C’est le message d’un haut responsable du Front national pour la défense de la Constitution, annonçant la reprise des manifestations de rues dès après le mois de ramadan, qui a mis tout le monde en branle.
Les ministères de la Sécurité et de l’Administration du Territoire ont, chacun de son côté, sorti un communiqué mettant en garde « les éternels fauteurs de troubles ».
Ces communiqués des autorités guinéennes mettaient en avant l’état d’urgence sanitaire en vigueur dans le pays. Une attitude jugée « absurde et ridicule » par le FNDC qui a interpelé le gouvernement sur le fait que, malgré cette urgence sanitaire, 287 membres et sympathisants du front ont été, dit-il, illégalement kidnappés et emprisonnés dans divers centres de détentions à travers le pays, au mépris de toute considération sanitaire et humanitaire.
Crise sanitaire entretenue par le gouvernement, selon le FNDC
Selon le FNDC, cette crise sanitaire, que la Guinée peine à endiguer, a été provoquée et entretenue par le gouvernement afin de servir d’instrument politique contre les opposants au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé.
Le gouvernement, quant à lui, estime que l’objectif des opposants est de provoquer des affrontements avec les forces de sécurité, d'occasionner de nouvelles victimes et de ternir ainsi l’image du pays.
Par Moucatr Bah, correspondant RFI à Conakry