En 2020, de nombreux cas de violations des droits humains ont été commis en Guinée dénonce le département d’État, qui évoque des « exécutions extrajudiciaires perpétrées par le gouvernement ou son nom », des « actes inhumains », des « arrestations arbitraires » et de nombreuses restrictions aux libertés d’expression.
Washington passe en revue chaque épisode électoral, qui a été émaillé de violences. En octobre, le Front national pour la défense de la Constitution déplorait dix morts et des violences à Nzérékoré : « aucune enquête n’a été ouverte sur ces incidents », déplore le département d’État. Même constat dressé concernant les violences qui ont endeuillé la Guinée forestière il y a un an, après le référendum sur la nouvelle Constitution : plusieurs dizaines de personnes avaient perdu la vie et de nombreux bâtiments avaient été détruits, mais « aucune enquête » n’a été ouverte, constate encore ce rapport.
Washington critique les mauvaises conditions dans les prisons, où 155 détenus ont été testés positifs au Covid en septembre. De manière générale, « le processus judiciaire manque souvent d’indépendance et d’impartialité » lit-on dans ce rapport.
Pas de réaction pour le moment de la part des autorités, qui ont assuré à plusieurs reprises que des enquêtes avaient été ouvertes concernant les violences liées aux élections. Critiqué par plusieurs ONG, le ministère de la Justice assure que les « droits de la Défense sont scrupuleusement respectés ».