La Guinée dans l'attente des résultats des législatives

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Après avoir voté samedi, les Guinéens attendent lundi les résultats des législatives. Pour sécuriser les dépouillements, les forces de l'ordre ont été déployées à Conakry, alors que le pays a été émaillé par des violences ces dernières semaines.

Quarante-huit heures après le scrutin, les Guinéens attendaient, lundi 30 septembre, les premiers résultats des élections législatives, sur fond de vives tensions entre partisans du président Alpha Condé et militants de l'opposition.

Des procès-verbaux des bureaux de vote "sont déjà arrivés" à la Commission électorale (Céni), où les résultats sont toujours en cours de "centralisation", en vue de leur publication officielle, a déclaré à l'AFP une source au sein de la commission. Aucune date précise n'a été donnée pour la publication par la commission des résultats. Ces derniers devront être confirmés par la suite par la Cour suprême.

Système manuel et controverses

"Le décompte se fait avec un système manuel", a expliqué à l'AFP Vincent Foucher, analyste pour l'International Crisis Group (ICG). C'est un travail qui prend du temps, en particulier dans les endroits, où il y a beaucoup d'électeurs, comme les cinq communes de Conakry", précise-t-il. "Dans certains centres, on était hier [dimanche] en fin de journée à 30 % des PV dépouillés, parfois moins. Si ça continue comme ça, on peut penser qu'il faudra du temps pour avoir des résultats un peu solides", a-t-il jugé.

"On est dans un moment, où compte tenu des problèmes d'organisation [du scrutin], malgré les efforts de la commission électorale pour les corriger, il y a une série de controverses qui monte", s'inquiète également l'analyste, d'autant que les deux camps affirment leur certitude d'avoir remporté le scrutin.

Après la publication de résultats officieux par la presse locale, des rassemblements successifs de militants du parti au pouvoir, et de l'opposition ont été organisés dimanche devant la Céni. Ces manifestations se sont dispersées sans heurts.

Des éléments de la Force spéciale pour la sécurisation des élections (Fossel), forte de plus de 15 000 hommes, étaient toujours déployés lundi devant les centres de décompte des voix, ainsi que sur les grandes artères et principaux carrefours de la capitale. Durant la campagne électorale, des heurts entre militants du pouvoir, et de l'opposition ont fait au moins un mort, et plus de 70 blessés.

Source: AFP

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