« Je serai heureux si la Guinée devait présider la Commission de l’UA parce que c’est l’organe exécutif et c’est là où le travail se fait. L’autre est un titre purement honorifique qui consiste à présider les réunions », a-t-il dit.
« Je pense que la désignation du président Condé est une bonne chose aussi bien pour la Guinée que pour l’Afrique. On ne peut pas oublier que la Guinée a été un membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine et qu’à ce titre, cette fonction étant une fonction tournante, c’est le bon moment que la Guinée assume ce poste », a atténué Deen Touré, député de l’Union des forces républicaines (UFR), troisième force politique du pays, de l’ex-Premier ministre Sidya Touré.
« Quelqu’un qui a été incapable de gérer 245.657 km2 et environ 11 millions d’habitants, comment peut-il prendre des responsabilités à un niveau continental et s’attendre à ce qu’il soit en mesure d’accomplir cette mission, s’est interrogé Dr Faya Millimouno, leader du Bloc libéral (BL), quatrième force politique au dernier scrutin et membre de l’opposition.
Quant au juriste Mohamed Camara, il pense que le choix du Président Condé comme 15ème Président de l’Union africaine apportera, au-delà de l’honneur, un rayonnement diplomatique à la Guinée, une visibilité accrue du pays et un ballet diplomatique en direction de Conakry.
« La Guinée retrouve sa place d’antan dans le concert des nations », soutient, pour sa part, M’bany Sangaré, dirigeant influent du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel et secrétaire général du ministère de la Jeunesse.