Entouré de ses camarades syndicalistes, Amadou Diallo, le patron de la plus importante force syndicale du pays, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), a annoncé dans une courte déclaration la suspension de la grève générale des travailleurs guinéens.
"Suite au préavis de grève déposé le 29 avril dernier par les huit centrales, le mouvement syndical guinéen décide de suspendre le mot d'ordre de préavis de grève compte tenu des avancées significatives qui sont déjà obtenues", a fait savoir Amadou Diallo.
Bien avant M. Diallo, la principale médiatrice, Hadja Mariama Dogomet Barry, a lu une longue déclaration dans laquelle elle a mis l'accent sur les points satisfaits, dans le domaine de l'éducation. En revanche, au sujet des dossiers comme le sort des travailleurs de l'usine d'Alumine de Fria, la société étatique de téléphonie et l'agression d'un syndicaliste, les négociations sont en cours. Le gouvernement s'est par ailleurs engagé à payer les primes et les rappels dus à certains cadres.
Les syndicalistes guinéens comptaient déclencher une grève générale illimitée à partir du 13 mai. Pour justifier leur action, les forces syndicales se disaient excédées par l'arrêt de l'usine d'alumine de Fria, le sort des travailleurs de la Société des télécommunications de Guinée (SOTELGUI) et la tentative d'assassinat d'un membre de la section syndicale des transporteurs.