Un rappel strict à la loi et aux prérogatives des FAI
Face à l’émergence rapide de ces points d’accès informels souvent gérés par des particuliers ou des commerces de quartier, l’ARPT rappelle que l’écosystème est strictement encadré. Conformément à la loi L/2015/018 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information en Guinée, l’installation, l’exploitation et la revente de capacités internet nécessitent impérativement une autorisation préalable délivrée par le régulateur.
Le message de la Direction Générale est sans équivoque : la fourniture d’accès à internet reste une activité exclusivement réservée aux opérateurs mobiles et aux Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dûment agréés. L’autorité somme par conséquent toute personne physique ou morale exerçant cette activité de cesser immédiatement et sans délai.
Sécurité des données et qualité du réseau en jeu
Au-delà de l’infraction légale et du manque à gagner pour les opérateurs officiels, l’ARPT met en garde les consommateurs guinéens contre les dangers inhérents à la connexion sur ces réseaux non contrôlés :
Vulnérabilité des données : L’utilisation de ces bornes Wi-Fi présente des risques critiques en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles (piratage, interception).
Brouillage technique : La multiplication de ces installations illégales et non homologuées crée des interférences radio qui dégradent la qualité globale des services et perturbent les communications pour l’ensemble des abonnés légitimes.
Pour joindre l’acte à la parole, l’ARPT prévient qu’elle se réserve désormais le droit de sévir et d’appliquer des sanctions réglementaires contre tout contrevenant, et ce, à compter de la date de publication du communiqué.
Source: AfriqueITNews