Selon la Primature, « cet entrepôt représente environ 15 % de la capacité de stockage du pays ». Il doit contribuer à réduire les pertes, à améliorer la conservation des produits et à assurer une disponibilité plus régulière des denrées sur le marché.
L’enjeu est important dans un pays où les pertes post-récolte restent élevées. La Banque mondiale estime qu’elles atteignent 10 % pour le riz, 15 à 20 % pour le maïs, 20 à 45 % pour les racines et tubercules et 30 à 60 % pour les fruits et légumes. Elle relève également les difficultés d’accès aux marchés et le manque d’infrastructures de stockage et de conservation.
Ces besoins se posent alors que la Guinée reste exposée aux tensions sur l’offre alimentaire. La FAO estime que près de 1,7 million de personnes pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë entre juin et août 2026, dans un contexte marqué notamment par les prix élevés des denrées alimentaires, les conditions météorologiques défavorables et les inondations.
Le développement des infrastructures de stockage s’inscrit par ailleurs dans les priorités du Pacte AgriConnect, lancé en avril 2026 par la Guinée et le Groupe de la Banque mondiale. Le programme prévoit de renforcer les infrastructures rurales, les investissements publics et la mobilisation des financements privés pour transformer les systèmes agroalimentaires.
Les priorités du pacte portent notamment sur le riz et la volaille, afin de renforcer la sécurité alimentaire et de réduire la dépendance aux importations, ainsi que sur le maïs, le soja, le fonio et la mangue. À l’horizon 2030, le Pacte vise notamment à améliorer la sécurité alimentaire, à créer des emplois et à développer les chaînes de valeur agricoles.
Carelle Yourann (stagiaire)
Source: Agence Ecofin