L'opposition, qui exigeait l'organisation des locales avant la présidentielle, est "fondamentalement opposée" à la date annoncée par la Céni pour ce scrutin, a déclaré à l'AFP son porte-parole Aboubacar Sylla.
"Nous ne pouvons pas accepter qu’une période supplémentaire d’une année soit ajoutée au mandat déjà illégal et illégitime des délégations spéciales", des administrations locales désignées par l'exécutif, faute d'élections locales depuis 2005, a indiqué M. Sylla.
Un autre opposant, l'ex-Premier ministre Sidya Touré, avait rejeté mardi les décisions de la Céni qui ne respectent pas, selon lui, des accords signés en 2013 entre le pouvoir et l'opposition prévoyant d'organiser les locales avant la présidentielle.
"Nous n'accepterons pas cela", avait-il dit.
Mais pour le président du groupe parlementaire de la majorité à l'Assemblée nationale, le député Amadou Damaro Camara, la Céni a démontré pourquoi "pour des raisons légales et techniques" la présidentielle serait organisée avant les locales.
"On a moins de risque pour le pays d’avoir des maires dont le mandat a expiré que d'avoir le mandat d’un président de la République expiré", a-t-il argué.
Le chef de l’État Alpha Condé, élu en 2010, avait assuré à plusieurs reprises que la présidentielle se tiendrait bien en 2015, alors que l'opposition le soupçonnait de vouloir se servir de l'épidémie d'Ebola, qui a fait plus de 2.100 morts dans le pays, pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat.