Les deux nouveaux membres de la Hac, nommés mardi dernier, sont Mamady Keita, ingénieur des télécommunications, et Sékhouna Keita, directeur adjoint du quotidien national Horoya. Ils viennent remplacer des membres déjà contestés. Le problème n’est guère lié à la qualité des 2 hommes. Pour l’Ajg, ceux-ci n’ont pas été désignés par les institutions qu’ils sont censés représenter au sein de la Hac.
Sékhouna Keita a, par exemple, été nommé au nom du ministère de la Communication ; or cette administration n’est pas habilitée à désigner un membre de la Hac. « Le ministère ne peut pas avoir de représentant à la Hac (…) c’est l’Association des journalistes de Guinée qui doit désigner quelqu’un », explique le président de l’Ajg, Bouya Fofana, cité par le site Guineenews.
Selon la loi, les 11 membres de la Hac sont désignés par 5 associations de presse, le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le Conseil supérieur de la magistrature, le ministère des Postes et Télécommunications, le Collectif des imprimeurs-libraires-bibliothécaires-archivistes et la Fédération nationale des cinéastes.
En guise de protestation, l’Association des journalistes a suspendu ses contributions à toutes les activités de la Hac. « Nous allons poursuivre la dénonciation jusqu’à la Cour constitutionnelle pour que justice soit rendue. Nous allons aussi saisir la médiateur de la République ainsi que les partenaires techniques qui défendent la liberté de la presse », a promis le président de l’association.