Recueil de mes chroniques 2013-2014

 

Publié le 21/11/2013  

Dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2010, le Pr Prési pour former sa victorieuse coalition, avait dû tenir des promesses de campagne, pour le partage du pouvoir avec ses alliés politiques et même avec son challenger, à travers la formation d'un gouvernement d'union nationale, tenant compte des différentes sensibilités politiques et de l'équilibre ethnique et régionale du pays.
Mais voilà, depuis son installation dans le fauteuil présidentiel, cette fameuse promesse a été en partie, rangée dans le tiroir des oubliettes, ce qui a du coup, entraîné des défections au sein du RPG Arc-en-ciel, l'alliance qui l'a hissé au sommet du pouvoir et les soubresauts politiques que le pays a connus, ces derniers temps.
Aujourd'hui, avec la proclamation des résultats définitifs des élections législatives, censée mettre un terme à la transition, la reconfiguration du paysage politique qui s'impose, laisse entrevoir l'imminence d'un remaniement ministériel, dont les tractations le mettent face à un dilemme profond, partagé qu'il se trouve, entre le maintien du statu-quo par la volonté hégémonique des caciques du pouvoir et la réalité du terrain politique qui le condamne à une certaine ouverture.
Dans cette situation pour le moins inconfortable, le voilà désormais soumis à de fortes pressions, de la part non seulement de ses partisans inconditionnels, mais aussi et surtout, de ceux-là qui lui restent encore d'alliés et qui conditionnent de façon à peine voilée, leur soutien, au respect des accords politiques d'alliance ( Primature pour la Basse-Guinée, Présidence de l'Assemblée Nationale pour la Guinée Forestière et dans une moindre mesure Conseil Économique et Social à la Moyenne Guinée, étant donné que la Haute-Guinée s'est déjà taillée la part du lion dans le partage du gâteau ). Et pendant qu'on y est, pourquoi ne se ferait-il donc pas violence dans ce cas et se donner bonne figure par la même occasion, en nommant un jeune technocrate apolitique comme Premier Ministre et en cédant à l'opposition, les deux ministères clefs que constituent la Justice et l'Administration du territoire et de la Décentralisation ?
Autant dire qu'avec toute cette surenchère, le Prof-Prési n'a finalement plus que le choix de se livrer à exercice d'équilibriste, pour faire un arbitrage judicieux, à même de contenter tout ce beau monde. Saura-t-il pour ainsi dire, faire le bon dosage ? Les jours à venir nous édifieront davantage sur cette pertinente question.


Publié le 25/10/2013  

Croire en la génération spontanée est un leurre, mais voilà ce qui se passe en ce moment:
À la faveur du boom technologique que constitue le développement des NTIC, les forums d'échanges et de discussions, offrent un espace de liberté et d'expression, aux jeunes avides de changement, dont le potentiel d'influence, mis à profit à bon escient, pourrait à n'en point douter, favoriser l'émergence d'une nouvelle classe politique. Nouvelle, non pas en terme d'âge, pour éviter un quelconque conflit de générations, mais en terme de mentalité et de comportement, dans la gestion des affaires publiques. Dans cette dynamique revendicatrice, de plus en plus nombreux, sont les jeunes guinéens, qui aujourd'hui, soucieux d'un meilleur devenir de la nation, s'invitent dans le débat politique, conscients du fait implacable, que les aînés ont pour le moins, failli à leur devoir, pour ce qui est de la stratégie de conquête et de gestion du pouvoir. En effet, comme héritage macabre cédé aux générations montantes, c'est la tactique politico-machiavélique du "diviser pour régner ", qui continue d'élargir ses emprises tentaculaires haineuses, dans les rapports sociaux.
N'est-il pas temps, d'en finir avec la politique-fiction et agir en sorte que la fédération des jeunes, devienne enfin une réalité sur le terrain politique, pour espérer inverser cette maldonne que nous voulons révolue ?
Je pense d'ailleurs à propos, qu'au lieu de continuer à disperser les énergies dans les différents groupes de réflexion sur Facebook, il serait mieux que s'organise la mise sur pied, d'une coalition générale des jeunes de tous les forums sociaux, pour former une structure commune, capable de révolutionner l'action politique, autrement que par une prise de pouvoir direct ou un chaos insurrectionnel, tout au moins, par la force de proposition, d'action citoyenne et de soutien, en faveur du renouveau démocratique.
2015 est une échéance capitale pour le peuple de Guinée. Essayons d'y jouer positivement notre partition, pour le bien de chacun et de tous.


Publié le 25/10/2013  

Le " Ninisme ", cette forme de non-alignement qui se revendique de plus en plus dans la société civile, ne devrait à mon avis pas être confondu avec la non-adhésion au principe du militantisme engagé dans les partis politiques.
En effet, le constat aujourd'hui est que si l'ethnicisation à outrance des principales formations politiques trouve échos chez les populations à la base, victimes de l'illettrisme, nombreux sont cependant les jeunes intellectuels qui ne cautionnent pas cette dérive communautaire et préfèrent ainsi garder leur indépendance d'esprit et de corps, pour se consacrer à l'activisme militant, pour l'émergence d'un mouvement citoyen exempt des pesanteurs du passé et favorable à la moralisation de la vie publique et des mœurs politiques. Ne faudrait-il pas dans ce cas, essayer aussi de trouver les voies et moyens, pour fédérer tout ce beau monde, pour la défense de la cause commune ? La question mérite réflexion.


Publié le 08/10/2013  

La révision du fichier électoral qui a servi aux élections législatives, a établi le nombre d'électeurs potentiels à 5.000.000.
Seulement, ce chiffre n'étant pas rond, on peut donc supposer qu'il puisse varier de 5.000.001 à 5.999.999 électeurs. Les chiffres officiels de la CENI ayant montré une augmentation substantielle du nombre d'électeurs dans les fiefs du pouvoir et une stagnation ou réduction de celui des zones acquises à l'opposition, on se doute bien que la réparation des sièges de députés au scrutin à la représentation proportionnelle, soit un jeu d'écritures largement favorable à la mouvance présidentielle, confirmant ainsi sa victoire, avec une majorité plus que confortable.
Si dans ces conditions, l'opposition qui crie aujourd'hui à la fraude électorale et demande l'invalidation pure et simple du scrutin, décide en désespoir de cause, de pratiquer la politique de la chaise vide, il va s'en dire que la future assemblée nationale ne sera constituée que du pourcentage de députés dévolu au parti au pouvoir, laissant ainsi un vide à combler. Faudrait-il dans ce cas, s'attendre à ce que les députés de l'opposition soient remplacés par des députés commis d'office par décret présidentiel ? Intitule de dire que l'assemblée Nationale constituée de la sorte, perdrait toute légalité/légitimité, car non conforme à l'esprit de la loi électorale et non représentative des différentes tendances politiques issues des urnes.
Décidément, cette transition/mandature que nous vivons, risque d'aller à terme, pour aboutir pourquoi pas, au couplage des présidentielles et des législatives en 2015.
En tous les cas, les tractations en cours sous l'égide de la communauté internationale, visant à aplanir les angles de friction, nous édifieront davantage, sur la suite des événements.


Publié le 07/10/2013  

Avec Le Prof-Prési, c'est tout comme s'il y' avait à faire à une bête (politique) sauvage, qui détenant sa proie dans les griffes et les crocs, n'a aucunement l'intention de lâcher le morceau. Faut-il dans ce cas qu'il y'ait des accrocs, pour le lui arracher ou essayer de l'apprivoiser, pour l'amener à lâcher prise en douceur ? Le dilemme, il est là.
D'ailleurs, n'avait-il pas été assez explicite, en annonçant en substance, au lendemain de son accession au pouvoir, qu'il était venu redresser le pays et qu'il lui fallait pour cela, au moins deux mandatures ? Et, de renchérir que ce n'est pas en étant au pouvoir, qu'il va organiser des élections législatives pour les perdre.
C'est dire que le ton de sa gouvernance a été dés le début, donné de façon on ne peut plus claire et aujourd'hui, tout laisse penser qu'il s'en tiendra coûte que coûte.
Et avec les premières tendances qui se dégagent des résultats proclamés en compte-gouttes, il y'a une quasi-certitude, quant à la victoire prochaine de la mouvance présidentielle, avec au bas mot, 50% des voix à l'uninominal et 70% à la proportionnelle, l'objectif étant bien entendu, l'acquisition des 2/3 des sièges à la future assemblée nationale, car tenez-vous bien, ce régime, dans sa vision hégémonique de gestion du pouvoir, ne prendra en aucun cas, le risque aussi minimum soit-il, de se mettre à dos, une opposition dite radicale, qui pourrait lui mettre les bâtons dans les roues, en se constituant par le jeu des alliances, une majoritaire parlementaire, en cas de ballotage défavorable pour le pouvoir.
C'est donc à croire que malgré les récriminations de cette opposition mise devant le fait accompli, il parait fort probable que ce scénario puisse être cautionné par la communauté internationale, plus que lasse des soubresauts politiques de la Guinée, dont la finalisation de la transition est devenue une priorité absolue, en ce sens qu'elle constitue un enjeu majeur, dans la situation géopolitique actuelle de la sous-région ouest-africaine, marquée ces derniers temps, par des foyers de tension et d'instabilité aux conséquences dévastatrices pour les populations.
En tous les cas, souhaitons que triomphe la volonté du peuple, telle que librement exprimée dans les urnes, pour éviter des prises de bec, avec les menaces de manifestations de l'opposition et leurs dramatiques dommages collatéraux.


Publié 30/09/2013

Les fameuses élections législatives, n-fois reportées, ont finalement pu se tenir le 28 septembre 2013, avec la perspective d'une fin de transition, dont le couronnement sera la mise en place d'une assemblée nationale, représentative des différentes tendances politiques du pays.
Un rééquilibrage des forces politiques, nécessaire à la bonne marche de la jeune démocratie, mais que les acteurs politiques, en raison des divergences de fond et de forme qui les opposent, dans la conquête et la gestion du pouvoir, créent et entretiennent des situations de confusion, qui mettent à mal, la cohésion sociale.
Les suspicions autour des résultats de ces joutes électorales, prouvent une fois de plus, cette fâcheuse tendance des guinéens en général, pris au piège des antagonismes, à spéculer sur la situation politique et hypothéquer le devenir de la nation, en cultivant dangereusement, les stigmates de la haine et de la division.
Aujourd'hui, au regard de la situation de crise politique et institutionnelle qui pollue le climat social, il est plus que nécessaire, qu'au-delà de ces élections, qui ne seront en réalité, qu'une autre étape de franchie dans la longue et tumultueuse marche de la nation guinéenne, dans son idéal de développement économique et social, que les acteurs politiques capitalisent cet acquis, pour favoriser le rapprochement entre fils et filles de Guinée, pour bâtir ensemble ce rêve, dans la paix et l'harmonie sociale.
Les hommes passent, mais notre chère Guinée demeure éternelle.


Publié le 12/09/2013

À la faveur de la tenue des premières élections démocratiques dans notre pays, le peuple a naïvement espéré, que le changement de régime politique, allait du coup balayer, les méfaits d'un demi-siècle de mal gouvernance et ses corollaires de corruption, de clientélisme, de favoritisme, d'impunité et de tripatouillage des lois de la République, le tout sous fond de querelles politiciennes, de haine ethnique et de division sociale.
Mais, quand la rupture annoncée par les élites dirigeantes, semble perpétuer les mêmes tares et pratiques avilissantes de l'Establishment politico-affairiste dans les mœurs, on a vite fait de déchanter, en se disant finalement, que la situation est tout comme quand bonnet blanc est égal à blanc bonnet, ce qui malheureusement, ne laisse plus que l'embarras du choix, entre porter un bonnet ou ne pas le faire. Une chose à comprendre à ce niveau, c'est qu'il n'y a nul besoin de polémiquer, car des goûts et des couleurs, à chacun ses préférences et fort heureusement d'ailleurs, que la démocratie dans sa noble expression, a ce mérite de permettre l'arbitrage des citoyens, dans le libre choix des dirigeants.
En désespoir de cause, il ne reste en fin de compte, plus qu'à prier pour le salut de la nation, afin que triomphe le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.


Publié le 28/08/2013

Ces fameuses élections législatives constituent un enjeu de taille pour les acteurs politiques guinéens, en ce sens que le contrôle de la future Assemblée Nationale, déterminera fondamentalement, les contours du calendrier politique, dans la perspective des présidentielles de 2015.
Le pouvoir qui s'emploie frénétiquement à assurer la réélection du Prof-Prési en 2015, envisage coûte que coûte de rafler la mise dans ces joutes électorales, espérant ainsi avoir la possibilité et les moyens de finaliser ses projets de développement, dont les sources de financement, notamment le reliquat du montant comptant pour le 10ème FED, restent tributaires de la finalisation de la transition, à travers l'organisation de ces élections législatives.
Cependant, il faut dire que cette aide financière de l'UE, destinée à la réalisation des infrastructures sociaux de base, si elle peut contribuer à réconforter le bilan économique du régime, elle ne saurait servir à elle seule, à combler les immenses attentes de la population, d'où la nécessité impérieuse d'une amélioration significative du cadre de mobilisation des ressources internes du pays, qui à la faveur de l'initiative PPTE, serviront non plus au financement du service de la dette, mais à couvrir les charges financières de l'Etat, en matière d'investissement, dans les domaines économiques et sociaux.
Mais la plus grande hantise du pouvoir, semble être le fait de devoir assister au scénario inverse, qui verrait une victoire de l'opposition, car l'Assemblée Nationale qui a vocation de contrôler l'action gouvernementale, constituera en ce moment un contre-pouvoir, à même de remettre en cause, certains projets de développement, jusqu'ici initiés de façon unilatérale par le pouvoir, avec quelque fois des suspicions d'irrégularités, que les futurs députés de l'opposition, dans sa campagne de discrédit contre le régime, dont ils se proposent en alternative en 2015, ne manqueront sûrement pas de tenter de révéler aux yeux de l'opinion publique, ou de vouloir constituer des commissions d'enquête parlementaires sur des sujets brûlants de controverse.
Autant dire que l'année 2014 (à un an de la fin de l'hypothéqué mandat d'AC), sera encore consacrée dans l'hémicycle à des tiraillements, qui déboucheront inéluctablement sur une situation de blocage, constituant le paroxysme de la crise politique que traverse le pays.
A propos justement du contrôle de l'action gouvernementale par l'Assemblée Nationale, l'article 89 de ce qui tient actuellement lieu de Constitution, dispose:
Le Gouvernement est tenu de fournir à l’Assemblée Nationale toutes explications qui lui seront demandées sur sa gestion et sur ses activités.
Les moyens de contrôle de l’Assemblée Nationale sur l’action gouvernementale sont les questions écrites ou orales avec ou sans débat auxquelles sont tenus de répondre le Premier ministre et les Ministres.
Les réponses données ne sont pas suivies de vote. Elles sont publiées au Journal Officiel.
Une séance par semaine est réservée, au cours de chaque session ordinaire, aux questions orales sans débat.
L'Assemblée Nationale peut désigner en son sein des commissions d'enquête. Le Règlement Intérieur de l'Assemblée Nationale détermine les pouvoirs de ces commissions.
Elles sont créées par la loi, qui en définit la composition, le fonctionnement, l’objet et en précise les pouvoirs.
Avec le recul, on se rend donc aisément à l'évidence, que le couplage des élections législatives/présidentielles, qui avait été proposé par le BL et la GéCi et malencontreusement rejetée par la majorité des acteurs politiques, constituait à n'en point douter, la meilleure solution de sortie et aujourd'hui si on n'y prend garde, l'organisation de ces élections législatives, risquent fort malheureusement, de créer à nouveau plus de problèmes qu'elles n'en résolvent.


Publié le 24/08/2013

" Corrupteurs et Corrompus, Attention vous êtes filmés "

Si en 2006, la Guinée était considérée comme le pays le plus corrompu d'Afrique et le 4ème pays le plus corrompu du monde, le rapport 2012 de Transparency International, l'a néanmoins placée à la 154ème position sur 174 et 40ème sur 48 en Afrique. Malgré cette légère amélioration, le pays fait cependant toujours partie des 10 pays les plus corrompus du continent.
Et comme nous le savons tous, ce phénomène de la corruption est vécu et pratiqué dans la vie quotidienne des Guinéens, avec un système à la limite de l'institutionnalisation et qui expose ainsi le pays à un danger permanant et des risques évidents, non favorables au développement socioéconomique.
S'il est vrai que le gouvernement actuel tente tant bien que mal de faire face à ce problème crucial et les pratiques assimilées, notamment par la mise en place de mesures, dont l'unicité des caisses de l'Etat, l'adoption d'un nouveau code minier, la promulgation d'une loi organique relative à la loi de finances, l'adoption de la loi d'accès à l'information publique, la bancarisation des salaires des fonctionnaires guinéens, l'amélioration des procédures de passation des marchés publics, la lutte contre l'inflation, etc., il n'en demeure pas moins que le phénomène persiste encore de plus belle dans les mœurs, en raison entre autres de l'existence d'obstacles, tels qu'une faible dénonciation du phénomène, la défectuosité du système judiciaire du pays, un manque de coordination des activités de lutte contre le phénomène, l'absence de sanctions rigoureuses contre les coupables et le faible niveau des chaines de contrôle et de surveillance des appareils étatiques.
C'est pourquoi, outre les mesures drastiques de sécurisation des finances publiques, il s'avère nécessaire en l'absence de moyens de lutte efficaces, de combattre le phénomène en amont, en mettant par exemple, un accent particulier sur la dénonciation du phénomène. La RTG, pourrait pour cela, être mise à contribution, en la dotant de moyens matériels et techniques, pour constituer des équipes de tournage en caméras cachées, ayant pour mission principale, des descentes inopinées sur le terrain, afin de capturer des images de flagrants délits et de rendre publics, tous les actes de corruption, dont elles seront témoins dans la vie courante. Et croyez-moi, ce ne sont pas les cibles qui manqueront et une telle mesure aura sans nul doute, l'avantage de dissuader pas mal de monde et ceux qui seront toujours tentés, hésiterons à deux fois, avant de se lancer, car personne n'aimerait être pris la main dans le sac. La hantise de la honte deviendra ainsi un remède préventif pour ce fléau qui gangrène la société guinéenne.


Publié le 23/08/2013

Comme le dit l'ancien Président Français Jacques Chirac, le contact humain est le véhicule essentiel de la démocratie.
Rassembler est un idéal: les hommes sont divisés à l'intérieur d'eux-mêmes, comment ne le seraient-ils pas dans la vie sociale ?
Au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef dit-on.
Mais bon, comme le souligne aussi le Général De Gaulle dans
Le Fil de l'Epée, par
conviction et par calcul, on a longtemps attribué au pouvoir une origine, à l'élite des droits qui justifiaient les hiérarchies. L'édifice de ces conventions s'écroule à force de lézardes. Dans leurs croyances vacillantes, leurs traditions exsangues, leur loyalisme épuisé, les contemporains ne trouvent plus le goût de l'antique déférence, ni le respect des règles d'autrefois. Nos dieux sont décrépits et la misère en tombe.
Pour la paix civile et le développement économique et social, il faudrait néanmoins croire en la parole de l'ancienne Secrétaire d'Etat des USA Condoleezza Rice, qui estime que c'est quand l'Etat de droit se fait le même pour tous, ce sont les individus et la grandeur de leurs aspirations qui permettent la réalisation de tous.


Publié le 20/08/2013

Trois ans après son investiture à la tête du pays, le Prof-Prési a finalement décidé ces derniers temps, de se rendre auprès des populations locales, à l'intérieur du pays.
Une décision diversement appréciée par les citoyens guinéens, car si l'on s'en réjoui pleinement du côté de la mouvance présidentielle, qui y voit l'occasion pour le Président de la République, de porter au plus prés des populations, son message de paix et de développement, ses adversaires politiques quant à eux, estiment à tort ou à raison, que ce n'est ni plus, ni moins, qu'une opération de charme, visant à reconquérir l'électorat le plus large possible, dans la perspective de l'organisation des élections législatives du 24 septembre 2013, arguant pour preuve, que le Prof-Prési a de tout temps, préféré le confort des incessants voyages qu'il n'a cessé d'entreprendre à l'étranger, au brouhaha socio-politique du pays, que génère en partie son mode de gouvernance (calendrier du hasard ou volonté délibérée, ces déplacements hors du pays, ont souvent coïncidé avec des tensions politiques et les troubles sociaux qui en résultent) .
En tout état de cause, ces visites dans le pays profond, entamées la semaine dernière en Haute-Guinée, région de la savane guinéenne considérée comme le bastion électoral du parti au pouvoir, se déroulent en prélude au lancement officiel de la campagne électorale, prévu pour le 24 août prochain, ce qui fait naturellement admettre, qu'elles s'inscrivent dans une logique de reconquête du corps électoral, que constituent ces populations fortement déçues et démobilisées par les dures réalités de la vie quotidienne, malgré les assurances d'acquis et les promesses de changement. Les incidents qui ont émaillé la visite du Président à Kankan et qui ont valu au Préfet de cette localité d'être limogé sine die, témoignent éloquemment de ce malaise social, qui sans nul doute, est de nature à ébranler tout pouvoir, dans ses certitudes.
Reste maintenant à espérer que le Prof-Prési soit aujourd'hui accueilli à Labé , avec les honneurs dus à son rang et qu'à son tour, il prenne de la hauteur, en tenant non pas les sempiternels discours de stigmatisation et de vilipendage de ses adversaires politiques, comme il en coutume, mais des propos conciliateurs et rassembleurs de la nation guinéenne, susceptibles d'entretenir au mieux, l'espoir de lendemains meilleurs.


Publié le 03/08/2013

Très curieusement, on n'évoque plus la question du gouvernement d'union nationale, qui avait pourtant fait les choux gras de la presse, pour avoir été envisagée par les protagonistes de la crise, comme solution d'apaisement des tensions, au terme du dialogue politique, dont le respect des termes de l'accord global, contribuera on l'espère vivement, à la finalisation de la transition, par l'organisation d'élections législatives libres et crédibles.
Cependant, tout porte à croire qu'avec les conditions requises d'équité et de transparence dans l'organisation de ces élections, les résultats seront tels qu'aucune des deux principales tendances politiques ( mouvances présidentielle et oppositionnelle ), ne saurait s'adjuger le monopole des voix, dans la future assemblée nationale, outre que par le jeu des alliances hétéroclites.
C'est à se demander alors, si la formation probable d'un gouvernement d'union nationale après les élections législatives, ne constituerait pas le dernier joker du Prof-Prési, pour tirer son épingle de ce jeu de dupes, avec le fameux slogan " Ensemble changeons la Guinée ". Cet éventuel coup de bluff s’avérera-t- il une tactique payante, quand on sait que la horde de ses adversaires politiques, est désormais au taquet, pour empêcher vaille que vaille, son maintien au pouvoir ? La question demeure énigmatique.


Publié le 22/07/2013

Selon le chargé des opérations de la CENI Yaya Kane, le budget électoral est désormais estimé à près de 100 milliards de francs guinéens, soit 17 millions de dollars, alors qu’initialement, ce budget était fixé à environ 11 millions de dollars. Cette hausse serait semble-t-il, due à l'adhésion des partis politiques de l'opposition, au processus électoral et au manque de décaissement d’une partie des fonds promis par les partenaires techniques et financiers, pour la poursuite des opérations.
Ce qu'il ne précise cependant pas, c'est que dans la tentative d'exclusion de l'opposition du processus électoral, l'exécution du budget initial, avec la poursuite des opérations et les multiples reports de la date de tenue des élections, a crée un gap financiers énorme, qui s'avère être aujourd'hui, un gaspillage immonde des deniers publics. Et dire que le ministre de l'administration du territoire et de la décentralisation, criait haut et fort, que la Guinée est un pays souverain, qui pourrait se passer de l'assistance financière de l'extérieur, pour organiser ses élections. C'est à croire que les caisses de l'Etat sont vraiment à sec, au-delà des fanfaronnades. Espérons qu'à la faveur de la mise en place prochaine d'une assemblée nationale digne de nom, que soit diligenté de façon crédible, un audit de la gestion financière de ces fameuses élections, dont les hypothétiques mérites de sécurité et de transparence, ne pourraient en aucun cas, justifier les sommes colossales engloutis inconsidérément dans cette mascarade, au préjudice du peuple. En tous les cas, ça promet de belles empoignades dans le futur hémicycle, car les dossiers à polémique, y'en a à gogo. Démocratiquement, on l'espère....


Publié le 19/07/2013

Les guinéens se retrouvent aujourd'hui, comme dans une situation de catastrophe naturelle (crise politique et socio-économique ), dans laquelle, l'instinct de survie commande le sauve qui peut. Mais voilà, que tous ces fuyards se retrouvent nez à nez à embarquer dans le seul camion à disposition, pour une destination inconnue. Imaginez le cafouillis.
Après des scènes de bousculade et même d'empoignade, tout le monde finit par monter à bord du camion et de commun accord, la direction du véhicule fut confiée à un homme supposé digne de respect et de confiance. Seulement dans la précipitation du départ, personne n'eut à l'idée de vérifier le bon fonctionnement du camion et comme on pouvait s'y attendre, le camion ne tarda pas à faire des siennes après quelques kilomètres de parcours, avec des pannes à répétition et plus grave, avec des erreurs de conduite du chauffeur. Le pire est qu'à chaque fois que le camion tombe en panne, le chauffeur et ceux qui font office d'apprentis, abandonnent les passagers au bord de la route, sans eau, ni nourriture, pour soi-disant aller réparer la pièce défectueuse, sans se soucier de la souffrance qu'endurent les personnes vulnérables ( vieilles personnes, femmes enceintes, nourrissons, enfants à bas âge).
La question est maintenant de savoir, si les passagers doivent se résigner à vivre ses difficiles conditions de voyage, avec des risques réels d'accident, ou doivent-ils changer de conducteur ou à défaut contraindre celui qui est là, à observer le temps nécessaire, pour réparer une bonne fois pour toute le camion et s'approvisionner en vivres, avant de reprendre ce long et périlleux voyage, même lentement, mais sûrement, dans l'espoir bien évidemment, d'arriver saints et saufs à bon port ?


Publié le 08/07/2013

Nous avons en Afrique, cette fâcheuse tendance à toujours considérer que les causes du retard économique du continent, incombent aux occidentaux. Il est bien vrai que les conséquences néfastes de la traite négrière et de la colonisation, ont négativement influencé le processus d'évolution socio-économique de nos nations, mais le problème est qu'en dépit des vicissitudes de l'histoire, l'homme noir peine encore à s'assumer pleinement, par une prise en main effective de son destin.
En effet, si la promotion de la négritude a de bon aloi, constitué le thème central des éveilleurs de conscience, dans le combat pour l'émancipation des peuples africains, aujourd'hui on continue toujours à se focaliser sur la question de la reconnaissance identitaire et culturelle, alors que le défi majeur qui nous interpelle, reste celui du développement économique et social.
Et, quand par nécessité, la communauté internationale se propose en aide aux peuples opprimés, à cause notamment de l'incapacité des dirigeants politiques, à instaurer un climat de paix et de cohésion sociale, des voix se disant nationalistes-souverainistes, crient à la servitude politique, alors que d'indépendance des États africains, il n'en a été que de nom au regard bien évidemment, de leur état d'avancement actuel.
Il est temps que l'on s'affranchisse de cette sorte d'aliénation idéologique, culturelle et économique, en nous donnant les moyens de nos ambitions. Les spécialistes s'accordent à dire que l'Afrique sera dans un future proche, la principale attraction pour les potentiels investisseurs, car la recherche du profit maximum qui favorise les apports de capitaux, y est plus que partout ailleurs garantie, en raison des avantages comparatifs qu'offre la faiblesse des coûts de production et l'abondance de matières premières.
La promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, demeure cependant le facteur déterminant du décollage économique du continent, car en plus de nos ressources propres, l'apport conséquent et indispensable des investissements directs étrangers et autres aides publiques au développement, reste conditionné aux exigences de stabilité politique et sociale.
C'est en cela que le combat pour l'instauration d'un État de droit respectueux des libertés individuelles et collectives, doit être mené de concert par tous les patriotes, pour permettre à notre cher pays, fort de ses potentialités, de tirer aisément son épingle du jeu de la mondialisation.


Publié le 05/07/2013

< < Il ne suffit pas d'avoir une vision, il faut s'en donner les moyens de la mise en pratique >>. Tony Blair à AC.
Les acteurs politiques guinéens, avec la bénédiction de la communauté internationale, viennent de parachever le dialogue, avec à la clef, un accord politique global sur les modalités de préparation et d'organisation des élections législatives. Le respect des termes de cet accord demeure cependant la principale préoccupation, quand on sait ce que valent le plus souvent les promesses de nos hommes politiques, habitués à toujours pratiquer le grand écart entre les discours de bonnes intentions et les actes posés sur le terrain. Est-ce de la naïveté de croire aux promesses des hommes politiques ? Non. C'est une simple exigence du respect des règles et principes de bonne gouvernance, car la politique aussi décriée qu'elle soit, a cependant quelques codes de vertu, qui exigent des dirigeants nantis et investis de la confiance du peuple, qu'ils répondent aussi favorablement que possible, aux attentes exprimées, sinon ils perdent toute crédibilité/légitimité. L'Egypte vient d'en donner le triste exemple.
La tenue des élections législatives censée couronner la transition politique en cours, ne constituera qu'une autre étape de franchi, dans le processus de démocratisation de notre pays, car la finalité demeure la construction d'une nation unie et prospère. C'est en cela qu'il s'avère nécessaire de mettre à profit cette nième occasion de reconfiguration et de réorientation politiques, pour édifier telle une bâtisse moderne, les fondements constitutionnels et institutionnels de la nation, sur des bases solides, saines et pérennes. La constitution guinéenne est ce que nous savons tous et nos institutions dites républicaines, si on ne se pose pas de question sur l'utilité publique de certaines d'entre elles, c'est d'admettre que leur mode de fonctionnement et de gestion laisse vraiment à désirer.
Au-delà donc, des questions liées aux élections à venir, la révision et le référendum constitutionnel et le processus de vérité-justice-réconciliation, sont à mon avis des étapes que nous ne devons pas prendre le risque d'ignorer.
A propos justement de réconciliation, bien des personnes s'y opposent, estimant que ce serait une façon de remuer le couteau sur la plaie. Eh bien, qu'ils se disent simplement que le couteau ne peut être maintenu dans la plaie. Il s'agit donc de la retirer avec délicatesse. Contrairement à un grand forum national dans lequel présumés victimes et coupables viendront s'invectiver, les pouvoirs publics pourraient par exemple instituer une commission nationale indépendante de réconciliation, composée d'experts dans différents domaines de compétence, pour effectuer un travail de restauration et de restitution de la vérité, sur les épisodes sombres de notre histoire politique. La publication des résultats de ces travaux, pourra ainsi se faire au cours de journées dites de Réconciliation Nationale, ouvertes à tous et largement couvertes par les médias publics et privés, avec comme objectif, de connaître la Vérité, toute la Vérité sur les crimes humains et économiques et envisager au finish, un pardon général, avec l'indemnisation symbolique des victimes ou familles de victimes, par l'argent public que les bandits à col blanc auront à charge de restituer tout ou partie.
À la clôture des travaux, le document synthèse fera l'objet de sensibilisation et d'une large diffusion auprès des populations, au besoin dans les différentes langues nationales, pour que plus jamais ça.


Publié le 20/06/2013

" Ensemble changeons la Guinée", c'était le slogan de campagne qui avait fini par convaincre beaucoup de sceptiques, pour apporter leur soutien, à la propulsion du Prof-Prési à la tête de l'Etat guinéen.
Mieux, dans le cadre des fameux accords de Ouaga, l'engagement solennel des deux protagonistes du 2ème tour de l'élection présidentielle, à constituer un gouvernement d'union nationale, avait aussi laissé entrevoir une lueur d'espoir, quant à l'aplanissement des divergences générées par la conquête et la gestion du pouvoir.
Aujourd'hui, le constat amer est que la situation socio-politique dans le pays, est une des plus exécrables configurations que l'on pouvait imaginer, avec cette confrontation permanente, entre mouvances présidentielle et oppositionnelle.
Malgré les discours de bonnes volontés, il est plus qu'évident au regard de l'inimité qui caractérise les relations de leurs partisans, que la rupture entre les deux grandes tendances politiques (le RPG-arc-en-ciel et son challenger l'UFDG), est plus que consommée et malheureusement, les dernières évolutions de la situation, ne laissent point présager une possible réconciliation à court terme. Cette instabilité politique, favorable à la culture de la haine et de la division, risque de compromettre pour longtemps, le processus de développement économique et social tant souhaité par les populations.
Et si le salut de notre pays, devait finalement venir d'une troisième voie ?
En effet, pourquoi pas constituer une alliance électorale dans la perspective des élections présidentielles de 2015, qui se proposerait comme alternative crédible à ces deux tendances radicalisées, qui dominent présentement l'échiquier politique et dont la victoire probable de l'une d'entre elles, ne ferait que perpétuer les dissensions et les tensions.
Cette nouvelle alliance s'avère nécessaire, pour rassembler tous les non-alignés par rapport à cette stupide gueguerre politicienne en cours, autour d'un candidat unique, dès le premier tour de l'élection. L'adhésion à ladite alliance, sera sans condition, pour l'ouvrir à tous les "petits partis ", afin de former un grand mouvement d'ensemble capable de rivaliser avec ces deux tendances. Le leadership pourrait ainsi être incarné par une personnalité, dont la légitimité sera garantie par un choix libre et transparent des militants et sympathisants, lors des primaires organisées à cet effet. Un mémorandum recoupant les objectifs essentiels à atteindre sera établi, pour servir de programme et de feuille de route, en matière de gouvernance.
L'élection d'un tel Président, permettrait à coup sûr, de réconcilier les guinéens et d'associer au-delà des appartenances politiques, les talents et les compétences, au service exclusif de la nation.


Publié le 08/06/2013

Une des principales difficultés auxquelles se trouvent confrontés les pays africains en général et la Guinée en particuliers, est la dépendance technologique et financière par rapport à l'Occident. En effet, malgré la richesse en ressources naturelles, on ne possède ni l'expertise technique, ni les moyens financiers, pour leur mise en valeur.
Cette déplorable situation, ne fait qu'empirer avec le phénomène de la fuite des cerveaux.
C'est pourquoi l'Education des jeunes doit occuper une place de choix dans la hiérarchisation des priorités, pour valoriser le capital humain, avec l'idée que la gestion étatique s'apparente de nos jours, à celle d'une entreprise devant faire siennes les techniques modernes de marketing et de management, pour tirer son épingle du jeu de la mondialisation.
Pour apporter un appui conséquent aux jeunes étudiants, pourquoi pas instituer, en fonction des besoins du marché du travail, un système de bourses d'études pour les plus méritants d'entre eux, sur la base de contrats qui les obligeraient de revenir servir le pays pendant une periode donnée, une fois leurs études achevées, avec des propositions de salaires intéressantes et des mesures incitatives à leur maintien au service de la nation.
Une des tâches de l'Etat doit aussi consister à la recherche de compétences, en constituant s'il le faut, une cellule spéciale de "chasseurs de têtes ", pour trouver les jeunes talents disséminés aux quatre coins du monde et créer des mécanismes de retour au pays, qui a aujourd'hui cruellement besoin de savoir et de savoir-faire, ce dans tous les domaines de la vie publique.


Publié le 06/06/2013

Entre autres tares du système de gestion étatique en Guinée, le clientélisme et le favoritisme dans les nominations des cadres de l’administration publique, contribuent fortement à instituer la culture de la médiocratie, car, on a manifestement peine, à dissocier la gestion d’un parti politique et celle de l’administration publique.
La principale caractéristique d’une administration efficiente, demeure sa neutralité qui garantit sa continuité au service exclusif des citoyens.
Mais, il faut dire que le pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat dans les nominations des cadres de l’administration, a pour effet néfaste, de constituer une sorte d’épée de Damoclès, qui cantonne ces derniers dans une situation inconfortable d’inquiétude permanente, à se demander tous les jours, est-ce-que je serai maintenu à mon poste le lendemain. Ce pouvoir de vie ou de mort ainsi exercé à leur encontre, ne peux que les contraindre à une soumission aveugle et complaisante, qui les éloigne de leur mission de service à la nation. C’est d’ailleurs une des raisons, qui les poussent le plus souvent, à succomber à la tentation du détournement des deniers publics, pour se constituer une sorte d’assurance vie, sur le dos du peuple.
La règle de conduite devrait pourtant être centrée sur la méritocratie, pour espérer un nivellement des valeurs vers le haut. C’est pourquoi, les députés de la future assemblée nationale, se doivent d’initier des textes de loi et instituer dans le cadre de la révision constitutionnelle, des critères de sélection, qui légitiment le choix des hommes et favorise la qualification de l’appareil administratif.

A titre d’exemples :

- Pour les cadres des grandes régies financières de l’Etat et les postes à haute responsabilité : Validation des nominations par une commission parlementaire, après enquête de probité morale et intellectuelle.

- Administration territoriale : Postes électifs

- Pour les recrutements de jeunes dans la fonction publique : Offres d’emplois soumis à concours dans les programmes de renouvellement de la fonction publique, avec les départs à la retraite, politique d’insertion et/ou d’absorption, par l’adéquation de l’enseignement aux besoins du marché du travail.

- Pour les évolutions de carrières et promotions internes : Compétences, Aptitudes et Performances, avec des stages permanents de perfectionnement, etc….


Publié le 03/06/2013

Dans le jeu politique guinéen, où les dés sont pipés, la jeunesse semble être le dindon de la farce.
Manipulable, serviable et corvéable à merci, elle demeure prisonnière des pesanteurs d'un système désuet de gestion étatique, qui la cantonne dans un rôle de suivisme béat.
Pouvait-il en être autrement ? Une jeunesse trop longtemps embrumée, dans l'obscurantisme de l'analphabétisme, avec le fameux système d'enseignement de masse au rabais, dans laquelle elle a été forgée et qui d'un seul coup, au nom d'un prétendu sursaut patriotique, se réveille de sa torpeur, par une prise de conscience soudaine, de sa condition de décrépitude, sous les effets conjugués des révolutions politiques d'ailleurs et de la mondialisation. Aujourd'hui, au lieu de se fédérer pour relever ensemble les défis majeurs (éducation, chômage...), elle semble plutôt préoccupée à vouloir réclamer sa part du gâteau, dans le cafouillis de la répartition inéquitable des rôles, par rapport à la conduite des affaires publiques. Son rôle, contrairement à la création démagogique de mouvements de soutien, soutenus à coup d'espèces sonnantes et trébuchantes grevées sur les deniers publics, se devait d'être une force de pression et de proposition, dans le but d'exiger des gouvernants, au-delà des positionnements partisans, la création de conditions de son épanouissement, et de son émancipation de toutes les formes d'aliénation, à travers l'instauration d'un Etat de droit et la promotion de la bonne gouvernance.
D'ailleurs cette jeunesse sacrifiée sur l'autel de la République, possède-t-elle aujourd'hui, de façon objective, la capacité et/ou l'expérience nécessaire, pour assurer valablement la relève immédiate ? Il y'a vraiment lieu de se poser la question, car la Guinée est décidément mal partie.


Publié le 27/05/2013

Dans le cadre des échanges périodiques avec les Acteurs Politiques, nous avions sur la plateforme comme invité du dimanche 26 mai 2013, Mr Souleymane Bah Fisher, le Secrétaire général du Parti National pour le Renouveau (PNR).
Répondant à ma question sur la problématique du fichier électoral, qui constitue à n'en point douter, le nœud gordien de la crise politique, Mr Bah répondit sans ambages ceci: << Je pense que chaque camp cherche à contrôler le fichier, pour s'assurer d'une éventuelle victoire en 2015>>
Au regard des actes jusqu'ici posés dans la gestion du processus électoral, tout semble prouver que le pouvoir détient en ce moment, ce " contrôle du fichier électoral ", avec comme opérateur de révision des listes, la contestée et contestable Sté Waymark. Les données de la Sagem qui avaient constitué la base du fichier électoral lors de l'élection présidentielle de 2010, souffrent elles aussi d'écueils. Ce qui revient à admettre qu'à l'avenir, pour la tenue dans notre pays qui se veut démocratique, d'élections libres, transparentes et crédibles, il y'a nécessairement besoin d'un nouveau fichier électoral, avec un opérateur technique consensuel, qui aura en charge, d'effectuer un recensement général de la population. Le problème aujourd'hui, comme nous le savons tous, est que ces fameuses élections législatives ne seront pas la panachée et si d'aventure elles devaient contre vents et marées se tenir le 30 juin prochain, dans les conditions de représentativité de l'électorat, qui ne reflète qu'en partie, les différentes tendances politiques du pays, autant dire qu'on est en face d'une tentative de holdup électoral, que l'opposition semble malheureusement, vouloir empêcher par tous les moyens.
La cause de cette lancinante crise socio-politique et économique, est d'ordre purement et simplement POLITIQUE, car c'est le paramètre principal qui régente la vie de la nation. À ce titre, elle mérite une solution consensuelle entre les acteurs politiques, sur la base d'un accord global, dans le cadre d'un dialogue sincère et franc, placé sous la supervision de la communauté internationale, qui en sera garante du respect des accords. Le moins qu'on puisse dire, est que le point de rupture est atteint. C'est le moment ou jamais, de dire STOP, sinon le pays court un grave danger, dans cette escalade de la violence, avec désormais des appels à la constitution de milices d'autodéfense, dans les quartiers chauds de Conakry, devenant de jours en jour " Niatiri possa ", au grand dam de la populace. Que le Almighty préserve notre chère patrie des affres de la haine et de la division.


Les acteurs politiques guinéens se doivent de trouver un terrain d'entente, pour nous sortir de ce bourbier électoral - Publié le 09/03/2013

La stratégie de conquête, d’exercice et de maintien du pouvoir mise en œuvre par le RPG-Arc-en-ciel, est perçue par les opposants au régime et maints observateurs de la situation politique guinéenne, comme basée non seulement sur le principe de stigmatisation, d'intimidation et d'exclusion  permanentes de ses adversaires, mais aussi et surtout, sur une idéologie apologiste de la pensée unique.

Et, le moins que l’on puisse dire à ce sujet, est que cette stratégie, si tant bien qu’elle en soit une, a quelque peu atteint ses limites, avec une opposition de plus en plus large au régime du Pr Alpha Condé, dont le mode de gouvernance, s’il peut se targuer d’avoir enregistré quelques progrès significatifs sur le plan économique, qui lui permettent aujourd'hui, de s'accommoder d'une vague caution des populations à la base, n’en demeure pas moins sur la sellette, avec de profondes dissensions politiques et leur corollaire de  violences, sous fond de tensions intercommunautaires.

Par conséquent, malgré la mise en place d’un cadre de concertation et de dialogue initié par le Président de la République, le déficit chronique de confiance et les prises de positions, plus qu’antagonistes que l’on observe sur l’échiquier politique actuel, ne peuvent que rendre sceptiques plus d'un, quant à la possibilité réelle d’un compromis juste, entre mouvance et opposition, par rapport à la gestion du processus électoral, qui continue de focaliser toutes les attentions.

À moins que le statu quo ne satisfasse les uns ou les autres, pour des raisons que le peuple ignore, les acteurs politiques doivent pourtant devoir trouver un terrain d’attente, pour aplanir leurs divergences et sortir ainsi le pays, de cette regrettable situation de blocus, même s’il faille une fois de plus, faire appel à la médiation internationale, comme le réclame d’ailleurs l’opposition.

Que cette opposition qui ne demande d'ailleurs que la création de conditions optimales de transparence et d'équité des élections législatives, revoit à la baisse ses prétentions, soit. Mais en dépit de ses certitudes et de ses acquis, il faut reconnaitre que le pouvoir a tout à tout intérêt à jouer à l'apaisement en ce moment, en faisant preuve de plus de flexibilité et d’ouverture à l'endroit de ses adversaires, dont les dernières manifestations publiques, prouvent à suffisance le potentiel du poids électoral, avec lequel il va falloir inévitablement compter dans l’arène politique, d'autant plus que les troubles sociaux et leurs conséquences désastreuses qui émaillent les mouvements de revendications, constituent une menace  grave pour la paix et hypothèquent de facto, toute initiative de développement  économique et social.

 


Publié le 17/10/2014

Dans un système politique de bonne gouvernance, l’idéal aurait été que l’exercice du pouvoir, réponde au principe du partage des responsabilités étatiques, tenant compte de la répartition des voix, suite à une élection démocratique et pluraliste, histoire de tempérer les velléités triomphalistes et hégémoniques du camp des vainqueurs.

Par ailleurs, dans le cas spécifique de la Guinée, la collision des intérêts et les conflits de compétences dans la sphère politico-administrative, créent et entretiennent une situation inextricable de confusion, qui ne favorise en rien, une bonne visibilité et lisibilité des actions menées par les gouvernants, au service du peuple.
C’est pourquoi, il serait de bon aloi, de traduire l’esprit et la lettre des textes fondateurs de la République, en réalité vivante sur le terrain, cela en commençant par supprimer purement et simplement, la fonction à équivoque de Premier Ministre, qui non seulement, ne répond à aucune obligation constitutionnelle, mais qui est aussi et surtout dans les faits et gestes pratiques, qu’un poste faire-valoir, sans pouvoir réel de décision et d’action.
Cela pourrait certainement permettre d’éviter les amalgames et laisser ainsi la latitude au Président de la République, d’assumer pleinement et entièrement, la responsabilité de la direction des affaires.

Cependant, dans un souci d’équilibre ethnique et/ou régional, préoccupation politiquement instrumentalisée dans notre pays, on pourrait pourquoi pas, instituer quatre (4) postes de MINISTRE D’ETAT, à confier respectivement, aux ressortissants des quatre (4) régions naturelles du pays. Ensuite, adopter dans les textes constitutionnels, une contrainte légale, qui oblige à accorder 25% des portefeuilles ministériels à l’opposition (vision alternative), 20% aux femmes (féminisation) et enfin 20% aux jeunes (rajeunissement), tout en sachant que le pourcentage de postes dévolu aux femmes et aux jeunes, peut de plein droit, revenir à la mouvance présidentielle.
Autre exigence salutaire, c’est de subordonner la nomination des cadres dans les postes à haute responsabilité et dans les grandes régies financières de l’Etat, à l’approbation des élus du peuple, après une enquête de moralité, pour juger de l’intégrité morale et intellectuelle des promus. L’objectif étant d’en finir avec la corruption morale et intellectuelle de l’élite dirigeante, que favorise la concentration des pouvoirs aux mains de l’exécutif, avec en filigrane le fameux pouvoir discrétionnaire du tout-puissant chef, dans les nominations, qui telle une épée de damoclès planant sur la tête des commis de l’Etat, soucieux de leur maintien dans les arcanes du pouvoir, contraint naturellement ces derniers, à s’aligner idéologiquement et le plus souvent hypocritement, sur la pensée unique, érigée en dogme, par le régime en place.
Mais bon, ceci n’est qu’une vision idéaliste de ma part et c’est à croire que les principaux tenants et aboutissants de l’establishment, qui jouissent impunément des privilèges du système politico-affairiste et jouent parallèlement à se rejeter la responsabilité de la situation de décrépitude économique et sociale que traverse le pays, ne l’entendront jamais de cette oreille, alors que le peuple martyr continue lui, à subir les méfaits de leurs guéguerres politiciennes, sans qu’ils ne s’en émeuvent, pour le moins du monde.


Publié le 13/10/2014

La méthode de prédilection utilisée par les autorités publiques guinéennes, dans le processus de gestion des crises sociales, consiste à déléguer dans les zones de conflit, des personnalités nommées sous le vocable de fils du terroir. La démarche dans ce sens, s'appuierait vraisemblablement, sur l'idée selon laquelle, les cadres de l'administration publique, ressortissants des contrées sous tension, seront mieux que quiconque d'autre, à même de ramener à la raison et convaincre leurs parents, à taire les dissensions internes, par la mission de conciliation, dévolue aux sages.
À mon sens justement, une telle approche minimaliste, n'est adaptée et applicable avec efficacité, que dans le cadre du règlement de différends INTRA-COMMUNAUTAIRES, c’est-à-dire, au sein d'un même clan, d'une même tribu ou d’une même ethnie, avec en héritage commun, des acquis ancestraux et comme référence ultime dans la gestion des affaires sociales, des règles traditionnelles de conduite, édictées et adoptées par tous, de façon consensuelle.

Pour ce qui est par contre, des dissensions INTERCOMMUNAUTAIRES, la divergence des intérêts des parties en conflit, ne peut que renforcer chez les populations, le sentiment d’appartenance à l’entité sociale d’origine. Cette approche communautariste de gestion des différends, ne pourra dès lors, que favoriser le repli identitaire, étant donné que chaque envoyé spécial (fils du terroir), aura tendance à être vu comme le sauveur des siens et toute intervention d’une tierce personne, comme une tentative d’immixtion dans les affaires internes de la communauté.
Le mieux aujourd’hui, est donc de comprendre, que la notion du vivre ensemble, ne s’accommode pas du tout, avec cette conception individualiste, qui voudrait que chaque entité sociale, s’occupe de ses propres oignons. Nos villes et villages, contrairement à l’idée qui les réduise à leur simple expression de bourgades communautaires homogènes et distinctes, connaissent des peuplements divers et variés, qui nécessitent une prise en compte globale, des réalités sociales des différentes composantes de la société.
C’est pourquoi, il est préférable d’envisager des solutions d’ensemble, en dotant le pays, de mécanismes viables de prévention et de gestion des conflits intra et intercommunautaires, en procédant pourquoi pas, à la redéfinition du rôle des coordinations régionales, qui pourraient finalement, disparaître au profit d’un CONSEIL NATIONAL DES SAGES, REPRESENTATIF DES DIFFERENTES COMPOSANTES SOCIOLINGUSTIQUES DE LA NATION, avec des démembrements dans toutes les circonscriptions administratives du pays.
Ainsi à chaque problème, une réponse globale, apportée par la délégation des sages, au nom de la nation toute entière. Nous nous en sentirons pas moins GUINEENS.


Publié le 24/09/2014

Parlant de la nécessité d'une révision/adoption de la constitution, le mot référendum revient sur presque toutes les lèvres, chose que j'ai du mal à comprendre. En effet, que l'on demande à soumettre une disposition légale spécifique à l'appréciation du peuple, genre, " êtes-vous favorable ou non à la peine de mort", cela est tout à fait admissible, mais de là à vouloir qu'une populace à plus de 70 % analphabète, comme celle de la Guinée, se prononce sur une pléiade de textes au jargon juridique incompréhensible pour les profanes et par rapport à laquelle elle ne dispose d'aucun moyen de décryptage, me paraît un non-sens. C'est pourquoi, j'estime que ce devrait en principe, être une affaire de spécialistes. Pour une question d'efficacité, il me semble donc préférable que la commission des lois à l'Assemblée Nationale, se charge convenablement de la révision de la constitution et que celle-ci finisse par être adoptée par voie parlementaire, à travers les élus, légitimement représentatifs de la diversité et de l'opinion du bas peuple.


Publié le 04/09/2014

 *** LA DÉMOCRATIE, CE N'EST PAS LA GUERRE DIT-ON ***

CONSTAT: À y voir de près pourtant, la compétition électorale s'apparente de plus en plus et sur bien des aspects, à la guerre, où les stratèges des états-majors des différents camps belligérants, rivalisent d'ingéniosité et d'audace, pour élaborer finement des plans de bataille, en fonction de leurs propres arsenaux militaires, tout en tenant compte dans leurs stratégies de lutte, du potentiel de la force de frappe de l'ennemi et des éventuelles failles de son système de défense.

REMARQUE SPÉCIFIQUE : Dans une telle confrontation, on peut ainsi perdre la guerre, bien qu'ayant gagné des batailles, ou gagner la guerre, tout en ayant perdu quelques batailles. Au finish, tout le monde y laisse de ses plumes, le vaincu bien plus que le vainqueur, certes, mais ils restent néanmoins tous les deux, logés à la même enseigne, celle de la rivalité et de l'adversité.

À SAVOIR : En tous les cas, l'issue finale des accrocs, n'est jamais connue à l'avance, même dans une situation patente de déséquilibre des forces en conflit, car la logique guerrière n'est soumise qu'à l'épreuve de la force destructrice et le moins que l'on puisse dire, est que la subtilité technico-tactique dans ce domaine, n'est l'apanage d'aucune armée, aussi vaillante qu'elle soit. À chacun ses forces et faiblesses.

ENSEIGNEMENT : Pourvu que les combattants puissent admettre en fin de compte, que quel que soit le poids du tribut payé, après la guerre (compétition électorale), c'est le pacte de la paix des braves qui mérite d'être fraternellement scellé, sur le chemin salutaire de la réconciliation des cœurs et des esprits, pour que vive la nation.


Publié le 31/08/2014

Avec présentement, la prétendue " arc-en-cielisation " à outrance de l'administration publique guinéenne, il y'a de toute évidence des risques, à ce que l'on assiste dans le cas probable d'une victoire de l'opposition à la prochaine élection, à un phénomène de purge des cadres de la mouvance présidentielle, au profit des nouveaux tenants des rênes du pouvoir, dans un esprit, sinon vengeresse, tout au moins de rééquilibrage des forces politiques, dans les hautes instances publiques de décision.
Et dans cette optique, y'a malheureusement à craindre, que le cercle vicieux ne se referme encore, car comme toujours dans notre cher pays, " les bourreaux d'hier, en viennent à devenir des victimes d'aujourd'hui et vice versa ".
C'est donc vraiment dommage, de voir que la nation se meurt, à cause de l'aveuglement et de la surdité de nos dirigeants, dont les querelles politiciennes, créent et entretiennent dangereusement des situations de clivages aux relents ethniques, alors qu'il paraît plausible pour tous, que c'est si et seulement si, l'on se donne la main, que l'on pourrait ensemble, bâtir dans la paix et l'harmonie sociale, le noble et ambitieux projet, d'une Guinée démocratique, unie et prospère. Que God Almighty sauve la patrie !


Publié le 19/08/2014  

Dans une saine compétition électorale, le fair-play, voudrait que l'on puisse légitimement envisager la victoire ou la défaite des différents candidats en lice, étant entendu que le peuple souverain, demeure le juge suprême, dans l'expression libre et transparente des voix, au suffrage universel. Mais en Guinée, il y'a vraiment de quoi être sceptique, par rapport à l'issue des prochaines échéances électorales, quand on sait pertinemment que le scénario plus que plausible, envisagé par maints observateurs de la situation socio-politique guinéenne pour 2015, est celui d'une réélection à la magistrature suprême du Prof-Prési ( à la régulière ou de façon frauduleuse), alors que l'opposition de plus en plus radicalisée, s'arc-boute quant à elle, sur l'idée de son déguerpissement du fauteuil présidentiel (par tous les moyens ).
Dans cette bataille farouche pour la conquête et/ou la consolidation du pouvoir, il serait donc salutaire pour la survie de la nation guinéenne dans son intégrité, que nos politiques de toutes obédiences, ne perdent pas de vue l'essentiel, qui est celui de la préservation de la paix et de la cohésion sociale, seul gage de réussite du projet de renouveau démocratique et de développement économique et social, souhaité par tous, au-delà des divergences.
Alors attention, car comme le dit l'adage, à force de tirer sur une corde raide, elle finit inéluctablement par casser.


Publié le 11/07/2014  

Dans cette situation de crise politique permanente entretenue dans notre pays, il y'a comme triste réalité, le fait que les élus du peuple, soient amenés à consacrer le clair de leur temps, à faire valoir leurs droits particuliers, au détriment de leur devoir premier, qui est celui de la défense des droits du peuple.


Publié le 11/06/2014  

La sagesse africaine nous enseigne qu'au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef.
Faudrait-il néanmoins comprendre et admettre, que le leadership ne s'impose pas, mais s'acquiert par les paroles et les actes, qui favorisent la reconnaissance populaire.
On peut être leader politique à vie, surtout dans les conditions de création et de gestion des partis politiques en Afrique, où des hommes nantis, se croyant providentiels, s'investissent en espèce et en nature, à former un clan de soutien populaire, au service de leurs ambitions personnelles. L'argent demeurant le nerf de la guerre, le retour sur investissement, ne peut dès lors être garanti, que par l'accession au pouvoir et la perspective de jouissance de ses privilèges.
N'est-ce pas d'ailleurs, la raison pour laquelle, l'on doit attendre d'un Président de la République, qu'il cesse dans l'exercice du pouvoir, d'être un chef de parti, pour endosser le manteau de chef d'Etat, au service de la nation, afin qu'il ne succombe à la tentation de favoritisme de ses partisans.
Il est donc de bon aloi, que soit constitutionnellement consacrée comme garde-fou, la limitation du nombre de mandats présidentiels, car un pouvoir à durée indéterminée, conduit indéniablement aux dérives dictatoriales, avec comme fondement injuste, une mainmise totale d'un clan, sur tous les leviers de commandement du pouvoir et ses prébendes.


Publié le 10/06/2014  

Les députés ont la possibilité de se démettre de leur fonction ( article 6 du règlement intérieur de l'AN ). Mais, le droit de retrait dont ils se font prévaloir, en adoptant comme signe de protestation, la politique de la chaise vide, n'est à ma connaissance, consacré par aucune disposition légale en vigueur dans notre pays. Mais bon, au regard des multiples entorses au fonctionnement de nos institutions et à force de consensualisme, la loi en République de Guinée, dans sa lettre et son esprit, semble malheureusement, ne pas être la référence normative.


Publié le 10/06/2014

Face aux tentatives de déstabilisation et de démobilisation de l'opposition orchestrées par le Pouvoir, celle-ci répond par l'obstruction parlementaire et les menaces de désobéissance civile. Pendant ce temps, le peuple démuni quant à lui, peine toujours à faire face aux difficultés de la vie quotidienne (manque d'eau et d´électricité, faiblesse du pouvoir d'achat, insécurité, injustice, insalubrité...).
Avec la rupture du dialogue politique, la tension monte d'un cran et le moins qu'on puisse dire à cet effet, c'est qu'il y'a vraiment de quoi être sceptique pour la suite des événements.
Que Dieu bénisse et protège notre patrie.


Publié le 04/06/2014  

Je pense qu'on est tous d'acc qu'il n'y'a à ce jour, aucune date de fixée, pour la mise en branle du processus d'organisation des prochaines échéances électorales. Pour cause, la CENI, organe habilité à le faire, n'a pas comme il se devait de la part de l'Etat, été doté dans l'exercice budgétaire 2014, des moyens matériels et financiers, pour le pilotage du processus. Les fameux accords du 3 juillet, pour ce qui est du respect des principaux termes de conciliation, souffrent d'insuffisances notoires, avec comme conséquence inéluctable, la rupture du dialogue politique et son corollaire de convulsions sociales.
La réalité elle est là. Après à chacun ses prises de position, selon ses critères d'appréciation et son intime conviction. Pour le reste, c'est la Démocratie, qui dans son expression publique, est dit-on, " la dictature de la majorité ".


Publié le 03/08/2014  

Entre autres violences que subissent les femmes, le viol conjugal fait de plus en plus, objet de dénonciations, de plaintes et même de poursuites judiciaires en occident. Une réalité qui contraste nettement avec les mœurs africaines, profondément influencées par la morale religieuse ( particulièrement musulmane ), qui exige d'une femme mariée, une attitude de soumission, d'obéissance et de disponibilité totale au conjoint. Sûrement un amalgame de fait, entre us et coutumes et préceptes religieux, qui dénature complètement les relations conjugales. Ce chantage affectif semble tout de même perdurer, du fait qu'il est inculqué dans la mémoire collective, qu'une femme pour avoir la bénédiction de sa progéniture, se doit d'être disposée à assouvir les besoins physiologiques de son mari, en tout lieu et de tout temps. Un comportement masochiste, que les bourreaux du cœur mettent à profit pour transformer impunément les femmes en objet sexuel, contribuant ainsi à leur asservissement.


Publié le 27/05/2014  

Dans la perspective des prochaines échéances électorales, on a de plus en plus tendance à " guinéenniser " le débat, par la guerre des mots, qui contribue davantage, à exacerber les maux de la nation. En effet, entre les Pro et anti Prof-Prési, la valse des guignols de l'info, sous fond de propagande politique, commence sérieusement, à polluer le paysage médiatique, avec une nette impression de clivage, aux conséquences sociales imprévisibles. Un cafouillis qui donne une raison suffisante, de préférer la neutralité politique, dans une citoyenneté agissante.
Mais qu'est-ce que c'est fou, de voir dépenser tant d'énergie, avec frénésie, dans des intrigues, manigances et stigmatisations, à couper le souffle, alors que demeurent en toute vraisemblance, des questions de fond, pour ce qui est justement, des préalables pour la tenue des futures élections, dans un climat de paix et de stabilité sociale ( CENI, Élections Communales, Opérateur Technique, Fichier Électoral, Cadre de dialogue , l'AN balbutiante...).
Faut-il dans ce cas précis de figure, être un oiseau de mauvais augure, pour estimer que cette atmosphère de crise latente, préfigure d'une situation de blocage politique, surtout quand on sait pertinemment, que Pouvoir et Opposition, sont présentement, dans une logique de confrontation idéologique, aux relents communautaires.
La mouvance présidentielle dans ses certitudes, croit pour acquise, la réélection du Prof-Prési pour un second mandat et L'Opposition dans ses résolutions, ne l'entend pas de cette oreille. Chacune des deux parties, se prévaut du soutien des masses populaires. Osons simplement croire, au triomphe de l'idéal démocratique, en ce qu'il permet principalement, l'arbitrage du peuple souverain, par l'expression libre de son suffrage. En dépit des ragots de blablateurs, la seule exigence citoyenne qui vaille aujourd'hui, est donc celle qui ferait en sorte que la volonté du peuple, soit en définitive respectée, par la vérité des urnes et ça, c'est loin d'être gagnée....


Publié le 28/04/2014L'équation guinéenne en grosso-modo, comme le dirait l'autre

Pour résoudre le paradoxe guinéen, pays riche et pauvre, je pense qu'il est grand temps, pour les acteurs politiques, de se pencher sur la problématique des trois principaux chantiers que constituent, la normalisation du processus d'organisation d'élections libres et transparentes, le projet de révision/adoption de la constitution cher à notre Néo national et MOD de la LDGR et enfin, l'amorce du processus de réconciliation nationale. Ce sont là, à mon humble avis, des préalables indispensables, pour doter le pays, d'institutions républicaines crédibles et d'hommes politiques intègres qui les incarnent et dont la légalité et la légitimité, contribueront assurément, à asseoir une culture de gouvernance démocratique, de type participative, à même de favoriser l'adhésion populaire et de garantir le respect strict des lois, des règles et procédures administratives et la sauvegarde des libertés individuelles et collectives. La jeunesse guinéenne quant à elle, gagnerait à ne pas se laisser abuser par le phénomène ethnocentrique, qui pollue l'atmosphère politico-sociale, car à l'analyse logique, on se rend aisément compte, que cette tare sociétale, relève purement et simplement, d'une instrumentalisation des rapports sociaux, par les tenants et les aboutissants du pouvoir, étant donné pour acquis, que les populations guinéennes, fraternellement liées à la base, par le sang et la terre de leurs ancêtres, ont pour vocation, de vivre, sinon en harmonie, tout au moins, en coexistence pacifique, pour le maintien de la quiétude et de la stabilité, gage de réussite de tout projet de développement économique et social. God bless Guinea.


Publié le 08/03/2014  

La DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789, dispose en son article premier: << Les HOMMES naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.>>
De l'acceptation de ce principe universel, il ne devrait dans les normes, y avoir de discrimination de quelque nature que ce soit, entre les HOMMES. Mais hélas, il se trouve que nos sociétés sont encore minées par des pesanteurs et stéréotypes, qui concourent malheureusement, à la subsistance et même à l'accentuation des inégalités sociales. Alors, avec tous les tares congénitales que les femmes continuent spécifiquement de subir de nos jours ( violences conjugales, mutilations génitales féminines, mariages précoces et/ou forcés, discrimination à l'embauche, inégalité salariale, manque d'éducation.....), sans pour autant en faire un combat corporatiste et élitiste, il y'a néanmoins lieu d'acclamer vivement, cette date du 8 mai, comme journée internationale de la femme, histoire de raviver chaque année, la flamme de la lutte perpétuelle, pour l'émancipation totale de cette vulnérable couche sociale.
Et, comme énoncé dans le thème retenu cette année 2014 par l’ONU: "L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous".
Alors comme dirait l'autre, " le 8 mars c'est toute l'année".
Bonne journée à toutes les braves femmes du monde !

 


Publié le 07/02/2014  

Quand vient à vagabonder mon esprit hagard, je me plais à dandiner entre les dédales de ma mémoire, pour remonter les souvenirs de l'enfance innocente
Je me remémore la clameur des doux chants des griots
Je me remémore le cliquetis des petites baguettes musicales dans la cabane des initiés
Je me remémore les cantiques fredonnées sur le chemin de la rivière sacrée
Je me remémore le son des tambours des troubadours, dans les arènes de lutte traditionnelle
Je me souviens avec nostalgie, de la voix nasillarde de grand-mère, nous berçant des contes et légendes de l'Afrique ancestrale, autour d'un feu de bois, brillant de mille étincelles, comme les étoiles scintillant au clair de lune.


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