Que faut-il penser du « dialogue » ?

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Un dialogue est basé sur la négociation entre au moins deux parties ; il est très peu utilisé en Guinée pour résoudre des conflits au niveau politique, les gens préférant souvent l'affrontement ou la passivité, selon le camp dans lequel ils se trouvent. Dans une négociation, chaque partie est amenée à faire des concessions, en vue de trouver un compromis, c'est-à-dire une solution malgré tout acceptable, susceptible de faire avancer la question soulevée.

On dit souvent qu'il vaut mieux un mauvais arrangement qu'un bon procès. Dans celle qui s'est déroulée du 3 au 9 Juin 2013, les acteurs politiques guinéens, sous l'égide du facilitateur international Saïd Djinnit, se sont réunis au Palais du peuple, pour examiner les questions relatives au blocage du processus électoral, l'important étant d'obtenir que les élections puissent se tenir avec la participation de tous, mais surtout qu'elles soient crédibles et transparentes.

Au cours de cette rencontre les participants ont examiné les questions suivantes :

  • le fonctionnement interne de la CENI,
  • le vote des Guinéens de l'étranger,
  • l'opérateur électoral Waymark, et notamment les questions de la sécurisation du processus électoral et la révision du fichier électoral,
  • la question du chronogramme électoral.

Faisons le bilan provisoire de cette négociation, en mettant en avant les aspects positifs, les aspects négatifs, en indiquant les pistes d'action à mettre en œuvre, sans omettre d'indiquer en préalable ce qui a été convenu pour chaque point de la négociation.

 

Les résultats obtenus... sous réserve d'acceptation définitive

Concernant le premier point, les parties se seraient mises d'accord sur le respect strict du règlement intérieur, le renforcement des capacités de la CENI, le retour de l'harmonie au sein de l'institution, la correction des dysfonctionnements et le respect de la périodicité des réunions y compris des réunions statutaires du bureau exécutif. À cet effet, un Comité de veille inclusif avec une présidence et un représentant de la Cour Suprême, de la CENI, du gouvernement et des partis politiques, devrait être mis en place.

Relativement au vote des Guinéens vivant à l'étranger, les différentes parties ont convenu qu'ils pourraient participer aux élections législatives dans les mêmes conditions qui avaient prévalu lors de l'élection présidentielle de 2010 (à partir des 17 pays recensés), c'est-à-dire sans révision du fichier électoral, ni a fortiori de recensement.

Sur la question de Waymark, si l'opposition doute de la fiabilité de l'opérateur, et elle a absolument raison de le faire, les partenaires au processus électoral (notamment l'UE, l'OIF, le PNUD, les représentants des États-Unis, de la France et de la CEDEAO) ont relevé que le processus de confection du fichier électoral avait été sécurisé (sic).

A l'issue des discussions entre les deux positions inconciliables, la communauté internationale a proposé une solution médiane, sur laquelle, il n'y a toutefois pas encore d'accord : l'opposition doit accepter que Waymark fasse les révisions sous le contrôle d'experts internationaux choisis par l'opposition, en vue d'un contrôle et du suivi, jusqu'à l'élaboration de la liste électorale. Ensuite Waymark se retirera du processus, notamment dans le cadre des révisions de 2014, en vue des élections présidentielles de 2015, le recrutement d'un nouvel opérateur devrait se faire sur une base consensuelle entre l'opposition et la majorité.

L'important pour l'opposition est qu'il n'y ait pas de centralisation automatique et informatisée (susceptible de générer des fraudes), mais une centralisation manuelle, avec une publication directe et synchronisée des radios guinéennes, à l'image de ce qui s'est passé au Sénégal. Il est même prévu la présence d'un observateur international par bureau de vote.

Quant au chronogramme des élections, le facilitateur international a précisé qu'il est la résultante des trois composantes précédentes. Un nouveau chronogramme sera fixé par la CENI, dès lors que toutes les garanties seront acceptées par les différentes parties. Toutefois comme je l'ai déjà indiqué précédemment, compte-tenu des délais légaux – et la CENI cette fois devra s'y conformer -, il devrait s'écouler environ 14 semaines entre l'affichage de la liste électorale définitive et la date du scrutin, ce qui devrait renvoyer la date vers la mi-Novembre.

Les aspects positifs

Au final on a évité – au moins pour le moment, car rien n'est jamais sûr - une guerre civile, et tout le monde doit s'en réjouir.

Comme le rappellent certains, il vaut mieux dialoguer avant, que de discuter après... une guerre civile. Chacun n'a qu'à regarder les traumatismes qui existent encore au Rwanda, et en Côte d'Ivoire, qui n'a pas voulu tenir compte du plus grand génocide africain. Heureuse l'opposition guinéenne d'avoir fait le déplacement en France (c'était son initiative et non celle de la France), pour obtenir un soutien ayant obligé le gouvernement à négocier, ce que les marches n'avaient pas réussi à faire pour le moment. On peut toujours discuter la stratégie globale de l'opposition (et elle est critiquable sous bien des aspects), mais l'essentiel est d'avoir obtenu de participer aux élections législatives avec des conditions rassurantes (sous réserve d'application), ce qui a pour conséquence immédiate la fin des manifestations de rue, et son corollaire, les meurtres ciblés de militants, peuls pour l'essentiel.

Il n'y a pas de vraie ou de fausse victoire. Les négociations précédentes entre Guinéens n'ont pas abouti, parce qu'une partie ne voulait pas qu'elles aboutissent. La différence est énorme : ces négociations ont été faites sous l'égide de la communauté internationale, qui a bien compris les risques et les enjeux. Tout manquement à ces accords - non définitifs malgré tout, il faut le souligner -, sera interprété par la communauté internationale comme un signe de mauvaise foi, susceptible de ne plus recevoir le soutien indispensable. Ça vaut pour l'opposition, mais surtout pour le pouvoir.

Même si la pression internationale est intervenue, la raison a prévalu, et c'est heureux, car ce qui est clair, c'est qu'une guerre civile aurait eu lieu. Aujourd'hui la communauté peule n'est plus prête ni à se faire tirer comme des lapins, ni à se faire racketter quotidiennement. Elle est prête à devenir irrationnelle pour se faire entendre, en faisant sienne la maxime que « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

Si le pouvoir a pris la mesure – rien n'est moins sûr – de l'intérêt du dialogue, on peut espérer un environnement apaisé pour la Guinée, au moins au niveau politique, sachant qu'au niveau économique et social, on ne peut augurer de rien.

Les aspects négatifs

La fin du dialogue et son contenu ont entraîné des critiques, non seulement au sein de l'opposition, mais également de la part de la mouvance, qui interprète à sa façon les conclusions du dialogue.

Certains opposants et autres commentateurs ont déjà fait des critiques sur l'acceptation par l'opposition de Waymark, sans examen pointu du contenu. A leur décharge, on peut dire que rien n'est encore fait et que la pression devra se poursuivre pour respecter l'esprit de l'accord, qui s'est fait néanmoins en présence de la communauté internationale. Et cela change tout, au moins pour Alpha Condé.

Ces détracteurs reprochent à l'opposition d'avoir fait tout ça (les manifestations avec des morts) pour ça (finir par accepter Waymark). Toutefois ce sont les mêmes qui pleurent 50 morts (et ils ont raison de le faire), mais qui reprochent à Cellou Dalein Diallo de n'en avoir pas sacrifié 5 000 ou plus en 2010, juste pour être PRG. Allez comprendre !

Puisque beaucoup s'offusquent de l'inaction des opposants – et ils ont raison de le faire -, il serait plus intéressant qu'ils indiquent ce qu'ils font eux-mêmes. La posture d'opposant est confortable, mais lorsqu'il s'agit de construire, il n'y a plus personne.

De même, la mouvance interprète à sa manière le contenu du dialogue. Concernant les CARLE par exemple, elle indique que c'est la CENI qui décidera (comme précédemment), ce qui va déjà donner du travail au nouveau Comité de veille (à mettre en place). Par conséquent, on peut donc considérer que la réouverture de la révision des listes électorales dépendra aussi de la CENI.

On le voit, l'application ou non des conclusions du dialogue, constituera la preuve de la bonne foi du pouvoir, et comme on ne peut se bercer d'illusions - on sait ce que valent les promesses d'Alpha Condé - rien n'est encore réglé, puisque certaines questions restent en suspens, donc ont encore vocation à être rejetées. Il va donc falloir désormais agir.

Ce qu'il convient de faire sur les points les plus consensuels

En définitive, il y a des déclarations de bonnes intentions, mais on ne peut s'en satisfaire. Il faut donc être vigilant et continuer à lutter légalement, mais plus efficacement, contre ce régime qui continuera à violer les textes, il ne faut pas se faire d'illusion.

Chronologiquement, il faut mettre en place le Comité de veille de la CENI, qui comprend un magistrat de la Cour suprême, qu'il ne faudra pas hésiter à solliciter en tant que Conseil pour l'interprétation des textes. Ici il n'agira pas comme juge, mais comme conseiller. Cela évitera au président de la CENI de faire appliquer la loi qui, il faut le rappeler, a changé, et permet à la mouvance de faire un peu ce qu'elle veut... sous réserve de respecter au moins formellement les textes, ce qui n'est pas le cas actuellement. Attention à ne pas confondre ce Comité de veille pour contrôler la CENI, avec les espèces de comités fictifs mis en place par le pouvoir, pour faire illusion, en faisant croire à la transparence.

Relativement au vote des Guinéens de l'étranger, il faudra les mobiliser en temps utile, car ce sont quasiment les seuls résultats où la fraude est plus difficile, bien que possible (qu'on se rappelle l'Espagne), mais on espère qu'un homme averti en vaut deux.

De même pour ce concerne le chronogramme des élections, il sera fixé par la CENI, mais compte-tenu des délais légaux ci-dessus rappelés, la date du scrutin ne devrait pas être avant la mi-Novembre. Attention donc aux coups d'esbroufe de la CENI, pour forcer la situation. Il faut être offensif et non passif, sinon on est toujours à la remorque des initiatives des autres.

Enfin certaines des 10 conditions de l'opposition sollicitées pour accepter la présence de Waymark, devraient pouvoir être respectées, pour la bonne tenue des élections. Ce sont les suivantes :

  • les élections doivent aussi être inclusives et les conditions doivent être permises à tous dans les mêmes conditions, et en particulier les leaders politiques, de participer pleinement et librement à ses élections et qu'ils ne fassent l'objet d'aucune restriction (le cas Bah Oury a été évoqué, il peut évidemment se présenter, car quelle que soit sa situation personnelle, il n'a été condamné que « politiquement »).
  • le recrutement par l'opposition de deux experts informatiques qui viendront s'ajouter à l'équipe des experts internationaux (l'opposition ne dispose pas de techniciens impliqués dans le processus, donc à même de comprendre et d'accepter les assurances d'experts dont on ignore d'où ils viennent et comment ils ont été recrutés, et qui assurent que tout va bien).
  • le fonctionnement de la CENI doit être correct et statutaire avec la tenue régulière des sessions et des organes compétents (ce respect des formalités est un minimum, on se demande à quoi servent les commissaires qui se perdent en déclarations, mais n'agissent jamais sur le plan juridique).
  • le couplage des législatives et des communales pour ces élections afin de profiter de la mobilisation de la communauté internationale, et de limiter les frais.

A l'inverse d'autres conditions sont purement déclamatoires, puisque aucun contrôle n'obligera le gouvernement à les respecter. Et il sera difficile de l'y obliger, dans la mesure où il n'a rien signé, et n'a rien promis. A l'opposition de mettre en place un suivi réel pour obtenir, à défaut de satisfaction, au moins la preuve que ce gouvernement responsable des tueries, ne s'en préoccupe pas. Ce sont les suivantes :

  • la question de l'indemnisation des familles touchées par les violences qu'à connues le pays (l'opposition doit faire suivre ce dossier par une équipe dédiée, en contact avec les ONG humanitaires),
  • le gouvernement s'engage à diligenter des enquêtes pour que les responsables des violences soient jugés et sanctionnés conformément à la loi (là encore, l'opposition doit faire suivre ce dossier par une équipe dédiée, en contact avec les ONG de défense des droits humanitaires. Si le pouvoir refuse d'agir, comme elle l'a fait pour Zachariou Diallo, il sera possible de procéder autrement – voir ci-après),
  • l'administration territoriale doit rester neutre par rapport aux élections (sic !!!),

Ce qu'il convient de faire concernant Waymark

Il n'y a évidemment aucune garantie que les accords seront respectés, mais Saïd Djinnit (donc la communauté internationale) en est le témoin. Il y a donc une différence avec les dialogues précédents. L'opposition devra user de moyens légaux pour faire respecter ces accords.

Symboliquement Waymark est toujours présent. On peut certes gloser – ce que certains ne se privent pas de faire, mais ils ne font que cela – sur le fait que l'opposition s'est reniée. C'est oublier que ce que demande l'opposition ce sont des élections crédibles et transparentes, Waymark n'étant pas indiquée pour cela. Mais à partir du moment où Waymark est neutralisée (empêchée de frauder), il n'y a pas lieu de se focaliser sur sa seule présence. Le seul problème est de faire appliquer l'interprétation qu'en fait l'opposition – limiter Waymark à l'enrôlement -, car cette solution de rechange, si elle est bien appliquée – là est en fait le nœud du problème -, pourrait limiter les dégâts. Et au lieu de parler, puisque la discussion est terminée, il faut s'activer à rendre les choses possibles.

Voyons voir de quoi il s'agit, et notamment les 3 points de friction :

  • 1°) - la reconstitution des CARLE dans le respect et la lettre de l'esprit du code électoral. C'est un impératif absolu, car je ne démords pas de l'idée, qu'il ne faut pas faire confiance à Alpha Condé, d'où un appel à la communauté internationale en cas de blocage, mais surtout la mise en place effective d'une équipe qui suit ce dossier, comme un chien à la recherche d'un os. Le Code électoral est clair : les CARLE comprennent les partis (et non un parti) d'opposition (article 16). A l'opposition (ou à quiconque) de le faire respecter juridiquement.
  • 2°) - la réouverture de la révision des listes électorales. Certains membres de la CENI ont admis que plus de 2 millions de nouveaux électeurs avaient été inscrits sur le fichier électoral, bien que l'opposition ait demandé à ses militants et sympathisants de ne pas le faire. On voit bien ici que cette manière de « bourrer les urnes » n'est pas admissible. C'est donc un nouvel impératif absolu de refaire ce fichier électoral et d'en vérifier le contenu. Là encore, il faudra absolument utiliser la justice, s'il le faut.
  • 3°) - pour les échéances à venir, notamment les élections présidentielles 2015, il doit y avoir le recrutement d'un nouvel opérateur pour lever les doutes et rassurer tout le monde. La mouvance considère que ce point sera du ressort de la future Assemblée nationale. Ce n'est pas tout à fait incohérent, d'où la nécessité d'avoir une Assemblée nationale vraiment représentative.

Le rôle d'une nouvelle génération et/ou d'une autre société civile

De plus en plus de commentateurs l'évoquent. Il faut changer de génération politique. Je me suis déjà exprimé sur ce point plusieurs fois, je ne crois pas au sauveur sorti de nulle part (à l'image d'un Dadis par exemple), et qui viendrait régler les problèmes comme par enchantement. Il faut des gens expérimentés qui savent où ils vont, mais pour éviter les erreurs du passé, il faut des citoyens vigilants et actifs à même de les accompagner. Toutefois, il n'est interdit à personne de tenter sa chance, mais au stade de l'évolution actuelle, il faut savoir être réaliste.

C'est pourquoi la nouvelle génération, que l'on pourrait symboliser par les NFD et le BL par exemple (mais pas seulement), doit s'affirmer autrement que par des gesticulations stériles, ou de la surenchère pour exister (??). À chaque fois qu'un dialogue est possible pour résoudre un différend, il ne faut pas hésiter à y participer et à discuter, pour éviter des violences qui se retournent pour l'instant contre l'opposition. Par conséquent on ne part pas d'un dialogue, parce qu'on n'a pas la parole. On la prend et on s'impose s'il le faut pour le faire, en suscitant un scandale. Le pouvoir ne se reçoit pas, il se prend. Il faut arrêter de se lamenter et agir.

De la même façon, il faut éviter de rester à la traîne des anciens partis et s'en distinguer sur le fond, mais également sur la forme, en utilisant systématiquement par exemple, le recours à la justice. Il ne faut pas condamner à l'avance les décisions de la Cour suprême, lorsqu'on n'y exerce pas de vrais recours en droit, mais des courriers de protestation sans aucune valeur juridique. Le recours au droit aurait pu éviter des morts inutiles, car la rue doit rester la mesure exceptionnelle pour faire partir Alpha Condé éventuellement, pas pour imposer un dialogue.

La nouvelle génération ne doit pas s'imaginer que tout va tomber du ciel parce qu'ils ont créé un parti. Ils doivent au contraire bâtir leur parti, l'implanter durablement et se préparer pour les futures consultations. En attendant, qu'ils acceptent de se mettre au travail (que font-ils à part vociférer ?), afin d'espérer récolter le fruit de leur labeur.

Les opposants à tout, de manière systématique (des Alpha Condé en puissance ?) ne sont pas capables d'indiquer quelle est leur solution à la crise guinéenne, ce qui brouille leur démarche, et empêche de savoir ce qu'ils veulent réellement. Il ne faut pas rêver d'entrer dans un gouvernement d'union sans avoir fait ses preuves, pour s'enrichir (??) ou utiliser sa position pour implanter son parti avec les moyens de l'État. Les nouveaux partis doivent éviter d'être des partis bis, comme les autres, sinon ils n'apparaîtront que comme le fruit d'ambitions personnelles qui, si elles sont légitimes, ne permettront pas d'attirer les suffrages de citoyens qui veulent la paix - le peuple qui veut la paix a toujours raison -, et la prospérité. Pour mobiliser les masses, les jeunes notamment, ils doivent leur donner espoir, donc les convaincre qu'ils peuvent changer de paradigme.

Puisqu'il est difficile d'attendre de l'opposition traditionnelle, qu'elle utilise les outils adéquats, parce qu'elle n'en a pas l'habitude, ou sous prétexte d'une Cour suprême aux ordres, on doit pouvoir compter sur une nouvelle génération pour prendre le relais, en intentant des recours juridiques. S'ils ne sont pas à la hauteur, ne veulent pas ou ne peuvent pas, il faudra le faire nous-mêmes, via la création d'un nouveau parti, dont l'unique vocation sera la veille, quant au respect de la constitution, et non un marchepied pour les ambitions d'individus pour des postes ministériels.

Enfin puisque de nombreux commentateurs s'offusquent de l'inaction des opposants – et ils ont raison de le faire, mais que font-ils eux-mêmes ? -, ce sera l'occasion de les mettre au pied du mûr, en les sollicitant de différentes manières, afin de voir leur réelle motivation.

En un mot, il faut que la société civile, - vous, moi -, agissions. Nous n'aurons plus à nous plaindre de politiciens voués aux gémonies, puisque nous serons nous-mêmes acteurs.

Ne dit-on pas qu'on est mieux servi que par soi-même. Ça vous dit ?

Alors que les volontaires se lèvent...

Épilogue : je ne rentrerai pas dans le détail, en vertu du principe qu'il ne sert à rien de donner le bâton pour se faire battre, mais l'impunité devant cesser, il convient maintenant d'agir concrètement. Tous ceux qui peuvent donner des éléments les plus précis possibles sur les assassinats de Zogota (afin de les documenter), sont priés de les fournir, ce dossier étant celui qui est le plus susceptible d'aboutir. Merci d'avance.

Gandhi, citoyen guinéen

« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).

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