Condé, pilleur et tueur pire que Touré !

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Après Sékou, le sanguinaire de Faranah et Dadis, le boucher de Koulé, c’est au tour d’AC, le « malobali » (« celui qui n’a honte de rien ») du Burkina d’imposer sa dictature sanglante en Guinée. C’est à croire qu’une malédiction plane sur ce pays depuis la proclamation de son indépendance. Au début des années 60 nos dictateurs pouvaient voler et tuer en silence et ce n’est qu’au bout de quelques temps qu’on pouvait se rendre compte de quelques-uns de leurs crimes.

Aujourd’hui, on ne peut plus tuer en catimini. Nous avons tous vu les images terribles de la répression qui s’est encore abattue, ces derniers jours,  sur les marcheurs de l’opposition guinéenne. Des loubards à la solde d’Alpha Condé, véritables macaques masqués ou casqués se sont déchaînés, avec l’appui des forces de « sécurité », contre les manifestants. Comme toujours, ce sont les Peulhs qui sont visés, donc atteints. On les maltraite, on les tue et on détruit leurs moyens de subsistance. Voilà la réalité de la situation actuelle de la Guinée sous la dictature ethnocentriste d’AC. Voilà le changement promis et réalisé.

L’objectif d’AC est clair : il veut faire des Peulhs de Guinée une minorité politique, d’abord, et les affaiblir économiquement, ensuite.

1°) la marginalisation politique

Tout le monde sait ce qui s’est réellement passé lors des élections présidentielles de 2010 : Alpha Condé était éliminé dans les urnes dès le premier tour. Mais il a été repêché pour le second tour, au détriment de Sydia Touré, par un certain Sékouba Konaté. Nous payons cher ce péché ! Comme ce Général s’était juré d’empêcher, non pas seulement Cellou mais tout Peulh d’accéder à la magistrature suprême, on connaît la suite : le battu a été déclaré vainqueur et le gagnant a accepté sa « défaite » pour, pense-t-il, éviter un bain de sang. On peut manquer de savon à Conakry mais le pouvoir en place y offre gratuitement des bains chauds à certains citoyens, jugés particulièrement « sales ». Dès qu’un Peulh se lève, les ratons laveurs d’Alpha Condé le lavent à l’eau bouillante tout simplement! Il y a du boulot en perspective car les Peulhs ont compris qu’ils n’ont d’autre choix que de se lever.

S’agissant des législatives, AC sait très bien qu’il ne peut pas gagner sans magouiller. S’il est sûr d’avoir été démocratiquement élu, pourquoi change-t-il le fichier qui l’a porté à la Présidence de la république? Le régime guinéen est-il parlementaire pour qu’AC veuille absolument avoir une Assemblée sous ses ordres ? D’après le fichier ethniquement constitué par AC, la ville de Kankan a plus d’électeurs que toute la région administrative de Labé. C’est comme si l’ambassadeur US à Conakry soutenait que Washington,DC  a plus d’électeurs que l’Etat de New York ; que le Luxembourg a plus que la Belgique de députés au Parlement Européen. N’est-ce pas M. Van Damme ?

Dans sa campagne d’intoxication, le RPG affirme que Sydia, Kouyaté et Doré sont politiquement insignifiants. C’est faux, l’objectif étant d’isoler l’UFDG et de briser la solidarité affichée de l’opposition.

2°) l’affaiblissement économique

Une autre façon de tuer quelqu’un c’est de le priver de nourriture. En ce cinquantenaire de l’Oua devenue l’Union Africaine, rappelons l’ordonnance mortelle, donc non renouvelable, délivrée à Diallo Telli par le «Dr ès diète noire» Sékou Touré.

AC veut absolument casser le ressort économique des Peuls qu’il a déjà exclus de son administration, de son armée et de sa diplomatie. Une boutique étant inflammable, AC envoie ses loubards pour incendier les biens de la communauté peule. AC oublie qu’on peut ruiner un entrepreneur individuel mais on ne peut éradiquer l’esprit d’entreprise de toute une communauté.

Avec tout cela, comment affronter cet effronté ? 

Lorsqu’on dit qu’il n’y a pas de solution, c’est qu’on n’a pas compris le problème. Tout problème a une ou des solutions, la difficulté étant de les trouver rapidement. AC ne peut pas être plus cruel qu’il ne l’est actuellement car il a atteint ses limites, quoi qu’en disent certains extrémistes malinkés qui le trouvent trop mou. Il n’a pas le monopole de la violence et il faut le combattre par des armes à feu.

AC s’attaque aux Peulhs, ceux-ci doivent l’attaquer sans tarder. C’est une simple question de survie. Personne ne viendra au secours des Peulhs de Guinée. C’est seulement dans ce pays que les Peulhs sont humiliés, torturés et tués. Au lieu de prendre le bon exemple des Peulhs du Fouta Toro, ceux du Fouta Djallon ont fait de leur région un « Fouta taro », ce tubercule gluant qui, une fois cuit, peut vous glisser sous les doigts. Insaisissables « Foulbhé Fouta », voulez-vous vraiment disparaître du pays de vos ancêtres? Pourquoi lorsque deux d’entre vous se réunissent, ils se séparent souvent avec trois opinions ? Une intelligence qui mène à l’échec en est-elle une ? Que penser du silence tardif de la soi-disant « Coordination Nationale Haali-Pular » après les répressions  répétées des Peulhs ? Qu’est-ce qui l’empêchait de dire publiquement ce que tout le monde sait, à savoir que les Peulhs de Guinée ne se reconnaissent pas dans cette « république de Condé » qui nie leurs droits les plus élémentaires?

AC a été hissé à la tête de l’Etat guinéen dans des conditions douteuses de cooptation régionale. Aventurier avant même la création de l’Oua, il s’est estimé victime de brimades. Au lieu d’établir la justice, il instaure la vengeance. Comme la vengeance consiste pour l’offensé à punir l’offenseur, on voudrait bien savoir ce que les Peulhs ont réellement fait contre AC pour polariser autant sa violence. Ses offenseurs n’étaient-ils pas S. Touré et L. Conté ?

Vis-à-vis des Peulhs, il existe une différence de méthodes entre Sékou Touré et Alpha Condé. Le premier était « foulaphobe », c’est-à-dire qu’il n’aimait pas les Peulhs au point qu’il leur déclara la guerre en 1976. Il avait liquidé les militaires et les intellectuels peulhs qu’il estimait dangereux pour son pouvoir sans partage. Le dernier, AC, n’est pas que « foulaphobe » ; il est viscéralement anti-Peulh. On peut ne pas aimer quelqu’un mais le laisser tranquille. En revanche, lorsqu’on est contre quelqu’un, on cherche systématiquement à le détruire. En ce sens, AC, pour qui un bon Peulh est un Peulh mort, est pire que Sékou Touré. En Guinée, il ne s’agit pas de vengeance puisqu’il n’y a pas d’offense mais d’agression contre toute la communauté peule.

Cela dit, que devrait faire l’opposition ?

A mon sens, elle doit changer de tactique sur plusieurs points :

a) Les marches dites pacifiques suivies de journées « ville morte »

Une marche qui se traduit par des morts, des blessés et des dégâts matériels ne peut être qualifiée de pacifique. AC a fait de l’autoroute Fidel Castro un couloir de la mort pour les marcheurs mais il n’a pas réussi à casser le moral des Peulhs ! Ceux-ci somnolaient. En les frappant, AC les a involontairement réveillés. Un réveil toujours douloureux. Le prix payé est-il justifié ? Ne pourrait-on pas essayer le sit-in après ces marches qui ont montré leurs limites ? Est-ce que les marcheurs savent-ils d’ailleurs pourquoi et pour qui ils marchent ? Enfin, un constat : à Conakry, « ville morte » est synonyme de « boutiques de Peulhs cassées, volées ou brûlées ».

b) La réorientation de la mobilisation : sécurité d’abord, vote ensuite !

L’opposition doit faire la distinction entre les slogans crétinisants et les thèmes mobilisateurs. Aujourd’hui se pose une question primordiale: l’urgence consiste-t-elle à organiser des législatives à tout prix ou à assurer la sécurité de la communauté peule à n’importe quel prix? Faut-il assurer sa survie ou élire un député ?  Avec AC, un fusil n’est-il pas plus utile qu’une carte d’électeur ? L’opposition devrait se focaliser sur des thèmes plus mobilisateurs et qui ne manquent pas : coût élevé de la vie, chômage des jeunes, pénurie d’eau courante et d’électricité domestique et surtout insécurité et injustice.

c) La redistribution des rôles au sein de l’opposition

De qui se compose l’opposition ? Lorsqu’il faut marcher, ce sont toujours les Peulhs qui marchent et qui se font tuer. D’où quelques questions désagréables pour certains mais utiles pour le pays :

- Sydia vient de renoncer personnellement à marcher sur un capot mais pourquoi ne mobilise-t-il plus ses sympathisants de Kaloum comme il l’avait fait à l’encontre de Sékouba Konaté?

-Où sont les partisans de Kouyaté ? Ne peut-il pas faire bouger Matoto et Kouroussa ? On voit les « kouyanautes » faisant le tour du monde mais où sont les « kouyatistes » devant défier AC ?

-N’y a-t-il plus rien à tirer de Jean-Marie Doré, en dehors de son verbe ?

-Ne serait-on opposant qu’en s’installant à une tribune fleurie, vêtu de boubou amidonné, pour tenir un langage convenu et fadasse? 

-Faut-il que certains fournissent la chair à canon alors que d’autres n’adressent que des messages de condoléances ?

d) la création d’un service de communication

On ne peut améliorer que ce qui existe déjà. L’opposition ne semble pas avoir mis les moyens pour communiquer. A chaque connerie de Condé, c’est le silence total. Ne dit-on pas que « qui ne dit rien consent » ? L’opposition a plus besoin de journalistes de talent et de juristes confirmés que d’un quelconque analyste financier. Les images vidéo de la barbarie en Guinée ne doivent pas être distribuées individuellement à des gens qui n’ont pas le temps de les visionner à domicile mais postées sur You Tube pour une diffusion planétaire !

Petit exemple de silence dévastateur : pendant sa campagne présidentielle de 2010, le candidat Alpha Condé avait accusé Cellou Dalein Diallo d’avoir dit que c’est au « tour des Peulhs » de diriger la Guinée. Ce mensonge « malobalique » (qui pourrait devenir vérité au bout de 40 ans, selon les dispositions de l’article 17 de la Charte de Kouroukan Fouga) n’ayant pas été vigoureusement dénoncé, continue à faire des ravages dans certains milieux politiques occidentaux. A force de toujours rater son train, on finit par oublier le chemin de la gare !

Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule méthode pour redonner espoir à la Guinée : exiger le départ immédiat d’AC de la présidence de la république et sa traduction devant la justice. L’opposition peut le faire et doit le faire car AC (qu’elle ne devrait plus rencontrer) est une véritable calamité ne bénéficiant d’aucune légitimité. Un Président, même démocratiquement élu, peut voir son mandat interrompu en cas, par exemple, de haute trahison. AC a échoué politiquement, économiquement et socialement. Il a utilisé ses milices ethniques (dont certains éléments sont d’origine étrangère, comme lui) contre la communauté locale peule. 

Un malade, on le soigne ; un ignorant, on l’enseigne ; un étranger, on l’accueille (tout en lui rappelant, si nécessaire, ses devoirs et ses droits) ; un affamé, on le nourrit, etc. Mais que fait-on d’un sanguinaire récidiviste, ethnocentriste, pillard et mal éduqué? 

Je vous salue.

Ibrahima Kylé Diallo

Responsable du site www.guineeweb.net

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