Fait notable, c’est l’opposition au nouveau code électoral, des députés du groupe parlementaire les Républicains, qui ont boudé l’hémicycle avant l’adoption de ce texte. Ces élus de l’Union des Forces Républicaines, jugeant ce nouveau texte non conforme avec la Constitution, en raison notamment d’une de ses dispositions majeures, qui prévoit la désignation des chefs de quartier et de district au prorata des résultats que les listes de candidats auront obtenus aux élections communales, ont vivement protesté contre l'adoption à leur sortie de l'hémycicle.
Face aux journalistes, l’honorable Baydi Aribot dénoncera ainsi les faits en ces termes « Nous avons été choqués et outrés de voir les députés de ladite opposition républicaine s’associer au RPG pour faire une élection ensemble en violant les lois de l’assemblée, mieux les lois de la République. Il n’y a plus d’éthique politique dans ce pays, il n’y a plus de combat par rapport à une vision démocratique. C’est pourquoi nous avons quitté l’hémicycle pour ne pas cautionner cela ».
Par ailleurs, l’honorable Aboubacar Soumah, membre de l’UFDG et député élu de Dixinn, qui s’est aussi abstenu de voter en faveur de ce texte, soutient pour sa part « qu’il comporte des dispositions qui pourront être source de conflit interminable dans les collectivités, citant en exemple l’article 97 alinéas 2, qui serait à ses yeux incomplet, confus et conflictuel »
Ces opposants au nouveau code électoral, promettent d’ailleurs de saisir très prochainement la cour constitutionnelle, afin de solliciter son invalidation.