Le nouveau Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a reconnu que les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en 2021 devraient le garder au moins jusqu'en 2025 et manquer à leur engagement de partir d'ici à fin 2024.
Amadou Oury Bah, nommé à son poste par les militaires il y a deux semaines, est le premier responsable aussi haut placé à envisager ouvertement le non-respect de cet engagement, pris sous la pression, auprès de la Communauté des Etats ouest-africains (Cedeao) d'organiser des élections avant fin 2024. Ce manquement faisait de moins en moins de doute au vu du peu de progrès accompli vers un transfert de pouvoir et de la situation intérieure.