L'opposition et le pouvoir toujours à couteaux tirés autour du cadre de dialogue (SYNTHESE)

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Les travaux du dialogue inclusif se poursuivent à Conakry, capitale guinéenne, en l' absence de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, qui réclament un "dialogue bipartite", entre le gouvernement et sa mouvance, d'une part, et l'opposition, de l' autre.

Le comité de facilitation avait dû suspendre récemment les travaux, pour procéder à des consultations avec l'ADP et le Collectif, en vue de recenser les nouvelles revendications posées par l'opposition à une participation à ce dialogue destiné à sortir le pays de la crise.

Au lendemain de cette rencontre avec l'ADP et le collectif, le comité de facilitation dirigé par Monseigneur Albert Gomez, a été reçu par le président Alpha Condé, à qui il a fait le compte-rendu des obstacles qui risquent d'entacher ''la bonne de cette concertation''.

Il s'est avéré que le chef de l'Etat guinéen était pour un dialogue inclusif, dont aucune entité ne devait "être exclue". C' est ainsi que lundi dernier les travaux ont de nouveau démarré, sans que l'ADP et le Collectif ne fassent acte de présence.

Dans une déclaration rendue publique ce samedi, l'ADP et le Collectif déplorent "la prolongation" de la transition, dont les conséquences pour la Guinée comprennent, selon eux, "le retard dans la mise en place des institutions nationales (Assemblée nationale, Cour constitutionnelle, Cour des comptes et Institutions nationales des droits humains, etc.), l'aggravation des tensions sociales et politiques, et le blocage des financements et investissements extérieurs".

L'opposition s'en prend même au comité de facilitation en faisant cas d'"un manque d'indépendance manifeste dudit comité dans la conduite du dialogue, de la démission d'un membre du comité de médiation sans que les parties intéressées par le dialogue n'en soient informées des raisons et des démarches unilatérales et solitaires du Président du comité de médiation auprès des autorités".

Le pouvoir, pour sa part, ne cesse d'appeler l'opposition à faire preuve de ''patriotisme'' pour venir à la table du dialogue. Et Monseigneur Albert Gomez, le président du comité se dit prêt à poursuivre les démarches auprès de l'ADP et du collectif, en vue de les ramener à de meilleurs sentiments.

C'est le moment que choisit le Front d'union pour la démocratie et le progrès (FDP), une coalition de partis politiques et de mouvements associatifs, dirigé par Mamadou Bah Baadikko, président de l'Union des forces démocratiques (UFD), pour "confirmer sa participation au dialogue politique en tant qu'une des composantes de l'opposition". Et à ce titre, les représentants du FDP disent vouloir occuper "deux des cinq sièges réservés à l'opposition. Sans toutefois, prétendre représenter toute l'opposition guinéenne, car n'ayant pour cela aucun mandat".

Source:Xinhuanet

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