GUINEE : Petite note rapide sur « Spécial Dadis, 3 décembre 2009 »

Je dis petite note rapide car j'ai j'habitude d'adresser à l'attention des lecteurs des textes plus longs pouvant comporter quelques idées à réflexion que je compte, d'ailleurs, poursuivre.Inch'Allah! Dans cette petite note, je veux exprimer ma satisfaction sur les bonnes nouvelles que les Guinéens accablés de malheurs viennent de recevoir après les terribles massacres de nos compatriotes par des tontons macoutes qui croient encore mériter l 'appellation respectable d'Armée nationale et que certains ,par un mimétisme ridicule , continuent d'appeler «la grande muette».

Ces bonnes nouvelles , vous devinez, ont été apportées de l'Extérieur par des témoignages d'ONG devant l'opinion publique internationale mais aussi par les rapports accablants de HRW et de la Commission d'enquête internationale des Nations Unies sur la responsabilité de Dadis et du CNDD dans le crime contre l'humanité que constituent les hécatombes de septembre 2009 à Conakry .Il ya naturellement aussi la position courageuse du Président de la Commission de la CEDEAO, Mohamed Ibn Chambas ; sans oublier l'action de l'Intérieur par l'apport du Forum des forces vives , dans toutes ses composantes et cellle de Guinéens engagés en particulier pour la manifestation de la vérité sur les crimes commis.Les créatures du CNDD, habituées à l'impunité dans les violations permanentes des droits fondamentaux de l'homme , n'avaient pas d'abord semblé véritablement prendre conscience de leurs forfaitures même quand elles parlaient de commission d'enquête internationale .Le CNDD a même été jusqu'à former une commission nationale composée pour l'essentiel d'affidés de Dadis et de son camp. Qui pouvait donc croire à la neutralité d'une telle commission? Mais ce genre de question ne se pose pas à des gens de leur conception de l'Etat ni chez leurs supporteurs, tous adeptes actifs ou passifs de la manipulation.Sur ce point, c'est exactement comme si une bande de criminels constituaient une commission pour juger leurs crimes.C'est ce qu'on désigne couramment par l'expression « être juge et partie ».Mais ces hommes ne savent manier que la manipulation des citoyens . Quand ils insistent sur le fait d'être parvenus au pouvoir sans effusion de sang en décembre 2008; qui sont les auteurs des assassinats de Guinéens en 2006, 2007 ,2008 ( avant le coup d'Etat) , sans parler des exécutions sommaires d'anonymes citoyens, sinon des soldats? Le coup d'Etat du 3 avril 1984 contre l'Etat hyperorganisé du PDG n'avait rencontré aucune trace de résistance , donc pas d'effusion de sang. Comment voulez-vous qu'un putsch contre l'Etat déliquescent de 2008 ait pu rencontrer de la résistance pour faire couler du sang? Je le répète comme je l'ai déjà fait que n'importe quel groupement de cette armée qui  aurait pris l'inititive du putsch ,n'aurait pas eu en face de résistants.C'est du reste, Toumba,qui dans son interview donne une idée du degré de vaillance des tontons macoutes du CNDD.Quand Dadis était à terre suite au coup de Toumba, un grand nombre de ceux qui étaient chargés de le protéger, ont pris la fuite, dit Toumba. C'est peut-être ce qui a été sa chance à lui de s'échapper. Et dire que le fameux Idrissa Chérif parlait dans un délire de deuxième armée de l'Afrique de l'Ouest.Où a-t-il donc pris les éléments de comparaison avec d'autres armées ouest-africaines? Encore de la manipulation de l'opinion guinéenne, du bluff! Rien d'autre. Tout ce constat devrait conduire nos compatriotes qui se sont alignés derrière le CNDD à réfléchir. Ils sont dans la position de ceux qui ont attrapé un oiseau par la queue. Il est encore temps pour les moins compromis de lâcher prise, autrement, c'est l'oiseau qui leur échappera et s'ils ne voient pas comment aujourd'hui; ils le verront bientôt.
Si le contexte paraît favorable pour les combattants légitimistes pour la démocratie en Guinée que constituent les Forces vives,les seuls vrais démocrates,aujourd'hui, la bataille est encore loin d'être gagnée.Il faudra plus d'unité d'action de ces Forces vives. C'est l'objet de la 3e partie de l'article « Le noeud gordien » à venir.
Les échafaudages qui se construisent actuellement, à partir de l'Armée , sur l'après- Dadis ne paraissent pas et ne pourraient pas être annonciateurs d'avenir cohérent.Sékouba Konaté est loin de maîtriser des tontons macoutes qui ignorent ce que sont discipline et lois. D'ailleurs cela se sent dans son discours du 23 décembre à ses frères d'arme.Chaquefois qu'il a parlé de victimes, ce mot s'est accompagné des qualificatifs «civils et militaires».Or,à ce qu'on a su, aucun miltaire n'a été tué ni blessé,le 28 septembre 2009, mais il y a eu 157 tués et plus de 1200 blessés civils, ce jour là. S'il s'agit, d'ajouter à ces victimes innocentes, celles des militaires tombés dans le règlement de comptes de Koundara entre miltaires qui s'étaient jurés fidélité , cela sent l'embarras et cette macabre comptabilité ne tient pas debout. Konaté doit,d'ailleurs , se dire que des tontons macoutes qui ont prêté le serment de fidélité
sur le Coran ou la Bible sont exactement comme des ivrognes qui jureraient sur des bouteilles vides leur disant qu'ils ne boiraient plus le liquide qu'elles avaient contenu. Qui, au Camp Alpha Yaya pouvait-il , un instant, penser en septembre 2009 que c'est le Lieutenant Aboubacar Sidiki Chérif Diakité dit Toumba, l'aide de camp (l'homme de confiance) de Son Excellence Capitaine Moussa Dadis Camara, Président du CNDD, Président de la République, Commandant en Chef de l'Armée guinéenne, qui allait tenter de l'assassiner en lui logeant une balle dans la tête? Tout le rapport de confiance mutuelle entre militaires guinéens se trouvera encore consigné longtemps , à mon avis, dans cette interrogation.Dans ce contexte, je ne vois pas comment, avec un minimum de bon sens, des militaires guinéens peuvent s'imaginer diriger ce pays la tête au repos? Dans la suspicion des uns et des autres, puisqu'il ne s'agira pas seulelent de règlement entre gradés, comment continuer à travailler ensemble? Ce disant, je sais qu'il existera des individus butés comme Moussa Keita, des caniches d'allées des pouvoirs comme Idrissa Chérif prêt à renifler n'importe quelle boule puante.Mais comme je l'écrivais sur sites vers le 5 septembre dernier dans « Guinée:toujours le brouillard »: « C'est le pouvoir démocratique qui est la voie de l'avenir , même en Afrique. Toute politique qui consiste à payer avec des deniers publics des soutiens fantoches est à courte vue.L'orgueil démoniaque qu'on peut éprouver dans la quête du pouvoir , l'aveuglement de ne pas pouvoir s'arrêter à temps , le cynisme dans les calculs politiciens peuvent conduire non pas aux délices du pouvoir mais des à  cauchemards voire à des drames familiaux. Mais l'habitude du Guinéen est de projeter l'avenir même collectif dans des hypothèes très optimistes mais rarement l'inverse est envisagé pour se tenir dans une position de reconversion ».L'avenir guinéen peut donc être favorable aux Forces vives pour une reconstruction du pays à conditions que chacun des dirigeants mette la Guinée au-dessus des intérêts partisans.
Les nombreux Guinéennes et Guinéens tombés directement ou indirectement au nom de cette liberté de notre patrie exigent enfin une union sacrée.des forces du progrès. Dadis,selon toute vraisemblance, ne sera plus de retour au pouvoir. Même avec des hésitations, Sékouba Konaté;son intérimaire a parlé, dans son discours d'élections transparentes sans plus.Les leaders des partis des Forces vives doivent donc continuer la pression à l'Extérieur comme à l'Intérieur mais aussi sérieusement penser à l'organisation d'une courte transition pour cela . Ils doivent aussi réclamer à l'Extérieur et avec conviction l'intrevention d'une force extérieure pour la protection de la population et une assistance humanitaire. Ceux qui disent le contraire n'ont rien compris et rien ressenti des malheurs de 51 année du peuple guiinéen. Nombre d'entre eux vivent dans de relatif confort ailleurs en Afrique ou en Occident.Ils mangent matin et soir et
bénéficient de la protection de leurs droits élémentaires dans des Etats de droit où ils vivent.Il est donc facile pour eux de se donner bonne conscience en ressortant des idéaux de dignité, de souveraineté et d'indépendance qui ont continuellement été bafoués en Guinée. A ces soutiens du du CNDD qui vivent en Amérique, en Europe et ailleurs, pourquoi, préfèrent-ils faire n'importe quoi à l'Extérieur plutôt que d'aller aider Dadis et le CNDD à réaliser leur programme pour la Guinée? Comment peut-on vivre avec une telle contradiction en soi et un tel mensonge avec soi-même? Quant à ceux qui se sont rangés derrière les Forces vives guinéennes pour le changement de la gouvernance dans notre pays; ils ne peuvent plus continuer à croire la parole de cette Armée qui n'a pas de parole d'honneur.
 

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