Toumba Diakité avait été transféré le 10 février dernier de la Maison centrale de Conakry, où il était détenu depuis son arrestation en 2017, à la prison civile de Coyah, située à 50 km à l’est de la capitale guinéenne. Un déplacement justifié par son opposition à une fouille dans sa cellule, selon les autorités judiciaires, mais dénoncé par ses avocats qui s’inquiétaient pour son état de santé.
Pris d’un malaise deux jours plus tôt
« Il ressort d’un rapport médical circonstancié en date du 4 mars 2026 […] que l’intéressé présentait un tableau clinique caractérisé notamment par une tuméfaction épigastrique, des douleurs abdominales persistantes, une constipation chronique et des troubles du sommeil », précise le communiqué signé par Mamadou Gandho Bah.
« Cependant, dans la nuit du 23 mars 2026, à la suite d’un malaise survenu en milieu carcéral, il a été procédé, avec diligence, à son évacuation sanitaire d’urgence vers l’hôpital militaire du Camp Samory Touré, où il a bénéficié d’une prise en charge spécialisée, sous la supervision d’une équipe spécialisée », poursuit le chef de l’administration pénitentiaire.
Autrefois très redouté
Ce mercredi, à 4 h 35, « il a été déclaré décédé, dans un tableau clinique de hernie de la ligne blanche étranglée compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, ainsi que l’ont attesté les médecins traitants ».
Ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara lorsque ce dernier était au pouvoir, à la fin des années 2000, le discret officier était devenu l’un des hommes les plus redoutés de Guinée et l’un des principaux responsables du massacre du 28 septembre 2009, selon la justice de son pays, qui l’avait condamné à dix ans de prison en 2024.
En prison, Toumba Diakité avait créé une formation politique, le Parti démocratique pour le changement (PDC). Il s’était également déclaré candidat à la présidentielle du 28 décembre 2025, avant que sa candidature ne soit rejetée par la Cour suprême.
Source: Jeune Afrique
Ci-dessous, le communiqué:
