Sékouba met la dernière main au troisième complot peul

 

Je ne compte pas les peuls tués dans le tas pendant les années Conté, avant et après la scélérate « Loi anticasseurs » de Gomez et Salif Sylla. Déjà « Le Golfe persique » existait. Et les jeunes Peuls avaient fait dire à Conté, « Danger quand le Peul dit Mi wakili !».

Oublions « Kapororails » né dans le cerveau malade de pouvoir d’un jeune « sociologue », aujourd’hui sémillant « gnamakala » de l’arc-en-ciel, qui avait donc commis une étude « sociologique » qui se terminait à peu près ainsi « Carthago delenda est ». Traduction : il faut nettoyer cette gigantesque termitière de l’opposition radicale où se retrouvent trop de Peuls.

A l’époque, une autre étude socio-ethno- politique était devenue le bréviaire de ceux qui créeront après l’UDIBAG, dont le théoricien et le grand argentier se retrouvent aujourd’hui à l’arc-en-ciel. Je me demande, en passant, qu’est-ce que les Niankoye cherchent dans ce bateau ivre en dérive vers les hauts-fonds de la mégalomanie d’une horde de revanchards, de nabots, émules de Néron.

Voici un coup d’Etat qui plonge ses racines dans la haine d’un malade mental taraudé par la haine de soi. Fils d’un boucher qui a tété le lait du refoulement, pendant que sa mère le berçait :

Héé ! pati sangana Tu es Touré, nfa ! Graine halal de l’Almamy Samory !

Ismaeïl Touré a passé tout son temps à en rire sous cape, au volant de sa superbe américaine.

Un « fils du charbonnier » finit toujours par savoir qu’il est d’un père inconnu. Il est brillant. Il est séduisant. Il est rusé. Il est d’une cruauté à la dimension de l’humanité qu’on lui aurait volée. « Le fils du boucher » en politique est foncièrement apatride. Sékou Touré était guinéen. Il fut un grand patriote. Parmi la génération des combattants pour l’émancipation non seulement africaine mais pour celle de la Tricontinentale, on peut le compter parmi la demi douzaine qui émergent du lot de la trentaine des plus grands, qui resteront de grands hommes d’Etat de l’Histoire.

N’empêche, il était Né à Kita. Ce n’est pas un crime. Moi aussi je suis né à Katibougou, très loin de Dinguiraye. Et je n’ai pas honte d’être guinéen. Madéra Keïta, un des fondateurs du RDA en Guinée, était malien. Le père de Sékou Touré était boucher. Mon père vendait des cacahuètes. Et les nubiles cansinières savent aligner leurs prix au gré des fluctuations du dollar. Nobles métiers. Il y a une célèbre trilogie du grand romancier malien, Maka Massan Diabaté. Qui plante le décor de l’authentique culture bambara où la division du travail ne permet point le mélange des genres et des gènes.

Je ne parlerai pas des origines supposées bissao de Conté. Il n’avait peut-être qu’un amour cupide pour cette Guinée sœur où il aurait planqué des fortunes. Des souvenirs de guerre. Où l’héroïsme et la cruauté se disputent le top des annales des hauts faits de cette guerre de libération de la Guinée sœur. On connaît l’anecdote de Conté laissant des troufions monter des cocotiers afin de s’assurer que l’ennemi portugais est bien dans les parages. Quand deux, trois « lacourous » guinéens tombaient comme des noix, alors le futur colonel savait ce qui lui restait à faire. Il terminait de boire son jus de coco et marmonnait « wonkaï », songeant déjà à sa tactique « du laisser faire », quand l’Opposition guinéenne voudra se débarrasser de lui. Laxisme actif d’une redoutable efficacité.

Un jour, j’étais dans le bureau de Gbago Zoumanigui. Son garde de corps, un lacourou originaire du Sankaran du nom de Waraba, entre d’un pas martial. Tout un programme. Il lance :

Comment peut-on laisser faire ces pagailleurs faire du n’importe quoi, je viens de Madina, ils sont partout, j’ai eu du mal à passer ; j’ai dû forcer, arme au poing, balle engagée, ce pays n’a plus de tête !

Il est ressorti par l’entrée personnelle du ministre. Voyant mon regard perplexe, Gbago m’explique.

Je l’ai laissé dire ce que le militaire lambda sait, que « là-haut » on sait mais on laisse faire. Pour que des tueurs comme Waraba n’en puissent plus, et alors il suffirait qu’un jeune lance la pierre de trop et c’est le carnage. Alors qu’il est facile d’anticiper. Toutes ces sorties de l’Opposition sont connues des jours en avance par l’autorité. Donc faciles à canaliser.

Gbago s’est mis à m’expliquer en long et en large la tactique antiguérilla pour éviter justement les carnages publics.

« Que cherche l’autorité comme tu dis, fis-je naïvement, à voir des ignares surarmés et de jeunes exaltés sans armes, en découdre ?

- Je ne sais pas.. C’est pour cela que tu dois venir avec nous pour créer un Parti et..

- Un parti pour ce monsieur..

- Voilà le "parigo" qui parle, quand tu te décideras..

« Bokoum, tu ne t’es toujours pas décidé ?

C’était la ritournelle de Somparé tous les jours, chaque fois qu’il venait chez Assifat (paix à son âme).

Gbago (métis niankoye-soussou ?), qui pilotait au début cette affaire qui allait créer le Parti du Président, en a vite été dessaisi. Peut-être qu’après le petit Peul, le Niankoye n’était pas en odeur de sainteté au seuil de cette deuxième république étendue sur le lit de la première exhalant encore les senteurs anti peules ? L’affaire fut domiciliée au Camp Alpha Yaya et pilotée par Facinet Touré. On me dira qu’à Mamou il y avait toute « la nation ». C’était vraiment un Parti national. Solano, (« métis » peul-niankoye ?), Baniré et plus tard, à son sommet, l’honorable Biro. Mon œil. On a vite vu le coup de l’arnaque quand Biro a naïvement cru qu’on pouvait braver une décision du vrai Patron. Un cacique du PUP ne m’a-t-il pas révélé, dans un chahut cruel, le véritable rôle des Peuls dans le PUP.

« Bokoum, le PUP, c’est la (sic) Partie Utile des Peuls ! Hi hi ! Ha ! Ha ! »

Donc des revanchards tapis dans l’ombre, las de cet interminable coma de Conté, qui permettait à un analphabète aussi indécrottable comme Fodé Bangoura d’aligner ces décrets qui se télescopaient pour la plus grande honte de la Guinée ; les ci-devant Foccart nègres du complot peul, finirent par convaincre les médecins et peut-être la tribu Conté, de le « désentuber » et le débranchèrent.

Comment ont-« ils » pu prendre en otage Grand (nous en avions deux à la FEANF, le second était Pr Alpha Sow que Alpha Condé lui-même appelait parfois Grand) oui mon Alpha, le patriote de la FEANF, otage de qui ?!

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !

N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

(..)

"Ô cruel souvenir de ma gloire passée !

Œuvre de tant de jours en un jour effacée !

Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !

Précipice élevé d'où tombe mon honneur !"

Et vinrent Dadis, Konaté, Pivi Togba et Komara. La nébuleuse « Angbansan », drapée dans les nuages, reparaîtra brillant des couleurs d’un arc-en-ciel. Mais si mal maquillée, dissimulée dans la verbosité des Dadis show. Dans les coulisses, quelques figurants rongent leur frein, se laissant déculotter par des lacourous reconvertis en déshabilleurs de généraux de carnaval (Toto, Idi Amin, etc.). Qu’on ne s’y trompe pas, les Pivi, Tiégboro, etc., ne sont que des marionnettes, des cowboys aux cerveaux de poussins, qui « Per il pogno di dollare », deviennent vite "Le bon, la brute et le truand ». Et si "Pour quelques dollars de plus », ils ne se tiennent pas à carreau :

« Ton pied mon pied jusqu’au TPI ».

D’où les épisodes bien configurés en amont, sur lesquels je ne reviendrai pas, même pas pour les esprits paresseux, ces « commentateurs qui lisent les yeux fermés, et écoutent en se bouchant les oreilles » :

Le Stade-Boiro. La balle de Toumba devenue invisible comme le vent. Rabat et Ouaga Ouaga. Enfin et surtout le tourbillon du 27 juin.

Un jour deux Français moyens, genre Bigard. Anti raton. Anti crouille. Anti rebeu. Vous ne comprenez toujours pas ? Anti arabe. Grâce à la société d’abondance et au Club Med, ils se retrouvent dans le salon d’un hôtel.

En Tunisie.

Dupond D :

Ils sont partout, dis-moi,

Dupont T :

Des escrocs ces mecs du Club Med, ils nous avaient promis des vacances clean ! Sans bougnoules, chié quoi !

"Microsoft" ne savait pas qu’il y avait encore des Peuls en Guinée, malgré leur exode, après « Le complot peul » ! Qu’ils soient partout, en Angola, en Sénégambie, en Côte d’Ivoire, en Amérique et même en cette Gaule de Sarkozy et Hortefefux, aveugles à leurs gyrophares tous feux hors ! Racontars. Intox de leur maffia intello.

Peut-être nombreux au Fouta, mais pas autant à Ratoma, terre des Soumah et des Baga ! Vite des élections !

Angbansan-microsoft mit très vite à l’ombre les « penseurs » comme Idi Amin, et dans une certaine mesure Biro (Condé, personnage complexe). Il y en a d’autres. Il me suffit de retenir les personnages emblématiques chacun à leur manière.

Très vite, le vent souffla, soulevant des grains de sable, des montagnes de poussière. D’abord la « folie » De Dadis, qui n’avait rien compris au script. Forcément, il ne savait même pas qu’il en existait un, écrit par d’autres. On le laissait seulement improviser. Jusqu’au naufrage du stade. Exactement comme dans les grandes œuvres dramatiques, quand l’acteur principal pour quelque cause que ce soit (une soubrette qui l’aurait giflé dans les coulisses, cinq seconde avant son entrée en scène..), bref, avec génie, il nous sort d’un Tartuffe de Molière où un dévot-bigot zyeute un lolo ferme d’une soubrette, pour nous plonger dans un bain de sang digne d’un Macbeth de Shakespeare. Le reste est allé très vite. Le lucide et froid Toumba dont la balle disperse le CNDD.

Alors vite des élections pour balayer ce coup d’Etat et nous éviter une tempête de sable !

Vite le second logiciel. Le plan B. Coup d’Etat soft. Vite un recensement. Et comme une chanson :

Un recensement vite fait. Pas de diaspora. « Ils » sont trop nombreux.

Et c’est le second grain de sable où "Bill Gates et son Microsoft" s’emmêlent avec leurs cliques, leurs clics et leurs calculs ethno. Avant de recevoir la claque du 27 Septembre avec ensablement du logiciel. Ils ne savent pas traduire le mot magique « trend » en langage divin. Le Savant, l’Unique ne dort pas. Compte tenu de l’échelle de la diaspora, la composition de cette dernière est directement proportionnelle à sa souche mère. D’où les « fraudes massives » qui ont donné ces chiffres coréens à Cellou Dalein Diallo. Exit le deuxième complot peul.

Nous sommes en plein dans le troisième complot peul.

En son cœur, Alpha Condé, Jean-Marie Dore et Sékouba Konaté. Je ne perdrai pas mon temps à décrire cet épisode que nous sommes entrain de vivre. Je voudrais simplement dire ceci. Si ce que je soupçonne est faux, que Sékouba donne donc le Pouvoir à un Peul, je me contenterais d’une simple déclaration qui donnerait le Pouvoir à Cellou, pour les raisons démocratiques que chacun sait. S’il ne le fait pas, certes, il mettrait sa parole de soldat en jeu et sa vie en danger, puisque par la force des choses et celle des engagements pris à Rabat et à Ouagadougou, il n’est pas seul dans le coup. S’il ne le fait pas, c’est qu’il est vraiment dans le coup jusqu’au cou. Tout ceci est clairement inscrit en filigrane dans sa déclaration à RFI, reprise par Jeune Afrique.

Le reste n’est que mal de tête.

Wa Salam.

El Hajj Saïdou Nour Bokoum

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