Polémique sur la prise en charge des blessés lors des manifestations
Polémique sur la prise en charge des blessés lors des manifestations
Le 24/02/2020
à 08:00
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La polémique monte autour des blessés au cours des manifestations organisées chaque semaine par le FNDC, qui tente de mobiliser les citoyens contre le projet de réforme de la Constitution. Un projet qui ouvrirait la voie à un éventuel troisième mandat d’Alpha Condé.
Les blessés des manifestations sont-ils pris en charge à temps ? Et dans quelles conditions ? Ces derniers jours, le Front national pour la défense de la Constitution accuse les structures hospitalières publiques et la Croix-Rouge guinéenne de refouler les victimes des violences des manifestations.
Pour le Comité international de la Croix-Rouge « secourir les victimes est une priorité ». Mais « les garanties de sécurité sont insuffisantes pour effectuer ce travail depuis [mi-octobre] », assure cette organisation humanitaire sur son compte Twitter. Résultat : les équipes du CICR n’interviennent plus lors des journées de mobilisation.
Lettre ouverte adressée à M. @YDaccordICRC sur le comportement inadmissible de la représentation de la @CICR_fr en #Guinée.
Pourtant, ces dernières semaines, les actions du FNDC s’assimilent plutôt à des journées « ville morte ». « Officieusement, le gouvernement a interdit aux équipes médicales d’agir sur le terrain sans leur aval », déplore un militant des droits de l’homme.
Les « doutes » du gouvernement
« Faux », rétorque une source au sein du gouvernement, qui évoque des mesures « draconiennes » instaurées pour mieux retracer l’identité des personnes qui déposent les blessés dans les hôpitaux… Le gouvernement émet des « doutes sérieux sur la provenance de dépouilles et sur les circonstances de leur mort », explique cette source.
Le directeur de l’hôpital Ignace Deen de Conakry rejette les accusations du FNDC : « Nous sommes des médecins et non des politiciens », insiste le Dr Mohamed Awada. « On reçoit les corps », assure ce responsable.
De son côté, le FNDC déplore 38 morts et plusieurs dizaines de blessés… Le FNDC affirme avoir évacué les blessés de manière informelle dans des cliniques privées depuis janvier. Quant aux victimes, « elles sont enterrées sans avoir fait l’objet d’une autopsie », s’indigne un activiste du FNDC.
Sept mois après l'emprisonnement d'Oumar Sylla à Conakry, un collectif international d'associations de défense des droits de l'homme demande la libération du militant guinéen. Il avait, au sein du Front national pour la défense de la Constitution, dénoncé la réforme constitutionnelle qui a permis à Alpha Condé de briguer et d'obtenir un troisième mandat présidentiel.
Au moins deux personnes, deux jeunes hommes de 20 et 23 ans, ont été tuées et des biens publics et privés détruits à Kouroussa, à 500 km de la capitale Conakry, dans l'est de la Guinée, lors de heurts entre des orpailleurs et les forces de l'ordre, samedi 17 avril. Ces heurts ont éclaté lors de protestations d'orpailleurs guinéens accusant les autorités guinéennes de les avoir dépossédés d'une mine artisanale au profit d'exploitants burkinabè.
L'épidémie d'Ebola connaît une accalmie en Guinée et en République démocratique du Congo, les deux pays où le virus a fait sa réapparition en début d'année. Mais les experts de l'OMS Afrique restent très prudents car ils manquent encore d'indicateurs fiables sur son évolution. L'épidémie d'Ebola connaît une accalmie en Guinée et en République démocratique du Congo, les deux pays où le virus a fait sa réapparition en début d'année. Mais les experts de l'OMS Afrique restent très prudents car ils manquent encore d'indicateurs fiables sur son évolution.
Cela fait plus de 6 mois que la frontière est fermée entre le Sénégal et la Guinée. Décision prise par le président guinéen Alpha Condé fin septembre 2020, avant la présidentielle qui a mené à sa réélection. Motif avancé : « raisons de sécurité ». La commission de la Cédéao a appelé la semaine dernière à la poursuite « des discussions bilatérales en cours » entre Dakar et Conakry pour la réouverture de la frontière. Une situation incompréhensible pour les commerçants et transporteurs de part et d’autre, durement touchés.
Dans son rapport annuel publié cette semaine, le département d’État américain dressait un bilan accablant de l’année écoulée : arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons… Mais pour le ministre de l'Information et de la communication de Conakry, Amara Somparé ce rapport manque de sérieux.
Dans son rapport annuel, le département d’État américain dresse un bilan accablant de l’année écoulée : arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons… Le département d’État américain confirme dans ce rapport paru cette semaine les dysfonctionnements pointés du doigt ces derniers mois par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.
Abbas Bah était un ancien détenu de cette prison emblématique du régime de Sekou Touré. La répression politique y aurait fait 50 000 victimes, selon plusieurs ONG dont Amnesty International. Abbas Bah y avait été détenu deux ans, sur les sept passés en prison entre 1971 et 1978.
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