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Guinée : les législatives et locales prévues le 24 mai, nouvelle étape après la présidentielle

Le 23/02/2026 à 14:41 0

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Les autorités guinéennes ont fixé au 24 mai 2026 la tenue des élections législatives et locales, quelques mois après la présidentielle remportée par le général Mamadi Doumbouya. Ce scrutin doit marquer une nouvelle phase du retour à l’ordre constitutionnel, plus de quatre ans après le coup d’État de 2021.

Un calendrier électoral relancé

Les élections législatives et locales en Guinée se tiendront le 24 mai prochain, selon un décret lu à la télévision publique. Cette annonce intervient après l’élection du général Mamadi Doumbouya à la présidence de la République le 28 décembre dernier. Il a remporté le scrutin avec 86,72 % des voix pour un mandat de sept ans, face à des adversaires jugés peu influents. Son élection a officiellement mis fin à son statut de chef de la transition, qu’il occupait depuis sa prise de pouvoir par la force il y a plus de quatre ans. 

De la junte à la présidence 

En septembre 2021, le général Doumbouya et ses hommes avaient renversé le président élu Alpha Condé après avoir pris d’assaut le palais présidentiel à Conakry. À l’époque, les militaires avaient dissous le Parlement et mis en place le Conseil national de transition (CNT), faisant office d’organe législatif provisoire. Le chef de la junte avait alors promis que ni lui ni aucun membre des forces armées ne se présenterait à l’issue de la transition — un engagement qu’il n’a finalement pas respecté. L’organisation des législatives et des locales est présentée par les autorités comme une étape supplémentaire vers le rétablissement d’un ordre constitutionnel complet. 

 

Un climat politique sous tension 

Malgré ce calendrier électoral, le climat politique reste tendu dans le pays. Depuis l’arrivée au pouvoir de la junte, plusieurs partis politiques ont été suspendus.  Les manifestations sont interdites depuis 2022 et régulièrement réprimées. De nombreux responsables de l’opposition et acteurs de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou contraints à l’exil. Dans ce contexte, les élections du 24 mai seront scrutées de près, tant sur le plan national qu’international, pour évaluer la crédibilité du processus démocratique et la réelle volonté des autorités de tourner la page de la transition militaire. 

Source: africaradio

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