A ce jour, nous rencontrons des diplômés en quête d’emploi qui ont dû mal à faire valoir leur compétence face à une situation d’embauche. Les patrons d’entreprises estiment que la majorité des jeunes sortis fraichement de l’université ne sont pas à la hauteur.
Boubacar Camara, directeur d’une entreprise de la place, nous confie: ‘’nous avons pu vous dire que la plus part des demandes d’emploi reçues font l’objet d’une très mauvaise rédaction et d’ailleurs même ceux qui réussissent à être présélectionnés, à la dernière minute au cours de l’entretien, nous nous rendons compte qu’ils ne reflètent pas du tout le contenu des dossiers fournis’’.
Aly SOUMAH, diplômé de l’université de Nongo, a bien voulu nous signifier sa mésaventure après avoir déposé sans succès des demandes: ‘’en plus de la souffrance sur le banc, j’ai rencontré des difficultés énormes à me frayer le chemin de la réussite sur le marché de l’emploi, car la quasi-totalité des recrutements se font sans appel d’offres’’.
Selon plusieurs jeunes rencontrés, les intellectuels ont trahi la jeunesse, car ce manque de qualification est dû non seulement au désespoir des apprenants (élèves et étudiants), mais surtout la mauvaise formation des formateurs. Chaque année, les universités déversent un nombre pléthorique de diplômés sur le marché de l’emploi. Certes, l’Etat ne peut employer tous les diplômés, mais il doit mettre tout en œuvre pour favoriser l’implantation des entreprises, afin de lutter contre le chômage des jeunes.
Rahim BARRY