Toutefois, malgré cette abondance, a-t-il dit, "la Guinée n'a jamais disposé d'une véritable politique nationale d'eau, à part quelques textes juridiques et réglementaires qui ont légiféré sur l'administration et la gestion des ressources en eau".
M. Sylla a rappelé que le secteur de l'eau a connu une "gestion sous-sectorielle des ressources, un cadre institutionnel, juridique et réglementaire inapproprié, une insuffisance de concertation et de coordination entre les intervenants (...) la méconnaissance de la valeur économique de l'eau et une faiblesse des financements alloués".
Par ailleurs, le ministre a indiqué que ce secteur stratégique avait connu une dégradation environnementale accentuée, avec une pollution des eaux de surface et souterraines et la persistance de maladies d'origine hydrique.
Pour améliorer la situation, le secteur a notamment bénéficié du financement d'un projet, dont le montant est estimé à 64.400 euros, sur un coût global de 84.400 euros, avec une aide de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), de la coopération suédoise et de la Communauté économique des pays de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO).
Avec l'adoption d'une politique nationale de l'eau, le gouvernement favorise ainsi la création d'un "environnement favorable à l'investissement dans le secteur, ainsi que le renforcement de la coopération technique et scientifique au niveau régional et international, en matière de ressource en eau".