Recueil de mes chroniques 2009-2010

Attention ! Alarme incendie - Publié le 17/12/2009

Le feu qui couvait dans le foyer Guinée, est entrain ces derniers temps, d’être frénétiquement attisé par d’inconscients pyromanes, dont la débauche démoniaque d’énergie, risque de mettre en péril, le processus de normalisation de la situation politique et sociale, car ils n’ont  idée, des conséquences dévastatrices de la propagation d’un tel sinistre.

En effet, dans l’imbroglio politico-dramatique que traverse le pays depuis la folle journée du 28 septembre, la radicalisation des positions d’irréductibles renégats,  contribue de façon pernicieuse, à cultiver la confusion comme stratégie politique de conquête du pouvoir, avec des tendances extrémistes, dont les effets pervers risquent de nous plonger davantage, dans une situation inextricable de chaos, si ce n’est déjà le cas.
Le climat d’incertitude qui plane sur l’issue des négociations de sortie de crise, tient des difficultés de conciliation des points de vue diamétralement opposés, de la junte au pouvoir et du forum des forces vives, qui peinent à se départir de leurs égos mal placés, quand il s’agit d’apporter des réponses viables et constructives, aux questionnements essentiels, relatifs à la gestion de la transition politique en cours.

Et pourtant à l’origine, les guinéens dans leur grande majorité, voulaient de cette transition, qu’elle soit consensuelle et la plus courte que possible, avec comme objectif ultime, de parvenir dans la paix et la sérénité, à l’organisation d’élections, tenant compte du principe universel de la libre désignation des gouvernants, par le peuple souverain, sur la base d’une réelle concurrence électorale, où les partis politiques légalement et légitimement constitués, malgré leur nombre pléthorique, proposeront des programmes alternatifs, au choix des citoyens. Ce n’est plus, ni moins, que le respect des règles du jeu démocratique, qu’ambitionnent les patriotes intègres, notre mère patrie étant maintenue depuis plus d’un demi-siècle, au grand regret de sa laborieuse population, sous le joug de dirigeants fantoches, qui s’adjugent impunément, le droit de bafouer le destin commun, par la fantaisie de leurs décisions,  dénuées d’une quelconque vision progressiste.

La rupture du dialogue social consécutive au nom respect des engagements par la junte au pouvoir, principalement, son désengagement de la sphère politique au terme du processus de transition, a eu pour effet d’entraînement, l’une des affreuses illustrations de la tragédie humaine, qui s’est manifestée à travers le traquenard du 28 septembre 2009, se soldant par l’hécatombe inscrite en lettres de sang, dans les pages noires de notre histoire et qui restera de façon indélébile, gravée à jamais, dans les mémoires.

Et comme si de rien n’était, on continue à vouloir nous imposer, ce lamentable foutoir de bric-à-brac , avec une junte acculée de toute part, qui pour se maintenir au pouvoir, contre la volonté populaire de plus en plus manifeste, s’embarrasse peu des exigences et des recommandations de la communauté internationale, qui soutient un retour rapide à l’ordre constitutionnel, objectif constituant par ailleurs, la principale préoccupation du forum des forces vives de la nation, organe coalisé, représentatif de tendances diverses et variées de la population.

Dans un dessein illogique et immoral, les bourreaux des martyrs du 28 septembre, cherchent vaille que vaille, à s’accommoder d’une vague caution des masses manipulées et corrompues à souhait, à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes, butin illégalement prélevé sur les deniers publics, pour ratifier les choix équivoques, d’un pouvoir imposé par la force des armes, avec l’entretien d’une atmosphère explosive de tension et de terreur, auréolée par des campagnes médiatiques de propagande d’opportunistes zélés, qui font vibrer la corde sensible du nationalisme, pour rallier la populace, à une cause perdue d’avance.

Une fois de plus, une fois de trop, le peuple martyr de guinée, se trouve être la victime expiatoire des querelles politiciennes de ses dirigeants, dont les ambitions démesurées de conquête et/ou de confiscation du pouvoir, dénaturent l’analyse et le raisonnement, au point de sacrifier l’honneur et la dignité, seuls critères méritoires pour les représentants du peuple, investis de la confiance collective, dans le cadre particulier, d’exercice de leurs missions de service public.

Des fameux rancards de Ouaga, dont on ne se fait pas grande illusion, quant à la décrispation de la situation, le facilitateur Blaise Compaoré, sur les propositions de sortie de crise contenues dans son document synthèse, issu des premières discussions, laisse sceptique plus d’un observateur, dans la mesure où il semble occulter le point nodal de la crise, qu’est le renoncement pur et simple du Capi-Pési, à ses  ambitions de maintien au pouvoir, conformément à ses promesses initiales et aux souhaits de la population soutenue en cela, par la communauté internationale.

Malgré cette déconvenue, le dialogue inclusif sans exclusion, semble être la seule et unique voie, pour venir à bout des dissensions politiques, car dans ces tractations assimilables à des transactions commerciales, sur la convoitise que constitue le pouvoir,  le bon sens voudrait que les deux parties consentent à faire des réductions sur leurs exigences et prétentions très haut placées, qui tendent à marginaliser l’adversaire, en s’accordant sur la nécessité objective d’une acceptation mutuelle, de partage futur des responsabilités, dans la direction des affaires étatiques, en tout cas, le temps nécessaire, pour réunir les conditions matérielles d’organisation d’élections libres et transparentes, auxquelles les membres du CNDD et du gouvernement actuel, ne seront partie prenante, car c’est la seule façon incontestable de légitimation du pouvoir et de restauration de l’autorité  de l’Etat.

La question fondamentale qui se pose maintenant, est la nature du réengagement futur du Capi-prési dans la direction des affaires étatiques, pour peu qu’il recouvre la plénitude de ses facultés physiques et mentales, après cette tentative d’assassinat dont il a été victime le 3 décembre dernier. L’on ose tout de même espérer, que la rudesse de l’épreuve et le traumatisme qui en découle, sera de nature à changer l’homme, qui doit certainement comprendre à ses dépens aujourd’hui, qu’il ne faille se fier à des serments d’hypocrites ou croire à des promesses de loyauté, de la part d’hommes sans scrupule, dont le seul but est de profiter des largesses du pouvoir, en vous faisant admettre, l’idée d’un destin messianique en tant que chef, par l’entretien d’un culte païen de la personnalité, qui ne fera que vous perdre, parce que contre nature.

Toujours est-il que la crise guinéenne qui s’enlisait depuis un certain temps, risque davantage de complications, surtout que le général Sékouba Konaté qui assure l’intérim du pouvoir et à qui on prête naïvement de meilleures intentions, semble déjà conforter les faucons du CNDD, qui se complaisent dans la logique d’affrontement, dont ils espèrent sortir vainqueurs, forts du soutien inconditionnel d’une frange de l’armée de plus en plus décriée, qui utilise la force et l’intimidation, comme  seuls moyens d’expression.

Le combat est certes déloyal, mais la raison finira tôt ou tard par l’emporter sur la passion, car inéluctable est le triomphe de la volonté populaire.

A ce sujet, il ne faudrait pas que les combattants pour l’émancipation et l’épanouissement du peuple de guinée, se laissent entraîner sur la pente glissante du terrain de l’ethnocentrisme qui gangrène la société et fausse le débat citoyen, et les leaders politiques, en évoquant à tout bout de champ ce fâcheux sujet dans leurs campagnes de sensibilisation, ignorent qu’ils incitent implicitement leurs partisans, à prendre au rebond ce boulet de haine, cause des replis identitaires et de risques de guerre fratricide. La Guinée est une et restera indivisible, malgré les tentatives d’instrumentalisation et de récupération des mouvements sociaux, dont le seul but demeure l’exigence d’une bonne gouvernance, pour l’amélioration des conditions de vie de la population dans son intégrité.

On vient malheureusement à admettre en désespoir de cause, qu’à la violence, on ne peut opposer que la violence et c’est en cela, qu’il serait souhaitable que se réalise la volonté de la communauté internationale, d’envoyer en Guinée, une force de protection des populations civiles, contre les multiples exactions et violations des droits de l’homme, surtout qu’à l’allure où vont les choses, tout laisse présager un durcissement des positions de la junte, qui trouvera mille et un prétextes, à sa tentative de confiscation du pouvoir, à cause de la radicalisation de plus en plus manifeste de ses têtes pensantes. La lutte continue.

Que Dieu sauve la Guinée


 

Sauvons ce qui reste de meubles dans la maison Guinée - Publié le 08/10/ 2009

La rupture du dialogue social que la confusion autour du processus de transition a entrainée, après que le Capitaine Dadis ait laissé entendre qu’il pouvait se portait candidat aux élections présidentielles à venir, contrairement aux engagements pris devant le peuple de Guinée et la communauté internationale, a eu pour conséquence malheureuse, la radicalisation des positions et la crispation de la situation politique.

L’organisation d’une manifestation pacifique de l’opposition, en cette désormais, tragique et inoubliable journée du 28 septembre 2009, s’inscrivait donc dans une logique de confrontation, dans le rapport de forces institué ces derniers temps, entre la junte au pouvoir et les leaders des partis politiques.

En effet, l’utilisation à profusion par la junte, des ressources de l’Etat et la monopolisation des médias publics dans sa campagne de propagande, a fini par exaspérer les leaders de l’opposition, réunis au sein du forum des forces vives, qui pour parer aux velléités de maintien au pouvoir du Capi-Prési, n’ont eu d’arme politique de pression, que la mobilisation de leurs membres et sympathisants, pour revendiquer le respect des règles démocratiques, permettant un retour rapide, à l’ordre constitutionnel.

Cette manifestation contestataire qui s’est tenue contre l’avis des autorités, se voulait l’expression libre et pluraliste d’une frange importante de la population, opposée à l’idée de la candidature du Capi-Prési, car une telle éventualité paraissait indubitablement, contraire à la volonté populaire, de création des conditions d’organisation d’élections libres, dont la caution de transparence semble ne pouvoir être garantie, que par l’administration publique, par le rôle d’arbitrage impartial et neutre qu’elle est appelée à jouer, dans l’optique bien entendu, de respect de la promesse initiale de non participation du président Dadis et d’aucun autre membre d’ailleurs de son gouvernement et du CNDD, aux futures joutes électorales.

Mais, sous le prétexte fallacieux de maintien de l’ordre public, les hommes en uniforme ont pactisé avec le diable, en mettant le feu à la baraque, pour étouffer le sentiment de révolte de la population, dans sa soif inaltérable de liberté et de démocratie.

Avec un acharnement inouï, des éléments soi-disant incontrôlés de l’armée, ont semé la terreur et la désolation, par une répression sanglante, avec à la clef des milliers de blessés et des centaines de morts innocents, fauchés par les balles assassines de lascars soldats, instrumentalisés par la junte, dans son politiquement incorrect dessein de confiscation du pouvoir. Que les âmes de nos martyrs reposent en paix et que leur sacrifice ultime ne soit pas vain, par la poursuite du combat pour la liberté et l’émancipation du peuple de Guinée.

Quoi qu’il en soit, le capitaine Dadis et consorts ne sauront en aucun cas, se dédouaner de leurs responsabilités dans les massacres perpétrés, à quelques degrés que celles-ci se situent.

Décidément, le pain ne peut être béni, quand des personnes impies, débitrices d'inepties, mettent la main à la pâte et face à ce qu’il convient d’appeler une tragédie humaine, même les traditionnels et récurrents rites sacrificiels, que conseillent les diseurs de bon aventure et le mysticisme envoûtant des charlatans et autres féticheurs, qui s’évertuent à vouloir sacraliser la fonction présidentielle, ne sauront laver les souillures de l’âme et purifier cet étendard sanglant, brandi au nom d’une raison, dite d’Etat.

Malgré l’opposition catégorique des forces vives, à l’idée de la candidature annoncée du capitaine Dadis aux élections présidentielles, l’on estimait que pour une issue consensuelle de la crise que traverse le pays, le bon sens aurait commandé un partage du pouvoir entre l’opposition et la junte, dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale, mais après avoir commis l’imparable, la question du départ du Capi autoproclamé Prési, devient désormais, une exigence non négociable, pour les forces vives et nombre de guinéens, qui ne trouvent plus rien en lui, ce patriote qu’il avait laissé croire, en promettant de balayer la maison à sa prise du pouvoir le 23 décembre 2008.

Le mal est fait, mais il va bien falloir recoller les morceaux du tissu social mis en lambeaux par l’irresponsabilité légendaire de nos gouvernants, en renouant avec le dialogue dans le cadre de la médiation assurée par le Président Burkinabé Blaise Compaoré, sous l’égide de la CDEAO.

Et à ce propos, il faut se rendre à l’évidence que le pouvoir, même confié légitimement par la voie des urnes, ne se rend pas aisément, à plus forte raison, quand il est ramassé dans la rue, comme ce fut le cas avec le CNDD.

De ce fait, ce serait improductif de la part des forces vives de camper sur des positions intransigeantes, telle la question du départ immédiat du capitaine Dadis, qui doit être négociée sans pour autant en faire un préalable à toute discussion.

L’envoi d’une force d’interposition, envisageable dans le pire des cas, ne saurait être l’idéale de solution, car ça pourrait créer des déséquilibres fonctionnels, source de déstabilisation.

Mais ce qui reste fondamentale cependant, c’est la création d’une commission d’enquête internationale, pour traduire les assassins devant la TPI et naturellement, la junte ne doit et ne peut plus à elle seule, assurer la conduite de la transition, faute de crédibilité. Elle doit désormais s’il le faut, être contrainte à admettre, la constitution d’un gouvernement d’union nationale, dans lequel elle aura une quelconque représentation, puisqu’elle est et demeure, bien que décriée, une composante de la nation et dans cette phase de réorientation politique, toutes les composantes doivent être associées, à la recherche de solutions de sortie de crise.

Ce gouvernement dont les critères de composition restent à déterminer de façon consensuelle, aura à charge la liquidation des affaires courantes, avec comme priorité, la création d’un CNT (conseil national transitoire) viable, chargé du toilettage de la constitution, pour déterminer les critères d’organisation et de participation aux élections et en donnant les moyens à la CENI (commission électorale nationale indépendante), de finaliser l’enrôlement des électeurs.

En raison de la divergence des intérêts en jeu, ledit gouvernement doit être placé sous tutelle de la communauté internationale, avec un GICG (groupe international de contact sur la Guinée) dont la mission aura été réévaluée, pour pouvoir superviser et coordonner si besoin en était, le processus qui nous mènera aux élections et au-delà de celles-ci, un observatoire national doit être institué de façon pérenne, pour l’évaluation et le suivi permanent du processus démocratique dans notre pays.

La réconciliation passera nécessairement par la tenue d’assises nationales, pour déterminer les causes endogènes et exogènes de la décadence de la nation guinéenne, depuis son accession à l’indépendance et la tenue d’élections libres et transparentes, dans un délai raisonnable qui ne serait pas forcément celui retenu pour l’instant, est le seul gage de réussite d’une telle entreprise, car la légalité et la légitimité du choix du peuple, ne souffrira d’aucune équivoque.

Que Dieu bénisse la Guinée et nous préserve de l’implosion sociale.


 

Tractations politicardes à la guinéenne - Publié le 30/08/2009

La lutte acharnée que mènent les vaillants combattants pour la liberté et la démocratie en Guinée, connaît ces derniers temps, des rebondissements et des revirements de situations, qui ont de quoi faire battre de chamade, les cœurs fébriles et meurtris, en ce sens que la confusion autour de l’orientation politique actuelle, est perçue à juste titre, comme un stratagème finement élaboré, en vue de la confiscation au nez et à la barbe de tous, du pouvoir par la junte militaire.

D’engagements formels de respect du chronogramme initialement concocté par les forces vives, le Président Dadis prétend finalement, adhérer à la proposition de report des élections pour 2010 faite par le comité ad hoc, commission qu’il a préalablement instituée, pour tabler sur les causes de blocage du processus de transition, afin qu’elle fasse des propositions concrètes, à même de décrisper la situation d’impasse dans laquelle était sciemment plongé le pays, de par l’incohérence manifeste, des prises de décisions fantaisistes au sommet de l’Etat.

Sans surprise aucune, la coordination des forces vives, regardant les réalités en face, a de façon objective, constaté non sans amertume, les retards accusés par rapport aux engagements de mise en œuvre des dispositions contenues dans ce chronogramme, engagements pris de façon patriotique, pour reprendre les termes du Président Dadis, devant la communauté nationale et internationale et n’a par conséquence eu de choix, que d’accepter avec bien évidemment, de sérieuses réserves, cette nouvelle donne, dans l’espoir que les conditions seront enfin réunies, pour mener à terme dans la paix et la concorde nationale, la transition qui aboutirait, à l’organisation des élections, dont la caution de transparence, sera garantie par le rôle d’arbitrage des autorités actuelles, qui avaient jusque-là, soutenu la non participation des membres du gouvernement et du CNDD aux futures joutes électorales.

L’on a cru et on continuait peut-être naïvement de croire, à  la parole d’honneur du soldat Dadis, car pour une fois, on pensait sincèrement que le sens de la dignité qui voudrait qu’il y’ait adéquation entre ce que l’on dit et ce que l’on fait, sera encore de façon patriotique, respecté par le Capi-Prési.

Mais plouf ! Voilà qu’il trouve à jeter un pavé de plus, un pavé de trop, dans la marre, nous faisant admettre pour de bon, qu’en Guinée plus qu’ailleurs, rien n’est gagné d’avance, car désormais, il clame haut et fort dans ses tonitruantes déclarations publiques, qu’il a le droit et la légitimité comme tout autre guinéen, de poser sa candidature à la présidentielle et que personne ne pourra l’en empêcher, même si par ailleurs, il laisse volontairement planer le doute quant à ses réelles intentions. Hé Dis donc, on va où là ? Erreur de "gawa" sûrement. Qu’il s’avise tout de même sur le fait que, n’adviendra que ce qu’aura librement consentie, l’inébranlable et légitime volonté populaire.

N’est-ce pas là, une façon de couper l’herbe sous le pied de tous les prétendants à la magistrature suprême, dont les positions hétéroclites dans leurs stratégies de conquête du pouvoir, contribuent malheureusement, à asseoir sa notoriété publique, en dépit des imperfections de son mode de gouvernance et la soif de changement de la population, dans son écrasante majorité.

Le rapport de forces qu’il engage ainsi avec les forces vives, promet de vigoureuses empoignades, dans la mesure où la divergence des intérêts en jeu est telle que, subsiste un risque de radicalisation des points de vue diamétralement opposés, surtout en ce qui concerne la question fondamentale du rôle de l’armée, dont tous les partisans pour un retour imminent à l’ordre constitutionnel, souhaitent logiquement, un cantonnement dans les casernes et l’entame d’une profonde réforme de l’institution, lui permettant de redorer son blason, en faisant siennes les valeurs républicaines, au service exclusif de la nation, qui lui font cruellement défaut en ce moment et qu’elle est pourtant censée incarner, aux yeux de l’opinion publique.

Le climat d’incertitude et de suspicions dans lequel se trouve actuellement le pays, laisse présager des difficultés à trouver un consensus, qui permettrait enfin aux guinéens, de s’asseoir sur une même table, pour discuter en toute franchise et trouver de concert, les voies et moyens susceptibles de créer les conditions de vie commune harmonieuse, dans un régime démocratique au sens noble du terme.

Il y’a péril en la demeure, du fait que les dés continuent malheureusement à être pipés dans le jeu politique, contribuant ainsi à la survivance des risques de bouleversements sociaux, car on se retrouve comme embarqué, dans un bateau qui nous mène vers une destination inconnue (parole de Tikken Jah).    

Dans l’optique de la candidature du Capi-Prési aux prochaines élections, comme cela semble de toute évidence se profiler à l’horizon, le peuple est en droit d’exiger de lui, qu’il arrête instamment de nous faire tourner en bourrique, en acceptant de tomber le kaki, par sa démission pure et simple de l’armée, mettant du coup un terme, à l’utilisation abusive et incontrôlée des moyens étatiques, lui permettant de battre d’avance, de façon tout à fait déloyale et illégale sa campagne, à travers la manipulation des jeunes constitués en mouvements de soutien, véritables gouffres financiers.

En politique, la responsabilité des réussites et surtout des déviances, incombe forcément au chef qui a la direction des affaires. Mais il faudrait avoir à l’esprit que tapis dans l’ombre, nombreux sont ses collaborateurs véreux, qui bénéficiant allégrement des privilèges du système, s’activent sournoisement pour sa pérennité. Et c’est justement ce qui se passe aujourd’hui en Guinée, avec les nominations promotionnelles de cadres, qui se soucient plus de l’évolution de leurs carrières administratives, que des préoccupations journalières de survie des populations.

La seule alternative que la vox populi doit aujourd’hui soutenir, est le concept du  TOUT SAUF DADIS, en tous les cas, pas dans les conditions d’évolution actuelle de la situation, le CNT n’ayant par ailleurs, jusqu’ici pas entamé sa mission de toilettage de la constitution, susceptible de déterminer les critères d’organisation et de participation aux élections à venir. Mieux, la neutralité du Capi-Prési et de son administration, constitue l’unique et pertinent gage de crédibilité de ces élections, pour la tenue desquelles, on peut au moins, saluer le déblocage pour le compte de la CENI,  du reliquat de la quote-part de l’Etat, nécessaire au bouclage du budget électoral, avec l’espoir que l’administration saura pour une fois n’est pas coutume, se prévaloir sans ambiguïté, de son rôle de partenaire technique impartial.

Si les partis politiques ne veulent pas être pris au dépourvu, ils ont tout intérêt à faire œuvre utile et à ce propos, leurs leaders se doivent de prendre leurs responsabilités au nom de l’intérêt national, en faisant abstraction de leurs divergences, pour s’accorder sur la nécessité vitale, de coaliser toutes les forces démocratiques, seule manière efficace de maintien de la pression sur la junte militaire.

A cet effet, une campagne de sensibilisation de la population sur le bien-fondé de leurs démarches, visant à doter la Guinée dans le futur, d’un Etat de droit, respectueux des libertés fondamentales, s’impose comme un impératif.

L’heure est à la mobilisation et à la revendication, car il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent.

A tous les démocrates guinéens, sachons que la junte militaire ne lâchera pas facilement prise, alors un seul mot d’ordre: retroussons bien nos manches, car le bras de fer ne fait que commencer.

Que Dieu sauve la Guinée.


On se lasse de ne parler que de la même rengaine - Publié le 29/07/2009

Il est aujourd’hui plus que déplorable, de constater que la gestion de la transition par la junte militaire, est en passe de nous conduire si on y prend garde, vers une situation de crise encore plus profonde, que celle qu’elle était sensée résoudre à son arrivée au pouvoir.

En effet, le manque criard de volonté politique, exprimant le souhait populaire de création de conditions matérielles de sortie prompte, de cette situation exceptionnelle d’instabilité, est vécu par nombre d’observateurs, comme une trahison de la parole donnée par le Capi-Prési, dans sa promesse initiale, d’opérer une rupture totale, d’avec les méthodes de gestion désuètes, qu’incarnait le régime défunt, car l’on constate avec regret, au fur et à mesure de l’évolution de la situation, des écarts de conduite dans ce qui se dit tout haut lors des rencontres publiques et ce qui se trame tout bas dans les coulisses du pouvoir, créant et entretenant ainsi, un climat de suspicions qui ne peut que laisser bon nombre de guinéens, dubitatifs et amers.

Par la stigmatisation permanente des travers sociaux, le but recherché est une remise en question systématique des attitudes pernicieuses et une meilleure responsabilisation des dirigeants dans leurs prises de décisions qui déterminent l’avenir de la nation.

Mais hélas en Guinée, depuis cinquante ans que l’on tergiverse, on continue comme un mouton de panurge, à suivre la cadence imposée par d’irresponsables dirigeants, contribuant davantage, à la décadence d’une société en mal constant de repères identitaires et idéologiques.

On a que cure des éternelles fanfaronnades, fussent-elles dans un esprit de dialogue social, car leurs échos n’ont de résonnance que le cadre inapproprié dans lequel elles se clament. L’obsession de consensus qui semble animer le Président Dadis, finit par devenir improductive, car à force de consultations tout azimut sur des sujets d’importance capitale, tel le problème crucial d’eau et d’électricité, dont la recherche de solution, aurait mieux mériter, la constitution d’une commission technique, en lieu et place d’un débat public qui ne peut être assimilé qu’à du prosélytisme, visant à détourner l’attention de la population, de l’essentiel de la plateforme revendicative actuelle, à savoir l’organisation des élections et le retour des militaires dans les casernes.

Il n’est nullement question de reprocher au Capi-Prési de nourrir des ambitions pour la guinée, en patriote convaincu qu’il aime à se présenter, mais l’aberration est que, bien qu’il n’ait pas les moyens de sa politique, il s’entête à vouloir réaliser des projets de développement, qui n’en sont d’ailleurs pas, car spectaculairement concoctés à la va-vite, sans aucune forme de procédure traditionnelle en la matière, ni stratégie clairement définie et dont la Guinée ne dispose à  ce jour, non seulement pas les moyens matériels et financiers, mais surtout, leur réalisation à terme, nécessite un temps qui ira forcément au-delà de la période de transition, qui se veut par définition courte.

Comme le disait Jean Cocteau, le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin. Alors de grâce, que le Capi-Prési  n’en fasse pas trop s’il veut demeurer crédible aux yeux de l’opinion nationale et internationale, en laissant le soin aux politiciens de faire ce qui est de leur ressort, à  savoir la proposition et la réalisation des projets de développement et qu’il s’attèle lui, à la réforme de l’armée tant décriée pour les frasques d’éléments non contrôlés en son sein, une mission qui lui sied à merveille vue son intransigeance et qui pourrait même lui être confiée de droit, au-delà de la période transitoire.

Ce qui contribue aujourd’hui, à créer la confusion et le doute quant à l’issue apaisée et souhaitable de la transition en cours, c’est la plausible éventualité de son maintien au pouvoir et le non-respect du chronogramme, dont l’application actuel en sens dessus-dessous, nous fait tourner en bourrique, en ce sens que le privilège n’est en toute vraisemblance, accordé qu’en ses dispositions, qui supposent un accord collectif, par ailleurs difficile à trouver au sein des forces vives, qui on le sait, peinent plus que jamais, à placer au-dessus de leurs divergences, l’intérêt du peuple dans son intégrité, donnant ainsi au CNDD, des raisons d’évoquer avec désinvolture, son désengagement de toutes responsabilités, par rapport au retour à l’ordre constitutionnel, dans de brefs délais.

De toute évidence, la junte sera contrainte de quelque manière que ce soit, à rendre le pouvoir aux civils. C’est le temps qu’il faudra pour en arriver à cette réalité qui est sujet à équivoque et à ce sujet, le maintien de la pression populaire et les mesures coercitives du GICG, demeurent la meilleure façon de pousser le CNDD à respecter ses engagements.

La Guinée a plus que jamais besoin du soutien de la communauté internationale, qui si elle nous lâchait sous le joug d'une armée avec ses velléités d'assujettissement de la population, sera condamnable à bien des égards, pour non-assistance à peuple en danger.

Le président Dadis et ses compagnons sur lesquels pèsent des soupçons de crimes de sang lors des évènements de 2007, cherchent-ils à avoir des garanties d’amnistie pour quitter le pouvoir, alors que dans le même temps, ils préconisent la poursuite des audits et la lutte contre le trafic de drogue, par rapports auxquelles une justice qui parait sélective, voudrait s’appliquer ?

Pour une simple question d’équité, la tenue d’une conférence nationale de réconciliation que semble occulter ceux qui n’ont pas la conscience tranquille, doit être considérée comme un impératif, dans lequel cadre, les coupables de forfaitures se confesseront et se repentiront devant Dieu et les hommes, pour que le peuple martyr  accepte de pardonner et permettre ainsi à la guinée de repartir sur de nouvelles bases, avec la constitution d’un gouvernement d’union nationale, qui associerait tous ceux d’entre nous, pour reprendre les termes de l’autre, dont les acquis académiques, professionnels et relationnels seront jugés utiles, pour sortir le pays du gouffre.  


Place au réalisme politique - Publié le 13/06/2009

Dans la perspective d’un retour imminent à l’ordre constitutionnel, avec la fin programmée de la transition en cours et l’organisation des élections, telles que prévues dans le chronogramme proposé par les forces vives de la nation, un zoom sur le paysage politique, en cette période cruciale, que l’on voudrait tous, favorable à l’émergence d’une Guinée, débarrassée des pesanteurs d’un passé, peu reluisant sur le plan économique et humain, laisse entrevoir des signes d’inquiétude, liés à un phénomène de gaspillage d’énergie, que crée ce climat délétère, d’opposition stérile entre pro et anti CNDD.

L’on se souvient que la prise de pouvoir par l’armée, consécutive à la mort du général Conté, a été sinon saluée, en tous points de vue, préférable à la légalité constitutionnelle qui aurait entrainé, un changement dans la continuité de la mal gouvernance, qu’incarnaient les caciques du régime défunt.

Ce choix, s’il n’était pas la meilleure des solutions, ouvrait pensait-on avec réserve, la voie à la création de conditions matérielles et d’environnement structurel, conformes à l’idéal de démocratie, seule alternative politique, à même de sortir le pays de l’ornière.

Cependant aujourd’hui, sous prétexte d’expression pluraliste et démocratique des opinions, la classe politique, dont la pléthore des tendances, est de façon on ne peut plus éloquente, expressive des divergences, dans cette lutte acharnée de conquête du pouvoir, souffre de l’incompatibilité de la volonté populaire de changement et les suspicions de division, que l’on prête aux postulants à la future magistrature suprême.

Ceux-ci se trouvant fondamentalement, des différences de principe dans leurs projets respectifs de société,  une reconfiguration politique favorable à l’harmonisation des courants de pensée, réduisant et facilitant, le choix des militants et sympathisants, devient du coup hypothétique et tout porte à croire, qu’en pareille circonstance, l’amalgame entre ambitions et prétentions des uns et des autres, crée un point de friction, d’où l’on ne peut s’attendre, qu’à l’éventualité de distribution fantaisiste et d’occupation anarchique des parcelles d’autorité.

La restauration de l’autorité de l’Etat dont il est question, se trouve en ce moment, délicatement entamée, du fait de la propension de nos dirigeants, à favoriser des situations de conflits de compétences et d’intérêts, ce qui met en mal nos aspirations profondes de cohésion sociale, car on se retrouve bêtement embourbé, dans de mesquines querelles d’égo de personnalités, qui n’ont pourtant de cesse de clamer avec désinvolture, leur capacité et aptitude à privilégier de façon objective, l’intérêt supérieur de la nation.

Comment expliquer la prolifération des partis politiques, au nom d’un leadership qui n’aura rien de consensuel, parce que défini par la singulière idée de se faire valoir individuellement, face à un défi d’ordre national, qu’est le développement socio-économique de la Guinée.

Chose essentielle, c’est que la direction d’un peuple, ne saurait s’improviser et à propos, les autorités actuelles du pays ont, comme il est de coutume, fait des promesses auxquelles, les populations assoiffées de changement, ont cru dur comme fer, surtout que les discours de bonnes intentions du Capi-Prési, étaient empreints de sincérité.

Seulement avons-nous simplement oublié que les grandes désillusions naissent de grands espoirs.

Le Capitaine Dadis, quel que soit sa bonne volonté, ne saura à lui seul, comme le temps semble le déterminer, trouver les remèdes au mal guinéen, qui se trouve profondément enraciné et dont l’extirpation des racines, nécessitent les efforts de tous.

Soyons d’avis avec ceux qui soutiennent, la tenue d’une conférence nationale de réconciliation, qui permettrait de rebâtir de solides fondations, d’une nation progressiste, car en Guinée, il y’a trop de non-dit, qui méritent d’être portés à connaissance du peuple, pour que sauves soient, les générations futures.

Par ailleurs, contrairement à l’organisation en premier lieu des élections présidentielles, dont l’issue aurait influencé le choix des électeurs vers la mouvance présidentielle, avec comme atout, l’émergence dans la future assemblée nationale, d’une majorité stable, nécessaire à l’entreprise des reformes, l’organisation des élections législatives risque de voir naître, des groupuscules de courants, à poids politiques sensiblement égaux, ce qui rendrait difficiles, les futures tractations de proposition de projets de gouvernement.

Dans l’un ou l’autre des cas, les guinéens doivent se résoudre à l’idée de constitution d’un gouvernement d’union nationale, qui mettrait à contribution toutes les compétences du pays, au-delà  des stéréotypes, avec comme critère essentiel de choix du futur président démocratiquement élu, outre son intégrité physique et morale, mais aussi et surtout l’expérience de la gestion administrative, comme gage de compétitivité, dans cet élan de globalisation du monde.

Ce choix s’avère crucial, car il faudrait comprendre, que la tendance est au maintien des présidents élus au pouvoir, pour au moins deux législatures consécutives, quelque soient d’ailleurs, les conditions de réélection, sous le prétexte, de vouloir conclure l’œuvre entamée, qui ne se résume en réalité qu’en des réformes, dont les résultats ne s’observent qu’à moyen et long terme. Ne dit-on pas à ce sujet que le temps est le meilleur allié du politicien ?

Qui à ce stade de l’évolution de la situation guinéenne, peut dire en âme et conscience, qu’il se satisfait de ce style de gouvernance, qui parait inédit, de par le caractère volubile et théâtrale des invectives du Capi-Prési, agissant en grand manitou, actes qui ne doivent être assimilés, qu’à des coups de sang et peut-être des coups de gueule, car versatile qu’il se montre, il dit en parlant de ses décisions parfois contestées, que sa parole n’est pas une montagne. Alors, la question reste entièrement posée.

En tous les cas, l’avenir donnera raison, à ceux qui ont raison et tort, à ceux qui ont tort, déterminisme oblige.


Les grandes désillusions naissent de grands espoirs - Publié le 29/01/2009

Le gouvernement de transition ou de mission, le qualificatif importe beaucoup, dans la mesure où, sa connotation traduit implicitement, les intentions avouées et/ou sous-entendues, de la nouvelle équipe gouvernementale, dans son entreprise, on l’espère, d’exercice temporaire du pouvoir, pour en finir avec cette situation d’exception, devant normalement, aboutir à l’organisation d’élections générales libres, qui si elles se tiennent, dans des conditions de transparence, cautionnées par l’ensemble des acteurs, déblayeront de façon significative, la voie à la mise en place de politiques de développement économique et sociale, à même de sortir enfin la Guinée, des sentiers battus de la pauvreté et de la misère, signant ainsi son retour tant attendu, dans le concert des nations démocratiques.

La prise de pouvoir par l’armée, est devenue effective par la nomination d’un P.M et la constitution d’un gouvernement. Les partis politiques, la société civile, les différentes composantes socio-professionnelles et la communauté internationale, malgré les condamnations de principe, semblent s’accommoder de cette nouvelle donne.

Mieux, les analystes et observateurs de la vie politique guinéenne, toutes sensibilités confondues,  à en juger, par la plupart des commentaires relatifs à la situation, voient d’un œil inquisiteur, mais condescendant, cette prise de pouvoir par une armée, un  temps décriée pour les exactions commises sur les populations, quand elle s’évertuait à défendre le régime défunt, à la solde de laquelle, elle avait sacrifiait ses principes républicains, mais qui  aujourd’hui, est soutenue et encouragée dans son action dite de sauvetage de la nation, d’un naufrage collectif, lié aux risques de confusion et d’affrontement, consécutifs à la vacance du pouvoir, après le décès du général Conté.

Le cadre de concertation et de dialogue voulu par le président du CNDD, lors de sa première adresse à la nation, s’exprime par l’invitation faite aux partis politiques, de définir les modalités d’organisation des élections, objectif ultime de la transition en cours et à ce propos, les différentes coalitions se sont exprimées, avec le souhait de la tenue de ces dernières, en fin d’année 2009, un choix de date impromptu et quelque peu irréaliste, quand on sait que, les circonstances actuelles, d’absence de conditions matérielles et d’environnements structurel et institutionnel adéquats, ne présagent en rien, la garantie de transparence et de crédibilité exigibles, en cette période de renouveau.

Cependant,  l’absence de critères de prise de décisions, au sein des partis politiques, pour faire valoir communément leurs attentes, met à jour, des divergences, qui sont caractéristiques des antipathies, liées à la fragmentation du tissu social et qui s’expriment par des positionnements partisans, au grès des ambitions et visions disparates, des principaux leaders politiques, qui se focalisent tous, sur la conquête du pouvoir, mettant en mal, ce qui devait être perçu en ce moment, comme essentiel, à savoir la conjugaison des efforts et l’harmonisation des points de vue, pour la constitution d’une force de pression, capable de mobiliser l’opinion publique et de faire plier, si nécessaire, la junte au pouvoir, en l’astreignant à tenir ses promesses, qui ont été, il faut le souligner, à la base de l’adhésion populaire, parce que prônant un renouveau politique, qui laisse entrevoir la perspective d’une remise en question systématique des méthodes de gestion anachroniques, qui ont jusqu’ici, montré leurs limites, parce que faisant fi des principes moraux les plus élémentaires, en matière de bonne gouvernance.

Cette attitude irresponsable des partis politiques, à vouloir toujours évoluer en rang dispersé, a de tout temps, favorisé les  dérives totalitaires des pouvoirs publics, qui trouvent là, un prétexte de maintien illimité au pouvoir, au-delà du politiquement correct.

En tous les cas, des inquiétudes subsistent, quant à la volonté ou la capacité des dirigeants, à tenir leurs engagements, au regard de la mainmise totale des militaires sur le pouvoir, par l’occupation de tous les postes clés dans le gouvernement et aussi ceux de l’administration territoriale, dans le cadre de la décentralisation, attitude à travers laquelle, on peut imaginer, un besoin de loyauté, en s’entourant de personnes acquises à leur cause, pour l’application stricte des recommandations, ou  simplement, un dessein calculé, pour le contrôle et la diffusion de l’information, nécessaires au suivi correct, de la politique de redressement, qu’ils estiment incarner, surtout que des contraintes, liées à l'instabilité de l’environnement structurel et institutionnel, sont susceptibles d’entraver leurs actions, en dépit de la bonne foi, qu’ils ont jusqu’ici, affichée.      

les populations se réjouissent néanmoins, de la direction du gouvernement par un civil, en l’occurrence M.KOMARA, dont l’intégrité de la personnalité et les compétences, ainsi que le principe d’acquisition des prérogatives telles que définies dans l’ordonnance de sa nomination, conditionneront la réussite de sa mission, en supposant qu’il aura, contrairement à ses prédécesseurs sous le règne du général CONTE, comme dirait-on, les coudées franches, pour agir en toute indépendance, en espérant  que d’éventuels conflits de compétences et d’intérêts, ne viennent brouiller l’environnement, quelque peu bruyant, crée par les actuelles tentatives de recouvrement des créances de l’Etat et d’assainissement des finances publiques. La diligence des audits, qui s’inscrivent dans cette logique, demeure une entreprise louable à bien des égards, mais il faudrait bien évidemment, que les méthodes employées,  ne deviennent, comme on peut le craindre, expéditives, ternissant ainsi l’image volontariste et patriotique, de l’actuelle équipe dirigeante, qui promet de faire de la lutte contre la corruption et les innombrables détournements de deniers publics, un sacerdoce.

A propos, ne serait-il pas préférable, que ce gouvernement se contente seulement et uniquement, d’assurer la transition, en créant les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel, qui permettrait à une justice indépendante, de faire ce boulot, en toute impartialité, car cette aspiration légitime, à une moralisation de la vie publique, reste une mesure impopulaire et sélective, en ce sens que les crimes de sang, du reste aussi bien importants que ceux économiques, sont quelque peu banalisés, les nouveaux dirigeants, ayant la fâcheuse tendance, à minimiser les conséquences psychologiques et les effets pervers, du sentiment d’injustice, qui anime les victimes innocents de la barbarie humaine, perpétrée sur les populations, pour avoir tout simplement bravé les autorités, par la revendication de leur droit, à une vie meilleure.

La principale sollicitude qui vaille aujourd’hui pour les guinéens, est la nécessité vitale, d’une reconfiguration et d’une réorientation politique, créant les conditions d’une gestion étatique saine, basée sur l’emploi judicieux, des acquis humains et matériels, tenant en compte, la problématique que constitue l’immensité des besoins, par rapport à l’insuffisance des ressources, dont dispose la nation et cela se passera inexorablement, par l’organisation d’élections libres et transparentes, qui traduirait la volonté du peuple, seul fondement légitime de l’autorité des pouvoirs publics.


La guinée post-électorale: un important palier de franchi - Publié le 07/12/2010

Malgré les imperfections,  la fin de la transition politique en Guinée, doit être considérée comme un palier important de franchi, car après tout, l'objectif principal était d'en finir avec l'Etat d'exception incarné par le régime militaire, pour pouvoir doter le pays d'un Président civil, synonyme d'amorce du processus démocratique.

La volonté affichée du nouvel homme fort du pays, de s'employer à l'assainissement et au perfectionnement de l'administration publique, est une intention louable à saluer et à encourager, si et seulement si, les conditions de son expression courante dans les faits et gestes, favorisent l'adhésion populaire, en tenant compte des préoccupations légitimes des populations, qui au-delà de leur souhait ardent de  satisfaction des besoins matériels après toutes ces années de privation, aspirent surtout à une vie paisible, dans une patrie unifiée, qui se réalisera nécessairement au travers d'un processus de vérité, justice et réconciliation. Ensemble, nous bâtirons la Guinée nouvelle, mais il se trouve qu'on a commis tellement d'erreurs de parcours de par le passé, qu'il serait inconcevable, que l'on veuille à nouveau, prendre le risque insensé, de sauter aveuglément dans l'inconnu. La Guinée comme un grand malade, a besoin d'être diagnostiquée de fond en comble, pour se faire une idée précise du mal dont elle souffre et pouvoir ainsi en toute sérénité, lui apporter les remèdes adéquats. A comprendre enfin que, dans l'administration efficace et efficiente des entités  économiques et sociales progressistes, l'heure n'est plus aux approximations et aux improvisations de non-sachant. Les nouveaux décideurs doivent en cela, se donner les moyens de leurs ambitions, pour espérer dissiper les inquiétudes liées à la crise de confiance installée ces derniers temps entre les gouvernants et leurs administrés, du fait de la tenue par les premiers, de promesses fallacieuses lors de la conquête du pouvoir, mais qu'ils s'empressent de jeter dans les oubliettes, une fois dans les rouages de la chaîne de commandement, comme quoi, les grands diseurs ne sont pas toujours les grands faiseurs. En tous les cas, il n'y a pour le moment, pas lieu de faire un quelconque procès d'intention, car le Président Alpha Condé, en raison des circonstances spécifiques de son accession au trône et des immenses attentes de la population,  sera plus que tout autre Président dans le passé, jugé à l'œuvre sans aucune complaisance.  Le développement économique et social de tout pays, est tributaire de la bonne gouvernance et de la consolidation des acquis démocratiques et la Guinée ne fera point exception à cette règle universelle. A chacun de jouer patriotiquement sa partition, dans l'harmonie et la cohésion. Notre survie en tant que nation, en dépend plus que jamais.


Alpha Condé est donc le nouveau Président de la République - Publié le 17/11/2010

Eh oui, il faut se rendre à l'évidence, Alpha Condé est donc le nouveau Président de la république de Guinée. Une victoire contestée et au goût amer pour les partisans de l'alliance Cellou Dalein Président. Une victoire quand même, qui sera naturellement confirmée par la Cour Suprême et en tant que démocrate responsable et surtout soucieux de la paix et de la cohésion sociale, il n'ya plus qu'à se plier devant cette plus ou moins libre expression de la volonté populaire. Mais dores et déjà, il y'a de quoi être quelque peu sceptique quand à l'avancement du processus démocratique dans notre pays, car dans une interview accordée au Figaro, Alpha Condé qui se dit vouloir être le Président de tous les guinéens, a réitéré en ce sens,  sa volonté de former un gouvernement d'union nationale en ces tremes « La tâche est tellement immense que toutes les compétences seront les bienvenues ». Le hic est qu'en lisant entre les lignes, on peut se douter de sa volonté de confiscation du pouvoir, une fois installé, comme le prouve les expériences décevantes toujours vécues en Afrique. En effet, il estime dans cet entretien   « qu' il faut un large gouvernement d'union nationale pour au moins deux mandatures ». Allez comprendre ce que cela sous-entend. En tous les cas, l'avenir nous édifiera sur sa capacité ou non,  de rassemblement et sa volonté affichée de réconciliation nationale et de changement profond des mentalités et des pratiques désuettes, qui ont miné la gestion étatique du pays durant toutes ces années de galère. Néanmoins, comprenons que le combat pour l'avènement d'une Guinée démocratique unie et prospère est loin d'être gagné, raison pour laquelle, il faudrait continuer à s'investir pour  la consolidation des acquis démocratiques et l'instauration d'un Etat de droit, respectueux des libertés individuelles et collectives. C'est la seule cause qui vaille, pour le bonheur de tous.


Ces élections de tous les... - Publié le 06/11/2010

Ouf, serait-on tenté de s'exclamer, tant la fin de la transition démocratique dans notre pays, a connu des soubresauts qui ont fortement ébranlé les fondements du tissu social.

La conquête du pouvoir par la voie des urnes, dans un scrutin censé être crédible de par sa transparence à travers une stricte neutralité de l'administration publique, une première en Guinée depuis l'accesssion du pays à l'indépendance, ce qui confère à l'évènement, un caractère historique.

Ce second tour de l'élection présidentielle, constitue donc à n'en point douter, un enjeu majeur à bien des égards, car après toutes ces années de privation et de résignation, le peuple martyr qui s'est vu spollié, violenté, humilié et abandonné à son triste sort, entrevoit enfin une lueur d'espoir, tout en regardant l'avenir avec quelques appréhensions, du fait de l'irresponsabilité de certains acteurs politiques, dont les ambitions égoïstes et démesurées, ont tout au long du processsus de transition, primé sur l'intérêt supérieur de la nation, en ce sens que leurs propos populistes et attitudes équivoques de haine et de division, ont contribué à la création et l'entretien d'un climat de tensions communautaires et les conditions d'une implosion sociale.

Dieu soit loué, car malgré les intimidations, les intoxications et les manipulations, la volonté populaire des guinéens et les pressions de la communauté internationale, ont fini par avoir raison des sirènes du mal.

Reste plus qu'à souhaiter que le vote se déroule dans la paix et la quiétude sociale, car ces élections aussi importantes qu'elles soient, ne constituent pas une fin en soi. La guinée doit être repensée de fond en comble avec une réorientation politique, qui soit à même de changer les mentalités rétrogrades et favoriser l'avènement d'une démocratie véritable, garantissant les libertés individuelles et collectives, pour bâtir ensemble une nation unie et propspère. La réconciliation nationale passera forcément par là.

Que Dieu préserve notre patrie!


Publié le 28/10/2010

Ras-le-bol des guéguerres politiciennes faites de désinformation, d'intoxication, et de manipulation. Des actes pervers de haine et de division, entrepris sans vergogne par des ennemis de la démocratie, obssédés par la conquête du pouvoir, pour lequel ils sont prêts à mettre le pays à feu et à sang, alors que la populace dans son ensemble, ne demande qu'à vivre dans la paix et dans l'harmonie sociale.


Publié le 18/10/2010

Le basculement de vie à trépas est si imprévisible, qu'il est plus que stupide, de perdre le priécieux temps de passage sur terre, à se confondre en conjectures. Sans prétention, il faut pour parer à toutes les éventualités, prendre soin de baliser le chemin chaotique de vie, en se fixant des objectifs et en se donnant les moyens de ses modestes ambitions.


Publié le 08/10/2010

Dans un monde évolutif et globalisé, il n'ya aucun mérite à vouloir se barricader dans des retranchements au nom d'une prétendue identité nationale, car l'homme moderne en tant que citoyen du monde, est un fruit résultant du brassage des cultures et des civilisations. Libre à tous, le choix de vivre là où nous nous sentons le mieux.


Publié le 05/10/2010

Nous avons certes, les mêmes perceptions des phénomènes à travers nos organes de sens, mais sûrement pas les mêmes facultés d'analyse et d'interprétation. A croire aussi que tous les hommes sont intelligents, mais ce sont les dégrés de compréhension et les domaines de prédilection qui diffèrent. Le partage est donc, la chose qui enrichit nos différences conceptuelles.

S'il est vrai que ce sont les choses de même nature qui s'engendrent et que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on peut admettre que le bien engendre le bien et le mal engendre le mal. Il suffit qu'il y'ait adéquation entre ce que l'on pense (esprit) et ce qu'on ressent (coeur), pour que se réalise par la volonté divine, notre vouloir et ce, qu'on en soit conscient ou pas, car comme le disent les anciens, on récolte rarement les fruits de nos sacrifices au moment où on s'y attend, mais indéniablement, on ne récolte dans la vie que ce que l'on sème. Positive attitude.


Publié le 04/10/2010

Personne ne décide de sa naissance, de son appartenance territoriale, ethnique ou raciale. On naît de toute évidence, bon ou mauvais(coeur), intelligent ou idiot (esprit), tout en étant perfectible en tant que créature consciente et pensante. Fondamentalement tributaires de nos origines, les influences du cadre de vie et les expériences bonnes et mauvaises, contribuent cependant à façonner notre devenir.


Pulié le 01/10/2010

La jeunesse est dans l'esprit et la paix du coeur est dans le partage d'actions positives. Des erreurs, on en commet à longueur de vie, car la perfection n'est pas humaine, mais pour la rédemption de nos âmes tourmentées, il faut de façon sincère, se soulager le plus fréquemment que possible la conscience, par la confession et la repentance.


Publié le 20/09/2010

Défendons ensemble pour l'intérêt de la nation, l'acquis démocratique qu'est la liberté de choix entre les deux candidats au 2ème tour. Une conviction n'étant pas une certitude, personne n'a le monopole de la vérité, alors place au débat d'idées pour éclairer les esprits , au lieu de continuer à s'opposer bêtement pour des considérations subjectives qui mettent en péril la cohésion sociale. A NOUS LA GUINEE.


Publié le 10/08/2010

Vouloir, c'est pouvoir dit-on souvent. Et pourtant, le contraste est que l'on peut fortement vouloir et ne jamais pouvoir, car de façon croyante, il est à admettre que l'homme propose, mais Dieu dispose, comme pour dire que le destin de l'homme est scellé. Nous sommes certes comptables de nos actes, mais en sommes-nous toujours maîtres ? La question demeure un remue-méninges qui prête à confusion.


<< Au nom de tous les miens >> - Publié le 24/06/2010

Inimaginable dans un passé récent, les guinéens sont bel et bien appelés aux urnes, en ce dimanche 27 juin 2010, pour s’acquitter de leur devoir civique, en ayant pour la première fois de l’histoire mouvementée du pays, la possibilité d’élire librement au suffrage universel,  le  Président de la république, dans des conditions relatives de transparence et surtout de neutralité souhaitable de l’administration publique.

L’espoir pour ce peuple martyrisé et traumatisé, est d’en finir définitivement, avec la spirale infernale de violence physique et psychologique, que des années de mal gouvernance, ont permis d’asseoir dans l’environnement socio-politique.

L’avènement de cette ère démocratique,  est le fruit d’un houleux combat, dont les sacrifices matériels et humains, bien qu’à  hauteur de l’enjeu historique, demeureront à jamais présents, dans la mémoire collective, comme une ombre au tableau idyllique de la légitime et profonde aspiration  des guinéens dans leur ensemble, à savoir un regain de patriotisme, qui se traduirait par le renouveau politique et l’amélioration qualitative de la gestion étatique.

Qu’on relève en cette période critique et déterminante du destin commun, des imperfections et des incohérences ici et là, quoi de plus normal dans ce parcours atypique et chaotique de la société guinéenne, dont l’ébranlement des fondements sociaux et les manquements à profusion à la morale et à l’éthique, de la part des dirigeants, depuis plus d’un demi-siècle de tergiversation, ont contribué à bafouer l’honneur et la dignité humaine et prêtent désormais à confusion, dans les tentatives d’analyse et d’interprétation du processus d’évolution d’une nation aux abois.

C’est en cela que la détermination des responsabilités de toutes les machinations orchestrées, dans un cadre de concertation et de dialogue national, s’impose comme une œuvre utile de salubrité publique des mentalités.

La conduite à terme de la transition a été rendue possible, grâce à l’engagement solennel du général KONATE, à qui il faut rendre un hommage mérité, pour avoir mis contre vents et marées, un point d’honneur à respecter avec courage et détermination ses engagements, mais aussi par la responsabilité dont ont fait montre, les différents acteurs impliqués dans le processus, à travers la volonté commune d’aller de l’avant, en s’accordant sur l’essentiel, à savoir le retrait des militaires de la sphère politique et l’institution d’un régime démocratique.
Pour ce faire, il a fallu se résoudre à mettre momentanément en suspens, les querelles fratricides et les sempiternels problèmes, qui nous ont jusqu’ici, opposés et poussés, à cultiver la haine et la défiance.
En fin de compte, le deal a été de privilégier la paix à la justice et si l’on peut  à bien des égards, se réjouir du dénouement plutôt heureux de la situation, qui permet aujourd’hui de sortir de façon irréversible de ce ghetto institutionnel, il ne faudrait cependant pas se leurrer, en préférant cette paix apparente à une justice équitable, car le risque est que les victimes d’hier, deviennent les bourreaux de demain, d’où la nécessité impérieuse du rétablissement de la vérité historique, pour une saine réconciliation nationale, qui demeure le préalable indispensable, pour tout développement économique et social, au bénéfice de chacun et de tous.

Autrement, à la faveur de ces élections, comment comprendre le repositionnement stratégique et les tentatives maladroites de réhabilitation, d’individus connus, bien que pas encore reconnus par la justice, qui se sont aux yeux de tous, rendus coupables de trahison, mais qui malgré tout, ont la prétention de vouloir encore bénéficier de la confiance du peuple, qu’ils ont de tout temps et en toute impunité, usé et abusé sans remords, ni regrets.  Combien sommes-nous aujourd’hui, à fonder de grands espoirs, en ces fameuses et incertaines joutes électorales, qui on l’espère ardemment, nous permettront enfin, de pouvoir fuir la galère de l’occident, dont l’avantage comparatif des conditions de vie, constitue paradoxalement, pour  bon nombre de nos compatriotes résidants en Guinée, un prétexte de discrimination négative, alors qu’il serait judicieux et profitable pour tous, de considérer que les expériences d’ailleurs, sont une source immense d’inspiration et de perfectionnement individuelle et collective à mettre  à profit, pour l’enrichissement des connaissances.

En tous les cas, rien de surprenant, qu’on soit en ce moment, peu à croire en la sincérité de nos hommes politiques et de tous ces briseurs de rêves, dont les tendances communautaristes, poussent le plus souvent, au réflexe du repli identitaire, qui biaise du coup un débat,  se devant pluraliste, dépassionné et constructif, à cause d’une simple et évidente raison de divergences, inhérentes à toute entreprise humaine et sociétale.

Alors, vivement la souveraineté du peuple et le libre arbitre des électeurs dans leur choix du  responsable de la direction des affaires publiques, dont la personnalité, au-delà de ses compétences et aptitudes, doit incarner le minimum de consensus nécessaire, pour remettre les guinéens sur le chemin de la réconciliation  et d’une paix durable.

De toutes les façons, n’adviendra que pourra, raison pour laquelle, il ne sert à rien de polémiquer ou de spéculer sur le nom du futur locataire de Sékoutoureya, car la compétition reste grandement ouverte et de ce fait, y’a plus qu’à souhaiter que le meilleur des protagonistes, qui se souciera de servir humblement la cause commune, gagne sans conteste la partie.

Hommage à tous les combattants, pour l’émancipation et l’épanouissement du peuple de guinée, spécialement aux martyrs tombés sur le champ de bataille, pour lesquels, le triomphe de la démocratie, à travers le strict respect des libertés individuelles et collectives et des règles et procédures administratives, constituera une source atténuante de la douleur de leurs familles et amis respectifs.

Nous sommes un peuple, une nation et nous avons en partage notre destin, alors tous ensemble, agissons pour l’avènement d’une guinée démocratique, unie et prospère.

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