Un impératif catégorique: se mobiliser dans le silence et la tranquillité dans la Cité, avant le verdict de la Cour suprême.

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Se mobiliser massivement derrière l’Opposition républicaine de L’UFDG, L’UFR, le PEDN, etc., dans le silence et la tranquillité dans la Cité, avant et après le verdict de la Cour suprême.

On ne tire pas sur une ambulance, ni sur un magbana, rendus borgnes depuis 1985 et 1995. L’opposition, à force de manquer de stratégie et de leadership, a fini par en trouver, au pied d’une montagne, un mur, à grimper. Ou dégager.

« L’Ecole guinéenne » avec sa mouvance qui a abandonné le magbana sur un accotement de son parcours cahoteux, s’est embarquée avec les mêmes malheureux passagers dans un Tanka (train) poussif en partance pour Bobo.

Il est possible, probable voire certain, que l’opposition ait obtenu la majorité au moins simple.

La grande majorité du club des observateurs qui se sont heureusement mués en acteurs du processus en amont et en aval (voir accord du 3 juillet), ont constaté qu’il y avait proportionnellement tant de dysfonctionnements dans le déroulement de ces élections en amont (depuis le « fonctionnement » interne opaque de la CENI), en aval sur le terrain, qu’ils doivent en tirer la conséquence :

 

La victoire de l’opposition.

Mais comment faire ?

Avant, dans la paix ou après la confrontation civile ?

Dans une paix relative :

Il faut que l’opposition, ayant avec justesse décidé d’attendre que le droit soit dit, invitant tous les Guinéens patriotes à rester mobilisés, de sursoir à toute autre forme de règlement des conflits, il faut que la Cour suprême ANNULE ET OU VALIDE AUTANT DE SUFFRAGES NECESSAIRES POUR QUE LE VERDICT SOIT CONFORME A L’EXPRESSION DE LA VOLONTE DU PEUPLE, Y COMPRIS QUAND ON L’EN A EMPECHE (voir témoignages des représentants du Mo UE).

Les conséquences de la décision attendue de la Cour suprême coulent de source :

  • le prochain gouvernement devrait être issu majoritairement de l’opposition majoritaire à la nouvelle Assemblée nationale, devant laquelle il sera responsable, et cela exclusivement ;
  • les relations entre ce gouvernement, l’AN et le Président en découleront pour un meilleur équilibre entre les trois pouvoirs (exécutif, parlementaire et judiciaire), voire ci-dessous,
  • étant donné que nous avons un président réputé (légitimé) démocratiquement élu, il faudra naturellement en tirer les conséquences, en sortant du tropisme africain qu’un président démocratiquement élu l’est à vie; et que nos amis nous aident à mettre en pratique, quand l’occasion nous est historiquement donnée en Guinée, à assoir des institutions fortes et non pas seulement des hommes qui ne sont forts que parce que ceux-là même qui nous donnent de bons conseils ne nous aident pas à les mettre en pratique.

En effet, que fait-on de l’article 92 de la loi fondamentale guinéenne de 2010 modifiant l’article 79 ou 76 (?) de notre précédente constitution ?

 

Revenons à la situation actuelle

  • il faut que la Cour suprême se conforme non pas aux seuls PV reçus de la CENI, mais aux suffrages exprimés sur le terrain, y compris ceux qui n’ont pu l’être, parce que les citoyens concernés en ont été de moult façons empêchés, violations de l’accord dénoncées par des représentants du MO UE qui viendraient en témoins pour renforcer les arguments des avocats de l’opposition spoliée ;
  • aussi les pouvoirs du Président seraient limités et s’arrêteraient là où commencent ceux de l’AN, c’est-à-dire de sa majorité véritable, en vertu de la décision (arrêt ?) de la chambre constitutionnelle de la Cour suprême.

En bref, le Président, par le gouvernement, soumet des projets de lois, l’AN fait des propositions de lois, les uns et les autres devant être promulgués par le Président, minoritaire mais aussi légitime que l’AN, puisque lui aussi est élu au suffrage universel !

Qu’arriverait-il en cas de défiance de la part de l’AN ou du Président, qui refuserait de promulguer une proposition de loi ou l’inverse, si c’est cette dernière qui rejette un projet de loi dont elle est sûre qu’elle émane en dernière instance du président ?

Depuis les accords de Rabat entre le Quai d’Orsay, le Département d’Etat, le Roi du Maroc d’une part (?!), le général Konaté et le capitaine Dadis d’autre part, en passant par les accords de Ouagadougou entérinés par l’accord global inter guinéen jusqu’à l’accord du 3 juillet, la Guinée est gouvernée par consensualisme, (comme sous l’arbre à palabre, n’est-ce pas Excellence Laskaris, il faut être cohérent avec Kurukan Fuaga...), qui n’exclut même pas certains monstres juridiques tels que le CNT (des « députés »-conseillers désignés par décrets, qui votent des lois...), donc depuis 2009, avec l’ONU et le Conseil de sécurité représentés par Saïd Djinnit) et le contingent de représentants de l’UE qui finance à plus de 80% ces élections, toutes les parties prenantes au DIALOGUE, pourraient trouver des arguments pour convaincre le Président que le mieux pour le pays, qui est d’éviter une guerre civile, c’est d’accepter que tout ce qui précède débouche sur une CERTIFICATION INTERNATIONALE QUI VAUDRA CONVENTION INTERNATIONALE QUI PRIME SUR LES LOIS NATIONALES DES LORS QU’ELLE EST ADOPTEE ET PROMULGUEE PAR QUI DE DROIT.

La Côte d’Ivoire n’a obtenu cela qu’au forceps d’une décennie de guerre, émaillée de crimes contre l’humanité, de déplacements massifs de populations, dans un pays coupé en deux, sous tutelle d’une armée étrangère muée en une force internationale.

Le changement social est impossible quand on se mure derrière un nationalisme inexistant puisqu’il n’y a plus qu’un chiffon de nation en Guinée. Il est possible, obligatoire et bénéfique qu’on tire l’expérience des autres peuples. Depuis 55 ans, la Guinée a bénéficié de cette grâce, de ce miracle d’avoir échappé aux déchirements à ses frontières : Sierra Léone, Libéria, Côte d’Ivoire et Mali.

Elle peut continuer à en bénéficier, avec en prime, la lumière, l’eau, les infrastructures, les besoins sociaux de base garantis gagnant/gagnant, pour user d’une formule encore creuse jusqu’à preuve du changement tant entendu et toujours attendu.

Ce sera cette paix et l’accès à ce dont ce peuple a été privé depuis plus de 55 ans, y compris cette liberté dans l’esclavage de la misère.

Ou un NON de l’acteur principal après Dieu, avec pertes et fracas

Un NIET du « peuple debout comme un seul homme » (Fabien E. Boulaga, Les Conf. Nationales, éd. Khartala ?) ; et cette fois, il n’acceptera pas un accord quadripartite vite froissé par les turbulences de l’Histoire ou par une dictature qui va enfin sortir ses griffes d’acier.

En attendant que les spécialistes, constitutionnalistes du droit de tous bords, sans oublier l’intuition biomécanique des lambdas, méditent cet article fondamental pour voir que ce qui précède n’est pas le produit d’un imaginatif qui rêve. C’est la synthèse vécue d’une théorie et de pratiques personnelles : une douloureuse praxis.

Cet article de notre loi fondamentale, étalé sur une carte d’état-major et non pas seulement sur la toile, règle tout conflit des institutions au sommet. La Guinée a la meilleure constitution, à ne pas confondre avec Kurukan Fuga1.

« En cas de désaccord persistant entre le président de la République et l'Assemblée nationale sur des questions fondamentales, le président de la République peut, après avoir consulté le président de l'Assemblée nationale, prononcer la dissolution de celle-ci.

La dissolution ne peut être prononcée avant la troisième année de la législature et, au cours d'un même mandat présidentiel, plus d'une fois.

De nouvelles élections ont lieu dans les soixante jours qui suivent la dissolution.

Si celles-ci renvoient à l'Assemblée nationale une majorité de députés favorables à la position adoptée par l'ancienne majorité sur la question qui a provoqué la dissolution, le président de la République doit démissionner ».

Wa Salam,


Saïdou Nour Bokoum
www.nrgui.com
Nouvelle République de Guinée


Note
 : 1 : J’y arrive Excellence M. Laskaris dans un très prochain article.

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