Selon une autre source, il s’agit, en effet, « d’une invitation d’Apha Condé qui met un avion à disposition à Accra, pour nous recevoir ce lundi. Ce n’est qu’après que le président du Ghana a demandé à nous recevoir le lendemain, après le retour de la Guinée ».
C’est la deuxième rencontre entre l’opposition togolaise et les deux chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) médiateurs de la crise que traverse le Togo depuis août 2017.
Sollicité par son homologue Togolais au détour d’une visite à Conakry le 10 octobre 2017, le président Condé avait déjà rencontré trois (3) leaders de la contestation, le 21 novembre à Paris.
« Mon rôle est très simple : c’est de créer un climat apaisé. Le Togo est un Etat souverain, capable de décider de son destin. Nous, notre rôle, c’est de faciliter », avait-il déclaré après les échanges.
De son côté, le président Ghanéen, mandaté par ses pairs de la CEDEAO, s’active. Nana Akufo-Addo a reçu le 29 décembre 2017 à Accra, la même délégation du groupe des 14, dans sa mission de médiation.
Par ailleurs, son ministre de la sécurité a échangé le 15 novembre 2017 à Lomé avec une délégation de la coalition, en vue de baliser la voie à un dialogue dont la tenue reste compromise par la crispation des positions des acteurs de la crise.
La délégation est composée de Tikpi Atchadam du Parti national panafricain (PNP), de Jean-Pierre Fabre de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), de Brigitte Adjamagbo-Johsnon de la Convergence démocratique des peuples africains (CDPA), de Yaovi Agboyibo du Comité d’action pour le renouveau (CAR), d’Aimé Gogué de l’Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI) et de Paul Apévon, président des Forces démocratiques pour la République (FDR).