A présent, trois noms sont cités dans le rapport d'audit et sont considérés comme des auteurs de malversations financières dues à la mauvaise gestion des fonds alloués au secteur du sport en Guinée.
Les noms cités sont Salifou Camara alias "Super V", président sortant de la Féguiffot, son secrétaire général d'alors Blasco Barry et le comptable.
La période concernée par l'audit mené par un cabinet d'audit basé en France s'étend sur l'intervalle de trois ans de gestion, soit de 2013 à 2015.
A l'occasion de la publication des résultats de l'audit, l'actuel président de la Fédération guinéenne de football Antonio Souaré a dit que la procédure qui vient d'être déclenchée n'est contre personne, mais plutôt contre la mauvaise gestion et pour la sainteté du football guinéen à la base.
"Il y a des millions de dollars et d'euros qui se sont volatilisés. Nous avons reçu l'ordre de la FIFA et de la CAF (Confédération africaine de football) d'engager des procédures judiciaires contre les personnes incriminées", a dit M. Souaré dans la presse locale, avant d'ajouter : "nous voulons un football sain. Les instances du football mondiale nous avaient dit que l'institution était gérée par un clan".
Selon le président de la Féguifoot, l'étape suivante sera la prise d'une décision conservatoire pour la suspension des responsables incriminés dans le rapport d'audit et qui sont actuellement en fonction dans la Féguifoot.
Pour l'instant, le gouvernement guinéen n'a pas réagi officiellement à la publication du rapport d'audit commandité par la FIFA.