Syndicats d’enseignants et gouvernement trouvent un accord
Syndicats d’enseignants et gouvernement trouvent un accord
Le 20/02/2017
à 13:02
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En Guinée, un accord entre les représentants des enseignants et le gouvernement a été trouvé ce dimanche 19 février tard dans la soirée. Après deux semaines de grève et un week-end de négociations houleuses, les syndicats ont donné rendez-vous à leurs militants ce lundi pour les détails des acquis obtenus.
Dans les locaux du ministère de la Fonction publique, syndicalistes, équipe gouvernementale et ministres entrent et sortent. Ils sont environ une trentaine à s'être relayés tout le week-end. Quarante-huit heures d'intenses négociations qui aboutissent dimanche dans la soirée à une déclaration sans aucun commentaire.
Amara Balato Keïta est secrétaire général du syndicat Fédération syndicale des professionnels de l'éducation (FSPE) : « Le gouvernement et les syndicats se sont accordés sur les points faisant l’objet de l’avis de grève du 30 janvier 2017. Les parties vont procéder aux formalités d’usage, le détail vous sera donné par la déclaration de suspension. »
« Pour nous, la grêve s'arrête »
Un peu plut tôt dans la journée, une partie des grévistes non syndiqués ont obtenu gain de cause. Les contractuels, minoritaires parmi les enseignants, sortent du palais présidentiel. Ils ont été reçus par le président Alpha Condé en personne. « Pour nous, la grève s’arrête dans la mesure où nous avons obtenu notre principal point de revendication, explique leur porte-parole Bangoura Mohamed, celui de l’intégration pure et simple de tous les enseignants contractuels immatriculés, non admis au concours de recrutement. C’est l’accord verbal par le chef de l’Etat. »
Les autorités voulaient terminer ces négociations au plus vite car les écoles sont fermées depuis plus de deux semaines. La reprise des cours devrait avoir lieu ce mardi matin 21 février, après la cérémonie de signature de l'accord prévu ce lundi.
Sept mois après l'emprisonnement d'Oumar Sylla à Conakry, un collectif international d'associations de défense des droits de l'homme demande la libération du militant guinéen. Il avait, au sein du Front national pour la défense de la Constitution, dénoncé la réforme constitutionnelle qui a permis à Alpha Condé de briguer et d'obtenir un troisième mandat présidentiel.
Au moins deux personnes, deux jeunes hommes de 20 et 23 ans, ont été tuées et des biens publics et privés détruits à Kouroussa, à 500 km de la capitale Conakry, dans l'est de la Guinée, lors de heurts entre des orpailleurs et les forces de l'ordre, samedi 17 avril. Ces heurts ont éclaté lors de protestations d'orpailleurs guinéens accusant les autorités guinéennes de les avoir dépossédés d'une mine artisanale au profit d'exploitants burkinabè.
L'épidémie d'Ebola connaît une accalmie en Guinée et en République démocratique du Congo, les deux pays où le virus a fait sa réapparition en début d'année. Mais les experts de l'OMS Afrique restent très prudents car ils manquent encore d'indicateurs fiables sur son évolution. L'épidémie d'Ebola connaît une accalmie en Guinée et en République démocratique du Congo, les deux pays où le virus a fait sa réapparition en début d'année. Mais les experts de l'OMS Afrique restent très prudents car ils manquent encore d'indicateurs fiables sur son évolution.
Cela fait plus de 6 mois que la frontière est fermée entre le Sénégal et la Guinée. Décision prise par le président guinéen Alpha Condé fin septembre 2020, avant la présidentielle qui a mené à sa réélection. Motif avancé : « raisons de sécurité ». La commission de la Cédéao a appelé la semaine dernière à la poursuite « des discussions bilatérales en cours » entre Dakar et Conakry pour la réouverture de la frontière. Une situation incompréhensible pour les commerçants et transporteurs de part et d’autre, durement touchés.
Dans son rapport annuel publié cette semaine, le département d’État américain dressait un bilan accablant de l’année écoulée : arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons… Mais pour le ministre de l'Information et de la communication de Conakry, Amara Somparé ce rapport manque de sérieux.
Dans son rapport annuel, le département d’État américain dresse un bilan accablant de l’année écoulée : arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons… Le département d’État américain confirme dans ce rapport paru cette semaine les dysfonctionnements pointés du doigt ces derniers mois par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.
Abbas Bah était un ancien détenu de cette prison emblématique du régime de Sekou Touré. La répression politique y aurait fait 50 000 victimes, selon plusieurs ONG dont Amnesty International. Abbas Bah y avait été détenu deux ans, sur les sept passés en prison entre 1971 et 1978.
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