Kamil Zayatte: «Battre la Côte d’Ivoire est un défi à relever»

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Kamil Zayatte est forfait pour le premier match de l’équipe de Guinée dans cette Coupe d’Afrique des nations, face à la Côte d’Ivoire le 20 janvier à Malabo. Le défenseur central espère que ses coéquipiers battront enfin les Ivoiriens. Le « Sily National » n’a plus vaincu  les « Eléphants » depuis vingt ans.

RFI : Kamil Zayatte, dans quel état d’esprit êtes-vous avant votre premier match en Coupe d’Afrique des nations 2015, face à cette équipe de Côte d’Ivoire ?

Kamil Zayatte : On est tous impatient de débuter cette compétition. […] On a commencé notre préparation à Conakry, où le Président (Alpha Condé) nous a remis le drapeau national. On a poursuivi au Maroc, avec dix jours de stage. On s’est bien entraînés. Le sélectionneur (Michel Dussuyer) avait déjà défini le travail à accomplir. On a disputé deux matches amicaux. Le premier, on l’a gagné 4-1 (contre la sélection olympique du Maroc, Ndlr). Le deuxième, malheureusement, on l’a perdu (5-2) face au Sénégal. Je pense que le groupe est prêt à affronter n’importe quelle équipe. On espère bien débuter face à la Côte d’Ivoire. Dans ce type de compétition, il ne faut pas rater le premier match.

La Côte d’Ivoire est-elle l’équipe la plus forte de votre groupe ?

Quand tu regardes les joueurs qu’ils ont, leurs individualités, tu te dis que c’est la meilleure équipe de ce tournoi. On tombe encore contre eux. On n’a jamais gagné contre la Côte d’Ivoire, ces dernières années (la dernière victoire guinéenne remonte à 1994, Ndlr). C’est un défi à relever.

Le dernier match entre la Guinée et la Côte d’Ivoire en Coupe d’Afrique est une défaite 5-0 en quarts de finale de la CAN 2008. Vous souvenez-vous bien de ce match ?

On en parle tout le temps. Surtout depuis le tirage au sort. En plus, on a des amis ivoiriens qui en reparlent. Ils veulent nous remettre la même correction. Mais je pense qu’on a pris de l’expérience. C’est la troisième CAN pour ma génération de joueurs. On n’a pas du tout envie de reprendre cinq buts.

En 2012, l’équipe de Guinée avait produit du beau jeu mais n’avait pas franchi le premier tour. En 2015, allez-vous délaisser le beau football pour un jeu plus réaliste ?

On a produit du beau jeu la dernière fois qu’on est venu à la CAN. En 2012, on avait raté le premier match (défaite 1-0 contre le Mali, Ndlr). Cette fois-ci, on veut réussir notre entrée dans la compétition. Mais on ne va pas changer notre manière de jouer. On a des joueurs de qualité. Ça fait un bon moment qu’on joue ensemble.

Avez-vous le sentiment d’être traités différemment parce que le virus Ebola, qui fait des ravages en Guinée, suscite la psychose un peu partout ailleurs ?

Ici, on est tous traités de la même façon, je pense. Par le passé, partout où on est passé, on a été montrés du doigt, stigmatisés à cause de cette maladie. […] Après, il faut comprendre que c’est une maladie grave. Elle peut tuer en quelques heures. Je comprends la crainte des autres pays. Ils ne veulent pas qu’Ebola arrive chez eux. A un moment, on était en colère. Et la colère nous a poussés à nous donner à fond. Ça nous a aidés à nous qualifier pour cette CAN.

Tous propos recueillis par notre envoyé spécial à Malabo

Source: RFI

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