En 2025, quatre pays ont concentré environ 2 milliards des 2,6 milliards de tonnes produites dans le monde : l’Australie, premier producteur avec 980 millions de tonnes, suivie du Brésil (420 millions de tonnes), de l’Inde (310 millions de tonnes) et de la Chine (290 millions de tonnes). L’Iran, la Russie, le Canada et l’Afrique du Sud complètent le groupe des producteurs significatifs, selon les mêmes données.
Porté par un consortium associant le groupe britannico-australien Rio Tinto et sa filiale Simfer sur les blocs sud, ainsi que le consortium Winning Consortium Simandou (WCS) et le groupe chinois Baowu sur les blocs nord, aux côtés de l’État guinéen via la Compagnie du TransGuinéen (CTG), Simandou vise à terme une capacité d’exportation de 120 millions de tonnes de minerai par an, pour un investissement total supérieur à 21,5 milliards de dollars.
L’atout du gisement guinéen réside dans la qualité de son minerai, dont la teneur en fer est estimée à environ 65,8 %, l’une des plus élevées au monde, ce qui lui vaut d’être comparé aux meilleurs gisements brésiliens et présenté comme supérieur à plusieurs grandes mines australiennes.
Une montée en puissance progressive
Entré officiellement en production en novembre 2025, le site guinéen doit encore monter en puissance. S&P Global prévoit une production comprise entre 15 et 20 millions de tonnes en 2026, puis entre 40 et 50 millions de tonnes en 2027, avant d’atteindre sa pleine capacité.
Si cette trajectoire se confirme, la Guinée pourrait devenir le troisième producteur africain de minerai de fer dès 2026, derrière l’Afrique du Sud et la Mauritanie, avant de viser une place parmi les cinq premiers producteurs mondiaux à pleine capacité, selon les projections citées par Agence Ecofin.
Source: Agence Ecofin