M. Diallo avait lui-même expliqué à l'AFP que lors de son interrogatoire, les gendarmes lui ont reproché d'avoir, lors d'un rassemblement de l'UFDG le 30 juillet à Conakry, attribué au président Condé la phrase: "L'opposition envoie les enfants dans la rue pour qu'ils se fassent tuer" et d'avoir alors affirmé qu'une "telle phrase ne (pouvait) être prononcée par un chef de l'Etat", mais "par un criminel".
Le député a été extrait vendredi matin de la gendarmerie puis conduit devant un tribunal de Conakry où un juge lui "a demandé de comparaître immédiatement", a déclaré Me Kourouma.
Mais Me Kourouma a demandé le report de l'audience "pour mieux préparer la défense" de son client.
Cette demande a été acceptée par le juge, Mangadouba Sow, qui a également donné son accord pour que le député "comparaisse libre" le 10 août, a expliqué l'avocat.
Le député Diallo avait en août 2015 été condamné par un tribunal de Conakry à 18 mois de prison avec sursis pour "coups et blessures volontaires" sur un homme d'affaires guinéen.
A l'époque, sa défense avait dénoncé le non respect de ses droits, soulignant qu'il aurait dû bénéficier de l'immunité parlementaire.
Il avait été arrêté et inculpé dans le cadre de cette affaire à la suite d'une plainte de Mamadou Diouldé Diallo, un importateur dont la société est chargée de livrer aux députés le véhicule de fonction auquel ils ont droit. L'affaire opposant les deux hommes avait trait à l'un de ces véhicules.
Selon l'entourage du parlementaire, sur les 114 députés siégeant à l'Assemblée nationale, trois, dont Ousmane Gaoual Diallo, n'avaient pas reçu leur véhicule de fonction à cette époque.