"Ebola, Ebola, allez voir le médecin": les conseils en chanson de Salif Keita et les autres
"Ebola, Ebola, allez voir le médecin": les conseils en chanson de Salif Keita et les autres
Le 29/10/2014
à 07:53
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"Ebola, ce n'est pas bon, allez voir le médecin": les Maliens Salif Keita, Amadou & Mariam, le Guinéen Mory Kanté et d'autres diffusent leurs conseils en chanson pour "sensibiliser" les populations aux façons d'arrêter la propagation du virus en Afrique.
Diffusée sur internet cette chanson baptisée "Africa Stop Ebola" rassemble une dizaine d'artistes africains comprenant aussi l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly, le Guinéen Kandia Kora ou les rappeurs Didier Awadi, Marcus et Mokobé, selon un communiqué du collectif.
La chanson a été enregistrée en deux versions: l'une entièrement en français, et l'autre avec des couplets utilisant les "langues vernaculaires des régions concernées en Afrique" (malinké, lingala, bambara, soussou) pour "s'assurer que le message soit entendu quel que soit le niveau d'alphabétisation et d'éducation de la population", explique le communiqué. Le titre sera notamment distribué aux stations de radio à travers l'Afrique.
La chanson, qui se veut avant tout pédagogique, incite notamment à faire confiance aux services de santé, avec des paroles comme "Dès que vous avez les symptômes, envoyez chercher les médecins". Elle rappelle aussi des messages d'hygiène comme "L’avez-vous régulièrement les mains et évitez de serrer la main d'autrui", ou "Ne touchons pas nos malades, ne touchons pas nos mourants".
Avec ce message positif: "Ebola (...), nous te vaincrons", clamé par des chanteurs qui rappellent que "L'Afrique a besoin du vaccin pour se soigner".
La fièvre hémorragique Ebola a dépassé la barre des 10.000 cas, avec 4.922 morts, selon le dernier bilan publié samedi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Sur les huit pays touchés, les trois les plus fortement atteints sont la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.
Assises torse nu sur la route, des femmes bloquent depuis plusieurs jours l'accès à leur village du Sud de la Guinée, empêchant l'identification des malades d'Ebola et les vaccinations, ont indiqué mardi les autorités, qui tentent de lever le blocus par la négociation.
Au moment où Ebola réapparaît en Guinée, les mesures pour tenter de contenir le virus mortel se heurtent à la résistance des populations, a mis en garde un responsable de la Croix-Rouge dans un entretien à l'AFP.
La campagne de vaccination contre la fièvre hémorragique Ebola a été lancée mardi en Guinée, plus d'une semaine après la résurgence de la maladie dans ce pays d'Afrique de l'Ouest qui espère l'éradiquer "en six semaines" selon son ministre de la Santé.
La Guinée est à nouveau en "situation d'épidémie" de fièvre hémorragique, après l'apparition ces derniers jours dans le sud-est du pays de sept cas, dont trois mortels. L'organisation mondiale de la Santé (OMS) va envoyer des doses de vaccins pour aider la Guinée à faire face à la résurgence de l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola, confirmée dimanche 14 février. "Nous allons déployer rapidement les capacités nécessaires pour appuyer la Guinée, qui a déjà une grande expérience", a déclaré devant la presse le représentant de l'agence de l'ONU à Conakry.
Les Etats-Unis et l’Union européenne ont dénoncé la mort en détention de deux personnes. Un autre opposant est menacé de dix ans de prison.
La France appelle à un dialogue entre les autorités et l’opposition afin de permettre une réconciliation de tous les Guinéens. Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a déclaré au Sénat, mercredi 27 janvier, avoir interrogé le président guinéen, Alpha Condé, sur les opposants en prison, agitant la menace de « mesures » contre Conakry.
Le président guinéen Alpha Condé, récemment réélu pour un troisième mandat contesté, a reconduit vendredi dans les fonctions de Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana qui avait auparavant présenté la démission de son gouvernement.
Le gouvernement guinéen a annoncé l'interdiction de grandes manifestations politiques dans tout le pays jusqu'à nouvel ordre en invoquant le Covid-19, mais l'opposition a dénoncé une instrumentalisation de la pandémie pour faire taire les adversaires du président Alpha Condé.
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