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Libye : 535 migrants bénéficient de "retours volontaires" de l’OIM vers le Tchad, la Guinée et la Gambie

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La semaine du 31 août, 535 personnes venues du Tchad, de Guinée, de Gambie ou encore du Bangladesh, ont bénéficié de vols de "retours volontaires" depuis la Libye. Ce dispositif est organisé par l'Organisation internationale des migrations (OIM) avec le soutien de l'Union européenne.

L’Organisation internationale des migrations (OIM) a annoncé avoir organisé 535 "retours volontaires" en Libye au cours de la semaine du 31 août 2026. L'agence onusienne avait aussi déclaré précédemment que 475 migrants ont pris part à ces vols de "retours volontaires" entre le 17 août et le 23 août 2026. Ces chiffres portent à près d’un millier le nombre d’exilés ayant bénéficié de ce dispositif en trois semaines.

Dans le détail, parmi les personnes retournées dans leurs pays d’origine cette semaine, 180 sont originaires du Tchad, 102 de Guinée, 79 de Gambie et 174 du Bangladesh. Lors de l’opération précédente, 178 exilés étaient originaires du Mali, 178 du Nigéria et 119 de Côte d’Ivoire.

Ces retours sont réalisés "avec le soutien de l’Union européenne", précise l’OIM.

Développés depuis 1979 par l’ONU, les programmes d’aide au retour volontaire (ARV) depuis la Libye, l’Algérie ou la Tunisie, connaissent une recrudescence ces dernières années. Mais ils sont perçus par plusieurs chercheurs comme des "expulsions" déguisées pour les migrants originaires d’Afrique subsaharienne et d’Asie, qui tentent de rejoindre l’Europe via ces pays de transit.

Victimes de racisme et exactions

En Libye particulièrement, les exilés connaissent des conditions de vie extrêmement difficiles et sont victimes de racisme et d’exactions. Passeurs et trafiquants ont ainsi profité du climat d'instabilité qui règne dans le pays depuis la chute et mort de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 pour développer des réseaux mafieux autour de la traite d'êtres humains.

Et la situation s’est empirée depuis le début du mois de juin. Le 23 juin dernier, l’ONG Amnesty international dénonçait dans un rapport la répression croissante menée à l’encontre des migrants par les autorités.

Source: Info Migrants

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