GUEGUERRE DE COURTISANS

 Les leaders d’opinion que constituent les hommes politiques, ont pour devoir moral, d’analyser la problématique de l’amélioration des conditions de vie des populations et de proposer, ne serait-ce que des ébauches de solutions, dont les conséquences bénéfiques, dépendent de la perspicacité et de la pertinence des propositions, conditions favorables de l’adhésion et de la participation effective du peuple souverain, au processus de changement engendré. Dans l’ubuesque situation guinéenne, le sentiment diffus d’une instabilité politique permanente, entretenu par nos dirigeants, dans leur quête absolue du pouvoir, demeure préjudiciable, au développement économique et social, sapant du coup, le moral des plus optimistes, en raison de la transformation progressive de nos rêves en cauchemars. Putain ! Que les puritains ne s’indignent, parce qu’on assiste impuissamment, à travers cette déloyale guerre psychologique, à une sorte de viol spirituel du peuple de guinée, de la part des lèche-culs, dont la salive dégoulinante, salit impunément, la mémoire des morts et la conscience des vivants, de telle sorte que même les rites sacrificiels, ne sauraient laver les souillures de l’âme. Voltaire ne disait-il pas à propos qu’aux vivants, on doit des égards, mais aux morts, on doit la vérité. Aussi, l’histoire montre que le sacrifice des valeurs au nom d’intérêts à court terme ou d’une stabilité d’apparence, n’engendre que la frustration, le désespoir et la violence. C’est pourquoi, dans les conditions normales de pratique de la bonne gouvernance, ne devrait devenir décideur politique, un parvenu que l’on impose par favoritisme, car ce serait la porte ouverte aux genres de dérapages, auxquels on assiste aujourd’hui en guinée, du fait que des personnes se retrouvent à des postes de commandement, non pas par conviction et en fonction de leurs compétences et aptitudes, mais simplement parcequ’en raison de leurs relations de proximité avec les décideurs, dont ils viennent élargir le cercle vicieux de partisans acquis à la cause, ils se retrouvent éblouis par les privilèges, en se délectant avec un zèle, sans commune mesure, à travers leur soutien indéfectible, aux actions même avilissantes et asservissantes de ces derniers. Le plus inquiétant, c’est le fait d’accepter aveuglément, le dicta des chefs sans discernement aucun, pour dirait-on, une question de loyauté et de reconnaissance de pseudos bienfaits, qui ne sont en réalité, que des calculs politiciens machiavéliques, de positionnement ou de repositionnement. La réplique de la part des patriotes, requiert une implication et une vigilance de tous les instants, en ayant constamment à l’esprit, qu’en dansant avec des aveugles, il faille jouer des coudes et de la voix, pour les faire comprendre qu’ils ne sont pas seuls sur la piste, d’où la nécessité vitale pour tous ceux qui, parfois avec l’énergie du désespoir, combattent les tares du système, de persévérer dans la stigmatisation et la dénonciation des comportements néfastes à notre épanouissement, qui nous astreignent à accepter le fatalisme de la misère, comme un destin immuable. Les attitudes sous-tendues par l’entendement absolutiste de l’exercice du pouvoir, privilégiant les rapports de forces, dans une configuration hétéroclite du paysage politique, ne saurait faire honneur aux dirigeants, car leur investissement physique et moral, n’a de mérite que dans l’application des principes universels de la démocratie, garantissant la justice sociale. Le manque criard d’autorité de l’actuel gouvernement, dû à l’incoordination de ses actions, crée une situation explosive, qui se manifeste entre autres, par les dissensions au sein du patronat, l’instrumentalisation des revendications syndicales, les manœuvres dilatoires du clan Kouyaté, la tentative de démarcation du ministre des finances, dont l’action bien que saluée par la plupart des critiques, demeure comme un grain de sable dans l’immensité océanique, les manipulations de l’entourage présidentiel et les maladroites et peu crédibles arbitrages des institutions républicaines. Et dire que la devise de la république est : Travail-Justice-Solidarité. On aurait pu faire des envieux si, ces magnifiques mots se traduisaient dans notre réalité. A tous les chelous, on ne peut que souhaiter une chose : fire burn them all… BAYO Abidine

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