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Stades homologués : ça coince toujours en Guinée

Le 16/02/2026 à 07:54 0

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L’absence de stades homologués continue de peser lourdement sur le football guinéen. Faute d’infrastructures validées par la CAF et la FIFA, le Syli National est contraint de disputer ses matches internationaux hors de ses bases, loin de son public. Une situation qui alimente frustration et incompréhension, tant chez les supporters que chez les acteurs du football local, alors que la question des infrastructures est devenue un enjeu national majeur. Au centre de toutes les attentes figure le stade Général Lansana Conté de Nongo, présenté comme la clé du retour du football international en Guinée.

Un retard aux conséquences sportives et économiques

L’exil forcé du Syli National ne se limite pas à un désavantage sportif. Il prive l’équipe du soutien populaire, affaiblit la dynamique autour de la sélection et freine l’économie liée aux grandes rencontres internationales. Billetterie, hôtellerie, transports ou encore commerce informel : tout un écosystème tourne au ralenti.

Face à cette urgence, les autorités assurent que le processus d’homologation est largement engagé. Selon le ministre des Sports, près de 90 % des exigences imposées par les instances internationales seraient déjà satisfaites. Le principal verrou reste toutefois la pelouse, élément central et souvent décisif lors des inspections CAF/FIFA. Un détail en apparence, mais un point bloquant qui retarde toute validation officielle et prolonge l’attente du public guinéen.

Nongo, un projet structurant attendu à l’horizon 2026

Au-delà de l’enjeu sportif immédiat, le stade de Nongo s’inscrit dans une ambition plus large. Les autorités souhaitent en faire un complexe moderne et multifonctionnel, capable de générer des revenus grâce à des espaces VIP, des installations commerciales et une mise aux normes stricte en matière de sécurité et d’accessibilité. L’objectif affiché est clair : doter la Guinée d’une infrastructure de référence dans la sous-région.

Malgré une apparence extérieure qui peut laisser croire à une livraison imminente, le chantier reste en cours. Certaines parties du stade, jamais totalement achevées par le passé, font l’objet de travaux de fond. Le financement, selon le ministère, est entièrement sécurisé, avec une garantie de l’État et des partenariats bancaires déjà actés. L’échéance finale est désormais fixée à 2026.

D’ici là, la Guinée devra encore patienter. Si la feuille de route semble tracée, le retour du « douzième homme » dans les gradins d’un stade homologué reste conditionné à la concrétisation effective de ces promesses, dans un contexte où l’impatience populaire ne cesse de grandir.

El Hadji Malick SARR

Source: sportnewsafrica

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