Principal projet de son portefeuille, Kada est depuis quelques mois au cœur des plans de croissance de la junior minière australienne. Asara indique avoir réalisé 81 361 mètres de forage sur le site depuis la précédente estimation des ressources, publiée en 2023. Le nouveau total, réparti entre les gisements de Massan et Bereko, comprend notamment 1,27 million d’onces de ressources minérales « indiquées ». La progression vers cette catégorie, considérée comme plus fiable que les ressources « inférées » qui dominaient jusqu’ici, constitue selon la société une « base solide » pour l’étude de faisabilité définitive (DFS).
Prévue pour le deuxième trimestre 2027, la DFS doit préciser les paramètres techniques et économiques d’une éventuelle exploitation industrielle. Elle constitue une étape déterminante pour préparer le passage au développement du projet, notamment en vue de mobiliser les financements et d’éclairer la décision finale d’investissement.
Si la nouvelle estimation renforce la confiance dans le potentiel de Kada, elle ne suffit toutefois pas à elle seule pour alimenter une DFS. Celle-ci repose généralement sur des réserves exploitables, une catégorie plus avancée et mieux documentée que les ressources minérales. Dans cette perspective, la hausse des ressources indiquées offre à Asara une base pour poursuivre leur conversion, alors que de nouveaux travaux sont déjà prévus sur le site.
L’exploration devra ainsi se poursuivre afin d’accroître les ressources et d’en convertir une partie vers des catégories plus avancées, tout en faisant progresser les différents volets nécessaires à la DFS. Asara avait annoncé plus tôt cette année une levée de fonds de 60 millions de dollars australiens (43 millions USD) pour soutenir ces opérations. La capacité à faire franchir à Kada les prochaines étapes jusqu’à une éventuelle décision de développement sera déterminante pour la compagnie, mais aussi pour la Guinée, dont la filière aurifère est en quête de croissance. Malgré la présence de mines industrielles comme Siguiri et Kiniero, le secteur reste largement dominé par l’exploitation artisanale, à l’origine de 1,59 million des 2,33 millions d’onces d’or exportées par le pays en 2025, selon les données officielles.
Aurel Sèdjro Houenou
Édité par Wilfried ASSOGBA
Source: Agence Ecofin