Cette sentence, qui a été rendue en audience publique, fait suite à une plainte du Rassemblement du peuple de Guinée du Pr Alpha Condé et dans laquelle, il était reproché à ces deux membres de la CENI le fait de n’avoir par transmis à la cour suprême lors du premier tour les procès verbaux de vote des communes de Conakry Ratoma et Matam et ceux des préfectures Lola, Mandiana et Kankan.
Le tribunal n’a pas retenu l’exception d’immunité soulevée par les avocats des membres de la CENI qui ont finalement boudé le prétoire.
Si les membres de l'alliance arc-en-ciel se félicitent de cette condamnation, la défense quant à elle estime que ce procès est une machination instrumentalisée par le RPG et ses alliés, visant à créer des confusions pour obtenir le ,report du 2ème tour de l'élection présidentielle prévue dans 19 septembre prochain.
A noter aussi, qu'outre ces deux membres, les deux vice-présidents de la CENI Amadou Oury Baldé et Madame Diaby Hadja Mame Camara sont également dans la ligne de mire du RPG. En effet, au cours d’une audience que le premier ministre Jean Marie Doré a accordée ce vendredi au candidat Pr Condé et à ses alliés, le porte-parole de l’alliance Arc-en-ciel François Lounceny Fall a demandé la révocation de ces deux vice-présidents, à cause, dit-il, de leur appartenance à l’UPR pour le premier et au PUP pour la seconde.
D'aucuns pensent que cette condamnation prouve que la Guinée veut s’inscrire dans la lutte contre l’impunité, la Justice à travers décision, indiquant que cette élection est sérieuse et qu’elle ne badinera pas avec les coupables de fraudes ou autres malversations. En tous les cas, Le contrôle de l’institution chargée de l’organisation du scrutin semble être le but recherché à 9 jours de la date fatidique, ce qui laisse perplexes les observateurs de la vie politique guinéenne, qui y voeint des sources de tensions supplémentaires entre les deux camps encore en lice.