En moins de deux semaines, plus de 300 bovins et 500 caprins appartenant à des éleveurs peuls ont été abattus dans la localité de Kasadou, selon des sources officielles et indépendantes dans la région.
A l’origine, un chasseur de la communauté Lélé, qui revenait bredouille au village après une nuit infructueuse dans la forêt, a abattu un bovin. Surpris par des passants, il a été dénoncé à la communauté des éleveurs qui a décidé de mettre un terme à la disparition intempestive de ses animaux. Appréhendé, il a été battu jusqu'au sang, avant d’être conduit à la gendarmerie de Guékédou.
Des habitations détruites
Là-bas, selon une source judiciaire, le présumé voleur a été libéré sous prétexte que nul n’a le droit de se rendre justice. Cela a galvanisé les chasseurs Lélé qui ont décidé de laver l’affront subi par un des leurs. Le cheptel a alors été abattu à l’aide de fusils de chasse et de machettes. Le conflit a pris de l’ampleur avec l’incendie de maisons.
Il faut rappeler qu'en 2011, dans les préfectures de Lola et Beyla, le même scénario s'était produit avec plus de 3 000 bovins abattus en toute impunité.