Le concours de Miss Guinée n'en finit pas de faire des vagues
Le concours de Miss Guinée n'en finit pas de faire des vagues
Le 15/02/2017
à 08:36
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L'élection de Miss Guinée de samedi soir fait polémique. Les tenues portées par les candidates ont été jugées par certains extravagantes. Lundi 13 février, le ministère de la Culture a suspendu son partenariat avec le comité d'organisation.
Sur Facebook, un premier internaute écrit : « Le concept des Miss est contraire à notre culture ». « Pourquoi crier au feu pour un défilé en maillot de bain ? Nous avons d'autres urgences », répond un second. « Les Miss sont vêtues ainsi chaque année », renchérit-il.
Dans les rues de la capitale, les avis également sont partagés. En face d'un laboratoire, Conté et Mohamed commentent les images des candidates. « C’est une atteinte à la pudeur. Chez nous, le corps de la femme est sacré. J’aurais aimé que ce soit une campagne de valorisation de la femme africaine », s’indigne l’un. « La décision que le ministre a prise est motivée parce que la Guinée est un pays musulman », défend le second.
D'autres au contraire rappellent que la Guinée est un pays laïc. Certains assurent que le débat est ailleurs, comme l'artiste Ibrahima Sory Tounkara. « A partir du moment où la candidate de Miss Guinée est majeure et qu’elle a envie de se mettre en bikini. Pour moi, ce n’est pas là où se trouve le débat, souligne-t-il. Le débat il se trouve dans l’organisation, dans la sélection. Depuis quelques années, le comité est contesté. »
Le ministère de la Culture justifie la suspension de son partenariat avec le comité des Miss (Comigui) par des failles organisationnelles et par sa volonté d'inscrire davantage ce concours dans la « promotion de l'image sacrée de la femme guinéenne authentique ».
Sept mois après l'emprisonnement d'Oumar Sylla à Conakry, un collectif international d'associations de défense des droits de l'homme demande la libération du militant guinéen. Il avait, au sein du Front national pour la défense de la Constitution, dénoncé la réforme constitutionnelle qui a permis à Alpha Condé de briguer et d'obtenir un troisième mandat présidentiel.
Au moins deux personnes, deux jeunes hommes de 20 et 23 ans, ont été tuées et des biens publics et privés détruits à Kouroussa, à 500 km de la capitale Conakry, dans l'est de la Guinée, lors de heurts entre des orpailleurs et les forces de l'ordre, samedi 17 avril. Ces heurts ont éclaté lors de protestations d'orpailleurs guinéens accusant les autorités guinéennes de les avoir dépossédés d'une mine artisanale au profit d'exploitants burkinabè.
L'épidémie d'Ebola connaît une accalmie en Guinée et en République démocratique du Congo, les deux pays où le virus a fait sa réapparition en début d'année. Mais les experts de l'OMS Afrique restent très prudents car ils manquent encore d'indicateurs fiables sur son évolution. L'épidémie d'Ebola connaît une accalmie en Guinée et en République démocratique du Congo, les deux pays où le virus a fait sa réapparition en début d'année. Mais les experts de l'OMS Afrique restent très prudents car ils manquent encore d'indicateurs fiables sur son évolution.
Cela fait plus de 6 mois que la frontière est fermée entre le Sénégal et la Guinée. Décision prise par le président guinéen Alpha Condé fin septembre 2020, avant la présidentielle qui a mené à sa réélection. Motif avancé : « raisons de sécurité ». La commission de la Cédéao a appelé la semaine dernière à la poursuite « des discussions bilatérales en cours » entre Dakar et Conakry pour la réouverture de la frontière. Une situation incompréhensible pour les commerçants et transporteurs de part et d’autre, durement touchés.
Dans son rapport annuel publié cette semaine, le département d’État américain dressait un bilan accablant de l’année écoulée : arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons… Mais pour le ministre de l'Information et de la communication de Conakry, Amara Somparé ce rapport manque de sérieux.
Dans son rapport annuel, le département d’État américain dresse un bilan accablant de l’année écoulée : arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons… Le département d’État américain confirme dans ce rapport paru cette semaine les dysfonctionnements pointés du doigt ces derniers mois par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.
Abbas Bah était un ancien détenu de cette prison emblématique du régime de Sekou Touré. La répression politique y aurait fait 50 000 victimes, selon plusieurs ONG dont Amnesty International. Abbas Bah y avait été détenu deux ans, sur les sept passés en prison entre 1971 et 1978.
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