Ce décès qui remonte au 28 décembre 2015, n’a été rendu public que le 11 janvier dernier, jour où les autorités communales de Nongoa ont transmis les informations à la Coordination préfectorale de protection de l’Enfance de Guéckédou qui a aussitôt saisi les services de sécurité.
Cette démarche des services préfectorales en charge de l’action sociale a ainsi abouti à l’arrestation et le transfert des présumés coupables à la prison civile de Guéckédou.
Le Chef secteur, l’exciseuse et grand père de la victime, qui aurait autorisé l’excision de la fillette, attendent de passer devant la Cour d’Appel de Kankan où le jugement sera rendu, selon nos sources.
Les autorités guinéennes déplorent la « mauvaise foi » de certains groupes d’exciseuses qui se seraient livrées à une vaste campagne « d’intoxication », encourageant la pratique dans les localités de Guéckédou.
Face à cette situation, une réunion de concertation a été organisée par la Coordination préfectorale de protection de l’Enfant le 14 janvier dernier. A l’issue de cette réunion, des missions de
sensibilisation ont été déployées dans les localités de Ouendékènèma, Nongoa, Tèmèssadoudjibo, Bolodou, Kondoulègobengou et la commune urbaine de Gueckedou.
A noter qu’une exciseuse a été interpellée récemment dans la préfecture de Siguiri, en haute Guinée, suite à une plainte d’une victime d’excision.
La Guinée fait partie des pays où cette pratique néfaste est récurrente.