’arbitraire avec son corollaire de souffrance physique et mental, car sous leurs magistères respectifs, on a jusqu’ici pu assister de façon impuissante, qu’à la violation systématique des droits humains, à travers des vagues de restrictions, de privations, de stigmatisations, de discriminations, d’exclusions, d’exactions, d’exécutions, avec des dérives économiques faites de clientélisme, de favoritisme, de gabegie financière et de corruption généralisée, sous fond d’impunité totale, le tout entretenu dans un climat social miné par l’instrumentalisation d’une population traumatisée et déboussolée, qui se retrouve malgré elle, prise en otage sous le prisme de l’inculture, de l’obscurantisme, de la haine et de la division.

Dans ce marasme politico-économique et social, que de larmes et de sang d’innocentes victimes, sacrifiées impunément sur l’autel de la République, par des bourreaux à visage découvert, qui sous-couvert d’exercice de l’autorité publique, ont de tout temps, usé et abusé de leur pouvoir autoritaire, pour hypothéquer l’aspiration légitime du peuple de Guinée à la liberté et à la prospérité, sans jamais rendre compte de leurs forfaitures abominables.

Que dire de plus, sinon que le tableau est plus que sombre et y’a vraiment de quoi être interpellé et surtout interloqué, quand on sait que ce pays, riche de sa diversité culturelle et de ses ressources naturelles, regorge de potentialités immenses, qui ne demandent qu’à être mises en valeur, mais qui malheureusement, est à la traine du développement économique et social, faute de vision politique adéquate.

La volonté machiavélique des acteurs politiques de s’accaparer et/ou confisquer le pouvoir, fait que des enfants dont le destin, scellé par leur appartenance commune à cette terre à la fois bénite et maudite de Dieu appelée Guinée, se retrouvent aujourd’hui, à se donner en spectacle désolant et déshonorant aux yeux du monde, à travers une guéguerre fratricide sur fond d’ethnicisation à outrance du jeu politique, dans un climat de suspicions et tensions permanentes.

Et pourtant, de ce long et douloureux combat pour l’avènement d’un régime politique de type démocratique, ayant abouti à l’élection du président de la République au suffrage universel, il était dans l’entendement général et dans l’attente collective et ce en dépit des difficultés inhérentes à tout processus en gestation, une opportunité de renaissance de notre chère patrie, ressuscitant les espoirs les plus fous, chez les populations exténuées par des années de vaches maigres.

Mais encore et toujours, aujourd’hui plus que jamais, des acteurs politiques d’obédiences idéologiques radicales, mal inspirés ou mal intentionnés, de par leur irresponsabilité légendaire à privilégier l’intérêt supérieur de la nation dans l’action publique, continuent à créer et à entretenir invariablement, des situations d’opposition stérile, qui mettent en mal, la cohésion sociale nécessaire à tout projet de développement économique et social.

C’est ainsi que plus de deux ans après l’intronisation, euh, disons plutôt l’investiture du Pr. Alpha Condé comme premier président démocratiquement élu, le triomphaliste "mangué néné" ayant depuis pris ses aises dans son "khibanyi", se complaint contre vents et marées, dans des manœuvres kafkaïennes pour consolider un pouvoir absolu qui corrompt absolument (Blondy), larguant au passage ses promesses électorales de justice sociale et de réconciliation nationale dans le tiroir des oubliettes. N’avait-il pas déclaré lors de sa première interview accordée au Figaro au lendemain de sa victoire que pour redresser le pays « il faut un gouvernement d’union nationale pour au moins deux mandatures » et pendant ce temps le navire Guinée, comme un bateau ivre, continue à tanguer dans les eaux troubles et houleuses d’un océan de contradictions, empêchant la tenue tant attendue, d’élections législatives libres et transparentes, susceptibles de mettre fin à cette transition politique qui n’en finit pas de s’éterniser, au grand dam des populations, qui continuent malheureusement, à broyer du noir tous les jours qui passent et se ressemblent, dans des conditions exécrables de misère psychologique et matérielle.

En dépit des révélations retentissantes de scandales financiers, il y a eu il faut l’admettre, quelques progrès économiques à mettre à l’actif de l’actuel gouvernement au regard de la situation catastrophique dont il a héritée. Mais voilà que le pays est plongé dans une situation de blocage total, dont le point nodal aujourd’hui est d’ordre politique et qui mérite une solution politique consensuelle. En tous cas, le va-t-en-guerrisme ne saurait être la solution idéale de sortie de crise. C’est pourquoi des raisons évidentes d’inquiétude subsistent plus que jamais, dans la mesure où, le chemin qui mène aux élections législatives semble encore semé d’embûches, tant les parties prenantes ont du mal à accorder leurs violons, pour ce qui est des préparatifs de ce scrutin et à ce sujet, au-delà de toute attitude partisane, il faut avoir le courage et surtout l’honnêteté intellectuelle, d’admettre que l’opposition, en raison de son poids électoral, est dans son droit légitime d’exiger la création de conditions de garantie de la transparence et de la crédibilité de ces joutes électorales, dont entre autres la recomposition de la CENI avec ses démembrements, la révision du fichier électoral consensuel par une société autre que Waymark sur la base d’un appel d’offre. Mais quand à ce propos, le président de la République s’exclame en disant « soyez certains, le train des élections législatives va partir de la gare, ceux qui monteront dedans iront et ceux qui ne monteront pas resteront au quai », il faut se dire que c’est une erreur stratégique de la part du pouvoir de penser pouvoir organiser ces consultations sans l’opposition, en espérant profiter de la confusion créée autour de la répartition du quota des représentants de l’opposition à la CENI, pour s’appuyer sur une des dispositions de la loi organique relative à la composition et au fonctionnement de cette institution, qui stipule que « la non désignation de membres par l’une des parties prenantes ne saurait faire obstacle à l’installation et au fonctionnement de la CENI ». La réponse de Sidya Touré à ce sujet est sans ambigüité « s’il y a des gens qui s’imaginent qu’ils peuvent organiser des élections avec ou sans l’opposition, nous, nous ne nous inscrirons pas dans cela. Mais il sera bien difficile de faire des élections sans l’opposition ici ».

Autant dire qu’on est loin de sortir de l’auberge et c’est pourquoi il ne faut pas se voiler la face au nom d’une prétendue souveraineté nationale, pour demander une fois de plus, une plus grande implication de la communauté internationale dans la recherche de solutions de sortie de crise, car la confiance élément essentiel des rapports sociaux, se trouve inéluctablement entamée entre les acteurs politiques guinéens, qui continuent à se regarder en chiens de faïence, avec des risques de confrontation et d’instabilité, dont les conséquences seront catastrophiques pour toute la sous-région ouest africaine.


Ça craint au bled - Publié le 31/08/2012

La crise politique que traverse notre pays aujourd’hui, est source de crispations et d’inquiétudes grandissantes pour tous les guinéens soucieux du devenir de la nation, car au-delà de nos divergences, nous demeurons tous conscients de la nécessité vitale de  préserver la paix dans la justice et l’harmonie sociales, condition primordiale pour la mise en œuvre de tout projet de société.

Le point de friction dans le blocage du processus de finalisation de la transition à travers la tenue d’élections législatives libres, transparentes et crédibles, demeure la question lancinante des modalités d’organisation de ces élections par une CENI, dont la composition actuelle, les attributions et le fonctionnement, ne semblent pas garantir aux yeux de l’opposition dite radicale, la crédibilité. D’où, l'exigence de la part de ses leaders, de la création de conditions optimales d’équité, à même de refléter fidèlement, l’expression du suffrage des électeurs.

Après l’adoption de la loi portant modification de l’article 162 du code électoral, qui donnait des pouvoirs exorbitants au Président de la CENI, telle l’annulation de résultats de bureaux de vote, le Président Alpha Condé, après la tentative de manifestation du 27 août  de l’opposition, qui a été une fois encore réprimée de façon violente, a semblé lâcher du lest, avec l’élaboration en conseil extraordinaire des ministres, d’un projet de loi, portant révision partielle de la CENI.Une option parmi les propositions de sortie de crise contenues dans le Rapport synthèse du CNT. Faut-il préciser qu’il avait le choix entre trois options à savoir :

1-     La recomposition de la CENI conformément aux dispositions de la loi 013 en s’appuyant sur une loi organique.

2-      La recomposition partielle de la CENI en tenant compte du paysage politique actuel, sauvegarder la mémoire de l’institution, et capitaliser les expériences des membres actuels de la CENI.

3-      La recomposition de la CENI par l’élargissement du nombre de ses membres ainsi que de ses démembrements.

Tout naturellement, l’opposition dans un communiqué quelle vient de rendre public, déclare rejeter désormais, toute solution de sortie de crise, qui ne passerait pas par un accord politique global, dument formalisé par une loi organique adoptée par le CNT. De même, les partis politiques membres du Collectif et de l’ADP dénoncent le " tripatouillage" de la constitution et des lois du pays par les institutions républicaines, tel que le CNT. Autant dire que la crise a atteint son paroxysme avec cette radicalisation des prises de position et la fracture sociale qu’elle contribue à accentuer.

La question qui se pose désormais, est de savoir si les acteurs politiques guinéens (mouvance et opposition), ont une réelle volonté de se surpasser, pour taire cette guéguerre fratricide, en acceptant enfin, de se mettre autour de la table de négociation, pour trouver les voies et moyens de nous sortir de cette impasse, qui prend en otage la population guinéenne, de plus en plus souffrante dans sa chair et dans son esprit, dans une atmosphère explosive de suspicions et de stigmatisations permanentes, sous fond de tensions ethniques.

Quoi que valent nos avis divers et variés dans cet imbroglio, il serait intéressant que les utilisateurs de réseaux sociaux, mettent à profit ces plateformes de dialogue et d’échange, en proposant des sujets d’actualité à débattre de façon dépassionnée et en toute objectivité, par l’expression libre de nos opinions, qui permettront ainsi, à chacun de se situer autant que faire se peut, sur le plan idéologique et politique et défendre conséquemment les causes qui nous rassemblent plus qu’elles nous divisent.  Le salut de notre patrie commune en dépend plus que jamais.

 

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