En Guinée, une femme sur trois maltraitée pendant son accouchement

2062532 w980h638c1cx1061cy707cxt0cyt0cxb2121cyb1414Une étude menée par l'Organisation mondiale de la santé auprès de quatre pays dont la Guinée a révélé que plus d'une femme sur trois a subi des formes de maltraitance lors de son accouchement. La Guinée en alors mis en place un plan d'action pour en finir avec ce problème.

Il y a quelque temps, l'OMS pointait du doigt les mauvais traitements subis par les femmes lors des accouchements après avoir révélé une étude menée en Birmanie, au Nigéria, au Ghana et en Guinée. Dans ces quatre pays, les femmes prises en charge dans les maternités peuvent subir de nombreuses formes de violence telles que des gifles, des examens sans consentement, des pressions violentes sur l'abdomen mais aussi des insultes et des humiliations. Ces pratiques sont devenues presque ordinaires dans certains établissements. En effet, plus d'une femme sur trois aurait été exposée à des violences.

Face à ce fléau, la Guinée vient d'annoncer un plan d'action pour améliorer la prise en charge des femmes enceintes. Des scientifiques du pays ont alors établi une liste de recommandations pour en finir avec les violences subies par les femmes enceintes lors de leurs accouchements. Ce plan d'action comprend notamment une formation aux soins maternels et une meilleure écoute des femmes qui auront désormais la possibilité d’être accompagnées par la personne de leur choix avant et pendant l’accouchement. "Nous avons maintenant une chaise à côté de chaque lit afin que chaque femme puisse avoir l’accompagnatrice qu’elle désire à ses côtés pendant l'accouchement", explique Hawa Keita, sage-femme en chef de la maternité d'Ignace Deen à Conakry.

Selon le rapport de l'OMS, les adolescentes sont les plus touchées par ce problème de maltraitance. En Guinée, le mariage précoce est très répandu ainsi, près d'une jeune fille sur deux tombe enceinte avant ses 18 ans. Souvent mal préparées à l'accouchement, elles sont violentées par un personnel non qualifié et n'ont pas droit à un traitement pour soulager la douleur. "Lorsque nous avons compris l'ampleur du problème, notre équipe a été motivée pour formuler des recommandations pratiques", a déclaré Dr Mamadou Diouldé Baldé, coordinateur de la Cellule de recherche en santé de la reproduction en Guinée.

"Toutes les femmes ont droit à des soins de santé dignes et respectueux tout au long de la grossesse et de l'accouchement, sans violence, ni discrimination.", a affirmé Dr Bernadette Dramou, administratrice nationale de l'OMS en conclusion.

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