Selon lui, les efforts du gouvernement guinéen et des partenaires techniques sanitaires ainsi que l'imposition des mesures barrières sanitaires ont permis à la Guinée d'avoir des résultats encourageants. Le chef de l'Etat a précisé qu'à partir du 29 juin, les classes d'examens et les universités ouvriront leurs portes pour les élèves et les étudiants. Toutefois, il a indiqué que cette première phase de reprise des cours se fera selon un plan rigoureux de distanciation sociale et de port du masque, y compris pour les enseignants, afin d'éviter un rebond du COVID-19 dans le pays.
Les lieux de cultes (mosquées et églises) seront ouverts aux fidèles à partir du 28 juin dans les zones où des cas de contamination n'ont pas été enregistrés, a-t-il dit. Le port obligatoire du masque reste en vigueur dans tout le pays et le couvre-feu est repoussé désormais de 23H00 GMT à 04H00 GMT.
Le président Condé a invité les citoyens à faire des efforts à tous les niveaux de la société pour vaincre entièrement la maladie qui fait des ravages dans le monde. "J'invite tous les Guinéens à continuer à respecter rigoureusement les mesures barrières sanitaires édictées par le gouvernement", a-t-il répété.
En ce qui concerne l'état d'urgence sanitaire, le président Condé a précisé qu'il pourrait être reconduit pour une période de 30 jours à compter de ce 15 juin, après examen de la mesure par les députés de l'Assemblée nationale, conformément aux recommandations du conseil scientifique du pays.
"J'ai foi à notre capacité de sortir de cette crise. Faisons preuve de responsabilité, de solidarité et d'endurance pour gagner ensemble le combat contre le COVID-19", a conclu le président Condé, avant de confirmer la mise à la disposition de la population de plus de 1.500.000 masques, dont plus de 800.000 ont déjà été distribués.
Il a rappelé qu'aujourd'hui, sur un total de 27.802 cas testés en Guinée, le pays totalise 4.562 cas de contamination contre 3.241 guérisons, soit 71%, contre 26 décès hospitaliers. Par ailleurs, 462 patients se trouvent dans les neuf centres de traitement et de prise en charge que compte le pays, soit six centres à Conakry et trois à l'intérieur des terres.