La FIDH dénonce la maltraitance des émigrés africains en Angola

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La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a, avec huit ONG ouest-africaines, dénoncé des graves violations des droits humains commises en Angola à l’encontre de ressortissants africains traqués comme des émigrés clandestins.

Selon un communiqué signé de la FIDH et de ses huit partenaires africains, ‘’les forces de l’ordre angolaises procèdent depuis quelques jours à des arrestations et détentions arbitraires, des traitements cruels et inhumains » sur plusieurs ressortissants africains.

Tout en condamnant de tels actes, les signataires du communiqué précisent que, dans une nouvelle opération de lutte contre l’immigration clandestine qui s’apparente à une véritable traque aux migrants, 3000 étrangers ont été raflées dans les rues de Luanda en dix jours.

Elles précisent également que les ressortissants africains sont violemment arrêtés dans les rues de Luanda, à leurs domiciles ou sur leurs lieux de travail avant d’être transportés vers le centre de rétention de Trinita, à 30 km de Luanda.

En revanche, dénonce le communiqué, certains sont rapatriés de force, d’autres détenus ‘’dans des conditions cruelles, inhumaines, humiliantes et dégradantes, d’autres encore entassés dans des cellules exiguës, sans eau ni nourriture ».

De même, certaines femmes enceintes enfin, dont deux originaires du Mali et de la Guinée, ont été contraintes d’accoucher dans la promiscuité de ces lieux, alors que des actes de torture et d’extorsion de fonds auraient été rapportés.

Toujours selon ces ONG, ces violations des droits humains des migrants sont perpétrées sur fond de stigmatisation et d’attaques répétées à l’encontre des populations immigrées en Angola, et particulièrement des ressortissants ouest- africains comme ceux de la Guinée, la Mauritanie, du Mali et du Sénégal.

Face à ce constat, les neuf organisations exhortent les autorités angolaises à faire cesser ces exactions, conformément aux instruments juridiques internationaux des droits humains ratifiés par l’État angolais et interpellent les États africains dont sont originaires les migrants sur la gravité de la situation.

Elles recommandent aux autorités angolaises de cesser immédiatement les pratiques d’arrestation et de détention arbitraire, de fermer immédiatement le camp de rétention pour migrants de Trinita et d’ouvrir des enquêtes sur les allégations de graves violations des droits humains pour punir les présumés auteurs.

Aux États africains d’où sont originaires les migrants, les ONG leur demandent de veiller au respect des droits fondamentaux de leurs ressortissants immigrés en Angola et d’exiger des autorités angolaises la libération de leurs ressortissants du camp de Trinita où ils subissent des traitements inhumains et dégradants.

A l’Union africaine enfin, elles demandent d’assurer le respect du droit international des droits humains dans la conduite des politiques migratoires de ses États membres.

Source: APA

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