En dépit de multiples négociations avec les départements de tutelle concernés, et un tête-à-tête avec le Chef de l’Etat, les syndicalistes, qui réclament le respect des précédents accords globaux tripartites déjà signés, ne lâchent pas prise.
Outre la demande d’augmentation salariale, le ministère de l’alphabétisation est sous la pression des contractuels de l’éducation, qu’il a mis à la porte, suite à un concours, pour les faire remplacer par des nouveaux.
Curieusement, dès l’annonce du dispatching des 5 000 nouveaux enseignants, les anciens professeurs ont appelé les élèves à rester à la maison.
En riposte, le ministère de tutelle a octroyé un congé forcé de douze jours, qui a expiré le 12 février dernier. Mais dès l'annonce de la reprise des cours, les écoles de Conakry jusqu’au pays profond sont restées fermées.
A Conakry, des affrontements ont opposé les forces de l’ordre aux jeunes manifestants.
En déplacement à l’étranger, le Chef de l’Etat, Alpha Condé, a appelé au calme et à la retenue et promis de rencontrer les syndicats dès son retour au bercail.
Pendant ce temps, le ministère a prorogé les congés forcés jusqu’à nouvel ordre.
Les élèves et leurs parents craignent le spectre d’une année blanche en Guinée.