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Guinée : plusieurs individus jugés pour traite d’êtres humains

Le 15/01/2026 à 17:58 0

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Une audience s’est ouverte mercredi au tribunal de première instance (TPI) de N’Zérékoré, dans le sud-est de la Guinée, dans une affaire de traite des êtres humains impliquant une vingtaine de prévenus arrêtés lors d’une opération judiciaire le 7 janvier, selon Le Djely.

Selon le parquet, l’opération de ratissage conduite par les services judiciaires a permis l’arrestation de 83 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau criminel, identifié comme le réseau « Infinite », actif à l’échelle nationale. Parmi les personnes interpellées figurent une dizaine de jeunes filles ainsi que des mineurs.

Présente sur les lieux lors des arrestations, l’autorité judiciaire, conduite par le substitut du procureur Soumah, a indiqué que cette opération s’inscrivait dans une offensive visant à démanteler les réseaux de criminalité organisée opérant dans la région.

L’audience du 14 janvier, en présence de Mohamed Fatoumata Soumah, représentant du ministère publica permis l’audition d’une partie des prévenus, poursuivis pour des faits de traite des êtres humains, une infraction prévue et réprimée par l’article 323 du Code pénal guinéen.

À la barre, hommes, femmes et jeunes, dont Alhassane Coulibaly, Mohamed Doumbouya, Moustapha Keita, Amadou Diakité et Hawa Sero, ont nié les faits qui leur sont reprochés. Ils ont toutefois reconnu avoir été contactés par des proches pour intégrer une structure présentée comme une entreprise minière.

Les prévenus ont affirmé, dans des déclarations similaires, avoir été invités à rejoindre un emploi présenté comme sûr, sans en connaître la nature exacte. « J’ai été appelé par un membre de ma famille pour un travail dont j’ignorais le contenu », ont-ils déclaré à plusieurs reprises.

Dans ses réquisitions, le ministère public a attiré l’attention du tribunal sur le comportement des accusés après la découverte de conditions de travail ne correspondant pas aux promesses initiales, soulignant qu’ils avaient admis avoir participé à une formation dont l’issue leur était inconnue, après avoir quitté leurs localités d’origine, y compris des pays voisins.

Faute de temps, l’ensemble des prévenus inscrits au rôle n’a pas pu être entendu. L’affaire a été renvoyée au 21 janvier 2026 pour la poursuite des débats.

Source: APA NEWS

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